Dossier IA23001909 | Réalisé par
Pacquot Eglantine (Contributeur)
Pacquot Eglantine

Chargée de recherche, Conseil départemental de la Creuse, 2010-2020

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Fonderie, actuellement ferme
Auteur
Pacquot Eglantine
Pacquot Eglantine

Chargée de recherche, Conseil départemental de la Creuse, 2010-2020

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Copyright
  • (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel
  • (c) Département de la Creuse

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes du Pays Dunois - Dun-le-Palestel
  • Commune Lafat
  • Lieu-dit le Chiron
  • Cadastre 1826 E 1098, 1100  ; 2008 E 864, 866, 867, 1410, 1411
  • Dénominations
    fonderie
  • Destinations
    ferme
  • Parties constituantes non étudiées
    logis, atelier, grange, étable, porcherie, poulailler, puits

La fonderie du Chiron a été construite en 1883 par Eugène Audonnet, dans le prolongement d´une ferme datant probablement de la fin du 18e ou du début du 19e siècle (le logis et la grange-étable figurent sur le cadastre de 1826). Elle était ouverte et fonctionnait en 1885. Un atelier, abritant une forge, a également été construit contre la fonderie. Dans l'atelier, la forge en fonte, elle-même fondue par Eugène Audonnet, attestait des débuts de la fonderie puisqu'on y lisait : Audonnet au Chiron, 1888. A l´origine, la soufflerie de la fonderie fonctionnait avec un mécanisme actionné par une roue en bois, puis il a été remplacé par une machine à vapeur, un moteur à essence et un moteur électrique. Les travaux de la fonderie Audonnet allaient de la reproduction de plaques de cheminées anciennes à la fabrication de talonnettes sur les charrues, de galets et de masses pour les tracteurs, de poulies, de conduites d'eau, de grilles d'égout, d'engrenages, de masses destinées à être mises dans le coffre avant des Dauphines pour les lester, etc. Confronté à la désaffection pour la fonte, Gérard Audonnet, fils de Marcel et petit-fils d´Eugène, a du fermer la fonderie en 1967. La forge et la fonderie ont alors été transformées en maison.

La ferme est une ferme de type bloc à terre, construite en moellon de granite et composée d´un logis, d´une grange-étable et de l'ancienne fonderie devenue maison. Le logis s´élève sur deux niveaux et est couvert d´un toit à longs pans en tuile mécanique, surmonté d´une souche de cheminée en brique. La façade sud-ouest compte trois ouvertures dont les encadrements sont en pierre de taille (l´une des fenêtres du rez-de-chaussée était à l´origine une porte) tandis que la façade nord-est compte quatre ouvertures dont une porte avec linteau rustique en bois. Une remise est accolée au pignon sud-est du logis. Elle présente une seule ouverture dont les encadrements sont en pierre de taille. La grange-étable, accolée au pignon nord-ouest du logis, est couverte d´un toit à longs pans en ardoise. Elle présente une porte de grange et deux portes d´étable sur la façade sud-ouest et une baie sur la façade nord-est. De plan rectangulaire, l'ancienne fonderie, construite en granite, s´élève sur deux niveaux. Couverte d´un toit à longs pans en tuile mécanique surmonté de deux souches de cheminée en brique, elle est couronnée d´une corniche en brique. Le rez-de-chaussée de la façade sud-ouest a été modifié pour faire de la fonderie une maison d´habitation. Deux linteaux métalliques de grande dimension sont encore visibles au-dessus des fenêtres et de la porte du rez-de-chaussée, indiquant l´emplacement probable de deux grandes ouvertures. A l´étage, les deux fenêtres, dont l´une présente des encadrements en brique, comportent des linteaux métalliques. Une avancée et un bâtiment en rez-de-chaussée sont accolés à la façade sud-ouest de la maison (fonderie). Cet ensemble formait à l´origine l´atelier abritant la forge. Couvert d´un toit à un pan en tuile mécanique et construit en granite, l´atelier présente de larges baies dont les linteaux sont en bois. Des traces de ciment indiquent que le bâtiment a probablement été repris. A l´est de la ferme et de la fonderie, se trouvent un puits et une porcherie. Sûrement construite en même temps que la fonderie, la porcherie est un petit bâtiment de deux niveaux construit en granite et couvert d´un toit à longs pans en tuile mécanique. L´étage devait probablement être occupé par un poulailler. Le puits, de forme circulaire, est surmonté d´un mécanisme en fer présentant une roue crantée.

Les deux bâtiments, forge et fonderie, étaient construits à angle droit autour du cubilot, four vertical dans lequel les matériaux à fondre étaient en contact direct avec le combustible (coke). Situé dans l'angle du mur de séparation de la forge et de la fonderie, le cubilot était une tour cylindrique de 2,60 m de haut et venait du village du Grand-Chezeaud où Marcel Audonnet, fils d'Eugène Audonnet, l'avait acheté et mis en service en 1935.

  • Murs
    • granite
    • brique
    • bois
    • fer
    • enduit
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile mécanique, ardoise
  • Plans
    plan régulier
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit à un pan
  • Typologies
    ferme avec bâtiments accolés
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Périodiques

  • La famille Audonnet a fourni à la Creuse trois générations d'artisans fondeurs. La Montagne, 17 mars 1963.

    Conseil départemental de la Creuse, Guéret : non coté
Date d'enquête 2010 ; Dernière mise à jour en 2009
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Pacquot Eglantine
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