Ferme de Champredon, actuellement hôtel-restaurant
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
  • Commune Thonac
  • Lieu-dit Champredon
  • Cadastre 1813 D1 99  ; 2019 0D 175
  • Dénominations
    ferme
  • Appellations
    Ferme de Champredon
  • Destinations
    hôtel, restaurant

Le domaine agricole de Champredon et la ferme qui en constitue le siège sont selon toute vraisemblance bien antérieurs à la Révolution : si en 1813, lors de la levée du premier plan cadastral de la commune, le petit domaine ne comprend que quatre parcelles, le lieu-dit, appelé "Champredon" ou "Champredou", qui formait un ensemble homogène bordé au sud par la Vézère, en comprenait près d'une trentaine avec, au centre, la grosse ferme et ses bâtiment organisés autour en U autour d'une grande cour.

En 1786, le domaine appartient à deux frères, "messire Étienne Brugue, curé de Lestignac", et Antoine Brugue (AD Dordogne, B 1749, mention). En 1805, les deux frères le vendent, par l'entremise de leur beau-frère Étienne Galinat, horloger à Bergerac (il est marié à Marie Brugue), à Antoine Girost, notaire public à Thonac, et à son épouse Marie de Couresserant. Le domaine est alors "composé de maison de maître, cour, grange, étable et déppandances, terres labourables attenantes, autres terres, prés, bois châtaigniers, vigne", l'ensemble situé au bourg de Thonac, dans les terres alentours et à Saint-Léon-sur-Vézère.

Il faut donc croire que le démembrement du domaine est intervenu entre cette date et celle de la levée du cadastre de la commune : en 1813, le petit domaine ne comprend plus que trois parcelles dont celle correspondant à la grosse ferme et appartient encore à Antoine Girost ; toutes les autres parcelles appartiennent alors à plusieurs propriétaires de Thonac, en particulier Jean Requier et Alexandre Laborde Delbos. La ferme relativement importante, isolée à l'est du bourg de Thonac, se remarque sur le plan par ses bâtiments organisés de la cour (parcelle 99) ouverte au sud vers la Vézère, bordée à l'ouest par un grand jardin (parcelle 98) et à l'est par une grande parcelle de terre labourable (parcelle 100) et dont l'accès se fait au nord par une allée droite.

De cet ensemble ne subsistent aujourd'hui que l'aile droite (est) et une partie du corps nord, le tout ayant été très dénaturé par de nombreuses adjonctions et modifications contemporaines.

  • Période(s)
    • Principale : 18e siècle , (incertitude)
    • Principale : 2e moitié 20e siècle

Isolés à l'est du bourg de Thonac, les bâtiments hétérogènes comprennent un corps de logis orienté nord-sud avec, en retour d'équerre, un second corps, vers l'ouest. Ils comprennent un rez-de-chaussée et un étage habitable, les combles ne l'étant pas. Ils sont construits en moellons pour les murs, recouverts d'un enduit, et en pierre de taille pour les parties vives : angles, cadres des fenêtres et des portes. Ils sont couverts par des toits à faible pente protégés par des tuiles mécaniques.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    tuile mécanique, tuile creuse mécanique
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • AD Dordogne. 3 E 2299 (minutes du notaire Jean Requier).

    Archives départementales de la Dordogne : 3 E 2299
    Vente du domaine, 29 fructidor an XIII (15 septembre 1805)

Documents figurés

  • Plan cadastral ancien de la commune de Thonac, 1813.

    Archives départementales de la Dordogne, Périgueux : 3 P3 6119 à 3 P 3 6125
    Section D, 1ère feuille

Annexes

  • Vente du domaine, 29 fructidor an XIII (15 septembre 1805) [AD Dordogne, 3 E 229 (minutes du notaire Jean Requier, Montignac)].
Date d'enquête 2013 ; Dernière mise à jour en 2019
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel