Logo ={0} - Retour à l'accueil

Église paroissiale Sainte-Valérie dite église du Moutier

Dossier IA23000304 réalisé en 2001
VocablesSainte-Valérie
Appellationséglise du Moutier
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonLimousin - Felletin
AdresseCommune : Felletin
Adresse : rue du, Clocher , place
Quinault
Cadastre : 1817 D 354 ; 2003 AL 60 ; 2014 AL 60

L'église paroissiale du Moutier est une ancienne église priorale construite après 1125, date de la création du prieuré bénédictin de Felletin, dépendant du monastère de Sainte-Valérie de Chambon. De cette époque subsistent seulement trois piliers de la croisée du transept, le chœur, une partie du transept sud et son absidiole et sans doute quelques éléments partiels des murs gouttereaux de la nef.

Après l'effondrement d'une partie de l'édifice en 1451, une campagne de reconstruction est entreprise vers 1477. Celle-ci, dont le principal instigateur fut le prieur Jean Mourin d'Arfeuille, concernera l'allongement de l'édifice vers l'ouest et la construction d'un nouveau clocher. En 1581, les moines bénédictins délaissent le sanctuaire et retournent à Chambon-sur-Voueize. A partir de cette date l'église, devenue église curiale, se heurte continuellement à la communauté religieuse de l'église Saint-Blaise à Beaumont (et cela malgré une signature de concordat en 1602, entre les deux communautés de prêtres communalistes). Au 17e siècle sont effectués plusieurs réparations et aménagements intérieurs.

Au cours de la 2e moitié du 18e siècle, l'état de l'église s'avère critique même si la date de 1761, mentionnée sur une pièce de bois, atteste d'une réparation faite au clocher. Le 25 août 1776, l'église est mise en interdit par Monseigneur d'Argentré, évêque de Limoges. En 1782, des travaux de réfection, de nature non spécifiée, sont effectués et le 23 juillet 1791, par décret royal, l'église du Moutier devient l'église principale de Felletin.

Au cours du 19e siècle, divers travaux de restauration seront commandités : en 1834, par suite de dégâts occasionnés par un incendie et selon des plans de Jouanisson, des réparations concerneront la reconstruction du dôme de la tour, puis de 1866 à 1872, des travaux seront réalisés, selon des plans d'Elie Pauly. Cet architecte aubussonnais avait même conçu un premier projet non réalisé qui préconisait la reconstruction du chevet, avec adjonction d'une abside. Les sieurs Delarbre, Legras et Joseph Seiler furent les adjudicataires de ces deux phases de travaux. En 1896, des travaux, de nature non définie, sont adjugés à Pierre Messonnet selon des plans dressés par l'architecte Baulard. En 1950, Jean Creuzot, l'architecte en chef des Monuments historiques, fait remplacer les verrières des fenêtres hautes de la nef et de 1993 à 1998 est entreprise une grande campagne de restauration à la fois architecturale et mobilière.

Période(s)Principale : 2e quart 12e siècle
Secondaire : 2e quart 15e siècle
Secondaire : 17e siècle
Secondaire : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates1761, daté par source, daté par travaux historiques, porte la date
1782, daté par source
1834, daté par source
1866, daté par source
1896, daté par source
1950, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Jouanisson géomètre attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Pauly Elie architecte attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Baulard architecte attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Creuzot M.J. architecte des Monuments historiques attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Delarbre entrepreneur attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Legras entrepreneur attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Messonnet Pierre entrepreneur attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : I.P. charpentier attribution par source, attribution par travaux historiques
Personnalité : Mourin d'Arfeuille Jean commanditaire attribution par source

Cette église se compose d’une nef à trois travées d'ogives, précédée d'un porche occidental, d’un transept avec absidiole sur chaque bras et d’un chœur à chevet plat. Ce dernier ainsi que le bras sud du transept sont couverts d'une voûte en berceau. Mais la présence de retombées d'ogives sur deux culots dans les angles nord-est et sud-est du chœur laisse supposer que cette voûte en berceau a remplacé une voûte d'ogives.

Les travées de la nef sont épaulées par des bas-côtés formant respectivement cinq chapelles latérales couvertes en demi-berceau (deux au nord et trois au sud). La chapelle latérale nord ouvrant dans la troisième travée, construite postérieurement aux autres, est plus large et recouverte d'une voûte d'ogives, de même que le bras nord du transept. La chapelle orientale ouvrant sur ce bras de transept comporte une voûte en mitre d'évêque. Un décor sculpté orne l'ensemble des culots supportant les retombées de voûte et les clefs de voûte.

Extérieurement, le clocher domine l'élévation ouest. De plan carré, il s'élève sur quatre niveaux, flanqué sur la hauteur des deux premiers de deux contreforts latéraux à deux larmiers et amorti par un couronnement formant double gâble. La tour d'escalier, de plan polygonal menant au sommet du clocher occupe l'angle sud-ouest du clocher.

Le portail du clocher, ouvrant sur la rue éponyme, est surmonté d'une large baie en arc brisé. Au niveau des deux étages supérieurs, délimités par un bandeau mouluré, sont respectivement percées, sur chaque face, de deux baies en arc brisé. Entre les fenêtres du dernier étage beaucoup plus hautes que les fenêtres de l'étage inférieur, sont placées une série de statues en pied abritées par un dais. A la base du glacis de chacune de ces fenêtres est visible une gargouille sculptée. Le haut du clocher est entouré d'une balustrade ajourée avec décor simulant des croix de saint André. Il est surmonté d'un toit en bardeaux de plan polygonal composé d'un cône tronqué supportant une série d'arcatures coiffées d'un bulbe. La croisée du transept est surmontée d'un petit clocheton octogonal, avec toit en poivrière, recouvert de bardeaux. Le portail nord donnant accès à la Grande Rue, depuis le transept, est surmonté d'une grande rosace.

Mursgranite pierre de taille
granite moellon enduit
granite moellon enduit partiel
Toittuile plate, bardeau
Plansplan allongé, plan en croix latine
Couvrementsvoûte d'ogives
voûte en demi-berceau
Couverturestoit à longs pans
toit en bâtière
toit conique
appentis
croupe ronde
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis
État de conservationrestauré
Techniquessculpture

à signaler portail

Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsclassé MH, 1910/01/22
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Ville de Felletin - Celer Françoise
Celer Françoise

Chercheur SRI Limousin jusqu'en 2007.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Casenove Stéphanie
Casenove Stéphanie

Stagiaire puis vacataire au SRI Limousin 2010-2011. Chercheur au SRI sites de Limoges et Poitiers depuis 2019.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.