Dossier IM40005652 | Réalisé par
Ensemble du maître-autel (autel, gradin, tabernacle, statue de saint Martin et sa console), Église paroissiale Saint-Martin du Mus
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Mugron
  • Commune Doazit
  • Lieu-dit Le Mus
  • Emplacement dans l'édifice choeur
  • Dénominations
    autel, gradin d'autel, tabernacle, statue, console
  • Titres
    • Saint Martin

Comme l'indique le registre des dépenses de la fabrique du Mus, celle-ci signa le 21 mars 1843 un marché de 310 francs avec le doreur Gabriel Roquejoffre (1814-1853), d'Aire-sur-l'Adour, pour la livraison de deux tombeaux d'autel, qui furent installés du 23 au 25 septembre suivant (le doreur avait travaillé l'année précédente pour l'église Notre-Dame du bourg de Doazit). Selon l'abbé Lamaignère (1941), le tombeau du maître-autel actuel serait l'un des deux fournis par Roquejoffre. Malgré la polychromie tardive du meuble, qui accentue son aspect "néo-roman", le style et le matériau (le doreur d'Aire semble n'avoir travaillé que le bois, il est dit "doreur sur bois" dans son acte de mariage) rendent l'affirmation douteuse. Le tabernacle, toujours d'après Lamaignère, fut installé dans les années 1930-1940 en remplacement d'une armoire eucharistique en bois doré, déplacée à cette occasion vers l'autel de la Vierge dans le collatéral (réf. IM40005654). Le nouveau tabernacle était l’œuvre d'un "ouvrier d'Aulès, Isidore Capdeviolle, qui en a lui-même travaillé la pierre". Plusieurs maîtres maçons et tailleurs de pierre de ce nom apparaissent en effet à plusieurs reprises dans les comptes de la fabrique de Doazit dès le XVIIIe siècle : en 1736, Jean et Étienne Capdeviolle dits Picuré restaurent la chapelle seigneuriale du bourg, et un Jean Capdeviolle Picuré "fait des ouvrages" au clocher d'Aulès en 1790 et à celui de l'église du bourg en 1811 ; Jean-Baptiste Capdeviolle Picuré aîné, maître-maçon, répare en 1840 l'église d'Aulès frappée par la foudre, travaille à celle du bourg en 1846 et 1849 et installe une croix de mission dans le cimetière du Mus en 1857 (réf. IM40005664).

La statue de série à l'effigie de saint Martin, patron de l'église, non signalée dans l'inventaire des biens de la fabrique en 1906, a sans doute été acquise dans les premières décennies du XXe siècle. Elle est identique en tout point à une statue d'évêque titrée Saint Vincent de Xaintes, conservée à l'église de Lacrabe (canton d'Hagetmau, réf. IM40003615) et portant la marque du fabricant toulousain François-Dominique Monna (1849-1907) ou de ses successeurs. L'exemplaire du Mus peut donc être attribué à cette fabrique.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 19e siècle , (incertitude)
    • Principale : 2e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1843, daté par source
  • Lieu d'exécution
    Commune : Aire-sur-l'Adour
  • Lieu d'exécution
    Commune : Doazit
    Lieu-dit : Aulès
  • Lieu d'exécution
    Commune : Toulouse
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Roquejoffre Gabriel
      Roquejoffre Gabriel

      Gabriel Roquejoffre (alias Roquejofre ou Roquegeoffre), "doreur sur bois" d'origine bordelaise, installé à Aire-sur-l'Adour (Landes), puis avant 1848 dans la Grande-Rue à Nérac (Lot-et-Garonne). Né à Bordeaux le 23 février 1814, mort à Nérac le 20 septembre 1853 ; fils de Pierre Roquejoffre et de Catherine Ricaud ; marié à Aire-sur-l'Adour, le 16 janvier 1843, à Anne-Aimée Sargos (Aire, 13 septembre 1826 - Nérac, 9 novembre 1851), fille du menuisier Gilles Sargos (1797-1857) et de Marie-Julienne Arthaud (1806-?), couturière, dont il eut deux enfants : Marie (Nérac, 1848-?), en 1870 Mme Jean Beaumont, et Gilles Achille Henri Roquejoffre (Nérac, 1850-?) (source : Geneanet). Il travailla en 1842 pour Doazit (canton de Mugron) et pour Mées (canton de Dax sud), en 1844 pour Bahus-Juzanx (Montsoué).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      fabricant de mobilier religieux attribution par source
    • Auteur :
      Capdeviolle Isidore
      Capdeviolle Isidore

      Maçon ou tailleur de pierre à Aulès (Doazit, Landes) dans la première moitié du XXe siècle. Époux de Maria Bustanet.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      tailleur de pierre attribution par source
    • Auteur :
      Monna François-Dominique
      Monna François-Dominique

      La maison toulousaine Monna, fondée avant 1887 par François-Dominique Monna (1849-1907), produisait, selon un encart publicitaire de 1890, "statues religieuses, autels, chaires à prêcher et chemins de croix, en terre cuite, pierre, bois et marbre". L'entreprise, devenue "Trinqué-Monna" en 1929, ne ferma définitivement qu'en 1972. François-Dominique Monna avait épousé à Toulouse, le 21 janvier 1875, Bernarde Jeanne Roucolle.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      fabricant de statues attribution par analyse stylistique

Meuble composite (l'autel et le tabernacle ne sont pas homogènes) mais constitué d'un même matériau, une pierre reconstituée à grain fin, peinte en gris avec rehauts de rouge et de vert (autel, gradin) et en blanc à motifs verts (tabernacle). Autel-tombeau droit (posé sur un degré en bois parqueté) à la face divisée par trois arcs en plein cintre sur quatre colonnettes à chapiteau feuillagé, adossé à un massif postérieur débordant formant gradin droit ; tabernacle architecturé à porte en arc brisé (bois peint) flanquée de deux colonnettes à chapiteau pseudo-ionique portant un gâble aigu, lui-même surmonté d'une exposition moulurée ; ailes latérales de même hauteur, comportant chacune trois colonnettes identiques à celles de l'armoire et entourant des panneaux peints en plein cintre. Sur le mur au-dessus de l'autel, une console à pans coupés, en plâtre polychrome, supporte une statue petite nature de même matériau.

  • Catégories
    taille de pierre, sculpture
  • Structures
    • plan, rectangulaire
    • élévation, droit
    • colonne, 12
  • Matériaux
    • pierre reconstituée, décor en bas relief, décor dans la masse, gravé, peint, polychrome
    • plâtre, moulé, peint, polychrome
  • Mesures
    • h : 210 (hauteur totale)
    • la : 222 (largeur totale)
  • Précision dimensions

    Autel : h = 94 ; la = 194 ; pr = 49,5 ; gradin-massif postérieur : h = 110 ; la = 222 ; tabernacle : h = 100 (sans l'exposition) ; la = 53 (armoire eucharistique) ; ailes : h = 79,5 ; la = 99. Statue de saint Martin : h = 130 environ.

  • Iconographies
    • ornementation, croix tréflée, quadrilobe, fleur, arabesque, fleur de lys, IHS
    • saint Martin de Tours, évêque, crosse, bénédiction
  • Précision représentations

    Sous les arcs du devant d'autel, trois médaillons quadrilobés avec, au centre, une croix tréflée, sur les côtés une tulipe peinte. Frise de quadrilobes gravée et soulignée de rouge et d'or sur le gradin, fleurs de lys héraldiques peintes sur les côtés du massif postérieur. Monogramme IHS gravé et peint au-dessus de la porte du tabernacle, panneaux à arabesques sur les ailes.

    Statue de saint Martin en évêque mitré et crossé, bénissant. Console néo-Renaissance à décor de volutes et de draperie entourant un cartouche rouge avec le monogramme SM peint en doré sur fond rouge.

  • Inscriptions & marques
    • inscription concernant l'iconographie, peint
  • Précision inscriptions

    Inscription concernant l'iconographie : sur le socle de la statue : ST MARTIN.

  • Précision état de conservation

    Polychromie en mauvais état.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • Église, presbytère, cimetière, 1840-1936.

    Archives départementales des Landes : 2 O 678
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 3 mars 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 108/7
  • Registre des délibérations sur les comptes de l'église du Mus (1841-1882).

    Archives paroissiales, Doazit
  • Registre des recettes et dépenses de la fabrique de l'église du bourg de Doazit et de Saint-Martin du Mus (1839-1872).

    Archives paroissiales, Doazit

Documents multimédia

  • LAMAIGNERE Raphaël. Doazit aux trois églises. Essai de reconstitution de l'histoire locale religieuse d'après les documents officiels, par l'Abbé Raphaël Lamaignère de Doazit, curé de Saint-Aubin. 1941. Document en ligne : http://dzt-isto.chez-alice.fr/dzt_rl.htm

Annexes

  • Extrait du "registre des délibérations sur les comptes de l'église du Mus" (1841-1882) (AP Doazit) concernant l'achat de deux tombeaux d'autel en 1843
  • Extrait de : Raphaël Lamaignère, Doazit aux trois églises, 1941
Date d'enquête 2014 ; Dernière mise à jour en 2016
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Édifice
Église paroissiale Saint-Martin du Mus

Église paroissiale Saint-Martin du Mus

Commune : Doazit
Lieu-dit : Le Mus