• inventaire topographique, patrimoine mobilier des Landes
Ensemble de l'autel de la Vierge (autel, gradin, tabernacle, retable), Église paroissiale Sainte-Catherine
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Sever
  • Commune Montaut
  • Adresse
  • Emplacement dans l'édifice chapelle de la Vierge

Dans le procès-verbal de la visite de l'évêque d'Aire Sarret de Gaujac en 1755, la chapelle est dite "de l'Annonciation de Notre-Dame". Le retable, seul élément contemporain de cette mention, est datable de la première moitié du XVIIIe siècle. Le tableau (une Remise du rosaire et du scapulaire qui remplace la probable Annonciation d'origine) porte la date 1833 et la signature du peintre E. de Filippy. Le tabernacle (déposé à la sacristie en 2017) date également du XIXe siècle. L'année qui suivit l'installation du tableau, la confrérie du Rosaire, "établie de temps immémorial au sein de la population", fut érigée canoniquement par l'évêque Dominique Savy à la demande du curé Pédémagnon (12 décembre 1834). La restauration de la chapelle en 1857 (peinture de la voûte et du mur) comporta la redorure de l'autel par le décorateur bordelais Pierre Louis Daux, qui avait fourni l'année précédente un nouvel autel pour la chapelle du Sacré-Cœur. La somme assez élevée (400 francs) perçue par Daux pour son travail à la chapelle de la Vierge pourrait faire supposer un pur et simple remplacement de l'autel.

  • Période(s)
    • Principale : 1ère moitié 18e siècle
    • Principale : 2e quart 19e siècle
    • Principale : 19e siècle
  • Dates
    • 1833, porte la date
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Daux Pierre Louis
      Daux Pierre Louis

      PIerre Louis Daux, doreur sur bois et marchand d'ornements religieux bordelais d'origine parisienne, né à Paris le 25 août 1800 et mort à Bordeaux après 1855 ; fils de Remy Daux, boucher à Paris, et de Victoire Séré. Il épousa à Bordeaux, le 14 février 1824, Jeanne Françoise, dite Fanny Doumeret (Bordeaux, 21 novembre 1806 - Bordeaux, 23 septembre 1844), fille de Jean Doumeret (Bordeaux, 12 janvier 1778 - après 1844), doreur sur bois, et de Marie Roché, dont il eut deux enfants : Jeanne Amélie Alexandrine (née à Bordeaux le 13 juin 1826), mariée à Bordeaux, le 24 novembre 1849, à Louis Treignac, chasublier et marchand d'ornements religieux (né à Périgueux le 16 octobre 1825), fils de Guillaume et de Jeanne Chambareau ; et Jean Alfred Daux (Bordeaux, 1828 - Dax, 1878). Parmi les témoins du mariage de Pierre Louis Daux et Françoise Doumeret figurèrent le doreur Charles Marie Laporte (1760-?) et les ébénistes Justin Léonard (1789-?) et Guillaume Ladrée (1801-?) ; les déclarants du décès de Françoise Doumeret furent le peintre André Mousselard (27, rue des Remparts) et le doreur sur bois François Toulouse (8, rue Berquin) - tous, peut-être, collaborateurs de Daux et Doumeret.

      Par ce mariage fut créée la maison Doumeret et Daux, chasublerie et dorure, puis fabrique de mobilier religieux à Bordeaux, spécialisée dans la production d'autels, active de la Restauration au Second Empire. L'atelier était situé au 58, cours de Tourny, le magasin au 2, rue de l'Archevêché, le domicile personnel de Pierre Louis Daux et de sa belle-famille au 14, cours de Tourny, puis 8, rue d'Albret. La fabrique produisit de nombreuses œuvres repérées en Gironde, en Charente-Maritime et dans les Landes. Ces dernières furent certainement fournies par la succursale de Dax (rue des Carmes), dirigée dans les années 1850 par "Daux fils" (Jean Alfred). En 1855, "M. Daux, fabricant d'autels à Bordeaux" (Pierre Louis), était membre, sous la direction de Léo Drouyn, de la section girondine de la Société française pour la conservation des Monuments historiques et participa au Congrès archéologique de France à Moulins en 1854, aux côtés de son gendre Louis Treignac, "chasublier et fabricant d'autels", de l’architecte Gustave Alaux et du marbrier-sculpteur bordelais Bernard Jabouin.

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      doreur, restaurateur attribution par source
    • Auteur :
      Filippy Paul Émile de , dit(e) Philippy
      Filippy Paul Émile de

      Paul Émile de Filippy, peintre, né à Porto Maurizio (Ligurie, royaume de Piémont-Sardaigne) le 2 février 1800, fils de Joseph Jérôme de Filippy, propriétaire à Toulouse (mort après 1845) et de Félicie Dominique Andrée Bianchi de Fieschi (morte avant 1845). Marié en premières noces à Marie-Josèphe Lauzereau (morte à Aire-sur-l'Adour le 8 avril 1841 à 43 ans), puis en secondes noces, à Bayonne le 18 septembre 1845, à Marie dite Marceline Lamarque (née à Dax le 25 août 1816), fille du plâtrier Mathieu Lamarque et de Catherine Hiriart (source : AD Pyrénées-Atlantiques, 5 MI 102/35). Il eut du premier lit un fils unique, Paul Marie Auguste Raphaël Filippy (acte de naissance) ou Philippy (acte de décès), né à Aire-sur-l'Adour le 7 juillet 1835 et mort matelot à bord du navire Général Frébault à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) le 18 décembre 1865 (AD Landes, 4 E 1/8).

      Au moment de la naissance de son fils en 1835 (il est qualifié de "professeur de dessin" dans l'acte), Émile de Filippy habitait à Aire-sur-l'Adour, de même qu'au moment de son second mariage en 1845 (sa femme résidait quant à elle au 35, rue des Faures à Dax). Son décès n’apparaît pas sur les registres d'état-civil d'Aire ni sur ceux de Dax et on ne sait où ni quand il a terminé sa vie. L'artiste a laissé des tableaux dans les églises landaises de Montaut (1833, signé "E.D. Philippy") et de Mugron (1843, signé "E. de Filippy"). Il est aussi l'auteur en 1841 d'un portrait en buste de l'évêque d'Aire Dominique-Marie Savy, "dédié à Mgr Lanneluc son successeur", lithographié par Mercadier Jeune (38 rue Filatière [des Filatiers] à Toulouse). Il ne fait sans doute qu'un avec le peintre "Filippy" qui expose à Bordeaux en 1828 ("Exposition publique des produits des arts et de l'industrie") un Portrait de dame et un Portrait de M. Pissarelle, artiste du Grand-Théâtre (réf. : Le kaléidoscope, journal de la littérature, des mœurs et des théâtres, volume 11, Bordeaux, H. Faye fils, 28 juin 1828).

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      peintre signature
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler

Documents d'archives

  • Procès verbal de visite de la chapelle du bourg de Montaut. Archiprêtré de Chalosse (par l'évêque François Sarret de Gaujac), 25 juin 1755. Copie au presbytère de Montaut.

  • Registre paroissial de Montaut, 1845-1951.

    Archives communales, Montaut
    année 1857
  • Région Aquitaine. Service du patrimoine et de l'Inventaire. Dossier de pré-inventaire de la commune de Montaut, 1969.

Bibliographie

  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 39-40

Annexes

  • Extrait du registre paroissial de Montaut concernant l'érection de la confrérie du Rosaire, 12 décembre 1834 (AC Montaut)
Date d'enquête 2017 ; Date(s) de rédaction 2017
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel