Dossier IM40006690 | Réalisé par
Ensemble de l'autel de la Vierge (autel, gradin, tabernacle, retable, statue de Notre-Dame de Lourdes, Église paroissiale Saint-Barthélemy
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Sever
  • Commune Cauna
  • Emplacement dans l'édifice collatéral droit
  • Dénominations
    autel, gradin d'autel, tabernacle, retable, statue
  • Titres
    • Notre-Dame de Lourdes
  • Appellations
    de la Vierge

Comme le signale le curé Gaulin dans sa monographie de la paroisse, le "petit autel de marbre de la chapelle de la Ste Vierge" fut offert en 1854 par un donateur anonyme, quelques années après le maître-autel et l'autel de saint Joseph. Comme ces meubles, il pourrait revenir à l'atelier des Spazzi, marbriers d'origine italienne installés à Saint-Sever.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1854, daté par source
  • Lieu d'exécution
    Commune : Saint-Sever
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Spazzi Alexandre
      Spazzi Alexandre

      Stucateur et marbrier d'origine italienne, né (Alessandro Spazzi) à San Giorgio, Pellio Superiore (province de Côme), le 3 août 1803, de Domenico (ou Carlo) Spazzi et de Maddalena Peduzzi. Installé à Saint-Sever (Landes) en 1827, épouse à Mont-de-Marsan, le 4 janvier 1835, Anne Saint-Grière (Mont-de-Marsan, 9 août 1812 - Hagetmau, 24 novembre 1880), fille du boulanger François Saint-Grière et d'Anne Cazaubon ; dont cinq enfants, parmi lesquels Charles Spazzi (1839-1917), à son tour marbrier et stucateur. Alexandre, mort à Saint-Sever le 22 juillet 1859, fut associé à son frère cadet Louis Spazzi (1809-1881) apparemment de 1835 à 1852, date à laquelle le cadet a déjà fondé son propre atelier. Sources : AC Saint-Sever (recherches et communication par l'abbé Dominique Bop).

      Un encart publicitaire paru dans le journal local en 1856, orné d'une gravure de cippe funéraire, porte le texte suivant : "Avis au public. Le sieur ALEXANDRE SPAZZI aîné, sculpteur et décorateur d'églises, a l'honneur de faire savoir au public qu'il se charge de tout ce qui a rapport à sa profession, à des prix extrêmement modérés, et bien au-dessus (sic !) de ceux payés jusqu'à présent. / Il se charge de fournir des pierres tumulaires ou tombes, soit en belle pierre du Gave ou en marbre, et d'y faire graver les inscriptions à 12 centimes 1/2 la lettre en noir, ou 15 centimes la lettre dorée. / Ses rapports journaliers et continuels avec les principaux marbriers connus, le mettent à même d'offrir tout ce qui concerne cette partie, comme tables rondes, chambranles de cheminées, consoles, dessus de commodes, etc. à des prix très-modiques. / Le sieur ALEXANDRE SPAZZI est le premier introducteur de l'art qu'il professe dans le département des Landes et les départements Pyrénéens ; il est le fondateur des premiers monuments funéraires qui ont été élevés au cimetière, et à ce titre il espère que la confiance qu'on lui a toujours accordée lui sera maintenue. / Il se charge encore de construire des voûtes en briques de champ, dans les formes et styles qu'on le désirera, et offrant toutes les garanties de la plus grande solidité. / Le sieur SPAZZI fait et reproduit en plâtre les traits des personnes décédées. Si on lui demande une tombe, la figure du défunt sera donnée gratis. / Il sculpte aussi, sur place, des statues de toute forme et de toute grandeur. / Il demeure rue du Belloc, à St-Sever (Landes)."

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      marbrier (incertitude), attribution par analyse stylistique
    • Auteur :
      Spazzi Louis , dit(e) Spazzi cadet
      Spazzi Louis

      Stucateur et marbrier d'origine italienne, né (sous le nom de Luigi Mansueto Spazzi) à San Giorgio, Pellio Superiore (province de Côme), le 18 février 1809, de Domenico (ou Carlo) Spazzi et de Maddalena Peduzzi. Installé à Saint-Sever (Landes) en 1835, quelques années après son frère aîné Alexandre, auquel il est associé de 1835 à 1852 environ, avant de s'installer à son compte avec son compatriote Jacques Galimberti. Marié à Saint-Sever, le 10 décembre 1850, avec Marguerite Barrère (Saint-Sever 9.12.1819 - ?), fille de Jean Barrère et de Jeanne Daugreilh ; dont une fille unique, Jeanne Marie Madeleine (Saint-Sever 11 septembre 1851, mariée à Saint-Sever en 1876 avec le serrurier Henry Paul Renard). Louis Spazzi meurt à Saint-Sever, rue du Belloc, le 23 mars 1881. Sources : AC Saint-Sever (recherches et communication par l'abbé Dominique Bop).

      Un encart publicitaire paru dans le journal local en 1866, orné d'une gravure de monument funéraire, porte le texte suivant : "Marbrerie de Louis SPAZZI, 2e-né, à Saint-Sever (Landes). Le sieur Louis SPAZZI offre ses services de marbrier, stucateur et décorateur d'églises et autres monuments publics ou particuliers. / En outre, il vient de rejoindre à lui le sieur GALIMBERTI, marbrier-sculpteur très-intelligent venant de la belle Italie et qui s'occupe aujourd'hui à faire des autels gothiques, style du XIVe siècle, et des monumen[t]s funèbres soit en pierre ou en marbre. / Il sculpte également des armoiries, des écussons, des attributs industriels ou commerciaux, et grave des lettres gothiques, ossuaires, romaines, égyptiennes, italiennes, etc. / Ses prix sont toujours très-modérés, quel que soit le perfectionnement du travail."

      Un autre encart porte : "Avis aux amateurs des arts. Le sieur LOUIS SPAZZI cadet, marbrier à St-Sever (Landes), tient un grand assortiment de statues religieuses, soit en plâtre doré, en carton-pierre, en terre cuite, en ciment romain, en bois doré et en marbre, à des prix très-modérés. / Il tient aussi un grand assortiment de Marbre de toute qualité. / Nota. On est prié d'adresser les lettres à M. Louis SPAZZI cadet, marbrier à St-Sever (Landes).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      marbrier (incertitude), attribution par analyse stylistique

Ensemble de style néoclassique. L'autel, en marbre polychrome (Carrare blanc pour le tabernacle, gris veiné des Pyrénées en diverses nuances pour le tombeau et la massif-gradin, Sarrancolin rosé pour le panneau central du gradin) sur âme en maçonnerie, avec table en chêne, est porté par un degré moderne carrelé. Le tombeau rectangulaire, à piédroits lisses, est adossé à un massif postérieur rectangulaire, débordant, formant gradin et portant le tabernacle, simple armoire parallélépipédique à porte en plein cintre flanquée de colonnettes au fût lisse. Le décor de la porte est en relief dans la masse et doré à la bronzine.

Le retable, en fait un simple décor plaqué sur le mur de la chapelle, consiste en deux pilastres de stuc peint en blanc et doré à la bronzine (chapiteaux) portant un entablement droit du même matériau. Une statue en plâtre blanc à rehauts bleus, posée sur l'exposition de l'autel, se détache devant la contretable.

  • Catégories
    marbrerie, gypserie, sculpture, menuiserie
  • Structures
    • plan, rectangulaire
    • élévation, droit
    • pilastre, 2
    • colonne, 2
  • Matériaux
    • marbre veiné, gris placage
    • marbre uni, blanc mouluré, décor en bas relief, décor dans la masse
    • stuc, moulé, décor en relief, décor rapporté, peint, peint faux or
    • plâtre, blanc moulé, peint, monochrome
    • chêne
  • Mesures
    • h : 371 (hauteur totale)
    • la : 274 (largeur totale)
  • Précision dimensions

    Autel : h = 93 ; la = 200 ; pr = 61. Massif postérieur-gradin : h = 131 ; la = 274 ; pr = 34,5. Tabernacle : h = 56 ; la = 45 ; pr = 34,5. Retable : h = 240 ; la = 215. Statue : h = 100 environ.

  • Iconographies
    • MA, Coeur Sacré de Marie
    • ornementation, colonnette, pilastre
    • Immaculée Conception
  • Précision représentations

    Monogramme MA rapporté sur la face du tombeau d'autel (disparu) ; cœur sacré de Marie dans des nuées (relief dans la masse) sur la porte du tabernacle.

    Statue de Notre-Dame de Lourdes posée sur l'exposition du tabernacle.

    De part et d'autre du retable, pilastres en stuc, à chapiteau pseudo-corinthien et fût orné d'une lancette gothique en creux.

  • État de conservation
    • manque
    • repeint
  • Précision état de conservation

    Il manque le monogramme MA rapporté sur le panneau frontal du tombeau (trace visible).

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • Registre paroissial de Cauna et de son annexe Lagastet (1882-1991), monographie paroissiale de l'abbé Gaulin.

    Archives diocésaines, Dax
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (12 février 1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 91/7

Annexes

  • Extrait du registre de la paroisse de Cauna (avec "Notice historique sur la paroisse de Cauna-Lagastet" par le curé Jean François Régis Gaulin), Archives diocésaines de Dax (communiqué par Michèle Tastet-Brethes)
Date d'enquête 2017 ; Dernière mise à jour en 2017
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Édifice