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Église Saint-Révérend de La Croix-Comtesse, dite "Église rôtie"

Dossier IA17002796 réalisé en 1998

Fiche

Précision dénominationéglise paroissiale
VocablesSaint-Révérend
AppellationsEglise rôtie
Parties constituantes non étudiéessacristie
Dénominationséglise
Aire d'étude et cantonVals de Saintonge Communauté - Saint-Jean-d'Angély
AdresseCommune : La Croix-Comtesse
Adresse : rue des
Chaumes
Cadastre : 2016 B 389 ; 1839 B2 35 Archives Départementales de la Charente-Maritime, 3 P 5131/04, plan cadastral napoléonien de 1839, la Croix Comtesse, section B2 dite du Bourg.

L’église de La Croix-Comtesse a été fondée au 12e siècle sur la partie haute du bourg. Elle est dédiée à saint Révérend, prêtre évangélisateur du 4e siècle qui combattait l’hérésie en prêchant sur le mystère de la Sainte Trinité. Saint Révérend était également considéré comme le second patron de Saint-Jean-d’Angély.

C'est au début du 13e siècle, au cours de la période 1216-1220, qu'on retrouve la première trace écrite de la paroisse de la Croix dans la liste des paroisses de la baillie de Chizé. Le prieuré de Croix Comtesse, sous le vocable de Saint-Révérend, dépendait de l'office de Chambarier de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély.

Comme beaucoup d’édifices religieux, l'église a été endommagée à plusieurs reprises, tout particulièrement pendant les guerres de Religion. Elle porte les stigmates des incendies dont elle fut victime aux 13e et 16e siècles. La nef a été réédifiée au 15e siècle mais la partie la plus ancienne témoigne des violences passées et conserve des pierres éclatées, rougies par le feu, qui lui ont donné le surnom "d'église rôtie". La charpente de la nef a été remaniée au cours du 17e siècle.

La restauration des maçonneries extérieures du choeur (1987-1994) a permis de préserver l'édifice. En 1986, d’autres travaux ont été entrepris avec la réfection des voûtes et du pavement intérieur, la restauration des contreforts et la consolidation des murs. Pour que cette restauration soit mise en valeur, le conseil municipal de l’époque a décidé de faire poser des vitraux, provenant du maître verrier, Jean Moreau.

La première cloche de l’église, qui s’appelait à l’origine Saint-Révérend, avait été fondue en 1759. Après deux siècles, suite à des problèmes de solidité, elle a été remise à la fonderie d’Annecy qui a donné vie à une nouvelle cloche en 1957.

Cette cloche portait l’inscription : « J’ai été fondue par les soins de monsieur Charles François Desmier, curé de cette paroisse. j’ai eu pour parrain messire Jean de La Laurencie, écuyer chevalier seigneur de Blanzay et de l’Effort et pour marraine dame Marie Anne de La Laurencie épouse de messire Charles Henry de La Laurencie chevalier seigneur de ce lieu. Bâtiste Rigueur ma fait ».

La deuxième cloche porte plusieurs inscriptions. En plus des parrains et marraines (des jeunes gens de la commune), elle est gravée des effigies du Christ en croix, de Marie-Madeleine, de la Vierge et de sainte Jeanne d’Arc.

Période(s)Principale : 12e siècle, 15e siècle, 17e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle

L’église, dédiée à Saint-Révérend, dispose d’une façade occidentale très sobre, percée d’un portail gothique en arc brisé et encadré de moulures reposant sur des bases prismatiques. Au-dessus se situe un arc en accolade et encore au-dessus une fenêtre romane en plein cintre.

La nef, ruinée pendant les conflits, a été remplacé au 15e ou 16e siècle, par une construction sans style. Elle est séparée du choeur par un haut mur surmonté d’un pignon percé de trois baies en plein cintre, dont une accueille la cloche. Derrière ce mur se situent les vestiges de l’ancien clocher, pourvu de gros contreforts d’angles.

Le choeur, vestige de l’église romane, est flanqué de contreforts plats. Il est percé de fenêtres à une voussure supportée par des colonnettes aux chapiteaux très mutilés et surmontée d’une archivolte en pointes de diamants. Le haut est paré d’une corniche soutenue par des modillons taillés en bec de flûte.

Le chevet plat est encadré par deux contreforts plats et il est percé par une baie romane en plein cintre, dont l’archivolte se prolonge sur le nu du mur.

À l’intérieur, la nef est dépourvue d’ornement, elle est seulement agrémentée par un bénitier de l’époque Renaissance. La travée sous clocher communique avec la nef par des arcades à deux rouleaux retombant sur une partie des colonnes engagées qui composent les piliers.

Le choeur se compose de deux travées, délimitée par des colonnes simples. Il est éclairé par des fenêtres ébrasées, la partie inférieure de l’ébrasement forme des petites marches permettant de se tenir débout.

Les chapiteaux du carré sous clocher sont sculptés de divers éléments. Quelques-uns présentent des feuilles stylisées et d’autres sont ornés de boules symbolisant l’unité de l’Église. Les autres sont plus complexes.

La travée suivante est limitée par deux grosses colonnes dont le chapiteau de gauche est sculpté de feuillages à crochets et celui de droite, à chaque angle, d’une tête humaine représentant Jean qui rit et Jean qui pleure.

Murscalcaire moellon
pierre de taille
Toittuile creuse
Plansplan rectangulaire régulier
Étages1 vaisseau
Couvrementscharpente en bois apparente
voûte en berceau brisé
Couverturestoit à longs pans
État de conservationbon état, restauré
Techniquessculpture
Représentationsornement architectural, colonne ornement figuré, tête humaine ornement géométrique, entrelac, pointe de diamant ornement animal, animal
Précision représentations

Chapiteau sculpté à deux têtes humaines représentant Jean qui rit et Jean qui pleure. Chapiteaux sculptés mutilés qui gardent des traces d'animaux et d'entrelacs. Archivoltes des travées du choeur avec traces d'un décor à pointe de diamant.

Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Bibliographie
  • Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime. Paris : Flohic éditions. 2002. p. 342, 343.

    p. 342.
  • Texier, Jean. Inventaire archéologique de l'arrondissement de Saint-Jean d'Angély. Canton de Loulay. Sixième fascicule. Saint-Jean d'angély : Imprimerie Brisson. 1972. p. 12, 13.

    p. 12, 13.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Vals de Saintonge Communauté (c) Vals de Saintonge Communauté - Rahmoun Amar - Lhuissier Nathalie
Lhuissier Nathalie

Chargée de mission entre 2004 et 2018.


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