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Église Saint-André

Dossier IA17004176 réalisé en 2000

Fiche

VocablesSaint-André
Dénominationséglise
Aire d'étude et cantonVals de Saintonge Communauté - Saint-Jean-d'Angély
AdresseCommune : Annepont
Adresse : Square Saint-André
Cadastre : 1999 ZH 113 ; 2016 ZH 113 ; 1826 A1 372

L'église Saint-André porte les traces de plusieurs périodes de construction. L'abside et la façade occidentale semblent dater du 11e siècle, et les ouvertures de celles-ci pourraient être le résultat d'un remaniement du 12e siècle. Les murs gouttereaux, les voûtes de la nef et le clocher ont été construits, sur plusieurs campagnes, au 12e siècle. Des travaux, comme le voûtement sur croisées d'ogives de la nef, ont été réalisés à la fin du 12e siècle ou au début du 13e siècle. Les murs sont encore dotés de supports romans destinés, à l'origine, à recevoir une voûte en berceau. De la période romane se distinguent, en plus des supports d'une voûte, une corniche sculptée d'une frise, située sur le chevet, et des chapiteaux et modillons sculptés pour la plupart d'animaux, de têtes humaines et de végétaux. La cloche de cette église, qui a pour patronyme Frédéric, a été fondue en 1737, et porte l'inscription : Monsieur le prince de Talmont a été parrain et madame la princesse de Talmont a été marraine. M. Gilbert curé. Seguin Parfait Lebrun m'a faite en 1737. Un des vitraux est daté de 1898.

Vers 1914, les maçonneries de l’église ont été restaurées et, en 1928, la coupole intérieure a été consolidée et l’abside dégagée.

Période(s)Principale : 11e siècle, 12e siècle, 13e siècle
Principale
Principale

L'église d'Annepont, dédiée à saint André, n’est pas tout à fait orientée, c’est-à-dire que le choeur est tourné vers le nord-est et non à l’est.

Sa façade occidentale, assez sobre, est limitée aux angles par deux contreforts, un plat au nord et un beaucoup plus puissant au sud. Deux plus petits et de moindre hauteur encadrent le portail et une fenêtre romane établie au-dessus. L’unique voussure en plein cintre du portail, ornée de boudins avec une cordelière pour archivolte, repose sur des colonnes de simple facture, dont une est toutefois dotée d’un chapiteau sculpté de feuillages. À droite de ce portail on remarque un autel du 15e siècle surmonté d’un dais au cintre paré d’un trilobe.

La façade sud de la nef, flanquée de contreforts, est percée de petites fenêtres romanes et la corniche est supportée par des modillons sculptés. On peut ainsi y voir des personnages dans diverses postures, un aigle ou encore un tonnelet.

La première travée du choeur supporte le clocher rectangulaire, à toit à longs pans en tuile creuse. Ce dernier, probablement mutilé dans sa hauteur, possède quatre fenêtres de guet hâtivement ouvertes au moment des guerres de Religion. Les faces nord et sud de la deuxième travée du choeur sont percées d’une fenêtre romane dont l’archivolte en pointes de diamants se continue sur le nu du mur par un bandeau sculpté d’étoiles. Les corniches sont sculptées de feuillages formant des broderies et elles reposent sur des modillons sculptés, entre autre, de têtes humaines, de motifs végétaux et d’un musicien jouant de la harpe.

L’abside semi-circulaire est séparée en trois parties par des contreforts-colonnes dont les chapiteaux sont sculptés de feuillages et de pommes de pin, de deux chevaux ailés affrontés et enfin de deux aigles aux ailes déployées. La corniche est ornée d’une frise d’entrelacs et les modillons au-dessous présentent des têtes humaines, un acrobate se tenant les pieds, une tête de loup (ou un chien suivant les interprétations), des oiseaux, des feuillages et deux hommes à queue de poisson. Chaque partie de cette abside est percée d’une fenêtre romane à archivolte en pointes de diamants se continuant sur le nu du mur par des bandeaux sculptés de marguerites.

À l'intérieur, la nef est divisée en deux courtes travées d’une belle hauteur. Celles-ci disposent de voûtes en croisées d’ogives refaites au 15e siècle, qui reposent sur des colonnes du 12e siècle, aux chapiteaux sculptés de feuillages et de têtes humaines assez frustres. Ces croisées d’ogives reposent sur des doubleaux et dans les angles sur des culots.

La travée suivante, la première du choeur, est couverte d’une coupole sur pendentifs qui supporte le clocher. Ce dernier est porté par des massifs pilastres et des colonnes saillantes. Les deux massifs pilastres sont réunis par quatre arcs superposés. La deuxième travée du choeur est couverte d’une voûte en berceau légèrement brisée.

Cette travée et l’abside sont séparées par un arc surbaissé aux claveaux curieusement dessinés. Cette abside, semi-circulaire, est éclairée par trois petites fenêtres romanes séparées par des colonnes aux chapiteaux sculptés de feuillages et réunis entre eux par des arc encadrant les fenêtres.

Murscalcaire moellon
pierre de taille
Toittuile creuse
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couverturestoit à longs pans
État de conservationbon état
Techniquessculpture
Représentationsornement architectural, corde ornement géométrique, rinceau, entrelac ornement végétal, feuille ornement animal, lion, oiseau, loup, canard, sirène ornement figuré, tête d'homme, homme
Précision représentations

Voussure supérieure du portail ouest, sculpté d'un décor de corde. Chapiteau de la voussure inférieure du portail ouest, sculpté d'un décor végétal. Corniche de la nef, supportée par des modillons sculptés de têtes humaines et de cylindres. Corniche de la deuxième travée du choeur, sculptée de tiges de rinceaux et de feuilles nervurées. Modillons de la corniche sculptés de motifs végétaux et d'un harpiste. Chapiteaux des contreforts-colonnes de l'abside, sculptés de lions se faisant face, d'oiseaux à becs crochus, à ailes déployées et au corps rond couvert de plumes disposées en écailles, et de décors végétaux. Corniche de l'abside, sculptée d'une frise d'entrelacs. Modillons supportant la corniche, sculptés d'un acrobate, d'une tête de loup, de deux canards et de deux sirènes. Fenêtres de l'abside reliées entres elles par un bandeau sculpté d'une frise de feuilles croisées. Chapiteaux à l'intérieur de l'église, sculptés d'animaux, de têtes humaines et de motifs végétaux.

Inscriptions : Monsieur le prince de Talmont a été parrain et madame la princesse de Talmont a été marraine. M. Gilbert curé. Seguin Parfait Lebrun m'a faite en 1737 : sur la cloche de l'église.

Statut de la propriétépropriété publique
Protectionsclassé MH, 1907/01/21
Précisions sur la protection

Eglise : classement par arrêté du 21 janvier 1907.

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1907, 22 septembre : devis estimatif et cahier des charges pour des travaux de restaurations des maçonneries de l’église, par l’architecte Albert Ballu.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1384
  • 1907, 3 décembre : engagement de Philippon Moreau, entrepreneur, à réaliser les travaux de restauration des maçonneries de l’église.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1384
  • 1913, 26 décembre : devis supplémentaire pour la restauration des maçonneries de l’église, par l’architecte Albert Ballu.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1384
  • 1928, 27 mars : engagement de Pierre Moreau, entrepreneur, à réaliser les travaux à faire à l’église.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1384
  • 1931, 20 octobre : devis pour la consolidation de la coupole intérieur et le dégagement de l’abside, par l’architecte des Monuments Historiques, Lucien Prieur.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1384
Bibliographie
  • Connué Charles. Les églises de Saintonge. Saintes. Delavaud, 1952-1961. Tome 3. p. 29, 30.

  • Crozet, René. Dictionnaire des églises de France. Annepont (Charente-Maritime). Paris : Laffont, 1967. p. 11.

  • Crozet, René. L'art roman en Saintonge. Paris : Picard, 1971, p. 63, 67, 93, 121, 123, 124.

  • Lacoste, Jacques. La sculpture romane en saintonge. Edition Pitot. Tours, 1998. P. 62 à 64.

  • Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, Poitou-Charentes. Tome 2. Paris : Flohic, 2002. p. 957.

  • Texier, Jean. Inventaire archéologique de l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély : Canton de Saint-Savinien. Saint-Jean-d'Angély : Brisson, 1981.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Vals de Saintonge Communauté (c) Vals de Saintonge Communauté - Braud Jean-Jacques - Lhuissier Nathalie
Lhuissier Nathalie

Chargée de mission entre 2004 et 2018.


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