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Ferme

Dossier IA17043960 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, hangar, chai, distillerie, grange
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Communauté de communes de Haute-Saintonge
AdresseCommune : Saint-Dizant-du-Gua
Lieu-dit : l' Homme-Chûte
Adresse : 8 route de
Chavant
Cadastre : 1832 A 120 ; 2009 AB 95

Dans la seconde moitié du 18e siècle, la métairie de l'Homme-Chut appartient à Gabriel Priqué de Guippeville, seigneur de Chanteloup, époux de Marguerite Bizeux, demeurant à Saint-Georges-des-Agoûts. Leur fille, Elisabeth-Louise-Marguerite épouse Marie-Paul-François de Salles de Sartre, propriétaire à Genouillé, près de Surgères, et lui apporte la métairie de l'Homme-Chut en dot. En 1804, ils s'en défont au profit de Pierre Maquin, agriculteur à l'Homme-Chut, et de Jean Rabier, meunier au moulin de Biron. Tous deux se partagent aussitôt la métairie. Leurs biens sont réunis en 1813 lorsque le fils de Pierre Maquin, Jean épouse la fille de Jean Rabier, Anne. En 1832, la ferme apparaît sur le plan cadastral. Elle appartient alors à Jean Maquin époux d'Anne Rabier dont la famille possède la plupart des autres bâtiments du hameaux. En 1853, leur fille Rose épouse Michel Chevalier, originaire de Saint-Fort-sur-Gironde, à qui elle apporte la ferme. Selon le cadastre, Michel Chevalier époux Maquin fait démolir les anciennes bâtisses en 1866 pour construire une nouvelle maison, c'est-à-dire probablement la partie ancienne du logis actuel, côté ouest. Puis, en 1877, il fait agrandir le logis : c'est sans doute de cette période que date la partie haute du logis actuel, à l'est, dont les dimensions et l'architecture illustrent la prospérité viticole de l'époque. La ferme passe ensuite au fils de Michel Chevalier, Emile, né à l'Homme-Chût en 1856. Elle est encore aujourd'hui la propriété de la famille Chevalier.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1866, daté par source
1877, daté par source

Cette ancienne ferme comprend un logis au nord d'une cour, un logement plus ancien dans son prolongement ouest, des dépendances à l'arrière (chais), d'autre en retour d'équerre à l'ouest (hangar, ancienne distillerie). Dans l'angle sud-ouest de la propriété se trouvent une remise et un petit pavillon de plan octogonal (anciens cabinets d'aisance). Le tout est réparti autour d'une cour et d'un jardin délimités sur la rue par un muret avec grille et portail à piliers maçonnés, et séparés entre eux par un autre muret avec portail à piliers, parallèle à la rue. Le logis présente certaines caractéristiques d'une demeure de notable. Il est couvert d'un toit à croupes, orné d'épis de faîtage en zinc. Sa façade, orientée au sud, est entièrement construite en pierre de taille. Couronnée par une corniche, soulignée par un solin et ornée d'un bandeau mouluré, elle présente cinq travées d'ouvertures réparties de manière ordonnancée. La travée centrale, qui forme l'axe de symétrie, s'inscrit dans une légère avancée. Les ouvertures du rez-de-chaussée possèdent un linteau à claveaux.

Murscalcaire
pierre de taille
Toittuile creuse
Étagesen rez-de-chaussée, étage en surcroît
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
croupe
Typologiesferme à bâtiments jointifs en L ; maison de maître
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Vente de la métairie de l'Homme-Chut, 21 août 1804 (3 fructidor an 12) (Archives départementales de Charente-Maritime, 3E 70/611) :

    Marie-Paul-François de Salles de Sartre, propriétaire à Genouillé, vend à Pierre Maquin, agriculteur à l´Homme-Chut, et à Jean Rabier, meunier au moulin de Biron, un domaine appelé la métairie de l´Homme-Chut, exploité par Elie Poirier, pour 15.000 francs. Les acquéreurs en font ensuite le partage.

    Pierre Maquin reçoit "une chambre non planchée ou grange appelée le Matinier avec ses issues au devant et à côté, confrontant du couchant aux bâtiments de Jean Maquin, frère du contractant ; une portion de la pièce de terre appelée du Matinier, confrontant du couchant à la dite grange et du levant à l´autre portion attribuée à Rabier ; une chambre appelée la chambre de haut, avec le chai à son égout, la dite chambre à prendre du côté couchant joignant le chemin qui sort du village de l´Homme Chut et va à Saint-Dizant-du-Gua, ensemble les issues au devant en droite ligne et qui s´étendront jusqu´au chemin qui sépare la dite chambre d´avec les terres ; plus portion de la pièce de terre appelée l´Enclouse, à prendre du côté midi, joignant le chemin qui de l´Homme Chut va à Terre Fume, confrontant la dite portion du levant à l´aire et issues de la dite chambre, et du nord à la portion qui sera attribuée au dit Rabier", etc.

    Jean Rabier reçoit "la grande chambre appelée d´en haut qui ouvre au levant et a un escalier en pierre de taille, ensemble la grange à boeufs à l´égout de la dite chambre, un toit à brebis et un autre à volaille, des latrines, le tout se joignant et confrontant ainsi que la pièce de terre sur laquelle les dits bâtiments sont édifiés et qui leur sert d´issues, du côté nord à la terre particulière du dit Maquin contractant, et du midi au chemin qui de Saint-Dizant va à l´Homme Chut ; plus l´autre porttion de la pièce de terre appelée au Martinier", etc.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Charente-Maritime. 3E70/611. 1804, 21 août (3 fructidor an 12) : vente de la métairie de l'Homme-Chut par Marie-Paul-François de Salles de Sartre à Pierre Maquin et Jean Rabier, et partage de cette métairie entre les deux acquéreurs.

  • A. D. Charente-Maritime. 3E70/613. 1805, 26 août (8 fructidor an 13) : acte passé entre Marie-Paul-François de Salles de Sartre, propriétaire à Genouilliers, en Charente, Pierre Maquin, agriculteur à L´Homme Chut, et Jean Rabier, meunier au moulin de Biron, à Saint-Dizant-du-Gua ; ils reconnaissent que par acte du 21 août 1804 (3 fructidor an 12) passé devant Héard Lagrange, notaire, le premier, au nom de son épouse, Elisabeth Priquer de Guipeville, qui possédait ce bien à titre de dot, a vendu aux deux autres un domaine appelé la métairie de l´Homme Chut pour 15.000 francs.

  • A. D. Charente-Maritime. 3P 3326 à 3339. 1834-1970 : état de section et matrices cadastrales. A. D. Charente-Maritime. 3P 4916. 1832 : plan cadastral de Saint-Dizant-du-Gua.

Documents figurés
  • 1832 : plan cadastral de Saint-Dizant-du-Gua.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3P 4916
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur du patrimoine, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.


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