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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Tartas ouest
  • Commune Rion-des-Landes
  • Adresse place des Droits-de-l'Homme
  • Emplacement dans l'édifice clocher

Comme l'indique l'abbé Daugé dans sa monographie (1912), ces cloches furent fondues le 11 novembre 1847, au pied même de l'église, par "le sieur Martin", sans plus de précision. Toutes deux portent la marque "Auguste Martin" qui, à cette date, ne semble pas pouvoir désigner le saintier lorrain Augustin, dit Auguste Martin (Breuvannes 1797-1865), retiré deux ans auparavant, mais plutôt son deuxième fils, Joseph-Augustin, également surnommé Auguste (Breuvannes 1815-1875). Ce dernier avait été associé à son père et à ses frères Édouard (1813-1881) et Alphonse (1821-1893) de 1833 à 1845 sous la raison sociale "Martin père et fils". Il travailla ensuite en société avec Paul Gouyot et Émile Mutel, avec qui il mena une carrière itinérante en France (principalement dans les Landes), avant de se retirer lui-même en 1865 dans son Bassigny natal pour s'y marier. Certaines obscurités qui entourent encore la carrière et les associations successives des différents membres de la famille Martin empêchent toutefois d'écarter absolument l'attribution des deux cloches de Rion à Auguste Martin père.

Les nouvelles cloches remplaçaient dans l'ancien clocher de Rion (rebâti en 1868) un instrument de 1720 "entièrement hors de service", qui avait échappé aux réquisitions révolutionnaires de la fin 1793. Les souscripteurs les plus généreux, Jacques Maque, ancien maire de la commune (de 1833 à 1838), Jeanne Lasserre, veuve Callede, Jean Boré, propriétaire à Pinache, et la belle-mère de ce dernier, Marguerite Bonnan, furent choisis pour parrainer les deux cloches. Les moutons, cordes et autres accessoires furent acquis en mai 1849 avec un supplément de dépense de 217 francs (Daugé, p. 311).

Les cloches furent inventoriées en février 1906 sous les numéros 83 et 84. A cette occasion, la fille naturelle de Jacques Maque, Madeleine Dufourcq-Poisson (1836-1910), elle-même mère d'Albert Poisson (1855-1931), maire de Rion de 1887 à 1925, revendiqua la seconde cloche.

Les deux cloches sont équipées depuis leur électrification de moteurs de tintement de la maison Bach.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1847, porte la date
  • Lieu d'exécution
    Commune : Rion-des-Landes
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Martin Joseph-Augustin , dit(e) Auguste
      Martin Joseph-Augustin

      Prénom usuel : Auguste. Membre d'une dynastie de fondeurs de cloches lorrains, né à Breuvannes (Haute-Marne) le 1er juin 1815, mort dans la même ville le 10 avril 1875 ; deuxième fils aîné du fondeur Auguste Martin (1787-1865) et de Marie-Catherine Causard ; frère des fondeurs Bernard Édouard (1813-1881) et Alphonse (1821-1893) Martin. Associé à son père et à ses frères à partir de 1833 ("Martin père et fils"), puis en société avec Paul Gouyot et Émile Mutel, avec qui il mena une carrière itinérante en France (principalement dans les Landes), avant de se retirer en 1865. Il épousa à Breuvannes, le 26 septembre 1866, Marguerite Aubry.

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      fondeur de cloches (incertitude), signature
    • Auteur :
      Martin Augustin , dit(e) Auguste
      Martin Augustin

      Membre d'une dynastie de fondeurs de cloches lorrains, né à Breuvannes (Haute-Marne) le 27 août 1787, mort dans la même ville le 20 avril 1865 ; fils du fondeur Jean-Baptiste Martin (1745-1822) et de Marie-Anne Mouchotte, et neveu des fondeurs Jacques, Jean et Nicolas Martin et Jean-Baptiste Mouchotte ; frère des fondeurs Jacques II, Bernard, François, Alexis, Louis et Nicolas II Martin. Épouse à Breuvannes, le 7 janvier 1812, Marie-Catherine Causard (sœur du fondeur Jean-Baptiste Causard et belle-sœur du fondeur Jean-Baptiste Malnuit), dont il eut trois fils : Bernard-Édouard (1813-1881), Joseph-Augustin dit Auguste (1815-1875) et Alexis-Alphonse (1821-1893). D'abord associé à ses frères Bernard et François, il le fut ensuite avec ses trois fils de 1833 à 1845, date à laquelle il se retira.

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      fondeur de cloches (incertitude), signature

Cloches suspendues de volée ; tintement par actionnement électrique ; couronnes d'anses usuelles ; moutons en orme (en deux éléments), à deux brides rondes et deux plates (cloche 1) ou à quatre brides plates (cloche 2) ; battants en fer forgé à extrémité percée. Inscription : un dossier par lettre.

  • Catégories
    fonderie de cloches
  • Structures
    • suspendu
  • Matériaux
    • bronze, fondu à la cire perdue, décor en relief
    • orme
    • fer, forgé
  • Mesures
    • h : 74 (hauteur de la cloche 1 sans la couronne d'anses, à la tangente)
    • h : 91 (hauteur de la cloche 1 avec la couronne d'anses, à la tangente)
    • d : 91 (diamètre de la cloche 1)
    • h : 67 (hauteur de la cloche 2 sans la couronne d'anses, à la tangente)
    • h : 83 (hauteur de la cloche 2 avec la couronne d'anses, à la tangente)
    • d : 82,5 (diamètre de la cloche 2)
  • Iconographies
    • Christ en croix, sainte Madeleine, Vierge à l'Enfant, filet
    • Christ en croix, sainte Madeleine, Vierge à l'Enfant, filet
  • Précision représentations

    Les deux cloches portent le même décor : Christ en croix avec sainte Madeleine (croix sur socle orné de palmettes et d'enroulements d'acanthe) ; Vierge à l'Enfant ; filets sur le vase supérieur (2, 2 et 4), à la faussure (5) et à la pince (3).

  • Inscriptions & marques
    • dédicace, fondu
    • signature, fondu
    • date, fondu
  • Précision inscriptions

    Cloche 1. Dédicace et date (en deux lignes sur le vase supérieur, chacune introduite par une main indicatrice, les différentes sections séparées par des fleurons [*]) : [main] SANCTUS BARTHOLOMŒUS * MR LESTAGE DOMINIQUE CURE * MR TARTAS GUILLAUME MAIRE 1847 / [main] PARRAIN MR MAQUE JACQUES MARRAINE MME LASSERRE JEANNE A CHAMBRET. Signature (sous le Christ en croix, à la faussure, entre deux filets) : AUGUSTE MARTIN FONDEUR.

    Cloche 2. Dédicace et date (en deux lignes sur le vase supérieur, chacune introduite par une main indicatrice, les différentes sections séparées par des fleurons [*]) : [main] SANCTA MARIA * MR LESTAGE DOMINIQUE CURE * MR TARTAS GUILLAUME MAIRE 1847 / [main] PARRAIN MR BORE JEAN A CHAMBRET MARRAINE MME BONNAN MARGUERITE A PINACHE. Signature (sous le Christ en croix, à la faussure, entre deux filets) : AUGUSTE MARTIN FONDEUR.

  • État de conservation
    • bon état
  • Précision état de conservation

    Les deux cloches ont conservé leurs moutons et battants d'origine.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 22 février 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 286/7
    n° 83 et 84

Bibliographie

  • DAUGÉ Césaire. Rion-des-Landes : son histoire. Bergerac : Imprimerie générale du Sud-Ouest, 1912.

    p. 283-284, 311
  • FAIVRE Jean-Bernard, MATÉOS Vincent. Cloches, sonnailles, carillons en pays landais. Bordeaux : Le Festin, 2011.

    p. 16, 19

Annexes

  • Extrait de : Césaire Daugé, "Rion-des-Landes, son histoire", troisième partie, chapitre I ("Rion paroissial de 1803 à 1863"), p. 283-284
Date d'enquête 2018 ; Dernière mise à jour en 2018
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Édifice
Église paroissiale Saint-Barthélemy

Église paroissiale Saint-Barthélemy

Commune : Rion-des-Landes
Adresse : place des Droits-de-l'Homme