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Ferme

Dossier IA17044841 réalisé en 2011

Fiche

Parties constituantes non étudiéescour, puits, grange, étable, chai, hangar
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Agglomération Royan Atlantique
AdresseCommune : Mortagne-sur-Gironde
Lieu-dit : la Salle
Adresse : 2 route de la
Salle
Cadastre : 1832 C 1197 ; 2009 OC 367

Le logis de cette ancienne ferme, aujourd'hui inhabité, conserve plusieurs éléments datant du 18e siècle : cheminées engagées, petite baie à encadrement chanfreiné au niveau du comble à gauche. Au-dessous de cette dernière se trouvait une porte dont seul le linteau, en arc segmentaire, a été conservé (il est entreposé dans la cour). Il porte la date 1763, inscrite dans un cartouche. A cette date, la ferme de la Salle appartient à Jacques Gaborit, notaire, époux de Suzanne Moreau. Elle passe ensuite à son fils, Jean Gaborit (1760-1830), époux de Rose Gaborit (1761-1821). La fille de ces derniers, Julie Gaborit épouse en 1819 Jean-Baptiste Mauny (1796-1871), et demeure avec lui à la Salle dans les années 1820. Mauny s'est installé à Mortagne avec sa mère, Marie-Anne Riché, vers 1815, rentrant de Guadeloupe où sa famille s'était installée peu avant la Révolution. Enrichi par la vente de ses biens antillais et par des héritages, Mauny a acquis plusieurs biens à Floirac et à Mortagne, dont la grande maison située au 2 Grande Rue. Après son mariage, il habite à la Salle. C'est là que naissent plusieurs de ses enfants et que décède sa mère, en 1828. Peu après, vers 1830, Mauny et sa famille s'installent dans leur grande maison du bourg. Ils conservent toutefois la ferme de la Salle, héritée des Gaborit. C'est à eux qu'elle appartient lorsque le cadastre de Mortagne est établi, en 1832. Le logis et ses dépendances, formant un L comme aujourd'hui, figurent sur le plan cadastral, avec une mare, récemment comblée, devant l'extrémité des dépendances (le hameau comptait au total quatre mares). Les dépendances sont probablement reconstruites vers le mlilieu du 19e siècle, pour répondre aux besoins de la viticulture, et en englobant l'extrémité gauche du logis. La partie droite du logis, en pierre de taille, a été construite vers 1865, comme l'indique l'acte de vente de la ferme, le 30 mars 1866, par Jean-Baptiste Mauny et son épouse, Julie Gaborit, à leur fils, Eliacin Mauny, médecin. Cet acte fait en effet état d'une "chambre récemment bâtie" à l'est de l'ancienne maison. A l'ouest se trouve un chai à eau-de-vie, une grange à sa suite, une écurie à l'arrière, un hangar et un grand chai au sud de la grange, en retour d'équerre.

Période(s)Principale : 3e quart 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1763, porte la date
1865, daté par source
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

La ferme comprend un logis, un logement secondaire et une étable en appentis à l'arrière, un hangar (ancien pressoir) et un chai en retour d'équerre à l'ouest. Le tout forme un L sur les deux côtés d'une cour dans laquelle se trouve un puits à margelle octogonale. Le chai possède une fenêtre de décharge en arc surbaissé sur son mur ouest, là où se trouvait autrefois un pressoir. Le logis est couvert d'un toit avec une croupe sur le côté droit uniquement, orné d'un épi de faîtage en terre cuite vernissée. La partie droite du logis est entièrement construite en pierre de taille. La façade, orientée au sud, présente au total cinq travées d'ouvertures et six baies au rez-de-chaussée. A gauche de la porte, un œil-de-bœuf en losange surmonte une ancienne pierre d'évier.

Murscalcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toittuile creuse
Étagesen rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
croupe
Typologiesferme à bâtiments jointifs en L ; dépendances en appentis à l'arrière
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Acte de vente d'une propriété à la Salle par Jean-Baptiste Mauny et son épouse Julie Gaborit, à leur fils Eliacin Mauny, 30 mars 1866 (Archives dépatementales de Charente-Maritime, 4 Q) :

    Jean Baptiste Blaise Mauny et Julie Virginie Gaborit son épouse, vendent pour 50.000 francs à Marie Joseph Eliacin Mauny, docteur médecin, leur fils, demeurant aussi au bourg, la propriété de la Salle soit :

    "le corps principal de la dite propriété, au village de la Salle, formé de divers bâtiments d´habitation et d´exploitation, issues, terrains en luserne, jardin et deux pièces de vigne, confrontant du midi au chemin, du couchant au chemin de Mortagne à la Salle" ;

    les bâtiments consistent en "une ancienne maison ouvrant au midi, une chambre récemment bâtie au levant de cette ancienne maison et la joignant, un chai à eau-de-vie joignant de l´autre côté au couchant, une grange à la suite, toits au-delà joignant le chemin, écurie, four, toit, autres bâtiments derrière, un hangar au midi de la grange, des petits toits joignant, et un grand chai ouvrant sous ce hangar ainsi que sur les quaireux du village" ; plus diverses terres de marais et vignes.

    La vente concerne aussi deux bœufs, une chaudière à distillerie, cinq grands tonneaux de 360 hectolitres, deux foudres, un treuil avec son pressoir.

    La Salle appartient à Mme Mauny née Gaborit par suite du partage passé devant Lemet, notaire à Mortagne, le 24 juin 1821, fait par son père Jean Gaborit, pour les biens lui appartenant et ceux appartenant à sa défunte épouse, Marie-Anne-Rose Gaborit. Gaborit père est décédé en 1830 sans avoir pris d´autres dispositions. Il avait hérité ces biens de ses parents.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Charente-Maritime, 3E90/168. 1821, 24 juin : donation partage de ses biens par Jean Gaborit veuf de Marie-Anne-Rose Gaborit, à ses enfants ; la maison de la Salle est attribuée à sa fille, Julie Gaborit épouse Mauny.

  • 1824, 23 août : acte par lequel Louis Mathieu Amiet aîné, négociant, demeurant à Bordeaux, 38 rue de la Fusterie, et Jean Pierre Jeudy de Grissac, demeurant à Grissac, commune de Cravans, au nom de son neveu, Victor Amiet, prêtre à Pons, vendent à Jean-Baptiste Mauny, demeurant à la Salle de Mortagne, deux borderies situées à Floirac, l’une au chef-lieu et l’autre à la Croix, pour 12000 francs. Les vendeurs Amiet en ont hérité de leurs grands-parents maternels. Mauny déclare payer cet achat avec l’argent issu de la vente de ses biens aux colonies.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3E 98/63
  • Archives départementales de Charente-Maritime, 4 Q. 1866, 30 mars : vente d'une propriété à la Salle par Jean-Baptiste Mauny et son épouse Julie Gaborit, à leur fils Eliacin Mauny, devant Fouillade, notaire à Mortagne.

  • Archives départementales de Charente-Maritime. 3 P 2444 à 2450. 1833-1964 : cadastre de Mortagne-sur-Gironde, état de section et matrices cadastrales des propriétés foncières.

    Archives départementales de Charente-Maritime. 3 P 5268. 1832 : plan cadastral de Mortagne-sur-Gironde.

Documents figurés
  • Plan cadastral de Mortagne-sur-Gironde, 1832.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5268
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur du patrimoine, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.


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