Dossier IM40008124 | Réalisé par
Ensemble de l'autel de la Vierge (autel, gradin, tabernacle, retable, statue), Église paroissiale Sainte-Madeleine
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Geaune
  • Commune Castelnau-Tursan
  • Emplacement dans l'édifice collatéral sud, à l'est (chapelle de la Vierge)
  • Dénominations
    autel, gradin d'autel, tabernacle, retable, statue
  • Titres
    • Vierge à l'Enfant

Cet ensemble homogène, mentionné sous le n° 65 dans l'inventaire de février 1906 ("Autel plâtre ou bois, blanc, statue de la Vierge, scellé au mur"), est très proche de plusieurs autels néo-XVIIIe acquis par des paroisses landaises sous le Second Empire auprès de la maison bordelaise Doumeret et Daux, plus particulièrement de l'autel de la Vierge à Carcarès-Sainte-Croix, acquis en 1860, qui présente une structure et un décor presque identiques. L'installation du meuble de Castelnau est donc certainement liée aux travaux réalisés en 1858 pour transformer la chapelle de la Vierge en collatéral.

Le modèle du tabernacle se retrouve, avec des variantes, à Orist (canton de Peyrehorade, réf. IM40000327), Castel-Sarrazin (réf. IM40001605), Donzacq (réf. IM40001642), Argelouse (réf. IM40001875), Betbezer-d'Armagnac (réf IM40003214), Villenave, ainsi que dans les églises de Mauries et de Payros-Cazautets, voisines de Castelnau-Tursan.

La statue plus récente qui occupe la fausse niche du retable porte la marque de la fabrique Peaucelle-Coquet, successeur de Pacheu-Lecaron et Peaucelle, eux-mêmes successeurs d'Ignaz Raffl à la tête de la fabrique "La Statue religieuse" (13, rue Pierre-Leroux à Paris). le modèle est celui de la "Vierge Mère" dite "Vierge d'Overbeck", en référence à une œuvre célèbre du peintre Friedrich Overbeck (1789-1869), diffusée en France à partir de 1853.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
    • Principale : limite 19e siècle 20e siècle
  • Lieu d'exécution
    Commune : Bordeaux
  • Lieu d'exécution
    Commune : Paris
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Doumeret Jean Joseph
      Doumeret Jean Joseph

      Jean Joseph Doumeret, doreur sur bois, baptisé à Sainte-Croix de Bordeaux le 12 janvier 1778 (filleul de Jean Joseph Lhospital et de Catherine Alberpy) et encore vivant en septembre 1844 ; fils de Jean Doumeret, tonnelier d'origine saintongeaise (de Sainte-Radegonde près Saintes), et de Françoise Allard (mariés à Bordeaux, paroisse Saint-Siméon, le 25 février 1772). Il épousa à Bordeaux, le 15 février 1803, Jeanne Alexandrine Marie Roché (née à Agen le 23 octobre 1784), fille de Robert Roché, sculpteur à Bordeaux (place Guillaume-Tell), et d'Elizabeth Destoux, dont il eut une fille unique : Jeanne Françoise dite Fanny Doumeret (Bordeaux, 21 novembre 1806 - Bordeaux, 23 septembre 1844), mariée à Bordeaux, le 14 février 1824, à PIerre Louis Daux (Paris, 25 août 1800 - Bordeaux, après 1855), doreur sur bois et marchand d'ornements religieux, fils de Remy Daux, boucher à Paris, et de Victoire Séré. Par ce mariage fut créée la maison Doumeret et Daux, chasublerie et dorure, puis fabrique de mobilier religieux à Bordeaux, spécialisée dans la production d'autels, active de la Restauration au Second Empire. L'atelier était situé au 58, cours de Tourny, le magasin au 2, rue de l'Archevêché, le domicile personnel de la famille Doumeret-Daux au 14, cours de Tourny, puis au 8, rue d'Albret. La fabrique produisit de nombreuses œuvres repérées en Gironde, en Charente-Maritime et dans les Landes. Ces dernières furent certainement fournies par la succursale de Dax (rue des Carmes), dirigée dans les années 1850 par Jean Alfred Daux ("Daux fils"), fils de Pierre Louis Daux et de Françoise Doumeret

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      fabricant de mobilier religieux (incertitude), attribution par analyse stylistique
    • Auteur :
      Daux Pierre Louis
      Daux Pierre Louis

      PIerre Louis Daux, doreur sur bois et marchand d'ornements religieux bordelais d'origine parisienne, né à Paris le 25 août 1800 et mort à Bordeaux après 1855 ; fils de Remy Daux, boucher à Paris, et de Victoire Séré. Il épousa à Bordeaux, le 14 février 1824, Jeanne Françoise, dite Fanny Doumeret (Bordeaux, 21 novembre 1806 - Bordeaux, 23 septembre 1844), fille de Jean Doumeret (Bordeaux, 12 janvier 1778 - après 1844), doreur sur bois, et de Marie Roché, dont il eut deux enfants : Jeanne Amélie Alexandrine (née à Bordeaux le 13 juin 1826), mariée à Bordeaux, le 24 novembre 1849, à Louis Treignac, chasublier et marchand d'ornements religieux (né à Périgueux le 16 octobre 1825), fils de Guillaume et de Jeanne Chambareau ; et Jean Alfred Daux (Bordeaux, 1828 - Dax, 1878). Parmi les témoins du mariage de Pierre Louis Daux et Françoise Doumeret figurèrent le doreur Charles Marie Laporte (1760-?) et les ébénistes Justin Léonard (1789-?) et Guillaume Ladrée (1801-?) ; les déclarants du décès de Françoise Doumeret furent le peintre André Mousselard (27, rue des Remparts) et le doreur sur bois François Toulouse (8, rue Berquin) - tous, peut-être, collaborateurs de Daux et Doumeret.

      Par ce mariage fut créée la maison Doumeret et Daux, chasublerie et dorure, puis fabrique de mobilier religieux à Bordeaux, spécialisée dans la production d'autels, active de la Restauration au Second Empire. L'atelier était situé au 58, cours de Tourny, le magasin au 2, rue de l'Archevêché, le domicile personnel de Pierre Louis Daux et de sa belle-famille au 14, cours de Tourny, puis 8, rue d'Albret. La fabrique produisit de nombreuses œuvres repérées en Gironde, en Charente-Maritime et dans les Landes. Ces dernières furent certainement fournies par la succursale de Dax (rue des Carmes), dirigée dans les années 1850 par "Daux fils" (Jean Alfred). En 1855, "M. Daux, fabricant d'autels à Bordeaux" (Pierre Louis), était membre, sous la direction de Léo Drouyn, de la section girondine de la Société française pour la conservation des Monuments historiques et participa au Congrès archéologique de France à Moulins en 1854, aux côtés de son gendre Louis Treignac, "chasublier et fabricant d'autels", de l’architecte Gustave Alaux et du marbrier-sculpteur bordelais Bernard Jabouin.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      fabricant de mobilier religieux (incertitude), attribution par analyse stylistique
    • Auteur :
      La Statue religieuse
      La Statue religieuse

      Fabrique de statuaire de série, créée par le sculpteur d'origine allemande Ignaz Raffl à Paris (64, rue Bonaparte), puis dirigée après sa mort par Pacheu, Lecaron et Peaucelle ; la raison sociale devint ensuite Peaucelle-Coquet.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      fabricant de statues signature
    • Auteur :
      Peaucelle-Coquet
      Peaucelle-Coquet

      Fabricant de statues religieuses, successeur de Pacheu-Lecaron et Peaucelle, eux-mêmes successeurs d'Ignaz Raffl à la tête de la fabrique "La Statue religieuse" (maison Raffl). Adresse : 13, rue Pierre-Leroux à Paris.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      fabricant de statues signature
    • Auteur de la source figurée :
      Overbeck Johann Friedrich
      Overbeck Johann Friedrich

      Peintre né à Lübeck le 3 juillet 1789, mort à Rome le 12 novembre 1869 ; fils de Christian Adolph Overbeck, sénateur-maire de Lübeck, et d'Eleonora Maria Jauch. Élève à partir de 1806 de Heinrich Friedrich Füger à l'Académie des beaux-arts de Vienne, il fonde en 1809, en réaction à l'académisme néoclassique régnant, la Confrérie de saint Luc avec quelques condisciples, s'installe à Rome en 1810 et y réside jusqu'à sa mort. Converti au catholicisme en 1813, il œuvre au renouveau de l'art religieux auprès d'autres artistes romains d'origine allemande, tels Peter von Cornelius, Friedrich Wilhelm von Schadow, Philipp Veit, Julius Schnorr von Carolsfeld ou Joseph von Führich au sein du mouvement dit des Nazaréens, dont il est l'un des membres les plus connus grâce, notamment, à la diffusion de son œuvre par la gravure.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      peintre

Ensemble de style classique, en bois de chêne (?) et bois blanc, entièrement peint en faux marbre blanc veiné de gris ; la porte du tabernacle, le cadre des panneaux du tombeau et du tabernacle et celui de la niche du retable, les chapiteaux des demi-colonnes du retable ainsi que toutes les moulures et tous les reliefs (entièrement rapportés par collage) sont dorés à la feuille (sans doute à la mixtion) sur assiette rouge. Autel-tombeau de plan rectangulaire et d'élévation galbée en doucine, avec table d'autel moulurée en doucine droite, posé sur un degré d'autel en résineux peint faux chêne (constitué de huit planches). Gradin droit et nu portant un tabernacle parallélépipédique à angles antérieurs coupés, porte en plein cintre et corniche échancrée à ressauts ; armoire eucharistique flanquée de deux ailes étroites à aileron en volute (décor d'apprêt gravé) et surmontée d'une exposition au profil en cavet renversé. Le tabernacle est encastré dans un retable prenant appui sur le gradin ; deux demi-colonnes ioniques portent un entablement droit à ressauts et encadrant une fausse niche en plein cintre, devant laquelle se détache une statue en plâtre polychrome posée sur l'exposition du tabernacle.

  • Catégories
    menuiserie, sculpture
  • Structures
    • plan, rectangulaire
    • élévation, galbé, droit
    • colonne, 2
  • Matériaux
    • bois feuillu, mouluré, décor en bas relief, décor rapporté, peint, faux marbre, doré à la feuille d'or à l'huile, sur apprêt, avec assiette, apprêt gravé
    • bois blanc, découpé, doré à la feuille d'or
    • plâtre, moulé, peint, polychrome
  • Mesures
    • h : 356 (hauteur totale)
    • la : 200 (largeur totale)
  • Précision dimensions

    Autel : h = 95 ; la = 200 ; pr = 100 ; gradin : h = 16 ; armoire eucharistique du tabernacle : h = 69 (avec l'exposition : h = 75) ; la = 52 ; pr = 33 ; ailes du tabernacle : la = 41 ; retable : h = 246 ; la = 200. Statue : h = 95.

  • Iconographies
    • MA, rameau d'olivier, Coeur Sacré de Marie, gloire
    • ornementation, cartouche rocaille, console, chute végétale, volute, ordre ionique
    • Vierge à l'Enfant, serpent
  • Précision représentations

    Monogramme MA entre deux rameaux d'olivier noués en sautoir sur la face du tombeau d'autel. Frise végétale avec épis de blé sur le gradin. Cœur sacré de Marie (entouré d'une couronne de roses) dans une gloire sur la porte du tabernacle ; cartouche rocaille ovale retenant des chutes de lys au-dessus de la porte ; consoles en volute à cannelures et feuilles grasses sur les angles antérieurs coupés du tabernacle ; tables rectangulaires verticales nues sur les ailes ; ailerons à volute ornés de feuilles gravées en reparure aux extrémités des ailes. Demi-colonnes avec chapiteaux ioniques à festons de part et d'autre du retable, frise de denticules à l'entablement.

    Statue de la Vierge à l'Enfant, dite "Vierge Mère" ou "Vierge d'Overbeck" : l'Enfant, les bras écartés en un geste d'accueil, porté par sa Mère qui écrase le serpent de la Faute. Couronne en laiton doré et verroterie (d'autre provenance) sur la tête de la Vierge.

  • Inscriptions & marques
    • marque d'auteur, peint
  • Précision inscriptions

    Marque de fabricant (peinte sur le côté droit du socle de la statue) : PEAUCELLE-COQUET / 13. R. PIERRE-LEROUX - PARIS.

  • État de conservation
    • bon état
  • Précision état de conservation

    Les ailerons du tabernacle ont été légèrement retaillés à leur extrémité externe.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler

Documents d'archives

  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique de Castelnau-Tursan, 12 février 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 87/8
    N° 65.
Date d'enquête 2020 ; Dernière mise à jour en 2020
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Édifice
Église paroissiale Sainte-Madeleine

Église paroissiale Sainte-Madeleine

Commune : Castelnau-Tursan
Adresse : place de l', Église, route de l' Escoulis