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Église Saint-Martin

Dossier IA86007634 réalisé en 2010

Fiche

Vocablessaint Martin
Dénominationséglise
Aire d'étude et cantonPays Civraisien - Civray
AdresseCommune : Champniers
Cadastre : 1830 B1 38 ; 1970 B 17 ; 2010 B 17

Les parties romanes de l´édifice sont limitées à l´abside et à la travée droite du chœur, ainsi qu´à une partie du mur nord de la nef. Elles pourraient dater du 12e siècle.

Placée sous le vocable de Saint-Martin, il est possible que l´église ait auparavant été placée sous le vocable de Saint-Pierre. Le taux du décime de 1383 mentionne CAPELLANUS DE CAMPO NIGRO, sans vocable, et le Grand Gauthier (folio 205 verso), en 1388, Saint-Pierre de Chamiers (Rédet, 1881, p. 87). Dans le Pouillé de 1782, le vocable est Saint-Martin.

À droite du portail, une inscription porte la date du 1er juin 1491 marquant la fin des travaux de reconstruction (transcription dans Longuemar, 1863, p. 253-254). Le décor peint a pu être réalisé lors de ces travaux ou peu de temps après. Dans le dossier d´étude réalisé par le laboratoire de recherche des monuments historiques, les peintures sont attribuées au 1er quart du 16e siècle, mais pourraient dater de cette campagne de travaux de la fin du 15e siècle et ont été mises en relation avec les peintures murales commandées par Jean de Moussy dans a vallée de la Gartempe pour la chapelle de son château de Boismorand et la chapelle adossée à l'église d'Antigny ainsi que dans la chapelle funéraire de Jouhet.

Quatre inscriptions portées sur les piliers de la troisième travée (protégées au titre des objets mobiliers) sont des donations ou des épitaphes datées respectivement de 1507, 1641, 1703 et 1706 (voir le détail en annexe 2).

Une cloche a été baptisée le 27 décembre 1716. Elle a probablement été fondue.

Avant 1790, la paroisse faisait partie de l'archiprêtré de Gençay et la cure était à la nomination de l'évêque de Poitiers (Beauchet-Filleau, 1868, p. 39 ; Rédet, 1881, p. 87).

Une nouvelle cloche est mise en place en 1805.

Sur le plan cadastral de 1830, un grand bâtiment, cadastré B39, se trouvait au sud de la chapelle adossée.

Les peintures murales sont découvertes avant 1865 (elles sont protégées au titre des objets mobiliers depuis 1913, voir plus bas).

Des travaux de restauration de l'église sont menés de 1874 à 1878 (toiture, reprise de la voûte et du dallage, de la maçonnerie du portail). Le 16 août 1874, la restauration des peintures murales est soumise au conseil de fabrique, qui délibère positivement le 7 octobre 1877. Les peintures du chœur et de l´abside sont alors « rafraîchies ».

En 1876, le curé propose aussi des travaux au clocher pour 4000 francs. Ces travaux sont réalisés en 1882-1883 sous la conduite de l´architecte diocésain J. de Mérandot. Ils portent sur la reconstruction du clocher et la réfection de la toiture.

La sacristie pourrait dater de cette campagne de travaux. Sur le cadastre de 1830, l´excroissance au nord, au niveau de la travée droite du chœur, pourrait correspondre à l´ancienne sacristie.

En mars 1892, un nouveau chemin de croix est bénit. En décembre de la même année, un nouveau plan de travaux est soumis au conseil de fabrique avec un devis de 5572 francs, refusé par le préfet.

Les peintures murales ont été dégagées par Pierre Amédée Brouillet (" ces peintures, que recouvraient plusieurs couches de chaux que j'ai eu la patience d'enlever, etc. ", 1865, p. 232, note 1). Décrites en annexe 1, elles ont fait l´objet d´une étude du laboratoire de recherche des monuments historiques qui a donné lieu à trois campagnes photographiques (Franscheti, 1949 ; Hurault, Charles, 1958 ; Prat, Thierry, 1981) et une campagne de relevés (Baillon de Wailly, Myrthée, 1958) ; elles sont conservées à la Médiathèque du patrimoine et permettent d´avoir un état avant restauration. Un plan et une coupe ont été dressés en 1969 par J. Semionoff (agence des bâtiments de France), en prévision d´un projet de drainage pour assainir les murs et protéger les peintures murales. Leur liste est donnée dans la documentation figurée ci-dessous. La restauration des peintures a été réalisée en 1978-1979.

En 1999, le contrefort sud-ouest a été restauré en vue de protéger les peintures murales.

Période(s)Principale : 12e siècle
Principale : 4e quart 15e siècle
Principale : 1er quart 16e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates1491, porte la date
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

L´édifice est de plan allongé avec trois travées, une travée droite du chœur et une abside semi-circulaire orientée vers le sud-est. Seules la travée droite du chœur, l´abside et une partie du mur nord de la nef sont d´époque romane, sans aucun décor roman conservé.

D´après le dossier de protection monument historique, les dimensions de l´édifice sont les suivantes : longueur : 27,15 m ; largeur du chœur : 4,60 m ; largeur de la nef : 5,60 m ; largeur de la chapelle sud : 3,6 m.

La façade occidentale présente un pignon découvert, construit en grand appareil de calcaire. Elle est épaulée par deux contreforts d´angle carré à deux ressauts qui prennent appui à mi hauteur de l´élévation.

Un portail de style gothique flamboyant s´ouvre sur ce pignon. Couvert en arc brisé, il est composé d´une voussure à deux rouleaux toriques qui retombent sur des chapiteaux ornés de feuillages. Le portail est encadré de chaque côté par deux fines colonnettes monolithes (l´une est fracturée) posées sur de hautes bases prismatiques. Le portail est encadré de deux pilastres à pinacles et surmonté d´un arc en accolade terminée par une feuille. Une fenêtre en plein cintre se trouve au-dessus du portail. Au sommet du pignon se trouve une croix en pierre.

Au sud, la travée droite du chœur est en partie masquée par la sacristie. Elle est construite en pierre de taille (à l´exception de quelques assises au sommet) et percée d´une fenêtre couverte en plein cintre à ouverture très étroite.

Le chevet est en partie masqué par l´ancien presbytère. Au sud cependant, près du contrefort plat roman, s´ouvre une petite fenêtre rectangulaire qui est murée à l´intérieur de l´édifice.

L´abside, plus étroite que la travée droite du chœur, construite en pierre de taille, est semi-circulaire. Deux petits contreforts plats peu saillants sont visibles du côté nord, l´élévation sud n´est pas visible depuis la voie publique. Une corniche à biseau est soutenue par des modillons non sculptés dans la partie visible. Deux assises en pierre de taille se trouvent au-dessus de la corniche, elle-même surmontée d´une élévation en moellons. Dans l´axe de l´édifice se trouve une fenêtre couverte en plein cintre. La travée droite est également un peu plus étroite que la nef.

Le mur nord de la nef est construit en moellon et maintenu par trois contreforts carrés très saillants à double biseau qui prennent appui aux deux tiers de l´élévation. Ils présentent deux légers retraits, un chaperon et un larmier. Un quatrième contrefort de même type se trouve au niveau de la travée droite du chœur.

La première travée est percée d´une fenêtre couverte en plein cintre ; les seconde et troisième travées sont aveugles ; la travée droite du chœur est percée d´une très étroite fenêtre couverte en plein cintre. Cette travée droite est construite en pierre de taille jusqu’à la limite supérieure de la fenêtre, en moellon au-dessus. Cette partie du mur est probablement romane.

L´église est couverte de tuiles creuses.

Un clocher mur, reconstruit dans le dernier quart du 19e siècle, se trouve à l´aplomb de la séparation de la troisième travée et de la travée droite du chœur. Il est percé d´une ouverture en plein cintre à l´intérieur de laquelle prend place une cloche. Il est surmonté d´une croix en pierre.

L´intérieur est composé d´une nef et de chapelles adossées du côté sud.

Les trois travées de la nef sont couvertes de voûtes d'arêtes et séparées par trois colonnes engagées semi-circulaires à chapiteaux ornés de chardon et de feuilles de chêne. Dans les angles, les nervures reposent sur consoles sculptées de figures humaines (visages et bustes, parfois grotesques).

La deuxième et la troisième travées sont séparées par une ogive doublée d´un arc doubleau brisé qui repose sur un pilier rectangulaire dans lequel sont engagées deux colonnettes.

Son sol est dallé et présente également trois dalles funéraires (voir ci-dessous les photographies 56 et 57 et Jean Sauvaget, 1983, p. 6-7). Devant l´autel saint Martin, l'une de ces dalles, sans nom ni épitaphe, porte une croix encadrée par un calice et une Bible : il s'agit de la tombe d'un prêtre ; une autre porte une croix dans un cercle.

La chapelle sud a été construite au niveau des première et deuxième travées ouvertes par de grandes arcades brisées. Elle est éclairée par deux fenêtres en plein cintre, l´une dans la première travée, l´autre sur le mur oriental. Chacune des deux travées est couverte de voûtes sur croisée d´ogive.

La travée droite du chœur et l´abside sont surélevées de trois marches par rapport à la nef. Elle en est séparée par un arc doubleau brisé repris avec des piliers très massifs pour accueillir la voûte d´arrête beaucoup plus large de la nef.

La travée droite étant un peu plus étroite que l´abside, la jonction est assurée par un arc doubleau légèrement brisé avec un ressaut qui porte des peintures murales.

La travée droite du chœur est éclairée par une fenêtre couverte en arc brisé au sud et une fenêtre en plein cintre à ébrasement important au nord. Sur l´élévation sud, une porte couverte en plein cintre a été percée pour accéder à la sacristie adossée à l´église. Une fenêtre en plein cintre est percée dans l´axe de l´abside semi-circulaire.

Le chœur est voûté en cul-de-four et la travée du chœur en berceau brisé.

Les murs de l´abside et de la travée droite du chœur (de construction romane), les murs nord et ouest de la nef (première et deuxième travées) et le mur sud de la chapelle adossée portent un décor peint de la fin du 15e ou du début du 16e siècle, fortement restauré au 19e siècle qui est décrit dans l´annexe 1.

Un puits d´aération de 7 m de profondeur se trouve à l´extrémité est de l´abside ; il est voûté dans sa partie supérieure et débouche dans un souterrain-refuge dont l´entrée se trouve dans le jardin près du chevet et du presbytère. Il est déjà mentionné dans Brouillet, 1866. Un second a été décrit par Coquillaud 1926 puis Proust, 1983-84.

Murscalcaire
pierre de taille
moellon
Toittuile creuse
Plansplan allongé
Couvrementscul-de-four
voûte en berceau
voûte d'arêtes
Couverturestoit à longs pans
croupe ronde
pignon découvert
Techniquespeinture
Représentationsscène chrétienne, Annonciation, Cène, déposition de Croix sujet chrétien, l'Enfer, le Jugement dernier, Christ, saint, saint Michel, saint Sébastien, saint Georges, saint Blaise, saint Eloi, saint Martin ornement figuré, homme, femme ornement végétal, feuille, fleur, fleur de lys ornement animal, oiseau animal fantastique Tétramorphe
Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsclassé MH, 1994/03/21
Précisions sur la protection

Eglise (cad. B 17) : classement par arrêté du 21 mars 1994. Objets mobiliers protégés : peintures murales classées OM 01 12 1913.

Annexes

  • Le décor peint de l'église de Champniers

    Le décor peint de la fin du 15e siècle ou du début du 16e siècle (le laboratoire de recherche des monuments historiques date les peintures de la nef et de la chapelle sud entre 1500 et 1525) de l'église de Champniers (pour plus de détails, voir Paquereau, 2004).

    Attention, les travées sont numérotées de manière non conventionnelle (depuis l´abside vers l´entrée) dans Morillon et Brillaud 1992, Paquereau, 2004. Ils appellent transept la travée droite du chœur et la première travée de la nef est dite chez eux troisième travée.

    Le rouge domine dans ces peintures, avec le blanc et le jaune.

    Sur le revers de la façade (mur ouest de la nef) : L´Enfer et ses supplices. Sur une couche de pigment qui semble antérieure à l´Enfer, deux anges jouant de la trompette.

    Sur le mur nord de la première travée de la nef : sur le registre supérieur, à droite de la fenêtre : Crucifixion ; sur le registre supérieur, à gauche de la fenêtre (peu lisible) : déposition de la croix. À l´extrême gauche et registre inférieur : le diable et les sept pêchés capitaux ou les démons et les vices, parmi lesquels un personnage richement vêtu pourrait symboliser l'orgueil ; un personnage avec une gourde, l'ivrognerie ; le personnage avec la bourse, l'avarice.

    Sur l´arc doubleau séparant la nef de la chapelle sud : le Jugement dernier.

    Sur le mur nord de la deuxième travée de la nef : sur la droite, registre supérieur : saint Éloi agenouillé devant la Vierge assise, qui porte l'Enfant sur ses genoux. Devant elle, un évêque avec crosse et mitre et deux enfants agenouillés. Sur la droite, registre inférieur, l'Annonciation. La vierge assise porte sur ses genoux le Livre ; l'ange Gabriel est agenouillé devant elle. À sa gauche, un personnage féminin agenouillé (en lien avec le donateur des fresques ?). Au centre : saint Michel terrassant le dragon. Sur la gauche, dans un carré : saint Éloi ferrant un cheval ; au-dessus de la scène, dans le carré, ligne de fers à cheval. Au-dessus du carré, peu lisible, la pesée des âmes (Morillon et Brillaud, 1992).

    La troisième travée de la nef ne porte pas de peinture murale.

    Sur le mur nord de la travée droite du chœur, registre supérieur : cinq évêques (trois à gauche de la baie, deux à droite) ; registre inférieur, sous les trois évêques : deux femmes en prière.

    Sur le mur sud de la travée droite du chœur : Martyre de saint Blaise et sa mise au tombeau (abbé Véron, 1875).

    Sur l´arc doubleau séparant l´abside de la travée droite du chœur : décor végétal. Sur les supports de cet arc doubleau : animaux (oiseaux, animaux fantastiques).

    Sur le mur nord de l´abside : cavalier identifié à saint Georges (en raison de la présence des lettres S. G.) et deux évêques dans un décor d´arcades, sur fond de rosaces. Sur la droite, décor de fleurs de lys, de rosaces et de croix.

    Sur le mur sud de l´abside : saint Martin à cheval, partageant son manteau avec un pauvre, et deux évêques.

    Sur la voûte en cul-de-four de l´abside : Christ en Gloire entouré du Tétramorphe (symboles des quatre Évangélistes).

    Dans la chapelle sud, première travée : le martyre de saint Sébastien. Le saint est au centre, encadré de deux archers. À droite de la scène, un personnage agenouillé pourrait être le donateur. Sur le mur de la deuxième travée : la Cène.

  • Inscriptions portées sur les piliers de l´église.

    Quatre inscriptions portées sur les piliers de la troisième travée (protégées au titre des objets mobiliers) sont des donations ou des épitaphes :

    - 1507 : fondation de Pierre Delage, vicaire de l´église, pour 17 messes contre le legs d´une maison avec son enclos (transcription dans Longuemar, 1863, p. 253-254 ; Brouillet, 1853-1855, p. 307, avait lu 1407), sur le pilier sud-est ;

    - 1641 : donation de Legier Magnan, laboureur, pour fonder un obit (Brouillet, 1853-1855, p. 308 ; repris dans Longuemar, 1863, p. 329), sur le pilier sud-ouest ;

    - 1703 : épitaphe de Antoine Betin, maréchal (Brouillet, 1853-1855, p. 309 ; repris dans Longuemar, 1863, p. 359), sur le pilier nord-est ;

    - 1706 : épitaphe de Jeanne de Rouhau (Brouillet, 1853-1855, p. 309 ; repris dans Longuemar, 1863, p. 360-361), sur le pilier nord-ouest.

  • Salvini, Joseph. Les ensembles décoratifs dans le diocèse de Poitiers entre la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion. II. [Antigny, Boismorand, Jouhet], Bulletins de la société des Antiquaires de l'Ouest, 3e série, tome 12, 1939-1941, p. 97-105.

    " Transportons-nous maintenant dans la vallée de la Gartempe, où trois ensembles de fresques autrement mieux conservées nous permettront de plus profitables conclusions. Il s'agit d'Antigny, Boismorand et Jouhet, les trois premiers lieux habités qu'on rencontre à partir de Saint-Savin, voisinage prédestiné, quand on remonte la rivière.

    L'étroit apparentement de ces fresques nous invite à chercher si elles n'ont pas un inspirateur commun. L'écusson relevé à plusieurs reprises à Antigny nous met sur la voie : d'or au chef de gueules chargé d'un lion passant d'argent. Ce sont les armes des Moussy. Effectivement Jean de Moussy, né vers 1433 et mort en 1510, fut - et fut seul de sa famille à être - à la fois seigneur de Boismorand et de La Contour, condition nécessaire pour avoir dans sa mouvance à la fois Jouhet, Boismorand et Antigny.

    Jean de Moussy sortait d'une grande famille chevaleresque, étant le cinquième et dernier enfant de Pierre de Moussy et de Jeanne de Flavy. Il fut toujours considéré comme le membre le plus illustre des Moussy de la branche de La Contour et de Boismorand, dont il est le chef.

    Il épousa en 1448 - à l'âge de 15 ans ou peu après - Antoinette Gavarret, qui lui apporta la seigneurie de La Contour et en fit ainsi le principal seigneur de la paroisse de Jouhet.

    L'année suivante il s'engagea comme homme d'armes d'une compagnie d'ordonnances pour faire les dernières campagnes de la guerre de Cent Ans, et sa situation militaire devint assez élevée pour lui donner le commandement du ban et de l'arrière-ban du ressort de Montmorillon jusqu'en 1482 environ.

    Toutes ces guerres l'avaient enrichi, ce qui lui permit d'acquérir par bribes la seigneurie de Boismorand, particulièrement en 1470 le château lui-même, qui était en cours de construction et s'élevait à moins de deux mètres au-dessus de terre, trop lourde charge pour Antoinette du Plessis, veuve de Nigon de la Barde, et ses deux enfants mineurs Guillaume et Philippe.

    Très peu de temps après - mettons vers 1475 - Jean de Moussy donnait la main de sa fille Marguerite à l'un des vendeurs, Guillaume, qui avait environ 24 ans, et célébrait dans une double cérémonie le mariage des jeunes gens et ses secondes noces à lui avec Pernelle Ebrard ; il avait environ 40 ans (1).

    Il poursuivit alors à la fois la restauration du château de la Contour et la construction de celui de Boismorand, qui était certainement fini avant 1490, y compris les peintures de l'oratoire. Pourquoi avant 1490 ? Parce que sur ces peintures Jean de Moussy et Pernelle Ebrard sont représentés avec leur seule fille Anne, donc avant la naissance de leur fils Gamaliel.

    Voyons maintenant comment Jean de Moussy va concevoir son oratoire, qui nous intéresse particulièrement. D'abord, au lieu de le voûter sur branches d'ogives suivant la pratique générale de l'époque, il le voûte en berceau brisé, survivance romane que nous verrons encore à Antigny et à Jouhet et qui permet à la prédilection poitevine pour la peinture de se donner plus libre carrière.

    Que voyons-nous en effet à Boismorand ? La totalité de la voûte et des murs, sauf leur base garnie de tentures simulées, est recouverte de scènes à personnages où se succédaient : d'abord, au-dessus de l'autel, le Christ en majesté environné des quatre symboles évangéliques ; ensuite l'Enfance de Jésus et sa Passion, le Jugement dernier, l'Enfer : soit un conformisme encore très médiéval. Qu'on remarque en passant l'absence, générale au Moyen Âge, des scènes de la vie publique du Christ. Puis, sur le mur occidental face à l'autel, le dit des Trois morts et des trois vifs, cette fameuse rencontre des trois jeunes gens partant à la chasse avec les trois morts qui sortent de leurs tombes pour leur rappeler les fins dernières : ce thème, très représenté à la fin du XVe siècle, fait paraître à Boismorand une touche du pathétique si cher à cette époque. Enfin, à droite et à gauche de l'autel figurent les châtelains présentés par leurs patrons : Jean de Moussy par saint Jean-Baptiste avec son agneau (2), Pernelle Ebrard et sa fille par Saint-Pierre avec sa grosse clé ; ils sont, suivant une attitude bien courante alors, agenouillés les mains jointes devant la Vierge ; celle-ci, du côté de Pernelle, porte Jésus enfant, accompagnée de saint Joseph ; du côté de Jean, elle contemple son fils mort sur ses genoux : c'est la dévotion très vive alors de la Piéta. Autour d'eux sont rappelées deux autres dévotions particulières déjà aperçues à Champniers : saint Antoine et saint Sébastien (3).

    Le complément obligé d'une seigneurie importante depuis le XVe siècle, c'est une chapelle particulière au flanc de l'église paroissiale, où la famille seigneuriale enterre ses morts et d'où, sur un banc d'honneur, entourée de ses gens, elle assiste aux offices.

    La chapelle des seigneurs de Boismorand, accrochée au sud de l'église d'Antigny, avait été fondée par le testament de Renaud de Montléon, seigneur de Boismorand, et sa femme Marseille de Saint-Laurent, en date du 24 novembre 1421, et bâtie après cette date, sous le vocable de sainte Catherine (4).

    Comme à Boismorand, elle est voûtée en berceau brisé et Jean de Moussy la fit entièrement recouvrir de peintures.

    Les sujets représentés sont les mêmes qu'à Boismorand : Christ en gloire, Enfance et Passion du Christ, Jugement et Enfer, les Trois morts et les trois vifs, quelques saints préférés dont saint Sébastien (5). Les seigneurs, plus discrets que dans l'oratoire privé, ne sont représentés près de l'autel que par leurs armoiries (6).

    Quand Jean de Moussy approcha de ses 70 ans, le 29 juin 1502, lui et sa femme firent leur testament. Ils élisent sépulture en l'église paroissiale de Notre-Dame de Jouhet, devant l'autel Saint-Blaise, et « fondent une chapelle en la paroisse de Jouhet dont ils donnent la présentation à leur fils Gamaliel et aux siens qui seront seigneurs de la Contour » (7).

    Nul doute qu'il s'agit ici de la chapelle que nous voyons encore entre l'église et la Gartempe, au milieu du plan qui était jadis le cimetière. La fondation dont il est ici question n'est autre chose que la dotation d'un service de messes hebdomadaires dans la chapelle déjà construite, suivant l'usage habituel.

    Comme à Boismorand, comme à Antigny, la chapelle de Jouhet est voûtée d'un berceau brisé orné de peintures.

    Les sujets représentés ici ne sont que partiellement les mêmes qu'à Boismorand et Antigny : on a le Christ en gloire, l'Enfance du Christ, le Jugement dernier, le dit des Trois morts et des trois vifs. Mais on a supprimé les scènes de la Passion et l'Enfer, pour y substituer l'enfance des âges, c'est-à-dire la Création et l'histoire du Paradis terrestre. On se demande si le choix d'un programme iconographique moins douloureux ne serait pas intentionnel au milieu du champ de repos.

    Jean de Moussy et sa femme sont encore représentés, mais à une place plus humble dans cette chapelle d'un caractère moins personnel : ils sont non pas près de l'autel, mais à l'entrée.

    Voilà les trois séries de fresques inspirées par Jean de Moussy, et alors la question se pose : qui les a faites ?

    D'abord précisons qu'elles sont non de l'art savant, mais de l'art populaire.

    Ensuite, si l'on tient compte, d'une part, qu'il y a à peu près identité non seulement des sujets, mais encore des détails,d'autre part que ces détails sont disposés de façon différente et souvent inversés (8), on en conclut que ces peintures sont exécutées non d'après des modèles, mais de mémoire et d'après un programme formulé oralement ou par écrit.

    De plus on relève dans chaque chantier une équipe de deux ou trois mains différentes, équipe de composition d'ailleurs inconstante, celle de Boismorand ayant compris par exemple une main sensiblement plus exercée (9) et celle d'Antigny étant dans l'ensemble la plus médiocre.

    D'ailleurs chaque équipe s'est donné le mot pour adopter sur son chantier une certaine unité de décoration, par exemple pour les fonds (10), les nimbes (11), les costumes (12).

    Cependant, malgré le caractère nettement populaire et artisanal de nos peintures, elles supposent une expérience, un bagage de modèles vus - autres peintures, tapisseries, miniatures -qu'on ne saurait attribuer à des artisans strictement locaux. Nous avons certainement affaire à une équipe professionnelle ambulante, qui a pu aussi bien décorer les églises du Civraisien dont nous parlions tout à l'heure (13).

    Mais ces ambulants ont des attaches régionales visibles par leurs réminiscences de Saint-Savin : dans la Création, le Créateur est représenté sous les traits du Christ (et non sous ceux d'un vieillard, ce qui est l'usage courant à partir du XVe siècle (14)) ; et dans les trois Jugements derniers le Christ est assis sur ce siège singulier, espèce d'auréole circulaire, qu'on voit plusieurs fois à Saint-Savin (15).

    Voyons maintenant si et dans quelle mesure ces artisans ont été rivés à la tradition ou au contraire touchés par l'art de leur temps (16).

    Il est indéniable que nous voyons dans l'équipe de Jean de Moussy quelques archaïsmes. C'est ainsi que le Christ en croix, si calme avec ses bras très horizontaux et sa tête sans couronne d'épines, n'a pas le caractère douloureux que préférait la piété du XVe siècle quand elle faisait saigner son front et donnait, avec la quasi-verticalité de ses bras, un plus vif aspect de pendaison.Dans la scène du Jugement dernier, c'est encore saint Jean l’Évangéliste qui fait pendant à la Vierge - et non saint Jean-Baptiste, suivant l'usage qui prévalut au XVe siècle. Enfin, les morts sortent de sarcophages de pierre qu'on ne fabrique plus depuis le XIIIe siècle, au lieu de sortir directement de la terre.

    Mais il semble que ces survivances sont tout de même moins nombreuses que les nouveautés.

    Depuis un siècle l'art italien avait introduit en France beaucoup de traits, d'iconographie. C'est à lui que nous devons, dans le Portement de la croix, les enfants qui se détachent de la foule pour accompagner Jésus (17), et surtout, dans la scène de la Crucifixion, la Vierge évanouie et le centurion converti qui témoigne de la divinité du Christ, tous détails que nous voyons dans les peintures de Jean de Moussy.

    Mais vers 1480 ces innovations italiennes sont déjà assez enracinées, dans l'art français. Ce qui est plus récent, c'est l'influence du théâtre qui, dans la seconde moitié du siècle, bat son plein.

    C'est ainsi que chez les peintres de Jean de Moussy la couronne fermée des empereurs qui surmonte la tête du Christ en gloire est empruntée à l'accessoire théâtral, et la dalmatique de l'ange de l'Annonciation rappelle les vêtements liturgiques que les montreurs de mystères empruntaient à l'église voisine. La lanterne portée par Malchus dans l'arrestation de Jésus est encore une trouvaille de l'art théâtral (18).

    Dans le Jugement dernier d'Antigny, on voit, de chaque côté des genoux du Christ et à l'intérieur de l'auréole où il siège, deux petits personnages nimbés : je me demande si ce ne seraient pas ces deux personnages des mystères du Jugement dernier, appelés Justice et Miséricorde, qui viennent développer, devant le tribunal de Dieu, la plaidoirie et le réquisitoire et qui ont été souvent transportés du théâtre dans l'art du XVe siècle. En tout cas, la même pensée est traduite par deux attributs qui semblent dans les Jugements derniers du XVe siècle sortir de la bouche de Dieu : l'épée dirigée vers les réprouvés et le lis vers les élus ; nous les trouvons dans les trois fresques de Jean de Moussy, mais avec une variante curieuse : le lis est devenu un rayon, résultat d'une vue hâtive ou d'une déformation dans la mémoire d'un artisan rural qui ne connaissait pour ainsi dire que de l'extérieur l'art de son temps.

    Me permettrez-vous encore d'attribuer à une imitation maladroite de la mise en scène théâtrale un autre détail des Jugements derniers de Jean de Moussy ? On y voit au premier plan et sur le côté une petite église ; par la porte ouverte sort à moitié un sarcophage dont l'occupant se dresse comme les autres à l'appel des trompettes. On ne voit jamais ce détail ailleurs ; mais ce qu'on voit à la même place et à la même époque, c'est un édicule représentant le Paradis où entrent les justes - : cet édicule était une invention du théâtre. L'artisan de Jean de Moussy, qui oncques n'avait dû voir jouer le mystère du Jugement dernier, n'avait pas eu, pour soutenir sa mémoire visuelle, la pratique du théâtre ; mais ce qu'il avait bien vu, c'étaient les tombes qui dallaient son église. Elles dallaient aussi les cloîtres des monastères, et c'est pourquoi, à Boismorand, non seulement il construit dans son Jugement dernier une église, mais encore il la double d'un cloître d'où les morts surgissent aussi.

    Au-dessus de ces influences d'ordre un peu matériel que sont l'italianisme et le théâtre, il y a dans l'art du XVe siècle l'influence des nouveaux caractères du sentiment religieux.

    D'abord un amour presque maladif du pathétique, que nous voyons chez les peintres de Jean de Moussy dans la scène impressionnante des Trois morts et des trois vifs, avec le réalisme des trois cadavres d'où sortent les vers, s'opposant à la somptueuse élégance des trois jeunes insouciants.

    Nous le voyons aussi dans la façon dont les peines de l'Enfer sont crûment et complaisamment détaillées à Boismorand, avec l'engoulage forcé, la pendaison, le gril, le pal, la chaudière « où damnés sont boulus », comme disait alors Villon, et où, pour symboliser l'inexorable égalité de tous devant la justice divine,le peintre n'a oublié ni l'évêque, ni le cardinal.

    Autre caractère nouveau du sentiment religieux : la piété sensible héritée de saint François d'Assise. Nous la voyons dans ce détail, certainement le plus remarquable des fresques de Jean de Moussy : la Vierge qui, dans un geste hardi, à l'appui de sa prière pour l'âme pécheresse, dévoile comme argument suprême, pour émouvoir la tendresse de son divin fils, ces mamelles qui l'ont allaité. Ce thème, étudié récemment par M. Ginot, se rencontre dans l'art du XVe siècle, mais jamais dans un Jugement dernier. Nos artisans l'avaient peut-être vu sur un modèle aujourd'hui disparu. De toute façon il y a là une marque intéressante d'une personnalité que nous avons déjà constatée chez eux au cours de cet exposé, ou tout au moins de leur participation à la sensibilité de l'époque. [...]

    Notes (renumérotées en continu)

    1. Sur la carrière de Jean de Moussy : notices généalogiques et cartulaire de la famille de Moussy (Arch. Vienne, E2 suppl. 220) ; Bibl. nat., fonds Chérin 144, dossier 2944, Moussy.

    2. À rapprocher de la peinture à fresque du château de la Barre (comm. de Ciron, Indre), représentant Jean de la Trémouille et sa femme conduits par saint Jean-Baptiste et saint Jean l’Évangéliste devant une Mater dolorosa (E. Hubert, Dict. de l'Indre, 1889, p. 9).

    3. Voir sur cette chapelle l'appendice I ci-après. Le château de Boismorand appartient aujourd'hui à Mme Louis de Moussac, qui m'a grandement facilité l'étude de son oratoire et la photographie de ses peintures.

    4. Arch. du baron de Lanauze. Les dispositions principales de ce testament ont été publiées par M. Ginot (d'après une copie parfois fautive de dom Fonteneau) dans " Note sur les cimetières antiques du Poitou " (Bull. Soc. Ant. Ouest, 1929, p. 475).

    5. À noter aussi que la famille de saint Sébastien était une alliance du fondateur de la chapelle Renaud de Montléon, ainsi qu'on le voit par le partage de sa succession, du 15 décembre 1450 (arch. du baron de Lanauze). Outre saint Sébastien, on devait voir à Antigny d'autres saints que le délabrement de la peinture a fait disparaître.

    6. Voir sur cette chapelle l'appendice II ci-après [annexe séparée].

    7. Arch. Vienne, E2 suppl. 220 (Notices général..., p. 71). Voir sur cette chapelle l'appendice III ci-après [annexe séparée].

    8. Voir en particulier les Trois morts et les Trois vifs, et aussi l'Annonciation.

    9. Le registre inférieur du côté nord, en particulier le Portement de croix et la Crucifixion, témoigne d'un certain sens artistique quant à l'équilibre des volumes, la stylisation des figures et des plis.

    10. À Boismorand les fonds des petites scènes sont à fleurettes dans le registre inférieur, à assises simulées dans le registre supérieur. À Antigny les fonds n'ont pas de décor. À Jouhet, ils sont constitués, dans les registres inférieurs," par un mur tendu d'une tapisserie (celle-ci est ornée, côté sud de fleurs à 5 pétales, et côté nord de rosaces dont Gélis-Didot a donné une reproduction en couleurs, La peinture décorative en France du XIe au XVIe siècle, n° 45), et dans les registres supérieurs par des ciels étoilés.

    11. À Boismorand (et à Jouhet, mais moins) les nimbes sont presque au-dessus de la tête. À Antigny, ils sont nettement autour (et le Christ porte un nimbe non pas crucifère, suivant la règle commune, mais décoré d'arabesques). Noter que le Christ juge de Jouhet est bien nimbé, contrairement à ce qu'a cru voir Longuemar.

    12. À Boismorand beaucoup de personnages ont leurs vêtements décorés de fleurons identiques qui semblent presque faits d'un même pochoir, et le Christ a toujours une robe à pois (et jamais de manteau sauf dans la Cène).

    13. La date de Champniers (1491) pourrait correspondre très bien avec une équipe qui s'y serait rendue après avoir terminé les peintures de Jean de Moussy.

    14. Mâle, op. cit., p. 227.

    15. Cette sorte de siège se voit à plusieurs reprises dès le porche (E. Maillard, L'église de Saint-Savin, 1926, p. 33, 36, 37, 41). Les silhouettes d'Adam et Eve qu'on voit à Jouhet ne sont pas non plus sans évoquer Saint-Savin (ibid., p. 61), de même que l'attitude du Créateur (p. 59).

    16. Voir ci-après l'appendice IV [annexe séparée].

    17. Mâle, op. cit., p. 14. On voit un enfant à Boismorand.

    18. Ibid., p. 77. "

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vienne : B IV 6. 1698, 10 mars. Visite de la cure et de l'église de Champniers à la requête de messire Gabriel Gazeau, curé.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : B IV 6
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    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : B IV 59
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    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • Direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes (Conservation régionale des Monuments historiques). Église Saint-Martin. Champniers. Vienne : dossier documentaire de protection. 1996.

    Direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes, Conservation régionale des monuments historiques, Poitiers
  • Archives diocésaines de l'évêché de Poitiers. Dossier de la paroisse de Champniers. 1854, 22 décembre : devis de A. Seine pour des réparations à l'église : couverture ; enduit à la chaux, marches de l'autel, réparations diverses. 1874, 22 septembre : le curé (signature illisible) écrit à l'évêque qu'il attend la visite de M. Boyer, architecte, pour la réparation des fresques. 1874, 5 novembre : rapport de l'agent-voyer Voelfflé au sous-préfet sur l'état de l'église : toiture en mauvais état, fissures dans la voûte, maçonnerie du portail endommagée, dallage à refaire, grande humidité. La toiture du presbytère est aussi à refaire. Il estime l'ensemble des travaux (église et presbytère) à 5000 francs. 1876, 24 janvier : le ministère de l'instruction publique et des cultes accorde un secours de 2000 francs pour des réparations de l'église et du presbytère. 1878, 31 décembre : le ministère de l'instruction publique et des cultes accorde un secours supplémentaire de 600 francs pour les mêmes travaux (église et presbytère). 1892, 26 mars : bénédiction du nouveau chemin de croix.

    Archives diocésaines de la Vienne, Poitiers
Documents figurés
  • " [Ensemble de photographies] ". 1949. Photographies. Franceschi (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Saint-Cyr, cote 1996/096/Fonds de prises de vues du Centre de Recherche des Monuments Historiques. MH0155025 : " Peinture murale du revers de la façade, ensemble ". MH0155026 : " Peinture murale de la première travée du bas-côté nord, ensemble ". MH0155027 : " Peinture murale de la première travée du bas-côté nord, détail ". MH0155028 : " Peinture murale de la deuxième travée du bas-côté nord, ensemble ". MH0155029 : " Peinture murale de la deuxième travée du bas-côté nord, détail ". MH0155030 : " Peinture murale de la deuxième travée du bas-côté nord, détail ". MH0155031 : " Peinture murale de la deuxième travée du bas-côté sud : la Cène, ensemble ". MH0155032 : " Peinture murale de la deuxième travée du bas-côté sud : la Cène, détail ". MH0155033 : " Peinture murale de la deuxième travée de la nef, ensemble ". MH0155034 : " Peinture murale de la deuxième travée de la nef, détail ". MH0155035 : " Peinture murale de la première travée du bas-côté sud : saint Sébastien ".

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " [Ensemble de photographies] ". 1958. Photographies. Hurault, Charles (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Saint-Cyr, cote 1996/096/Fonds de prises de vues du Centre de Recherche des Monuments Historiques. MH0255571 : " Relevé de deuxième travée du bas-côté sud : Cène ". MH0255572 : " Relevé du côté sud de la nef : Jugement dernier ". MH0255573 : " Relevé du revers de la façade : Enfer, détail gauche ". MH0255574 : " Relevé du revers de la façade : Enfer, détail droit ". MH0255575 : " Relevé de la première travée du côté nord de la nef : Démons et vices ". MH0255576 : " Relevé de la première travée du côté nord de la nef : Vices, crucifixion ". MH0255577 : " Relevé de la deuxième travée du côté nord de la nef : saints ".

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • " [Ensemble d'aquarelles] ". 1958. Baillon de Wailly, Myrthée. Aquarelles. 0,33 p.m. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Saint-Cyr, cote 1996/089/Relevés de peintures murales). 25923 : " Le jugement dernier, le paradis ". 25924 : " Détail du jugement dernier, l'enfer ". 25925 : " Détail du jugement dernier, l'enfer ". 25926 : " Détail des vices ". 25927 : " La crucifixion et les vices ". 25928 : " L'annonciation et des saints ".

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
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    Direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes, Conservation régionale des monuments historiques, Poitiers
  • " Plan ". Février 1969. J. Semionoff, agence des bâtiments de France. 0,02 p.m. (Direction régionale des affaires culturelles, dossier de protection des monuments historiques).

    Direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes, Conservation régionale des monuments historiques, Poitiers
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    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
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  • Véron, abbé. [Les fresques de l'église de Champniers]. La semaine liturgique, 1875.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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