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Fontaine-Chalendray : présentation de la commune

Dossier IA17042069 réalisé en 2001

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Aires d'étudesVals de Saintonge Communauté
AdresseCommune : Fontaine-Chalendray

Des origines très anciennes

Le nom de Fontaine viendrait du mot latin “Fons/Fortis”, signifiant “Source”. Chalendray ou “Calendriacum” ou encore “Villa Calendrii” serait le nom d’un domaine gallo-romain qui se serait situé sur une partie du bourg actuel. Le village se serait donc développé autour du domaine de “Calendrius”, un riche propriétaire terrien. Ce que les romains appelaient “Villa” constituait en fait une immense exploitation agricole avec la maison de maître, les logements des ouvriers et les bâtiments agricoles. Les ouvriers logeaient dans des bâtiments dont la réunion formait un village et qui prenait, le plus souvent, le nom du domaine.

Une autre hypothèse est émise quant à l'origine du nom. Le nom de Fontaine-Chalendray proviendrait de l'association des mots Fontaine et Chalende, ancien nom donné à la rivière appelée aujourd'hui l'Antenne. C'est en effet à Fontaine-Chalendray que cette dernière prend sa source.

Une occupation du territoire dès l'époque gallo-romaine serait attestée par des découvertes de cette époque, notamment au lieu-dit les Versennes, mais aucune étude approfondie n'est disponible à ce jour. L'élément qui prouve une occupation depuis des temps reculés est un vestige de dolmen découvert dans le bois des Rentes. Datant du Néolitique, il se situe dans la continuité d'un territoire riche de restes de cette période, non loin du menhir de Chives.

Au Moyen-Age, une motte féodale située au nord-ouest du bourg précède un important château. Aucun document ne permet une datation exacte, tout ce que l'on sait c'est que vers 1830, on y enleva un grand nombre de mètres cubes de terre pour faire une route au versant de la colline. La terre de Fontaine est mentionnée dans les textes dès 1093, puis en 1295. Ce castel féodal qui semblait être une forteresse imprenable a subi de nombreux sièges. Au cours de la guerre de Cent Ans, les anglais s’y heurtèrent à plusieurs reprise, sans succès. Durant le 16e siècle, surtout pendant les guerres de Religion, il fut occupé et saccagé par les catholiques du comte de Lude et par les Huguenots de la Noue. Les tours et le donjon disparurent ce qui lui fit perdre son aspect de place forte. Dans le bourg, beaucoup d'habitations sont dotées d'éléments des 15e ou 16e siècles (ouvertures à linteau en accolade entre autre), provenant certainement du château, après son démantèlement.

L'église de Fontaine-Chalendray serait l'ancienne chapelle du château, aujourd'hui quasiment détruit. L'église paroissiale primitive se situait au hameau Saint-Maixent, où d'ailleurs se trouve le cimetière de la commune. La façade occidentale, d'architecture romane, date du 12e siècle, mais sa partie haute a vraisemblablement été remaniée au 19e siècle.

Fontaine Chalendray aux 19e et 20e siècles

Au 19e siècle, les ressources de la commune sont assurées par la culture du blé et de la vigne mais aussi par les pâturages. À l'époque, les vins produits, plutôt médiocres, étaient toutefois idéaux pour être convertis en eau-de-vie dont la qualité était très appréciée des villageois. La principale culture était celle des céréales et des plantes légumineuses car les prairies possédaient une terre de bonne qualité.

Les ressources de la commune ne se limitaient pas à la culture et à la vigne. En effet, on pouvait décompter trois moulins à vent (aujourd'hui disparus), huit distilleries et pas moins de six foires annuelles. La halle, qui était située dans le bourg, atteste que la commune possédait une certaine importance économique.

Au début du 20e siècle, la mairie et une école de garçons sont installés dans l'ancien presbytère et un monument aux morts est érigé à côté de l'église. Pour l'établissement de la mairie et de l'école de garçons, la commune fait appel à l'architecte Ginguenaud, qui réalise les plans. Ceux-ci comprenaient le réaménagement du presbytère en mairie et en logement pour l'instituteur, ainsi que la construction d'une salle de classe, d'un préau et de sanitaires.

Au milieu du 20e siècle, en 1952, l’Entreprise “Transport Dixneuf” fait son apparition sur la commune. En 1954, elle devient “Dixneuf et Goujeau” et, en 1964, chacune devient indépendante. Précédemment bureau de voyages, l'établissement “Goujeau” est devenu Agence de Voyage agréée par l’État depuis 1981. En 1990, l'entreprise est reprise par les deux fils du fondateur et ils créent les sociétés SARL Voyages Goujeau et SARL Agence de Voyages Goujeau Sport et Tourisme.

Tout au long du 19e siècle le taux de la population a peu varié. De 1800 à 1891, celui-ci a oscillé entre environ 800 et 900 habitants, le nombre le plus élevé étant 967 en 1836. C'est à partir du 20e siècle que le déclin se fait nettement ressentir. En 1901, la commune ne compte déjà plus que 630 habitants, en 1954 le taux est de 474 et aujourd'hui seulement 213 habitants se partagent le territoire communal.

Fontaine-Chalendray est située sur une colline très élevée. Il se situe à 30 kilomètres de Saint-Jean d’Angély, le chef lieu d’arrondissement et à 18 kilomètres d’Aulnay-de-Saintonge. Les deux axes principaux sont les routes Départementales 133, de Néré à Couture-d'Argenson, et 739, de Matha à Aigre, mais la commune est dotée de routes secondaires qui desservent les hameaux. Ceux-ci, au nombre de 10, sont le Bois-Blanc, chez Daigre, chez Guillot, la Pierrière, le Portail, le Petit-Chaneuil, le Grand-Chaneuil, le Moulin de Courtioux, Nogeret et Saint-Maixent. Les communes limitrophes de Fontaine-Chalendray sont Romazières et Villiers-Couture au nord, Cressé et Bazauges au sud, Chives à l'est et Seigné à l'ouest.

D'une superficie 1 886 hectares, la commune possède un relief assez vallonné. Chez Guillot se situe à une altitude de 79 mètres, le bourg se trouve sur une colline qui culmine à 120 mètres et le point le plus haut culmine à 144 mètres au Moulin à Courtioux. C'est au nord du bourg, au pied de la colline, que la rivière l'Antenne prend sa source ; sa vallée est un des sites Natura 2000 de la Charente-Maritime.

Au nord du territoire communal se situe la forêt de Fontaine. Moins importante que la forêt domaniale d'Aulnay, elle s'étend également sur les communes de Romazières et Villiers-Couture. C'est dans cette masse boisée que se trouve une pierre appelée «la borne». Aujourd'hui couchée, elle marque l'entrée de la forêt de Fontaine et la légende raconte qu'elle se mettait à tourner lorsque les cloches des trois paroisses où se situe cette forêt sonnaient au même moment.

Références documentaires

Documents figurés
  • A.D. Charente-Maritime. 3 P 5188/1 à 18. Plan cadastral napoléonien de la commune de Fontaine Chalendray, 1835.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5188
Bibliographie
  • Cassagne, Jean-Marie. Seguin Stéphane. Origine des noms de villes et villages de Charente-Maritime. Editions Bordessoules, Saint-Jean d'Angély, 1998. p. 88.

  • Flohic Ed. Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime : t. 1. Paris : Ed. Flohic, 2002, p. 116-117.

  • L'écho du monde savant. Journal analytique des nouvelles et des cours scientifiques, 1834-1846.

  • Revue de recherches ethnographiques. Bulletin de la Société d’ethnologie, le Subiet, 1969-1976.

Multimedia
  • Site internet de la commune de Fontaine Chalenday, consulté avril 2017.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Vals de Saintonge Communauté (c) Vals de Saintonge Communauté - Lhuissier Nathalie
Lhuissier Nathalie

Chargée de mission entre 2004 et 2018.


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