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Église

Dossier IA17012222 réalisé en 2005

Fiche

VocablesSaint-Cybard
Dénominationséglise
Aire d'étude et cantonCommunauté d'Agglomération de La Rochelle
AdresseCommune : Périgny
Lieu-dit : Périgny
Adresse : allée du
Cimetière
Cadastre : 2003 AN 92

Le souci de produire une chronologie exacte de l´histoire de l´église Saint-Cybard se heurte à la grande complexité de son histoire du fait de ses agrandissements successifs, mais également dans la mesure où il s´agit d´un édifice qui a largement souffert des guerres de Religion et des intempéries.Au Moyen Age l´église est un prieuré-cure augustinien dépendant de l´abbaye de Nieul-sur-l´Autize. Cet édifice primitif n´est pas épargné par les huguenots lors des guerres de Religion. L´église demeure très longtemps en ruine. Au XIXème siècle, il est même question de la raser pour construire une nouvelle église plus proche du bourg.Au milieu du XIXème siècle, l´édifice est finalement restauré par l´architecte Massiou qui commence les travaux en 1854. En 1858, une sacristie neuve est construite au Sud du clocher. Toute la partie supérieure de la façade est également reconstruite.En 1879 et 1935, le clocher arcade tombe lors de tempêtes. Il sera remplacé par un double campanile. De 1984 à 1988 l´église a fait l´objet d´une campagne de quatre années de restauration et de mise en valeur architecturale. Ces travaux ont été réalisés par la Commune de Périgny et sous la conduite des Bâtiments de France.

Période(s)Principale : 13e siècle
Principale : 14e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 19e siècle
Dates1854, daté par source
1858, daté par source

Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

De l´époque médiévale (XIIIème-XIVème siècles), seuls subsistent les murs et les piliers du transept ainsi que le portail occidental de la nef.On peut souligner que cette église implantée en terre romane offre une façade empreinte de vocabulaire gothique : porte en accolade, pinacles, réseaux flamboyants.

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1925/02/27

Annexes

  • Eglise de Périgny

    Allée du cimetière

    Texte extrait de Blomme Yves ; Les églises d'Aunis ; ed. Bordessoules ; 1998 ; pp. 106-108.

    " L'église Saint-Cybard de Périgny, prieuré-cure augustinien dépendant de l'abbaye de Nieul-sur-l'Autize, se présente comme un édifice attachant et d'apparence ancienne. Son état actuel ne doit cependant pas faire illusion : située dans la proche banlieue de La Rochelle, l'église médiévale eut a souffrir affreusement des guerres de Religion.

    Au lendemain du Grand Siège, nous la savons "toute découverte" à l'exception d'une petite partie où se fait le service. Le grand autel, comme le baptistère, est "tout rompu". Une grande partie, que nous identifions avec le collatéral sud, restera longtemps en ruine : en 1699 elle sert à un usage profane". L'évêque ordonne "qu'on en prendra 18 pieds en oeuvre qui seront séparés du reste de ladite aisle par un petit mur de clôture pour en faire une sacristie". C'est sans doute encore dans les restes de cette aile sud, imbriqués dans l'ancienne cure, que le prieur a établi son cellier . Il y "fait entrer son vin en passant par l'église", ce que l'évêque réprouve en 1732.

    Sur le plan cadastral de 1838, l'aile nord est qualifiée de "vieille église servant de magasin au jardinier". En 1851, l'église est dite " dans un état de délabrement complet" et un éboulement vient de se produire. On songe à raser l'édifice pour reconstruire une nouvelle église au centre du bourg. On restaurera finalement l'ancienne. A partir de 1854, Massiou dirige la restauration du croisillon nord et la construction de la chapelle qui le prolonge, à gauche du choeur. Quatre années plus tard, il s'apprête à débarrassser le collatéral nord des murs qui l'isolaient et le transformaient en sacristie. Une sacristie neuve est construite au sud du choeur. Les travées occidentales des deux nefs reçoivent des croisées d'ogives en briques. Toute la partie supérieure de la façade est aussi reconstruite. Les travaux ne seront bénis qu'en 1869, non sans qu'auparavant deux grands retables en bois aient été déposés et dispersés. Le clocher-arcade devra encore être rétabli à la suite des ouragans de 1879 et 1935.

    De l'édifice d'origine, il reste essentiellement le transept, du moins pour ce qui est des murs et piliers, les voûtes ayant été toutes reconstruites du XVIIè au XIXè siècle. On remarque, aux extrémités des liernes, de minuscules masques dans la tradition du gothique de l'ouest. La nef paraît un peu plus tardive, du moins par l'unique élément ancien que nous pouvons en apprécier : son portail occidental. L'édifice primitif aura été éventré sous toutes ses faces pour permettre des agrandissements : vers l'est, au XVIè siècle, par le choeur et sa chapelle sud - son pendant au nord ne remontant qu'au siècle dernier. Les nervures prismatiques retombent en pénétration dans les piles cylindriques. Des baies à trois ou quatre forment éclairent cette partie ; leurs remplages ne sauraient être considérés comme anciens. Le mur extérieur porte l'inscription du prieur Tallevard, de 1632 à 1637. Agrandissement vers le nord, ensuite, par un collatéral qui a gardé une belle porte flamboyante dont le tympan en accolade abritait des armoiries. Deux dragons fort expressifs s'accrochent aux pinacles d'angles.

    On compta sur cette paroisse de nombreux établissements anciens, notamment : le prieuré Saint-Georges, dépendant de l'abbaye de Brantôme, et celui de Sainte-Catherine de la Vaurie, dépendant de l'abbaye de Nieul, tout comme une chapelle Saint-Louis. Il n'en reste aucun vestige apparent".

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel ; (c) Communauté d'Agglomération de La Rochelle (c) Communauté d'Agglomération de La Rochelle - Cussey Yann