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Église paroissiale Sainte-Madeleine

Dossier IA40001660 réalisé en 2020

Fiche

Œuvres contenues

VocablesSainte-Madeleine
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonGeaune
AdresseCommune : Castelnau-Tursan
Adresse : place de l', Église, route de l'
Escoulis
Cadastre : 2017 A 731

Selon la tradition locale, l'église Sainte-Madeleine serait une fondation romane du XIe ou, plus probablement, du XIIe siècle, qui aurait pu servir de chapelle castrale au château tout proche des seigneurs de Castelnau, la plus puissante famille féodale du Tursan. L'édifice se composait originellement d'un vaisseau unique prolongé par une abside en hémicycle, dont le plan subsiste dans le bâtiment actuel. Un remaniement de la façade occidentale intervient dans la première moitié du XVIe siècle, avec la construction d'une large porte à voussure et bases prismatiques, qu'on peut rapprocher de celle de l'église voisine d'Arboucave, édifice partiellement rebâti vers 1540 avec l'aide des évêques de Tarbes Antoine (1534-1539) et Louis (1539-1549) de Castelnau, issus de la famille des seigneurs locaux.

Dans la seconde moitié du XVIe siècle, l'église dépend de la commanderie de Pécorade, propriété de l'ordre de Malte. En 1569, l'édifice subit l'assaut des troupes protestantes lors de la campagne militaire de Montgommery. Le procès-verbal dit de Charles IX décrit l'église "démolie", assertion excessive mais qui signale cependant d'importantes dégradations, dont la probable destruction de la voûte qui devait couvrir le vaisseau. D'amples réparations ou reconstructions durent intervenir dans le courant du XVIIe siècle et au siècle suivant. En 1728 (selon une date portée) et en 1752 (d'après une source écrite), le clocher-tour est reconstruit à neuf.

La monographie paroissiale de l'abbé Foy (1887-1888) signale d'importants travaux réalisés en 1858 à l’initiative du curé Duran, qui modifient profondément l'aspect de l'édifice : le chœur est rebâti sur les fondations de l'abside romane, le sol de la nef est abaissé et un collatéral construit au sud dans le prolongement de l'ancienne chapelle de la Vierge. En dépit de ces remaniements, un rapport sur l'état de l'église, rédigé en 1895 par le même abbé Foy, préconise une reconstruction totale, l'édifice "menaçant ruine". Le projet, qui aurait jeté bas la totalité du bâtiment à l'exception du clocher, n'est pas réalisé, et seule la tour est restaurée par l'agent-voyer Victor Séron en 1897. L'église ne connaît par la suite que des travaux mineurs, comme l'exécution de peintures murales dans le chœur par le décorateur montois Henri Dupérier en 1933 ou une nouvelle restauration du clocher en 1977 (date portée).

Période(s)Principale : 12e siècle , (détruit)
Principale : 1ère moitié 16e siècle , (?)
Secondaire : limite 16e siècle 17e siècle
Secondaire : 2e quart 18e siècle
Secondaire : 3e quart 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates1728, porte la date
1752, daté par source
1858, daté par source
1897, daté par source
Auteur(s)Auteur : Séron Victor Emmanuel
Séron Victor Emmanuel (1844 - )

Prénom usuel : Victor. Né le 23 janvier 1844 à Abergement-la-Ronce (Jura), fils du farinier et entrepreneur Pierre Séron (1812-1884) et d'Anne Martin, et frère d'Alphonse et Charles Séron, tous deux architectes. Il épouse à Dax, le 29 août 1877, la Landaise Élisabeth Clara Cazalis (Saint-Vincent-de-Xaintes, 1850 - Dax, 1919), fille du charpentier Jean Cazalis et de Jeanne Justine Laborde, dont il aura cinq fils et une fille. Qualifié d'agent-voyer d'arrondissement dans son acte de mariage, il est alors domicilié à Dax. Architecte municipal de la Ville de Dax (en poste en 1895) et agent-voyer de l'arrondissement de Saint-Sever, il travaille aux églises de Nassiet et Castaignos-Souslens en 1893, Aubagnan et Monségur en 1894, Castelnau-Tursan en 1897, Castel-Sarrazin en 1898, Banos en 1900-1901, Morganx et Saint-Aubin en 1901, Lahosse en 1902-1904, Amou en 1903 et Laurède en 1906.


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agent voyer attribution par source

L'église, orientée, est située à l'extrémité sud-ouest du village, à proximité du cimetière communal. Elle est construite en maçonnerie de moellon de calcaire et d'alios, avec chaînes d'angle et encadrements de baies en pierre de taille ; seuls le clocher-tour et la soubassement de la sacristie au sud (qui surplombe une forte dénivellation) sont bâtis en pierre de taille (moyen appareil irrégulier). L'édifice est composé de deux vaisseaux de quatre travées et d'égale longueur. Un clocher-porche de plan rectangulaire abrite une large porte à voussure et bases prismatiques qui introduit dans le vaisseau principal, au nord. Celui-ci ouvre à l'est sur une travée de chœur plus étroite, prolongée par une abside semi-circulaire éclairée par deux fenêtres, et au sud sur l'unique collatéral, séparé du vaisseau principal par trois piliers carrés à angles coupés. Les deux vaisseaux sont couverts de plafonds modernes en plâtre (à doucines pour le vaisseau principal) remplaçant la voûte originelle. Sur le mur occidental du vaisseau principal est installée une tribune en bois, dont l'accès se fait par un escalier en L placé dans l'angle nord-ouest. Une sacristie de plan allongé oblong est adossée au mur sud du collatéral, en surplomb sur le dénivelé de la route. Toutes les fenêtres (du XIXe siècle) sont en plein cintre. L'édifice est couvert de tuiles creuses à l'exception du clocher, couronné d'un toit en pavillon couvert d'ardoises.

Murscalcaire pierre de taille
calcaire moellon enduit partiel
Toittuile creuse mécanique, ardoise
Plansplan allongé
Étages2 vaisseaux
Couvrementslambris de couvrement
Couverturestoit à longs pans croupe ronde
toit en pavillon
Techniquesvitrail
peinture
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Extrait du procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire, dit verbal de Charles IX (5 octobre 1571), concernant l'église de Castelnau et son annexe de Pécorade

    "CASTETNAU (sic) ET PECORADE - COMMANDEUR DE MALTHE. L'Eglise parroissialle de Castetnau et son annexe de Pecorade est à la presentation du Commandeur de Pecorade chevalier de Malthe, et y a charge d'ames. L'Institution à l'Eveque d'Aire. Il y a trois ans et plus qu'il y a aucun curé ni aucun vicaire ni ne s'y fait aucun service, ni le Commandeur ni (sic) pourvoit de personne au grand scandale et regret de tous les parroissiens - auparavant avoient accoutumé etre pourvus par le dt Commandeur qui prend les dixmes et revenus des dtes parroisses. Les dites Eglises ont été démolies les ornemens et joyaux saccagés et perdus et aussi les cloches rompues et le metal emporté par ceux de la religion desquels ne savent le nom."

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  • Rapport sur l'état de l'église de Castelnau-Tursan & l'impossibilité d'une restauration ou la nécessité d'une reconstruction, par l'abbé Jean-Éloi Foy, 21 octobre 1895 (AP Mugron)

    "Doyenné de Geaune. Castelnau-Tn. Objet : Église. / Rapport sur l’État de l’Église de Castelnau-Tursan & l'Impossibilité d'une Restauration ou la Nécessité d'une Reconstruction. / L'an mil huit cent quatre vingt quinze et le vingt-un octobre, par ordre de Monseigneur l’Évêque d'Aire & conformément à l'art. 42 du décret de 1809, il a été procédé à la visite de l’Église. / Étaient présents : Monsieur le Chanoine Cassen, Secrétaire Général de l’Évêché, délégué par Monseigneur l’Évêque, Monsieur le Maire de Castelnau-Tursan spécialement invité à assister à ladite visite, Monsieur Lacerenne, maire d'Eugénie-les-Bains & homme de l'Art, Monsieur l'abbé Foy, précédemment curé de Castelnau-T[ursa]n, actuellement curé de Coudures, délégué par Monseigneur l’Évêque & chargé du présent rapport. / Le présent rapport comprendra quatre chapitres, savoir : Chapitre I. État de l’Église. Chapitre II : Nécessités d'une reconstruction. Chapitre III. De la possibilité d'une reconstruction économique au point de vue communal. Chapitre IV. Historique de la question.

    Chapitre I. État de l’Église. / I. Maçonneries. 1) Les murs du chœur sont profondément lézardés au point que la clé de la fenêtre qui est au chevet est exposée à se détacher complètement au premier mouvement ; il est même fort probable que le chassis en fer ou encadrement du vitrail lui sert de support et l'empêche de chasser davantage. / Il y a deux autres lézardes principales aux fenêtres latérales du chœur. Ces lézardes pénètrent dans toute la profondeur du mur. / 2) Le mur Nord-Est, côté de la Basse-Cour Baudiaà [sic pour Baudia], est complètement salpêtré & se désagrège tellement dans les parties basses que le purin & les eaux pluviales s'infiltrent dans l’Église pour former une sorte de mare qui rend malsain le séjour dans l’Église et inaccessible une partie de la nef principale. Il y a un confessionnal qui tombe en ruines par suite de l'infiltration signalée. / 3) A la façade, au raccord des murs du clocher & de l’Église, il y a une lézarde telle que le jour paraît dans toute la profondeur, du haut au bas de la muraille. L'écartement de l'angle est assez accentué, au point d'inspirer des craintes tôt au tard. / 4) Du côté Sud-Ouest, par suite du mouvement accusé ci-dessus, il y a des lézardes qui s'annoncent profondes & tendent naturellement à disloquer ce mur, à le sectionner en deux ou trois pans ruineux. L'angle Sud-Est terminal du bas-côté est complètement ébranlé ; déjà de ce côté il y a écroulement partiel d'une sorte de contrefort construit depuis une trentaine d'années. / 5) Les murs extérieurs de la sacristie d'une profondeur de 0m90 centimètres, sont lézardés dans toute leur profondeur & leur hauteur en deux endroits, principalement aux angles des deux fenêtres. / 6) Les murs de soutènement qu'on avait construits sur la façade ont disparu tendent à disparaître emportés par les eaux fluviales formant ruisseau le long des murs de l’Église & de la sacristie. / Le mur de soutènement de la sacristie, construit en moyen appareil carré d'excellente qualité & d'une profondeur d'un mètre environ, puisqu'il supporte la muraille en élévation de la sacristie qui n'est, à vrai dire, que la continuation de ce mur, est cependant très compromis 1) par le ravinement des eaux susmentionnées qui ont mis tous les fondements à découvert ; 2) par l'invasion du lierre qui croît avec vigueur, notamment à l'angle Sud-Est, au point que plusieurs carrés ou moellons appareillés menacent de glisser, que les racines dudit lierre atteignent une grosseur de trois à quatre centimètres de diamètre & finalement ressortent dans la sacristie à travers la muraille lézardée (0m90 cent. ... supra). / Le mur de soutènement Sud-Est, à la suite, est en complète ruine. / Observation. Il faut remarquer que le sol de l’Église & de la sacristie est élevé de deux à trois mètres, côtés Sud-Sud-Ouest-Ouest, au-dessus des deux chemins creux qui se joignent au pied de la sacristie. / De la sorte, tout le côté Sud de L’Église, sacristie y comprise, menace de glisser complètement. / Il n'est rien dit du clocher dont la façade paraît encore tenir, quoiqu'il soit impossible qu'il ne subisse un jour ou l'autre un ébranlement conséquent au mouvement de l'ensemble. / Au reste, la muraille qui surplombe du côté de l’Église est en très mauvais état ; il suffit de monter dans l'intérieur, jusqu'aux cloches, pour s'en convaincre. / II. Charpentes. 1) La charpente de l’Église a été refaite vers mil huit cent cinquante six, avant la mort de Monsieur Tauziet de Tucolle, qui fit des dons en argent & zen nature à Monsieur l'abbé Duran curé de Castelnau & restaurateur de L’Église actuelle. Il va sans dire qu'on utilisa tout le vieux bois possible. Il est facile, sans examen, de conclure à son mauvais état pour l'ensemble. Quant au détail, après examen, on constate la dislocation menaçante imminente de certaines parties, la faiblesse de certaines pièces de faîtage, de plusieurs pannes, des chevrons usés en quelque sorte par la moisissure, les lattis généralement vermoulus [quatre mots illisibles, à demi raturés]. 2) La charpente du clocher, partie de la couverture, est en aussi mauvais état que la charpente de L’Église.

    Chapitre II. Impossibilité d'une restauration. Nécessité d'une Reconstruction. / I. Impossibilité d'une Restauration. Pour restaurer L’Église, il faudrait a priori : 1) Reconstruire tous les murs de soutènement en ruines. / 2° Contrefonder très profondément les murs de la sacristie, le pourtour du chœur, une grande partie du mur Nord, côté Baudiaà là du moins où le mur laisse infiltrer le purin & les eaux pluviales. / 3) Relier de quelque façon, avec double S à l'intérieur & à l'extérieur les murs écartelés... Un chaînage n'est pas possible, du moins pratique. / 4) Il faudrait refaire néanmoins à peu près à neuf & en tout hypothèse, remanier toute la couverture soit de l'église, soit de la sacristie, soit enfin du clocher. / Monsieur Despaignet, entrepreneur à Aire, constructeur des arènes de M[ont]-de-M[arsa]n, des Églises du Houga, du Vignau & d'ailleurs très compétent en expertise, a dressé un mémoire en 1891, évaluant la restauration à cinq mille trois cent cinquante cinq francs... ci... 3555. / Monsieur Séron, architecte, après examen de détail, a également évalué la restauration à peu près à la même somme ; mais il n'a pas laissé de mémoire, jugeant ces restaurations inutiles & fâcheuses. / Monsieur Lacerenne, homme de l'art, comme il a été dit plus haut, qui a dirigé les opérations de la visite & souligné les observations contenues au chapitre Ier, a également conclu à un minimum de cinq mille francs pour restaurer L’Église, & préférablement à la nécessité d'une Reconstruction.

    Chapitre II. Nécessité de la reconstruction. En effet : tous les travaux de restauration, à part ceux de la toiture, ne seront pas de durée. / 1) Comme il appert, dans leur ensemble, les murs sont tellement salpêtrés, ébranlés, que s'ils ne doivent pas glisser après reconstruction des murs de soutènement, il n'en resteront pas moins ruineux & au danger, un jour, de s'affaisser sur place. / 2) Jamais avec ces travaux on n'obtiendra une Église convenable. / 3) Ces travaux eux-mêmes n'auront qu'une durée limitée & devront se refaire avant dix années par suite du travail incessant des murs & du sol jusqu'à complète démolition. / 4) Notamment, la servitude qui existe du côté de la maison & des écuries Baudiaà compromet l'avenir de L’Église. / On ne peut pas obliger le voisin à enlever les écuries, cour à cochon ou autres qui appuient sur les murs de L’Église ; (il ne conste pas cependant du droit d'appui, moins encore de la mitoyenneté des murailles, attendu que L’Église a [un mot illisible] de ce côté & que jusqu'à l'heure il n'a pas été trouvé d'acte public aliénant les droits communaux). / En outre, le danger d'incendie par le grenier à fourrage & le foyer de la maison est permanent. / C'est pourquoi la loi est très sage quand elle exige une circulation libre d'environ trois mètres autour des Églises ou des Édifices publics similaires.

    Chapitre III. Possibilité d'une Reconstruction économique au point de vue communal. / I. Il s'agit de construire une Église simple, croix latine, mesurant au maximum : 1) Longueur de la nef divisée en quatre travées de cinq mètres, centre à centre des pilastres ou contreforts... 20m. 2) Largeur de la nef intérieur, huit mètres... 8m. Soit une surface totale intérieure de 160 mq, un peu plus que L’Église actuelle. / Le chœur et les transepts (sic) seraient proportionnés, soit 1) chœur, longueur 6 mètres, sur 8 mètres de large (largeur de la nef) ; 2) les chapelles des transepts, longueur de la travée & profondeur intérieure 3m50 à 4 mètres. / II. Or, le coût d'une telle Église ne dépasserait pas douze mille francs, d'après l'homme de l'Art [quatre derniers mots ajoutés]. Or, 1) les matériaux de L’Église actuelle, à raison de l'appareil qui est excellent & peut servir tel quel, peuvent s'estimer valoir quatre mille francs... ci 4000 f. 2) Monseigneur l’Évêque donne... 1000. 3) Monsieur le Curé de Castelnau... 1000. 4) La Commune, sans ajouter aux impôts déjà existants, mais attendu qu'elle s'est imposée depuis douze à treize ans, pour les constructions scolaires. / Monsieur Labrouche & Monsieur Montaut [les curés précédents] échouèrent également devant ce même esprit ; Monsieur Pomiro en est demeuré victime comme les autres. / En 1889, une étude fut faite dans ce sens & puis fut abandonnée. Depuis lors on s'est bercé de l'espoir de restaurer L’Église, & à diverses reprises on a fait des études, mais la nécessité de dépenser cinq mille francs sans obtenir un résultat sérieux, la difficulté de l'entreprise elle-même, enfin la nécessité d'une reconstruction ont tour à tour paralysé la liberté & le bon vouloir des Conseillers municipaux, emmené une irritation d'esprit qui semble devoir devenir fatale. / Le Rapporteur soussigné remplit une mission non de complaisance mais de conscience ; il sait que la reconstruction & le déplacement de L’Église rencontrent la plus vive opposition ; mais confiant dans la réflexion & le bon esprit du plus grand nombre, il espère, sur cette question, qui devrait susciter (?) l'unanimité dans l'opinion & la faveur de chacun, que le Conseil municipal de Castelnau-T[ursa]n adoptera les conclusions du rapport & voudra éviter la fermeture de L’Église, la cessation des exercices religieux, ce qui serait désastreux tant pour les enfants d'abord que pour tous les habitants sans distinction & sans exception. / En préparant immédiatement le Dossier & en faisant diligence auprès de Messieurs les Députés & Sénateurs des Landes, on pourrait mettre main à l'œuvre & arriver certainement à bâtir & couvrir la nouvelle Église avant Novembre 1896. Les lambris ou les voûtes & le clocher se bâtiraient ensuite en 1897, tout s'achèverait d'une manière normale.

    Castelnau-Tursan, 12 décembre 1895. / Le Rapporteur, P. J.E. Foy ptre, délégué."

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  • Extraits de documents concernant l'église de Castelnau-Tursan

    I. Monographie paroissiale de Castelnau-Tursan, par l'abbé Jean-Éloi Foy, 1887-1888 (AD Landes, 16 J 18)

    "Église Sainte-Marie-Madeleine. Chapelle romane du XIe siècle. [...] La tour du clocher actuel a été seulement construite en 1752 [...]. Le bas-côté actuel n'est qu'une prolongation de la chapelle de la Vierge primitive. [...] Le chœur actuel, le bas-côté tel qu'il est sont de construction récente. C'est M. l'abbé Duran, actuellement curé de Heugas, qui a fait exécuter ces travaux et baisser le sol de l'église vers 1858. [...] / Il y a deux cloches. La plus grande a été fondue en 1753 sur la place de l'église. Elle porte pour inscription : Santa (sic) Maria Madalena (sic) ora pro nobis (P[arrain]) (M[arraine]) le marquis de Poyanne. Marquise de Poyanne. / La seconde cloche a été fondue en 1851. Elle est due à une imposition extraordinaire des habitants. Elle porte pour inscription : Jn Junca parrain. Bilhère marraine. Jn Duran curé. Mon[t]agut maire."

    II. Dossier "Église, presbytère, cimetière (1816-1935)" (AD Landes, 2 O 532)

    Restauration du clocher par l'architecte V. Séron en 1897.

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  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique de Castelnau-Tursan, 12 février 1906 (AD Landes, 70 V 87/8)

    "Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Castelnau-Tursan.

    L'an mil neuf cent six, le douze février à 2 heures de l'après-midi, En présence de MM. l'abbé Chambre et de M. Diris, président de la fabrique, et de M. Dubroca, trésorier de la fabrique. / Nous soussigné, Guéraçague, receveur de l'Enregistrement, dûment commissionné et assermenté, spécialement délégué par le Directeur des Domaines à Mont-de-Marsan, avons procédé ainsi qu'il suit, à l'inventaire descriptif et estimatif des biens de toute nature détenus par la fabrique de Castelnau.

    Chapitre I. Biens de la fabrique de Castelnau. / Dans la sacristie. / 1. Une armoire en châtaignier, trois compartiments, surmontée d'une autre armoire - 10. / 2. Deux surplis - 0,50. / 3. Trois aubes, dentelle blanche - 0,75. / 4. Quatre devants d'autel bleus, franges jaunes et verts (sic) - 2. / 5. Deux robes d'enfant de chœur, rouges - 1. / 6. Un surplis d'enfant de chœur - 0,25. / 7. Deux robes d'enfant de chœur, noires - 0,50. / 8. Une couverture d'autel toile blanche - 0,25. / 9. Un devant d'autel dentelle écrue - 0,50. / 10. Trois devants d'autel dentelle blanche - 0,50. / 11. Un devant d'autel brodé canevas - 1. / 12. Une soutane d'enfant de chœur, bleue - 0,50. / 13. Deux vieux canons en papier - 0,25. / 14. Deux vieux ornements et accessoires, l'un blanc application lamé dorée, l'autre doré applications blanc - 5. / 15. Un ornement fond blanc, applications dorées, rayé bleu et accessoires - 5. / 16. Deux ornements noirs application blanches - 5. / 17. Deux ornements rouges, l'un application dorées, l'autre applications blanches - 10. / 18. Un ornement satin grenat et accessoires - 10. / 19. Un ornement fond blanc, garnitures brodées canevas - 5. / 20. Un ornement blanc applications dorées - 5. / 21. Un ornement violet, applications dorées et blanches - 4. / 22. Un ornement vert, applications argentées - 5. / 23. Quatre surplis blancs ordinaires - 1. / 54. Six aubes blanches - 6. / 25. Cinq ceintures rouges pour enfant de chœur - 2. / 26. Six surplis d'enfant de chœur, doublés rouge et bleu - 1,50. / 27. Une boîte blanche remplie de découpures en papier - 1. / 28. Autel ou dais, satin blanc, et monture du dais - 10. / 29. Quatre bourses avec corporaux - 1. / 30. Cinq cordons blancs - 0,25. / 31. Dix pales - 1. / 32. Six amicts - 0,90. / 33. Dix-huit purificatoires - 1,80. / 34. Dix manuterges - 1,50. / 35. Quatre burettes - 0,50. / 36. Dix-neuf manuterges - 2,85. / 37. Deux candélabres métal doré cinq branches - 3. / 38. Trois porte-bouquets velours - 0,30. / 39. Un piédestal pour ostensoir, bois recouvert satin, blanc, garnitures dorées - 1. / 40. Six porte-bouquets porcelaine, bouquets papier doré - 4. / 41. Deux bouquets papier bleu - 0,50. / 42. Six porte-bouquets porcelaine, et bouquets papier doré, un chandelier en verre - 4. / 43. Un ciboire métal doré, hauteur 0m20 environ - 30. / 44. Un calice et patène métal argenté - 10. / 45. Deux surplis et deux aubes, blancs - 1. / 46. Quatre étoles usées - 1. / 47. Un sac à linge - 0,25. / 48. Un missel et un rituel - 1. / 49. Deux jeux burettes et plateaux - 1. / 50. Un ostensoir dans son écrin, pied doré, l'ostensoir supporté par un ange en métal argenté, hauteur 0m80 - 40. / 51. Un missel romain et son pupitre en chêne - 2. / 52. Vieux restes de bougies et cierges - 0,50. / 53. Deux chapes l'une noire, l'autre drap doré, état usé - 5. / 54. Vingt porte cierges métal blanc - 10. / 55. Un vieux fauteuil paille et bois - 1. / 56. Armoire fermant à trois clés, contenant exclusivement des documents sans valeur - 5. / 57. 5 porte-bouquets en porcelaine, dépareillés et bouquets - 0,50. / 58. Une chaise - 0,25. / 59. Trois vieux tableaux, représentant & (sic) images, en noir - 0,50. / 60. Un crucifix en bois peint doré - 0,50. / 61. Une croix, manche bois, croix métal blanc - 2. / 62. Un porte manteau six branches - 0,25. / 63. Un crucifix bois, Christ en métal - 0,50. / 64. Une crèche. Cinq oriflammes en étoffe de peu de valeur - 2. / 65. Autel plâtre ou bois, blanc, statue de la Vierge, scellé au mur - mémoire. / 66. Quatre candélabres métal doré, six chandeliers cuivre - 6. / 67. Statue du Sacré-Cœur, plâtre colorié, réclamée par la famille Clèdes François - 5. / 68. Grille de communion fer, scellée au sol, réclamée par M. Salles et Dubroca - mémoire. / 69. Statues de St Joseph et St François d'Assise, réclamées par les mêmes - 10. / 70. Maître-autel marbre et maçonnerie, baldaquin, porte-candélabres, scellé - mémoire. / 71. Six candélabres métal doré - 6. / 72. Huit bancs, en bois - 4. / 73. Une stalle, fauteuil et deux chaises, chêne, revendiqué par Dupouy François - 20. / 74. Quatre tableaux sans valeur, baguettes dorées, ornant le chœur - 1. / 75. Un pupitre en bois - 0,50. / 76. Une chaire en bois peint et abat-voix, scellée au mur - mémoire. / 77. Pendule, revendiquée par M. Dubasque à St-Loubouer - 20. / 78. Chemin de croix, papier peint - 7. / 79. Deux vitraux, Ste Marie-Madeleine et N.D. de Lourdes, revendiqués par la famille Descorps Jean à Castelnau - mémoire. / 80. Deux tableaux, baguettes dorées, Vierge et Christ - 0,50. / 81. Un grand tableau, 1m80 x 2, au-dessus de la porte de la sacristie, cadre doré, motifs en relief, représentant le crucifiement, réclamé par la famille Labat, héritière des Garrelon, à Castelnau, scellé - mémoire. / 82. Deux petits tableaux, représentant l'enfant Jésus et St Jean-Baptiste - 0,50. / 83. Lustre métal doré - 3. / 84. Lustre verroterie - 5. / 85. Ste Face et lampe - 1. / 86. Fonds (sic) baptismaux, grille autour, scellés - mémoire. / 87. Deux confessionnaux, bois blanc - 4. / 88. Cinquante chaises et quatre bancs, dont deux réclamés par Dupouy François à Castelnau - 15. / 89. Deux cloches, scellées - mémoire. / 90. Un petit lustre, en face du maître-autel - 2. / 91. Sol de l'église. Contenance 2 a 70 n° 815 S[ect]ion A. Évaluée à raison de 2000 f. l'hectare environ - 60.

    Chapitre II. Biens de l'État, du Département ou de la commune dont la fabrique n'a que la jouissance. / 1. Presbytère et jardin, appartenant à la commune, pour une contenance de 16 a environ, n° 824-825 et 827 S[ect]ion A, évaluée à raison de 2000 f. l'hectare - 320.

    Déclarations concernant l'actif et le passif. Le desservant de la commune, le président et le trésorier de la fabrique ont déclaré qu'il n'existait aucun actif autre que celui inventorié. La rente immatriculée au nom de la fabrique de Castelnau aurait été transférée au nom de la fabrique de Geaune. En effet, c'est le curé de Geaune, et non le desservant de Castelnau, qui fait les cérémonies religieuses à Pécorade, à laquelle la rente a été léguée. Il n'existe non plus aucun passif. Les noms des personnes qui ont formulé des réserves sur les biens inventoriés sont signalés au cours de l'inventaire.

    Observations d'ordre général. L'inventaire a eu lieu en présence du Président de la fabrique et du desservant. Tous deux y ont assisté exclusivement comme témoins. L'évaluation des biens a été faite par le Receveur seul. / La fabrique n'a fourni au Receveur aucun renseignement susceptible de faciliter l'inventaire. Le coffre fermant à trois clés existe, mais ne contient aucun document de valeur. / L'église appartient à l'État, comme comprise parmi les biens restitués en vertu de l'arrêté de l'an XI. / Un protestation de l'abbé Chambre, lue au début des opérations, est annexée au présent inventaire sur sa demande. [...]

    En conséquence, nous avons clos le présent inventaire contenant quatre rôles, renvoi et 0 mots rayés seuls, le douze février 1906 à quatre heures du soir et, après lecture faite, nous l'avons signé avec les comparants. / A Castelnau, le 12 février 1906. / Signé P. Guéraçague. Dubroca. Chambre desserv. Diris."

    [Protestation annexée du desservant :] "Monsieur le Receveur, / L'Église ne s'étant pas prononcée sur la dévolution de ces biens dont vous allez faire l'inventaire et qu'elle considère comme sa propriété légitime, je dois, en ma qualité de ministre du culte et représentant de cette même Église, faire toute réserve sur les droits et me refuser à m'associer à votre œuvre autrement qu'en témoin. / Vous trouverez dans cette église divers objets mis à la disposition du curé et de la paroisse et non donnés ; ils n'ont fait l'objet d'aucune donation autorisée ou acceptée régulièrement. Les propriétaires réclament ces objets en vertu de l'art. 910 du Code Civil, en vertu de la loi du 2 janvier 1817, de l'ordonnance du 2 avril 1817. / Je demande que leurs réserves et réclamations figurent au procès-verbal que je signerai dans cet (sic) compétence seulement. / Chambre desservant / Castelnau-Tursan, le 12 février 1906."

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Église, presbytère, cimetière (1816-1935)

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 2 O 532
  • Monographie paroissiale de Castelnau-Tursan, par l'abbé Jean-Éloi Foy, 1887-1888.

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 16 J 18
  • Église : restauration (1896-1898).

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 70 V 87/5
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique de Castelnau-Tursan, 12 février 1906.

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 70 V 87/8
  • Rapport sur l'état de l'église de Castelnau-Tursan & l'impossibilité d'une restauration ou la nécessité d'une reconstruction, par l'abbé Jean-Éloi Foy, 21 octobre 1895.

    Archives paroissiales, Mugron
Documents figurés
  • Vue de l'église depuis le sud en 1991, avant restauration. Diapositive, 1991.

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 1338 W 79
Bibliographie
  • "Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571". Revue de Gascogne, 1860.

    P. 317.
  • SOUSSIEUX Philippe. Dictionnaire historique des Landes. Études landaises, 2012.

    P. 166-167.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe