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Église Saint-Didier

Dossier IA17001571 réalisé en 2000

Fiche

VocablesSaint-Didier
Dénominationséglise
Aire d'étude et cantonVals de Saintonge Communauté - Matha
AdresseCommune : Saleignes
Adresse : place de
l'Eglise
Cadastre : 2000 B2 434 ; 2016 B 434 ; 1835 B2 1038

Il ne reste pratiquement rien de l'église primitive de Saleignes, si ce n'est les deux contreforts aux angles de la façade occidentale et deux colonnes à chapiteaux sculptés de feuillages à l'intérieur, qui pourraient dater du 12e siècle. Sur la façade nord se distingue la trace d'une ouverture en arc brisé qui pourrait dater du 15e siècle.

En 1865, la commune dispose de peu de moyens, mais souhaite commencer les travaux de restauration du choeur et de la sacristie et la construction du clocher : pour ce projet elle fait appel à l'architecte angérien, Aimé Bonnet, qui réalise des plans et devis. À cette même période, la municipalité décide que la construction de la nef se ferait dans un second temps, soit par le produit de la vente de bois, soit par souscription publique. Les travaux de restauration sont adjugés en avril 1865, à François Courtaudières, entrepreneur à Romazières.

En 1866, l'architecte Aimé Bonnet expose : « La commune s'est employée à utiliser les ressources nécessaires pour la restauration de son église et la confection du clocher. Les murs ont été exhaussés, en sorte qu'aujourd'hui la partie entre le sanctuaire et le clocher est beaucoup plus basse. La latte est vue et d'un fort mauvais effet, il conviendrait, pour la décence du culte, de compléter cette partie de l'édifice. Ce travail exécuté, l'église dans son ensemble serait assez élégante, bien propre et complète ». Ces travaux ont probablement débuté rapidement, car en 1867 et 1868, des devis sont signés pour la pose d'une croix en fer, le carrelage de la nef et le crépissage des murs.

En 1869, la commune passe un traité avec monsieur Guillaume Besson, fondeur de cloches à Angers, pour la fourniture d'une cloche pour l'église. Un marché est signé en 1877 avec les horlogers Lussault et Bouchaud pour la fourniture d'une horloge reliée à la cloche pour sonner les heures. Tous ces travaux de restauration et de pose d'une cloche ont été achevés en 1878, date à laquelle le procès-verbal de réception définitive est signé.

En 1912, un projet de restauration du clocher de l'église est envisagé, mais il s'agit probablement de la restauration de la charpente. Les plans et devis sont réalisés par l'architecte Henri Euvé, en 1913, et les travaux sont adjugés la même année à l'entrepreneur Hippolyte Segueret, de Fontaine-Chalendray. La date d'achèvement de ces travaux n'est pas connue.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1878, daté par source
Auteur(s)Auteur : Bonnet Aimé
Bonnet Aimé (vers 1826 - 1911)

Architecte de la Ville de Saint-Jean-d'Angély dans la seconde moitié du 19e siècle. Père de Arthur Bonnet, également architecte.


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Auteur : Courtaudières François (entrepreneur)
Courtaudières François (entrepreneur)
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Auteur : Euvé Henri
Euvé Henri

Architecte : école à Saint-Martin-de-Juillers


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Auteur : Seguret Hippolyte (entrepreneur)

Dédiée à Saint-Didier, l'église de Saleignes dispose d'une façade occidentale percée d'un portail en plein cintre à trois voussures et de deux contreforts d'angles. Les deux voussures supérieures, à boudins, sont soutenues par des colonnes à chapiteaux sculptés de feuillages. Au-dessus se situe une corniche simple et encore au-dessus un oculus circulaire. Le mur nord est aveugle et le mur sud est percé de hautes ouvertures étroites et en plein cintre. Le chevet plat est percé, quant à lui, d'une porte à linteau en bois et d'une étroite fenêtre en plein cintre. Le clocher carré et à flèche d'ardoises, qui s'élève au-dessus du portail, est érigé en pierre de taille et est percé de fenêtres en plein cintre à moulures.

À l'intérieur, la charpente de la nef imite une voûte en berceau et celle du chevet un cul-de-four. L'entrée de ce chevet est marquée par deux colonnes à chapiteaux sculptés de feuillages. Fondue en 1870, la cloche porte les inscriptions suivantes : Nommée Emma, cette cloche a pour parrain Frédéric Hennessy, négociant à Cognac, et pour marraine, Emma Frappier, baronne Aymé de la Chevalières. À cette époque Frédéric Hennessy est propriétaire de la forêt de Chef-Boutonne, dont une partie se trouve sur le territoire de Saleignes.

Murscalcaire moellon
pierre de taille
Toitardoise
Couverturestoit à longs pans
État de conservationbon état
Techniquessculpture
Représentationsornement végétal, feuillage
Précision représentations

Colonnes du portail ouest à chapiteaux sculptés de feuillages. Colonnes à l'intérieur, à chapiteaux sculptés de feuillages.

Statut de la propriétépropriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1865, 4 février : devis pour la restauration de l'église, par l'architecte Aimé Bonnet.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 2572.
  • 1865, 2 avril : procès-verbal d'adjudication des travaux, en faveur de l'entrepreneur François Courtaudière, de Romazières.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 2572.
  • 1866, 29 mars : exposé et détail estimatif des plans de restauration de l'église, par l'architecte Aimé Bonnet.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 2572.
  • 1868, 4 octobre : deuxième devis supplémentaire pour la pose d'une croix en fer et d'un paratonnerre.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : A.D. 17, 2 O 2572. 1868, 4 octobre : deuxième devis supplémentaire pour la pose d'une croix en fer et d'un paratonnerre.
  • 1868, 30 novembre : troisième devis pour le carrelage de la nef et le crépissage des murs.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 2572.
  • 1869, 8 juillet : traité avec monsieur Guillaume Besson, fondeur de cloche à Angers, pour la fourniture d'une cloche pour l'église.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 2572.
  • 1877, 31 mai : marché avec les horlogers Lussault et Bouchaud pour la fourniture d'une horloge reliée à la cloche pour sonner les heures.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 2572.
  • 1878, 24 juin : procès-verbal de réception définitive des travaux de restauration de l'église, par l'architecte Aimé Bonnet et l'entrepreneur François Courtaudière.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 2572.
  • 1912, 19 septembre : clauses et conditions particulières pour le projet de restauration du clocher.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 2572.
  • 1913, 4 janvier : plans et devis pour la restauration du clocher par l'architecte Henri Euvé.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 2572.
  • 1913, procès-verbal d'adjudication des travaux de restauration du clocher en faveur d'Hippolyte Seguret, de Fontaine Chalendray.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 2572.
Bibliographie
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Vals de Saintonge Communauté (c) Vals de Saintonge Communauté - Ivars Martine - Lhuissier Nathalie
Lhuissier Nathalie

Chargée de mission entre 2004 et 2018.


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