Dossier d’œuvre objet IM40006942 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Ensemble des verrières de l'église, Église paroissiale Saint-Laurent de Boulin
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Sever
  • Commune Montsoué
  • Lieu-dit Boulin

La vitrerie de l'église de Boulin est hétérogène dans sa facture et dans ses types (verrière à personnage, symbolique, décorative, géométrique). Si une seule verrière porte une date et deux seulement une signature, les archives de la paroisse apportent quelques renseignements qui permettent de compléter l'historique de l'ensemble. Les comptes de la fabrique font état de paiements effectués en septembre 1871 pour "l'ouverture des deux croisées de St Laurent et St Jean", c'est à dire les baies axiales du chœur et de la chapelle nord. Le même mois, le peintre Léonard Fortuné (auteur de nombreux décors dans les églises chalossaises) perçoit la somme de 400 francs "pour les 4 vitraux [de] St Laurent, St Jean-Bapt[iste], St Pierre, St Joseph". La signature apposée au bas du Saint Jean-Baptiste révèle toutefois que Fortuné ne servait en l'occurrence que d'intermédiaire, l'auteur véritable étant le Toulousain Louis-Victor Gesta (1828-1894).

Les verrières des deux bas-côtés présentent une hétérogénéité plus grande, due en partie aux vicissitudes subies par l'ensemble au début du XXe siècle. La verrière 6 (une représentation assez précoce de Notre-Dame de Lourdes) est datée 1872 et signée du verrier, alors bayonnais, Gustave-Pierre Dagrand (1839-1915), qui vitra peut-être aussi les trois autres baies du collatéral sud. Les verrières de celles-ci, détruites lors d'un orage en août 1915 furent remplacées vers le mois de février 1916, si on en croit un devis approuvé par le conseil municipal à cette date : il s'agit peut-être des actuelles vitres géométriques en verre américain (non étudiées). Quant aux trois verrières anépigraphes et hétérogènes du collatéral nord, elles semblent revenir à un ou deux verriers, dont l'un pourrait être encore Dagrand.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1871, daté par source
    • 1872, porte la date
    • 1916, daté par source
  • Lieu d'exécution
    Commune : Toulouse
  • Lieu d'exécution
    Commune : Bordeaux
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Gesta Louis-Victor
      Gesta Louis-Victor

      Né Victor-Louis Fabre à Toulouse le 26 septembre 1828 et mort dans la même ville le 6 septembre 1894, fils naturel d'Antoinette Françoise Fabre, il prend après le mariage de sa mère en 1835 le nom de son beau-père Jean Pierre Gesta, fondeur de caractères. Peintre-verrier à Toulouse (rue du Faubourg-Arnaud-Bernard), où il fonda la manufacture familiale en 1852. Marié en premières noces, à Toulouse le 22 juin 1859, avec Joséphine Marie Naves (1838-1873), puis en secondes noces, à Toulouse le 25 avril 1875, à Marie Louise Deljougla (1847-1886), il eut cinq enfants du premier lit : Jeanne Marie Louise Philomène (1861), Gabriel Louis Henri Francois (1862-après 1910), Henri Louis Victor (1864-1938), Louis Jean Joseph Henri (1866-1938) et Jean Pierre Francois Antoine (1868-1868). Les trois fils survivants furent peintres-verriers.

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      peintre-verrier signature
    • Auteur :
      Dagrant ou Dagrand Gustave-Pierre
      Dagrant ou Dagrand Gustave-Pierre

      Peintre-verrier né à Bordeaux (51, chemin du Sablonnat) le 15 septembre 1839 et mort dans la même ville le 21 septembre 1915 ; fils de Jean Dagrant, plâtrier, et de Jeanne Sallette ; marié à Bordeaux, le 3 octobre 1863, à Jeanne-Eugénie Chartier, sœur de Jean-Georges Chartier, peintre-verrier. Il en eut sept enfants, dont trois peintres-verriers qui lui succédèrent, Maurice (1870-1951), Charles (1876-1938) et Victor (1879-1925), et une fille qui épousa Albert Borel, son principal collaborateur. Né Pierre-Gustave Dagrant, le verrier changea son nom en Gustave-Pierre Dagrand entre 1864 et 1889, avant de reprendre, par jugement du tribunal de première instance de Bordeaux du 19 juillet 1889, son nom d'origine avec la graphie Dagrant. D'abord actif à Bayonne (où ses parents possédaient une propriété), il y fonde un premier atelier en 1864, puis crée en 1873-1874 un second atelier à Bordeaux (7, cours Saint-Jean, actuel cours de la Marne), ville où il s'installe définitivement par la suite.

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      peintre-verrier signature
    • Auteur :
      Fortuné Léonard , dit(e) Fortuni
      Fortuné Léonard

      Louis Léonard Fortuné (dit Fortuni), peintre-décorateur né à Bordeaux le 14 février 1839, fils du boulanger Hippolyte ("Hypolite") Fortuné (Bordeaux, 1808-1863), enfant trouvé, et de Marie dite Célina Laporte (Castres-Gironde, 1815 - Bordeaux, après 1872), et frère ainé de Louis Léonard Charles Fortuné (1855-1928), également peintre-décorateur. Léonard Fortuné épousa à Gaujacq (Landes), le 8 octobre 1872, Catherine Marie Soubeste (Poyanne, 30 octobre 1850 - Lagelouse, Gaujacq, 9 août 1878), institutrice, fille d'Alexandre Soubeste, instituteur, et de Catherine Géral, dont il eut deux enfants, Blanche Olympe Fernande (1873-1873) et Auguste Maurice (1876), tous deux nés à Gaujacq [source : Geneanet]. Le peintre, résidant à Gaujacq (lieu-dit Lagelouse), actif dans la région de Lescar, dans le Vic-Bilh et le sud-est des Landes entre 1866 et 1902 au moins (dates d'activité connues), a laissé des peintures dans seize églises des actuelles Pyrénées-Atlantiques, ainsi que dans huit églises des Landes au moins : Lacajunte (1866 ?), Hauriet (1866-1867, détruit), Caupenne (1869-1870), Urgons (1873-1874), Vielle-Tursan (1874), Mant (1878), Baigts (1879) et Poudenx (1880).

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      diffuseur attribution par source
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Protections

Documents d'archives

  • Livre des comptes, des recettes et dépenses de la fabrique de l'église de Boulin (1848-1880).

    Archives communales, Montsoué
    année 1871
  • Registre des délibérations du conseil municipal de Montsoué (1875-1939).

    Archives communales, Montsoué
    année 1916

Bibliographie

  • SUAU Jean-Pierre (dir). Le vitrail dans les églises des Landes (1850-2010). Dax, Amis des églises anciennes des Landes, 2012, vol. I (Donateurs et créateurs).

    p. 141, 219, 222, 237
Date d'enquête 2018 ; Date(s) de rédaction 2018
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel