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Ferme dite métairie de la Porte, actuellement dépendance du château des Escorcières

Dossier IA86015172 réalisé en 2019

Fiche

Appellationsmétairie de la Porte
Destinationsdépendance
Parties constituantes non étudiéescour, grange, étable, toit à porcs, four à pain, buanderie
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonArrondissement de Montmorillon - Lussac-les-Châteaux
Hydrographiesla Vienne
AdresseCommune : Gouex
Lieu-dit : Les Escorcières
Adresse : Route
de Lussac
Cadastre : 1811 B 1664-1666 ; 2019 OB 0165, 1578

La métairie dite de la Porte est située sur les terres immédiatement à proximité du domaine des Escorcières, au point de porter le nom de métairie de Lescorcière en 1661. Distincte de la réserve du château sous la gestion directe des châtelains ou de leur régisseur, son exploitation est confiée à un métayer. Cependant, elle tend à se confondre avec la réserve du château au cours du 19e siècle et semble être gérée en 1874 par le régisseur des biens de la famille Pierrugues, Antoine Charprenet. La valeur du cheptel à cette date est de 3295 francs, ce qui la classe au 3ème rang des revenus des fermes du domaine. A l'établissement du plan cadastral napoléonien, le logis est sans doute situé sur le pignon ouest du château. En 1878, un nouveau logis est construit. Plusieurs pierres de taille de la porte menant à la piscine dont les piédroits sont chanfreinés semblent être un remploi.

Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1878, daté par source

La ferme est construite dans le prolongement du château, vers l'ouest et vers le nord, le logis initial s'appuyant sur le pignon ouest de celui-ci. Il s'élève sur un rez-de chaussée et un comble à surcroît, éclairé par deux lucarnes et un oculus. Dans ce niveau de comble, une ouverture a été réalisée pour permettre l'accès à une buanderie depuis le château. On y trouve encore en place deux belles ponnes en pierre, ainsi que le foyer permettant de faire bouillir l'eau.

Dans l'alignement du logis s'élève une longue étable surmontée d'un fenil. Entre le logis et l'étable, des constructions se sont progressivement ajoutées : une grange et un hangar agricole formant un passage couvert vers l'arrière des bâtiments. Le logis est couvert de tuiles plates mécaniques, et les bâtiments agricoles de tuiles creuses. Construits en moellon calcaire, seules les façades sud sont enduites et les encadrements des baies et chaînages d'angle sont soulignés de pierre de taille harpée.

A l'arrière, côté nord, se trouve une cour fermée à l'est par un mur de moellons disposés en assises régulières. La partie nord-ouest de l'étable décrite précédemment abrite un ancien fournil. C'est dans cette partie clôturée que se trouve également le logis du fermier construit en 1878. On y accède par une porte dont les piédroits sont chanfreinés, sans doute des remplois. Composé de moellons calcaires, il s'élève sur un étage carré et un étage en surcroît. Sa façade sud comprend deux travées d'ouvertures et le pignon est en compte une. Il est couvert de tuiles plates et le toit est ornée de 2 souches de cheminées. Donnent également dans cette cour, des toits à porcs, une remise à deux niveaux, avec escalier extérieur en pierre et couverte de tuiles plates. Au nord-ouest, la cour est fermée par les restes du pignon d'une ancienne grange. Plus au nord, derrière la maison du fermier, se trouve un autre enclos abritant le jardin potager. Du mur de clôture s'élèvent 8 piliers en pierre de taille qui supportaient une grille en fer forgé aujourd'hui disparue. On accède au jardin par quelques marches. Dans l'angle nord-est de ce quadrilatère se trouve le pigeonnier, également en moellon calcaire, dont le toit en pavillon est couvert de tuiles plates. Deux portes donnent accès à deux niveaux distincts : le poulailler au sous-sol et le pigeonnier au-dessus. Les boulins sont en carreaux de terre cuite.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile plate mécanique
Plansplan rectangulaire régulier
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
Typologiesferme de plan allongé
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Gouex, plan parcellaire du cadastre napoléonien, section B. par MM. Vignaud et Guignard, 1811.

    2e feuille Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 4971
  • Gouex, Matrice des propriétés foncières, folios 725-1214 (1825-1914), table alphabétique des propriétaires, augmentations et diminutions (1869-1914).

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 2346
  • Terrier du prieuré de Grand-Chaume, 1548-1730.

    Folios 158, 159, 175 Archives départementales de la Vienne, Poitiers : Registre supplément 276
  • Terrier du prieuré de Grand-Chaume dressé par Charles Gervaise et Jean Meillaud en vertu des lettres patentes d'Henri II du 5 octobre 1548.

    Folios 87, 155 Archives départementales de la Vienne, Poitiers : Registre 243
  • Biens nationaux : actes de vente selon le régime de la loi du 28 ventôse an IV (an IV).

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 Q 54
  • Registre de transcriptions hypothécaires, bureau de Montmorillon, volume n°90 (1845).

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 Q 5143
  • Minutes notariales de Pierre-Ludovic Meunier, notaire à Lussac-les-Châteaux (1874).

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 E 99/68
  • Minutes notariales de maître Chauveau à Poitiers, 1925.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 E (non coté)
  • Minutes notariales de François Duchasténier, notaire à Poitiers, 1791.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 E 12/308
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Favreau Myriam
Favreau Myriam

Archiviste de 1998 à 2018. Chercheuse à l'inventaire du patrimoine depuis 2018.


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