Dossier IA17001986 | Réalisé par
Lhuissier Nathalie
Lhuissier Nathalie

Chargée de mission entre 2004 et 2018.

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Église Saint-André
Auteur
Lhuissier Nathalie
Lhuissier Nathalie

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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vals de Saintonge Communauté - Matha
  • Commune Blanzay-sur-Boutonne
  • Adresse impasse de l'Eglise
  • Cadastre 1970 ; 1834 B1 ; B1 94 ; 125

L'église de Blanzay sur Boutonne, dédiée à saint André, possède une grande partie romane mais, comme de nombreux édifices religieux du territoire, elle a subi des remaniements ultérieurs réalisés principalement au 15e siècle. Son abside, détruite, a été remplacée par un chevet plat percé d'une baie gothique et sur sa façade sud est visible une baie gothique avec un dessin bien conservé.Le clocher date du 12e siècle de sa base jusqu'au premier étage. Sa partie supérieure a été remontée au 15e siècle.

La cloche, du 2e quart du 18e siècle, aurait été coulée dans un moule en sable provenant d'une carrière située au hameau d'Angles. Elle porte l'inscription : En 1731, M. Autin de Cres, chevalier, seigneur de la terre d'Angles, et dame de Galard de Béarn, son épouse, ont fait refondre à leurs dépens cette cloche du temps de nov. 12 L.R. Amiette, curé, facit René Barau. Cette cloche porte aussi une représentation des armes de la famille Gallard de Béarn.

Il existait autrefois une chapelle, sur le mur nord, qui fut incendiée par les Huguenots au 16e siècle. À la fin du 19e siècle, avant 1888, il a été trouvé au pied de ce mur nord (côté cimetière) les fondations de cette chapelle où il y avait, à l'intérieur, une sépulture dans laquelle se trouvaient trois corps superposés. Près du chevet il a également été trouvé des squelettes de grande taille et des vases funéraires. Les vestiges des murs trouvés portaient de nettes traces d'incendie.

L'église a été inscrite Monument Historique par arrêté du 22 août 1949.

  • Période(s)
    • Principale : 12e siècle, 15e siècle

La façade occidentale de l'église est percé d'un portail roman à une voussure, ornée de feuillages et d'un tore, soutenue par deux colonnes à chapiteaux sculptés de feuillages pour celui de gauche et d'un animal ailé à queue de lézard pour celui de droite. Au-dessus, l'archivolte est sculptée de besants. L'abaque, supportée par les chapiteaux et qui se prolonge sur la façade, est simplement moulurée. Au-dessus du portail se situe une corniche sans décor et une fenêtre romane dont l'archivolte est sculptée de pointes de diamants. Cette face est flanquée d'un contrefort, à droite, et d'une grosse tour d'escalier rectangulaire, à gauche. Au-dessus de cette face ouest se situe le clocher qui précède la nef. Celui-ci, carré et à toit plat, est percée de baies simples sans style.

La façade nord est percée de petites baies romanes et celle au sud dispose d'un fenestrage gothique bien conservé.

Le chevet est un grand mur plat percé d'une fenêtre gothique et paré à chaque extrémité d'un contrefort où ont été inclus des modillons. Ceux-ci présentent une tête d'homme à grande moustache et petite barbe, à gauche, et une tête de femme, à droite.

À l'intérieur, la nef comprend quatre travées séparées par des colonnes romanes à chapiteaux sculptés (côté mur sud). Ces derniers présentent des feuillages, des acanthes, des lions accouplés (?) et un démon. Sur le mur nord il ne subsiste que la première et la dernière colonne. La première travée, qui sert de base au clocher, est voûtée d'ogives. Ses nervures reposent sur la première colonne romane et celles dans les angles de la façade sur des culots. Ils présentent un homme couché tenant dans sa main gauche son pied et mettant son index dans sa bouche ainsi qu'une tête de femme, la tête couverte d'une étoffe. Les trois travées suivantes possèdent, sur le mur sud, de grands formerets à arcs brisés qui vont d'une colonne à l'autre et sur chaque colonne sont visibles des amorces de croisées d'ogives. Dans la quatrième travée on remarque le fenestrage gothique bien conservé. La travée du choeur, qui est plus large que la nef, est parée à chaque angle d'une colonne à chapiteaux sculptés de feuillages. Ceux-ci portent les traces de départs de formerets et de croisées d'ogives. Sur le mur du chevet est visible un fenestrage gothique, aujourd'hui muré et dont il ne reste qu'une partie. À proximité du portail d'entré, le bénitier de l'église a été creusé dans un chapiteau roman.

  • Murs
    • pierre de taille
    • moellon
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvrements
    • voûte d'ogives
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
  • État de conservation
    bon état
  • Techniques
    • sculpture
    • vitrail
  • Précision représentations

    Support : voussures ; sujet : entrelacs ; feuilles ; claveaux ; support : vitrail au dessus du portail ; sujet : cercles concentriques.

  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Protections
    inscrit MH, 1949
  • Précisions sur la protection

    Église : inscription par arrêté du 22 août 1949.

Bibliographie

Date d'enquête 1997 ; Dernière mise à jour en 2016
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
(c) Vals de Saintonge Communauté
Lhuissier Nathalie
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