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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Ministère de la culture, Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Charente - cantons du département 17
  • Commune Île-d'Aix
  • Lieu-dit Coudepont
  • Cadastre 1807 section 1 1 à 4, 16  ; 2019 AI 50
  • Dénominations
    fort
  • Appellations
    Batterie de Coudepont
  • Parties constituantes non étudiées
    corps de garde

Une batterie de côte existe à cette endroit depuis la deuxième moitié du 18e siècle. Sur le plan cadastral de 1807, deux batteries apparaissent sous la dénomination "Batterie de Coudepont". Il semble que la batterie est reconstruite en 1812, à la suite de la décision de Napoléon de renforcer la défense de l'île d'Aix. Ses feux doivent croiser ceux du fort d'Enet pour empêcher toute intrusion dans la passe entre l'île et la pointe de l'Aiguille de Fouras. Elle fait partie des neuf batteries ajoutées à celle du fort de la Rade qui constituent la défense de l'île, au 19e siècle. En 1860-1861, cette batterie est de nouveau rebâtie, en même temps qu'est édifié un corps de garde sur le modèle crénelé 1846 n° 2, modifié pour 50 hommes, afin de lui servir de réduit. Le corps de garde sert de casernement, de stockage aux munitions - le magasin à poudre a une capacité de 5 600 kilogramme -, matériels et vivres et aussi de protection à la batterie. Ensemble ils constituent le fort de Coudepont. Le corps de garde doit permettre à la garnison de résister à l'assaut d'un commando débarqué à proximité pour neutraliser la batterie.

Entouré d'un fossé, l'ouvrage était accessible par un pont-levis. Au-dessus du rez-de-chaussée voûté, mais non à l'épreuve des bombes, la terrasse, desservie par un escalier intérieur et à ciel ouvert, sert de plate-forme à de l'artillerie légère ; à cette fin, le parapet est crénelé et doté de huit bretèches permettant un meilleur flanquement (des créneaux percés dans les faces et le plancher permettent d'éclairer les angles morts à la base des murs). A l'intérieur, ce réduit renferme deux magasins à poudre, un magasin d'artillerie, un magasin aux vivres, une cuisine, des grandes chambres de casernement, la chambre du chef de poste, la chambre du gardien et une entrée.

On trouve ce même type d'ouvrage, dit "réduit type 1846", à Chef-de-Baie à La Rochelle, à la pointe de Loix et à Sablanceaux (arasé) dans l'île de Ré. En France, l'association "1846" en a recensé 146 à ce jour. Comme la plupart d'entre eux, dès sa construction, le réduit de Coudepont est dépassé par l'apparition du canon rayé.

Le réduit est abandonné en 1889, à la suite de la loi du 27 mai qui déclasse les corps de garde modèle 1846. Cette même année est édifié, à la pointe de la Fumée, un poste doté d'un projecteur, appelé "feu chercheur", pour éclairer la nuit la passe, dite d'Enet, entre l'île d'Aix et la pointe nord de Fouras.

La batterie est déclassée en 1934. Vendu par les domaines dans les années 1950 après son inscription au titres de Monuments historiques comme une batterie du 17e siècle, cet ouvrage est désormais transformé en habitation.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 18e siècle , (détruit)
    • Principale : 1er quart 19e siècle , (détruit)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1861, daté par source

L'ouvrage se situe sur la pointe est de l'île. Seuls quelques vestiges de maçonnerie subsistent de la batterie qui formait un arc de cercle des côtés sud et est du réduit.

De plan rectangulaire, l'ouvrage mesure 20 mètres sur 15. Son entrée se présente au sud et sa plus longue face est tournée vers l'est et la batterie dont il servait de réduit. Ses murs de plus d'un mètre d'épaisseur présentent un fruit. Les fenêtres en forme de demi-lune sont disposées au-dessus des créneaux de tir pour permettre l'évacuation de la fumée des tirs à la poudre noire.

Le corps de garde comprend un rez-de-chaussée voûté surmonté d'une terrasse. Cette dernière est bordée d'un parapet dans lequel sont disposés des créneaux de tir, la défense étant également assurée, sur chaque face, par deux bretèches soutenu par trois consoles. Le débouché de l'escalier y est protégé par une voûte.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    pierre en couverture
  • Étages
    rez-de-chaussée
  • Couvertures
    • terrasse
  • Escaliers
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Protections
    inscrit MH, 1948/07/23
  • Précisions sur la protection

    Inscrite comme une batterie du 17e siècle.

Documents d'archives

  • Atlas des bâtiments militaires, Génie, Direction de La Rochelle, place de Rochefort, 1826-1868.

    Archives du génie, La Rochelle : carton B

Bibliographie

  • Comptes généraux présentés par le ministre de la guerre pour l'exercice 1862, Paris : Imprimerie impériale, 1864.

    p. 153
  • Journal officiel de la République française, Paris, 9 août 1934.

    p. 8344
Date d'enquête 2019 ; Dernière mise à jour en 2020
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Articulation des dossiers