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Ferme dite le logis de Morisset, exploitation viticole, actuellement maison

Dossier IA17043978 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, puits, étable, écurie, grange, pigeonnier, chai, toit à porcs
Dénominationsferme, maison
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Communauté de communes de Haute-Saintonge
AdresseCommune : Saint-Dizant-du-Gua
Lieu-dit : Morisset
Adresse : 23 route du
Temple de Morisset
Cadastre : 1832 B 805 et 806 ; 2009 AH 9

Les bâtiments actuels du domaine de Morisset semblent dater, en grande partie, de la fin du 18e siècle, en particulier le passage couvert dont le fronton n'est pas sans rappeler ceux des châteaux du Pible et de Romaneau, dus à l'architecte Christophe Macaire. A cette époque, le domaine appartient à Michel Gorry, bourgeois, né à Saint-Dizant en 1759. Il le vend en 1790 à son beau-frère, Louis-Alexandre Faure, époux de Marie-Anne Gorry, ancien avocat au parlement de Bordeaux, devenu colonel des gardes nationales de Saint-Thomas-de-Cônac, puis homme de lois.

Vers 1825, Marie-Anne Gorry, veuve Faure, remariée à François Vareil, partage ses biens et ceux de son mari entre leurs enfants. Le domaine de Morisset est alors divisé : un quart, comprenant la partie nord des bâtiments, est attribué à Marguerite-Claire Faure et à son mari, Jean Barthélémy, médecin, qui habite Morisset ; un autre quart, comprenant la partie sud des bâtiments et le passage d'entrée, est donné à Alexandre Faure qui demeure au logis de la Grassière, à Saint-Thomas-de-Cônac.

En 1832, le plan cadastral indique que le logis comprend à cette époque non seulement le corps de bâtiment sur la rue, avec passage couvert, mais aussi une aile en retour d'équerre au nord de la cour. Selon le cadastre, cette aile a été remplacée par des dépendances en 1859. Sur le plan ce 1832, d'autres bâtiments fermaient la cour au nord-est. A l'est, à la place des chais, se trouvait une mare.

Après la faillite d'Alexandre Faure en 1833, sa part du domaine de Morisset est adjugée à à Jean-Baptiste Forest époux Garnault, puis est revendue en 1841 à Jacques Vias. Quelques années plus tard, les deux parties sont de nouveau réunies dans les mains de Théodore Rodier, propriétaire du château du Pible. Morisset reste dans les mains de la famille Rodier jusqu'en 1923. Edouard Hine, époux Rodier, vend alors la ferme à Théotime Habrard époux Brunet, propriétaire du domaine situé de l'autre côté de la rue, à l'ouest.

Période(s)Principale : 4e quart 18e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Le domaine est constitué de plusieurs bâtiments répartis pour l'essentiel à l'ouest et à l'est d'une grande cour. Cette dernière surplombe au sud un pré, le virage de la route et la vallée du Taillon. Le logis est situé à l'ouest de la cour, le long de la rue. Composé d'un rez-de-chaussée et d'un étage en surcroît, il est couvert d'un toit à croupes souligné par une corniche qui ceinture tout l'édifice. Le logis se termine au sud par un corps de bâtiment latéral qui forme une avancée sur la façade est. Le logis est percé en son centre par un passage couvert construit en pierre de taille. Côté cour, à l'est, ce passage forme aussi une légère avancée. Côté rue, à l'ouest, il se distingue par son fronton à modillons, son linteau en arc surbaissé et à claveaux, et son traitement en bossage.

Côté cour, le logis est percé de quatre travées d'ouvertures, soit deux de chaque côté du passage couvert, plus une cinquième sur le corps latéral sud. Toutes ces ouvertures possèdent un encadrement saillant. A l'angle du corps latéral sud se trouve un pilier engagé, avec couronnement, auquel est fixée la pompe d'un puits. Le rez-de-chaussée de cette partie du logis au sud du passage couvert, a été en partie utilisé comme étable, écurie et grange.

A l'opposé du logis, au nord, on distingue le départ de l'ancienne aile nord du logis, détruite en 1859, avec une ouverture au niveau de l'étage. Dans l'angle ainsi formé se trouve une porte qui donne accès à l'étage, via un escalier aujourd'hui en béton, à l'origine en pierre. Au nord de la cour, là où s'élevait jusqu'au 19e siècle l'aile nord du logis, on observe un linteau en arc segmentaire à demi enterré, sans doute l'ancienne descente d'une cave qui a été comblée. A proximité se trouve un puits, commun avec la propriété voisine située au nord.

Au nord-est de la cour prennent place des toits à porcs et à moutons. L'angle sud-est de la cour est occupé par une dépendance qui comprend des boulins ou trous à pigeons, et qui abrite un escalier en pierre. Ce dernier donne accès aux chais qui s'étendent à l'est, en contrebas de la cour. Ils abritent encore des cuves en bois, d'autres en béton, des fûts et une "balonge", récipient de forme ovale destiné à transporter les raisons cueillis pendant la vendange.

Murscalcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toittuile creuse
Étagesen rez-de-chaussée, étage en surcroît
Couverturestoit à longs pans
croupe
Typologiesferme à bâtiments séparés
Techniquessculpture
Représentationspomme de pin
Précision représentations

Le couronnement du pilier engagé auquel est fixée la pompe du puits, est surmonté d'une pomme de pin.

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Vente d'un quart du domaine de Morisset par Marie-Pauline Garnault, veuve de Jean-Baptiste Forest, demeurant à Cognac, à Jacques Vias, époux Lacour, demeurant à Barateau, le 1er février 1841 (Archives départementales de la Charente-Maritime, 3E30/334) :

    La vente concerne une maison d´habitation située à Morisset composée d´une cuisine, une souillarde à côté, deux chambres basses, avec un salon entre deux, une arcade avec une chambre au-dessus, un bûcher à côté de la dite arcade, une grande écurie à côté de ce bûcher, une chambre à côté de l´écurie servant à loger les domestiques. Au-dessus du bûcher, de l´écurie et de la chambre, il y a un vaste grenier à foin. Le tout ouvre du côté levant sur une grande cour qui en fait partie. La partie vendue comprend aussi un grand chai séparé de la maison par la cour, un autre chai de dix mètres de long joignant le précédent et y communiquant par une porte, une brûlerie de dix mètres de long joignant au dernier chai et y communiquant par une porte, avec grenier au-dessus des chais et de la brûlerie, un toit à cochons joignant le dernier chai. Le tout confronte du levant et du nord à M. Barthélémy, et du sud et du couchant à la rue. Ces biens forment le quart du domaine de Morisset adjugé à feu M. Forest sur la vente des biens dépendant de la faillite d´Alexandre Faure, réalisée le 25 juillet 1833 devant le tribunal de Jonzac, lequel en avait hérité de sa mère, Marie-Anne Gorry veuve de Louis Faure par acte du 25 mai 1823, devant Blancfontenille, notaire à Jonzac [ce dernier acte n'a pu être trouvé].

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Charente-Maritime. 3E30/334. 1841, 1er février : vente d'un quart du domaine de Morisset par Marie-Pauline Garnault, veuve de Jean-Baptiste Forest, demeurant à Cognac, à Jacques Vias, époux Lacour, demeurant à Barateau ; 1841, 28 octobre : vente d'un quart du domaine de Morisset par Marguerite-Claire Faure, épouse de Jean Barthélémy, médecin, à Théodore Rodier.

  • A. D. Charente-Maritime. 3P 3326 à 3339. 1834-1970 : état de section et matrices cadastrales. A. D. Charente-Maritime. 3P 4916. 1832 : plan cadastral de Saint-Dizant-du-Gua.

Documents figurés
  • 1832 : plan cadastral de Saint-Dizant-du-Gua.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3P 4916
Bibliographie
  • Chasseboeuf, Frédéric. Châteaux, manoirs et logis : la Charente-Maritime. Prahecq : éditions Patrimoines et médias, 2008.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur du patrimoine, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.


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