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Ferme dite "la métairie Sainte-Croix", actuellement maisons

Dossier IA86004632 réalisé en 2007

Fiche

Dossiers de synthèse

AppellationsLa métairie Sainte-Croix
Parties constituantes non étudiéescour, logement, dépendance, grange, puits
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonCommunauté d'Agglomération de Poitiers
AdresseCommune : Mignaloux-Beauvoir
Lieu-dit : le Breuil-l´Abbesse
Adresse : 144 et 148 rue
Sainte-Croix
Cadastre : 1819 C1 20 à 30 ; 2004 H2 1137 à 1139, 1387 à 1390, 527, 620 et 621

Autrefois appelée "métairie Sainte-Croix", cette ferme était probablement sous l'Ancien Régime le siège de l'autorité à la fois seigneuriale et foncière de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers au Breuil-l'Abbesse. La première mention de la présence de l'abbaye au Breuil l'Abbesse date de 1165. La métairie elle-même est appelée "métairie du Breuil-l'Abbesse" dans les archives de l'abbaye, dès la fin du Moyen Age et tout au long de l'Ancien Régime. Les bâtiments conservent d'ailleurs quelques détails qui pourraient remonter au 15e siècle, comme deux baies à linteau en accolade au premier étage du logis, et aux 17e ou 18e siècle comme la porte de la cave sous l'ancienne grange, comportant des restes d'éléments sculptés et un encadrement chanfreiné. Aux 17e et 18e siècles, la métairie est exploitée par la famille Vénien à qui l'abbaye confie son bien. Parmi ses membres, Charles Vénien, décédé le 19 novembre 1747, est inhumé dans l'église de Mignaloux, ce qui prouve l'importance de sa place sociale dans la paroisse. La métairie Sainte-Croix est encore citée en 1781 lorsqu'un mendiant y meurt et est emporté par les domestiques pour être inhumé dans le cimetière paroissial. La métairie est saisie comme bien national à la Révolution et vendue aux enchères le 28 avril 1791, en même temps que les Rosiers que possédait aussi l'abbaye Sainte-Croix. Les acquéreurs sont, ensemble, les sieurs Bourbeau, Boncenne et Le Roi, de Poitiers, pour 34100 francs. La métairie passe ensuite entre plusieurs mains au cours du 19e siècle. En 1819, d'après le cadastre, Jean Baudet est propriétaire des bâtiments ainsi que des terrains les entourant : un jardin, une fosse, des prés, des friches, une pâture et des labours. Le plan cadastral de 1819 montre que la disposition des bâtiments à l'époque est proche de l'actuelle : on reconnaît notamment le logis en fond de cour et, à l'ouest, la vaste grange. En 1866, selon le cadastre, l'ancienne métairie est partagée entre trois propriétaires différents : Charles Thirault, Félix Baudet, cultivateur à Sainte-Croix, et Jean Baudet, du Breuil-Mingot. Après ce partage, la part de Charles Thirault passe en 1889 à Jean Ripault, tailleur à Poitiers, puis en 1873 à Louis Baudet, qui démolit des bâtiments en 1905, selon le cadastre. La part de Félix Baudet, cultivateur à Sainte-Croix, est partagée en 1886 entre Paul Baudet et Louis Baudet-Fouquet, qui démolit sa maison en 1909, d'après le cadastre. Les bâtiments ont conservé leur fonction agricole jusqu'en 1970. Ils ont subi et subissent encore de nombreux remaniements (modification des parties anciennes, ajout de nouvelles constructions). L'ancienne ferme est maintenant divisée en cinq logements.

Période(s)Principale : 15e siècle , (?)
Principale : 18e siècle , (?)
Principale : 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1905, daté par source
1909, daté par source
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

La ferme comportait plusieurs éléments répartis autour d'une cour : un logis en fond de cour au nord-est, une grange au nord-ouest, des dépendances ou communs et un puits vers le sud. Le logis a été profondément remanié, notamment après sa division en plusieurs habitations. Il comporte un étage, et les percements en façade sont, quoique de différentes époques, irréguliers. La partie la plus ancienne du logis semble être celle de gauche. Elle ouvre par une porte centrale à arc en plein cintre, surmontée à l'étage par deux baies à linteau en accolade. La grange attire l'attention par son plan massé et par sa taille, qui indiquent peut-être qu'elle abritait sous le même toit une ou deux étables latérales. Elle comporte une cave creusée dans le roc à huit mètres sous terre, à laquelle on accède par un escalier également taillé dans la pierre. La porte d'accès à la descente de cave présente des moulures et un encadrement chanfreiné. Parmi les bâtiments au sud de la cour, l'un couvert d'une petite cheminée semble avoir été une buanderie. A l'entrée de l'ancienne métairie se trouve enfin un puits dont la margelle est constituée d'un bloc octogonal monolitique.

Murscalcaire
enduit
moellon
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
Typologiesferme à bâtiments séparés ; grange à façade en pignon
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Vienne 2 H 1/24. 1618, 24 janvier : ferme de la maison et métairie du Breuil-l'Abbesse à Guillaume Venien, Pierre Venien, Jehan et Jehan Grugeon ses fils et gendres, laboureurs au Breuil l'Abbesse.

  • A. D. Vienne 2 H 1/24. 1691, 20 janvier : ferme de la maison et métairie du Breuil-l'Abbesse à Jean Venien, Charles Venien son fils, laboureurs à la métairie du Breuil l'Abbesse, et Louis Venien laboureur aux Rosiers.

  • A. C. Mignaloux-Beauvoir. Archives de Robert Petit.

Bibliographie
  • Petit, Robert, Mignaloux-Beauvoir découvre son histoire. Mignaloux-Beauvoir : Mairie : Loisirs Animation Mignaloux-Beauvoir, 1994.

    p. 30-31, 64-66, 69 et 85
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de Poitiers - Suire Yannis
Suire Yannis

Conservateur du patrimoine, directeur du Centre vendéen de recherches historiques.


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- Royer Amandine