Éléments de fortification du Mur de l'Atlantique
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
  • Commune Le Verdon-sur-Mer
  • Lieu-dit les Arros, les Cantines, Pointe de Grave, la Chambrette
  • Dénominations
    ensemble fortifié
  • Appellations
    Mur de l'Atlantique

En juin 1940, les troupes allemandes envahissent la France : le 14 juin, Paris est occupé. Le littoral atlantique, ports et trafic maritime, sont également rapidement contrôlés. Le 26 juin 1940, le bac Cordouan en provenance de Royan fait débarquer les Allemands au Verdon. Ils réquisitionnent de nombreuses résidences secondaires et s’installent dans l’ancien fort français des Arros abandonné par l’armée française. Le site du Verdon est un site stratégique afin de contrôler l’entrée de l’estuaire : des mines flottantes sont installées et des travaux de fortification engagés.

Ces travaux s’intègrent dans un chantier beaucoup plus vaste, le Mur de l’Atlantique, long de 4500 km, reliant la Norvège à la côte basque : 15 000 bunkers vont ainsi être construits de 1942 à 1943 selon les plans de l’architecte Albert Speer et de l’ingénieur Fritz Todt. Le 10 février 1944, le maréchal Erwin Rommel inspecte les ouvrages et décrète que les batteries de côte sont opérationnelles.

Si Bordeaux est libéré le 28 août 1944, les Allemands résistent dans la Poche du Médoc. Le 19 avril 1945, Royan et la Pointe de Grave sont attaquées par la brigade Carnot qui obtient le 20 avril la capitulation des Allemands.

Le territoire reste marqué par ces affrontements et les constructions en béton armé allemandes, encore très nombreuses au Verdon, témoignent de cette époque.

La forteresse du Nord Médoc s'étend sur les côtes océaniennes et estuariennes de Soulac au Verdon et comprend 37 positions plus ou moins importantes comptant environ 350 bunkers (abris en béton) de formes et tailles variables selon leur fonction (poste de commandement, abri, casemate, soute à munition, à vivre, radar, etc.). Elle est limitée au sud de Soulac par un fossé anti-chars (de la Gironde à l’océan), mais se prolonge par un terrain de combat avancé jusqu’à Montalivet, comprenant 37 positions dont 29 positions légères, blockhaus (abris en bois).

Le site des Arros est certainement le mieux conservé et permet d’appréhender la typologie de constructions de ce système défensif : casemates, abris, soutes à munitions, poste de direction de tir, réserve d’eau, infirmerie... D’autres bunkers ont été repérés à la Pointe de Grave, à proximité de Port-Médoc, le long de l’avenue de la Chambrette ainsi que sur la zone du Port Autonome.

Ces constructions en béton armé présentent souvent des traces de coffrage qui témoignent de leur mise en œuvre. Certains dispositifs intérieurs ont été conservés (système d'aération, câblage...). Elles étaient à l'origine camouflées, par de la peinture ou des filets tendus autour.

Souvent ensablés, squattés, d’autres ont servi de fondations pour la construction de maisons dans la 2e moitié du 20e siècle : c’est le cas notamment pour les maisons construites sur la dune de la Chambrette.

  • Murs
    • béton béton armé
  • Statut de la propriété
    propriété publique

Bibliographie

  • LESCORCE Jean-Paul. 1939-1945 : guide de la forteresse des Arros, Stp 307 "Reichenberg". LBP Éditions, juin 2011.

Périodiques

  • Mémoire de Verdonnais : Les années 1939-1945, bulletin de l'Association "Histoire et Traditions", Foyer communal Verdonnais.

  • Mémoire de Verdonnais : Les années 1975-1990 (1ère partie), bulletin de l'Association "Histoire et Traditions", Foyer communal Verdonnais.

Annexes

  • Extraits de Mémoire de Verdonnais
Date d'enquête 2012 ; Dernière mise à jour en 2013
(c) Conseil départemental de la Gironde
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