Dossier d’œuvre architecture IA33007067 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Exploitation ostréicole
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Saint-Vivien-de-Médoc
  • Commune Talais
  • Lieu-dit les Baluards
  • Cadastre 2013 OA 1, 225
  • Dénominations
    installation aquicole
  • Parties constituantes non étudiées
    chenal, vanne, cabane

La pêche de l´huître plate est attestée dans l'estuaire dés l´Antiquité, puis au Moyen Âge, mais semble disparaître au 16e siècle. L'abbé Baurein y consacre un passage dans son ouvrage vers 1784-1786.

Des décrets sont mis en œuvre en 1852 et 1853 pour la pêche à pied et à la drague.

Ce n´est vraiment que dans la seconde moitié du 19e siècle que l´ostréiculture prend de l´ampleur avec l´arrivée de l´huître portugaise : en 1868, lors d´une tempête, le navire « Le Morlaisien », en provenance du Tage, transportant des cargaisons d´huîtres portugaises, aurait rejeté une partie des huîtres avariée au niveau du lieu-dit "La Fosse", situé entre Talais et Saint-Vivien-de-Médoc. Des gisements ont ainsi commencé à apparaître progressivement sur la rive gauche. A partir de 1875, les crassats (gisements naturels d'huîtres) ont été organisés en parcs et concessions, du chenal de Goulée jusqu´à Soulac. A Talais, quatre parcs à huîtres sont établis en 1881 sur le crassat du Cheysin, puis agrandis en 1883. Cette même année, la production atteint son apogée avec 62 millions d´huîtres pour l'ensemble des communes du Bas-Médoc. Un extrait des registres de délibérations de la commune de Talais de l´année 1922 (voir en annexe) montre l´ampleur du phénomène ; des cartes postales montrent notamment l´effervescence qui règne alors dans les petits ports du Bas-Médoc. L´activité ostréicole diminue progressivement à partir des années 1970, à la suite de virus et à la pollution cadmium des eaux estuariennes (en provenance d´anciennes mines de l´Aveyron). Le projet de développement de l´avant-port du Verdon et l´envasement de l´estran contribuent également à la disparition de l'ostréiculture ; les parcs sont expropriés afin de permettre la réalisation des bassins portuaires. A Talais, l´activité ostréicole a été relancée avec succès dans les années 2010.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1881, daté par source

Le parc ostréicole, d'une surface d'environ 3 hectares, est situé dans les mattes de Talais, au sud du chenal, sur les bords de l'estuaire.

Il est composé de claires d'affinage et de cabanes en bois.

Documents d'archives

  • Registre de délibérations 1881-1925.

    Archives départementales de la Gironde
  • AD Gironde, SP 1073 : Domaine maritime, 1878-1904.

Bibliographie

  • BARTHOU Jacques. L'exploitation des gisements d'huîtres de l'estuaire de la Gironde et de son embouchure depuis 1870. Colloque du musée maritime de l'île Tatihou.(du 29 juin au 1er juillet 2000) . Ils vivent avec le rivage : pêche côtière et exploitation du littoral. Caen : 14-Condé-sur-Noireau Imprimeur, 2005. (Histoire maritime n°2).

  • BARTHOU Jacques. "Un siècle d'activités ostréicoles à l'embouchure et dans l'estuaire de la Gironde". Actes des 1er et 2e colloques du Conservatoire de l'estuaire de la Gironde. Blaye : Éd. Confluences, 1993.

  • BAUREIN Abbé, MERAN Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t. 1, 2è éd .

    p. 202-203
  • SAYO Sylvain, OROZ Colette. Quand les huîtres portugaises faisaient vivre le Bas-Médoc. E du Nord-Médord-Médoc, 2017.

Annexes

  • Documentation complémentaire
  • BAUREIN, Abbé. Variétés bordeloises (...)
  • Documentation sur Le Morlaisien
Date d'enquête 2012 ; Date(s) de rédaction 2012
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Conseil départemental de la Gironde