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Ferme

Dossier IA79000958 réalisé en 2001

Fiche

Dossiers de synthèse

Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéescour, logement, grange, écurie, hangar agricole, four, buanderie, puits, tonnelle, cimetière
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Prailles
Lieu-dit : le Coussat
Cadastre : 1818 D 101 à 107 ; 1975 AR 48 à 51

Deux sources de 1738 et 1749 décrivent une borderie, puis une métairie appartenant à Françoise Mousset, veuve de René Bouffard, puis à Jean Prévost de Touchimbert, écuyer, seigneur de Grosbois et y demeurant. Il s'agissait d'une modeste ferme consistant en une chambre du feu ou chambre principale éclairée par une fenêtre et surmontée d'un grenier, une grange communiquant avec une écurie et un toit à poules. On peut considérer que le bâtiment était antérieur au début du 18e siècle. En 1818, lors de l'établissement de l'ancien plan cadastral, cet ensemble de plan massé dans lequel le logement et les dépendances agricoles sont sous la même couverture, appartenait à Louis Bonmort à Biard, puis au Coussat, et le logement était imposé pour deux ouvertures, une porte et une fenêtre. Le fournil, non mentionné dans la visite de 1738 et matérialisé sur l'ancien plan cadastral, pourrait dater de la seconde moitié du 18e siècle. Vendu vers 1847 à Benjamin Chaigneau, à Lussaudière, le logement était alors imposé pour quatre ouvertures ; avant cette date, une pièce supplémentaire avait donc été aménagée, peut-être à l'époque où Louis Bonmort s'y était installé. En 1851, Jacques Broussard, domestique chez M. Monnet à Mougon, et Louise Broussard, sa soeur, domestique à Saintes chez M. de Menards, en deviennent propriétaires. A cette date la partie logement comprenait deux chambres équipées de cheminées. La mare existait déjà, mais nous ne savons pas quand elle a été maçonnée. Pendant toute la seconde moitié du 19e siècle, cette ferme est resté dans leur famille (Louis, puis Elie Broussard). Entre 1851 et 1886, deux pièces supplémentaires ont été aménagées entre les chambres existantes et la grange, et le puits a été creusé. En 1907, les matrices inscrivent David Rossard-Broussard comme propriétaire. La partie grange ayant brûlé, elle a été rebâtie avant 1914. David Rossard-Broussard fit bâtir le nouveau logis qui porte la date 1921 accompagnée des initiales R.B. encadrés par du feuillage de chêne, peut-être une allusion à sa scierie. Un magnolia a été planté devant ce logis. Vers 1930, un petit logis de style "Art nouveau" a été bâti contre l'élévation nord du logis de 1921. Une nouvelle buanderie récente, avec un bac en ciment à deux compartiments, a été ajoutée vers 1935 au sud.

Période(s)Principale : 18e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Dates1921, daté par source, porte la date

Le plus ancien logis a conservé une large cheminée non engagée, forme fréquente avant la Révolution. L'encadrement de la baie, de petites dimensions, a reçu une feuillure par la suite. Le modèle de la porte de décharge en lucarne pendante est rare. La cheminée de la chambre de derrière a disparu. La chambre à côté de la première, aménagée entre 1851 et 1886, a une grande fenêtre de l'époque de son aménagement. Le logis qui porte la date 1921 a sa façade sur le mur gouttereau, à trois travées et porte centrale. Les baies du comble à surcroît sont grandes. Les appuis sont saillants. Il est simple en profondeur. L'escalier tournant en bois est placé au fond du couloir d'entrée. Le modèle de ce logis est comparable à un logement construit vers 1910 au village de Pied l'Ouaille et à un autre non daté au village du Vigneau. Un magnolia a été plantée devant le logis daté 1921 ainsi que des bignonias formant un arc à l'entrée d'un parterre et une tonnelle, appelée "chambre de laurier" au sud-ouest de ce logis. Le petit logis a sa façade sur le mur pignon. Le panneau en verre de la porte d'entrée est protégé par une grille ornée d'un bouquet de fleurs de style "Art déco". L'élévation latérale droite est percée par trois fenêtres à encadrement à bossages à chanfrein. Le chaînage est harpé. Ce dernier logis est couvert d'une toiture à longs pans et demi-croupe, sommée par deux épis de faîtage en zinc.

Murscalcaire
enduit
moellon
Toittuile creuse, ardoise, matériau synthétique en couverture
Étagessous-sol, rez-de-chaussée, comble à surcroît
Élévations extérieuresélévation à travées, élévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
pignon couvert
croupe
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant en charpente
Typologieslogement à façade en gouttereau ; logement à façade en pignon ; trois travées ; porte centrale grange à façade en pignon
Techniquessculpture
ferronnerie
Représentationsornement végétal feuillage fleur
Précision représentations

La grille de protection du panneau en verre de la porte d'entrée est ornée d'un motif floral.

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Visite d'une borderie au Coussat, appartenant à Françoise Mousset, veuve de René Bouffard, demeurant au village de Grosbois, affermée à Jean Prevost de Touchimbert, écuyer, seigneur de Grosbois, du 25 mars 1738 :

    "Premièrement, ils nous ont dit ... que la porte de la chambre du feu de ladite bordrye est uzée en son bois, ... ; la fenestre de laditte chambre sussepandue par deux ardivelle et gond ayant à ladite fenestre trois grillon de fert ; le planché dessus ladite chambre est en mauvais estat ; dans ladite chambre il y a une eschelle à rollon pour monter au grenier.

    A l'entrée du grenier il y a une trape sans estre attachée.

    La porte quy entre dans la grange est en assez bon estat soutenue ... ; la porte quy sort de l'escurye dans les coursoires est uzée, soutenue ... ; la porte quy sort vers le lacq est bonne en son bois ... ; la petitte porte quy sort vers le pasturault est toutte ruynée ...

    Les bastiments de ladite bordrye sont en assez bon estat de la couverture.

    L'ousche et le jardin sont fermé légèrement (1818 D 104, 105 ?)

    Les treuilles sont en mauvais estat et ont bezoin d'estre relevée.

    La pièce de terre labourable despandant de ladite maison est fermée légèrement ... (1818 D 101 ?)

    Le prez bourou est fermé légèrement ... (1818 D 103 ?)

    Le jardin de la coullée est fermé légèrement ... (1818 D 107 ?)

    Le jardin du lacq est aussy fermé légèrement ..." (1818 D ?).

    .

  • Visite du 13 août 1749.

    " ... Que les bastiments de ladite mestairie sont en bon estat et bien couverts ; que les portes et fenestres d'icelles sont bonnes en leurs bois et ferrures, sy ce n'est la porte de la grange qu'il y manque quelques cloux.

    La porte quy comunique de l'une des chambres dans l'autre chambre a demie usée, cependant en estat de servir ...

    La pièce de terre appellée le paty dy grand champ comme l'on va de Grosbois au Coussat sur la droite ...

    Le jardin de devant ladite métairie ... ; les treilles quy sont dans ledit jardin ...

    La fruitière ou couche derrière ladite métairie ...

    Le champ touchant le bois du seigneur des Granges ...

    Les fruitières et jardins proche la marre dans lesquels il y a des treilles ...

    Le champ de la marre ...

    Le champ de l'aire ...

    Le pasty de la mache ...

    Le pré de la prérée de Grosbois ...

    Le pré du Carrefour ...

    Le champ de la Goisonnerie ...

    Le champ de la Nouraye ...

    Le pasty de Pied Foulard ...

    Le pré nouveau au dessous de Pied Foullard ...

    Le champ du Chaillot ...

    Dans laditte métairie les preneurs (fermiers) ont aussy trouvé appartenant audit seigneur de Grosbois une charette estimée entre les parties cent livres, un fer d'arrée et un coultre pesant neuf livres, une paire de ? et un tranchet ou versoir, une chesne de pereau, quy est l'état ...".

  • Fonds agricole en 1818 :

    Parcelle D 101 : Champ de l'aire, terre : propriété de Louis Bonmort à Biard, puis au Coussat.

    Parcelle D 102 : Champ de la maison, terre : propriété de Louis Bonmort à Biard, puis au Coussat.

    Parcelle D 103 : la Chaume, pâtis : propriété de Louis Bonmort à Biard, puis au Coussat.

    Parcelle D 104 : le Coussat, jardin : propriété de Louis Bonmort à Biard, puis au Coussat.

    Parcelle D 105 : l'Ouche, terre, pâtis : propriété de Louis Bonmort à Biard, puis au Coussat.

    Parcelle D 106 : le Coussat, maison, bâtiment, cour (2 ouvertures) : propriété de Louis Bonmort à Biard, puis au Coussat.

    Parcelle D 107 : le Coussat, jardin : propriété de Louis Bonmort à Biard, puis au Coussat.

  • Vente, Auguste-David Chaigneau, Françoise Chaigneau, Benjamin Chaigneau et Marie Bonmort, sa femme, à Jacques Broussard, serviteur domestique, demeurant chez M. Monnet, propriétaire à Mougon, et à Louise Broussard, sa soeur, domestique à Saintes chez de Menards, du 2 et 3 janvier 1851 :

    "Une maison, sise au Coussat, commune de Prailles, composée d'une chambre basse à cheminée, ayant aspect au midi sur la cour, une chambre de derrière à cheminée, un grenier, un hangar adossé aux deux premiers appartements, et dont un bout sert de toit à brebis, deux toits à la suite, et d'une vaste grange sur l'autre côté ; le tout formant un seul corps ; plus sur le devant une cour de forme irrégulière où sont une mauvaise loge en bois et une mare, plus un four et fournil, au bout de cette cour...

    M. Monnet, à Mougon :

    Il s'agit probablement d'un descendant de Claude-Jean-Baptiste, fermier général du duché et pairie de la Meilleraye, en 1773. En 1791, il acquis par adjudication le prieuré de Mougon. En 1791, appelé négociant, il demeurait au château de Bougouin.

    Famille des Menards, à Saintes :

    Pierre-Adolphe Guenon des Menards (né en 1795 et décédé en 1853) avait épousé en 1826 Anne-Charlotte-Claire de Clervaux de Châteauneuf. Une de leurs filles, Charlotte-Lucie (née en 1835 et décédée en 1911) avait épousé en 1862 Louis-Marie Meschinet de Richemond, archiviste départemental de la Charente-Inférieure à la Rochelle. Ce couple possédait la petite métairie de Châteauneuf ainsi que les métairies de la Touche et de la Bonnaudrie à Vitré. Ils ont fait construire une petite maison de campagne à la Bonnaudrie. C'est probablement par eux que Louise Broussard est devenue domestique chez un des membres de la famille des Menards à Saintes".

  • Partage héritiers (frère, soeur, oncle et tante) Broussard, du 15 février 1886 : Louis Broussard, cultivateur, demeurant à Bonneuil, commune de Verrines, Elie Broussard, cultivateur, et Victoire Broussard, veuve de Daniel Ferrand, demeurant au Coussat, commune de Prailles :

    Le premier lot : "Une maison sise au Coussat, comprenant quatre chambres basses, grenier dessus, trois toits, une grange, deux cours, une devant et l'autre derrière, un four et fournil, un puits, une mare et deux terrains en ouche ...", échoit à Elie Broussard et Victoire Brousssard, veuve Ferrand. Min. Jousseaume, notaire.

  • Mutations de propriété d'après les matrices cadastrales :

    1818 : parcelle D 106, maison, bâtiment, cour (2 ouvertures) : propriété de Louis Bonmort.

    1847 : parcelle D 106, maison, bâtiment, cour (4 ouvertures) : propriété de Benjamin Chaigneau, à Lussaudière.

    1850 : parcelle D 106, 2 maisons (2 ouvertures) : propriété de Auguste-David Chaigneau et de Françoise Chaigneau.

    1853 : parcelle D 106, 2 maisons (2 ouvertures) : propriété de Jacques Broussard, domestique, chez M. Monnet à Mougon.

    1882 : parcelle D 106, 2 maisons (2 ouvertures) : propriété de propriété de Jacques Broussard, domestique, chez M. Monnet à Argentière.

    1887 : parcelle D 106, 2 maisons (2 ouvertures) : propriété de Louis Broussard, à Bonneuil (Verrines).

    1887 : parcelle D 106, 2 maisons (2 ouvertures) : propriété de Elie Broussard, au Coussat.

    1907 : parcelle D 106, 2 maisons (2 ouvertures) : propriété de David Rossard-Broussard, au Coussat.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 747, folio 115. 13 août 1749 : procès-verbal de visite de cette métairie appartenant à Jean Prévost de Touchimbert, chevalier, seigneur de Grosbois.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10303. 25 mars 1738 : procès-verbal de visite de cette borderie appartenant à Françoise Mousset, veuve de René Bouffard, affermée à messire Jean Prévost de Touchimbert, écuyer, sieur de Grosbois, y demeurant, paroisse de Prailles.

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