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Église paroissiale Saint-Thomas

Dossier IA16008401 réalisé en 2011

Fiche

Construite probablement dans la seconde moitié du 12e siècle, l´église Saint-Thomas à Hiersac ne conserve de cette époque qu'une partie de ses murs et, à l'intérieur, des colonnes surmontées de chapiteaux ornés de feuilles plates.

L'église Saint-Thomas à Hiersac est une église de petites dimensions, construite dans la seconde moitié du 12e siècle selon un plan allongé composé d'ouest en est d'une travée sous clocher, d'une nef de deux travées et d'un chœur constitué d'une travée droite et d'une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four et couverte d´une croupe polygonale.

Cette église fait partie des rares exemples où ni la nef ni l´abside n'étaient à l'origine contrebutées par des contreforts. Seule la travée du chœur est épaulée à l´extérieur, au moins du côté sud, par un contrefort plat montant jusqu'au sommet du mur du côté de la nef et du côté de l´abside.

Une chapelle a été ajoutée au nord, au niveau de la jonction entre les deux travées de la nef. Le clocher fortifié a été construit à la fin du 15e siècle (vers 1495) au-dessus de la première travée qui est alors voûtée d´ogives. Il est contrebuté en façade par deux puissants contreforts d'angle et deux autres à la jonction de cette travée et de la nef.

Le portail, voûté en arc brisé, est surmonté d'une étroite fenêtre. La salle haute du clocher est éclairée par une fenêtre sur chaque face. Sur les murs nord et sud, la fenêtre est encadrée au niveau de la retombée de l´arc en plein cintre par une corniche portée par des modillons dont la plupart ne sont pas ornés à l'exception d'une tête humaine.

Entre la travée sous clocher et la nef sont conservés deux supports romans, chacun est composé d´une colonne centrale de gros diamètre encadrée de deux colonnes plus fines très partiellement engagées. Du côté sud, les chapiteaux des petites colonnes sont ornés dans leurs angles de visages alors que du côté nord, ils portent des palmettes. Du côté nord, les chapiteaux des colonnes plus fines sont ornés de palmettes et celui de la colonne centrale de feuilles plates qui s´enroulent en volutes dans les angles ; les tailloirs sont ornés de fleurettes disposées sur deux lignes au centre et une seule sur les chapiteaux latéraux.

Un arc doubleau triple marque la jonction avec l´abside, à l´extrémité est de la voûte en plein cintre qui couvre d´un seul tenant les deux travées de la nef et la travée droite du chœur. Il est porté par des piliers à colonne engagée. Le chapiteau nord est orné de feuilles plates qui s´enroulent en volutes dans les angles, celui au sud n´a pas de décor. La corniche qui soutient la voûte en plein cintre est ornée de dents de scie et la corniche qui soutient le cul-de-four de deux lignes de fleurettes. L´abside est éclairée par une fenêtre dans l´axe et une autre au sud-est. Du côté nord-est se trouve une niche ou une porte murée, il n´a pas été possible de vérifier à l´extérieur si une ouverture était visible (propriété privée adjacente).

Le tabernacle, en bois doré et peint, provient de la chapelle du château de La Rochefoucauld et date du 17e siècle.

Vocablessaint Thomas
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonPays Ouest-Charente - pays du Cognac - Hiersac
AdresseCommune : Hiersac
Cadastre : 1828 B2 455 ; 2011 OB 494

Construite probablement dans la seconde moitié du 12e siècle, l´église ne conserve de cette époque qu'une partie de ses murs et des supports surmontés de chapiteaux ornés de feuilles plates. Elle est fortifiée vers 1495 puis restaurée en 1759 par maître Sireuil, entrepreneur.

Selon Nanglard, autrefois cure, la paroisse devient vicairie perpétuelle par suite de son union au chapitre cathédral d'Angoulême qui en prend possession le 5 juin 1622 en compensation de celle de Chazelles qu'il venait de céder à la trésorerie nouvellement établie.

Le tabernacle, en bois doré et peint, provient de la chapelle du château de La Rochefoucauld et date du 17e siècle.

La cloche a été refondue en 1656 puis 1738.

De nombreuses restaurations ont lieu au cours du 19e siècle.

Période(s)Principale : 12e siècle
Principale : 4e quart 15e siècle
Principale : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

L'église Saint-Thomas à Hiersac comporte une travée sous clocher à l'ouest, couverte d'une voûte d'ogives, une nef de deux travées couverte d'une voûte en plein cintre et un chœur composé d'une travée droite et d'une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four et couverte d´une croupe polygonale. Une chapelle a été construite au nord, au niveau de la jonction entre les deux travées de la nef. La travée droite du chœur est plus grande à l'extérieur, où elle est marquée par un contrefort plat, qu'à l'intérieur, où l'absence de pilier et de colonne ne permet pas de séparer les travées de la nef et la travée droite du chœur, le chœur liturgique étant pour sa part par sa légère surélévation.

Cette église fait partie des rares exemples où ni la nef ni l´abside n'étaient à l'origine contrebutées par des contreforts (Ternet, 2006, t. 1, p. 79). Seule la travée du chœur est épaulée à l´extérieur, au moins du côté sud, seul visible, par un contrefort plat montant jusqu'au sommet du mur du côté de la nef et du côté de l´abside.

Une propriété adossée au nord de l´église ne permet pas de voir à l´extérieur la deuxième travée de la nef, la chapelle et la travée droite du chœur.

Le clocher fortifié a été construit à la fin du 15e siècle au-dessus de la première travée. Il est contrebuté en façade par deux puissants contreforts d'angle et deux autres à la jonction de cette travée et de la nef.

Le portail, voûté en arc brisé, est surmonté d'une étroite fenêtre. La salle haute du clocher est éclairée par une fenêtre sur chaque face. Sur les murs nord et sud, la fenêtre est encadrée au niveau de la retombée de l´arc en plein cintre par une corniche portée par des modillons dont la plupart ne sont pas ornés. À noter néanmoins une tête humaine sur celui situé dans l´angle sud-ouest.

Le mur sud de la nef ne présente pas de contrefort mais une petite porte entre les deux fenêtres. Couverte en plein cintre, son seuil est beaucoup plus élevé à l´extérieur qu´à l´intérieur. La travée droite du chœur est encadrée par deux contreforts plats.

La travée sous clocher est voûtée d´ogives ; sa clef est ornée des armes des commanditaires, Charles d´Orléans et Louise de Savoie, son épouse. Une tribune a été installée sur cette travée.

Entre la travée sous clocher et la nef sont conservés deux supports romans. Chacun est composé d´une colonne centrale de gros diamètre encadrée de deux colonnes plus fines très partiellement engagées. Du côté sud, les chapiteaux des petites colonnes sont ornés dans leurs angles de visages alors que du côté nord, ils portent des palmettes. Du côté nord, les chapiteaux des colonnes plus fines sont ornés de palmettes et celui de la colonne centrale de feuilles plates qui s´enroulent en volutes dans les angles ; les tailloirs sont ornés de fleurettes disposées sur deux lignes au centre et une seule sur les chapiteaux latéraux.

Le sol de la nef est composé de dalles calcaires sur les côtés et de carreaux de céramique dans l´allée centrale.

Un arc doubleau triple se trouve à la jonction avec l´abside, à l´extrémité est de la voûte en plein cintre qui couvre d´un seul tenant les deux travées de la nef et la travée droite du chœur. Il est porté par des piliers à colonne engagée. Le chapiteau nord est orné de feuilles plates qui s´enroulent en volutes dans les angles, celui au sud n´a pas de décor. La corniche qui soutient la voûte en plein cintre est ornée de dents de scie et la corniche qui soutient le cul-de-four de deux lignes de fleurettes. L´abside est éclairée par une fenêtre dans l´axe et une autre au sud-est. Du côté nord-est se trouve une niche ou une porte murée, il n´a pas été possible de vérifier à l´extérieur si une ouverture était visible (propriété privée adjacente).

Murscalcaire
pierre de taille
moyen appareil
Toittuile mécanique
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couvrementsvoûte d'ogives
cul-de-four
voûte en berceau plein-cintre
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
croupe polygonale
Techniquessculpture
Représentationsornement figuré, tête humaine tête humaine ornement géométrique, dent de scie, palmette ornement végétal, feuille, fleur armoiries
Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsinscrit MH, 1941/12/29
Précisions sur la protection

Eglise : inscription par arrêté du 29 décembre 1941.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Casier archéologique [documents établis par le service des Monuments historiques au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur des édifices protégés ou destinés à l'être].

    2 p., 1 fig Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
Bibliographie
  • Cadet, Alberte. Les saints patrons des églises romanes de Charente. Bulletin de la société d'études folkloriques du Centre-Ouest, tome 13, 1979.

    p. 34
  • Connoué, Charles. Les églises de Saintonge 1952-1961. T. 3, Saintes : Delavaud, 1959.

    p. 82-83
  • Daras, Charles. Dictionnaire des églises de France, tome IIIc. Paris : Laffont, 1967.

    p. 76
  • George, Jean. Les églises de France : Charente. Paris : Letouzé et Ané, 1933.

    p. 126-127
  • Michon, abbé Jean-Hippolyte. Statistique monumentale de la Charente / ill. Zadig Rivaud, Jules Geynet, Monsieur de Lafargue Tauzia, Paul Abadie, Éditions Fabvre. Paris ; Angoulême : Derache, libraire, rue du Bouloy, 7, 1844.

    p. 273
  • Nanglard, abbé J. Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. - Imprimerie G. Chasseignac (26, rempart Desaix) ; Angoulême, 1894-1903. - 4 vol. (683 p., 588 p., 582 p., 684 p.) ; 24 cm. - Extr. de : "Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente". - Les 3 premiers tomes concernent l'ancien diocèse d'Angoulême et le 4e le diocèse actuel depuis la fin du XVIIIe siècle. Une table des paroisses dactylographiée de 17 p., faite en 1953, complète ces 4 tomes. Tome 2, 1892.

    p. 383-385
  • Nanglard, abbé J. Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. - Imprimerie G. Chasseignac (26, rempart Desaix) ; Angoulême, 1894-1903. - 4 vol. (683 p., 588 p., 582 p., 684 p.) ; 24 cm. - Extr. de : "Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente". - Les 3 premiers tomes concernent l'ancien diocèse d'Angoulême et le 4e le diocèse actuel depuis la fin du XVIIIe siècle. Une table des paroisses dactylographiée de 17 p., faite en 1953, complète ces 4 tomes. Tome 4.

    p. 252-253
  • Nanglard, abbé J. dir. Livre des fiefs de Guillaume de Blaye. Bulletins et mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, 7e série, tome 5, 1904-1905.

    p. 58, 65, 68, 79, 99, 102, 103, 108, 116, 125-128, 130, 228
  • Ternet, Sylvie. Les églises romanes d'Angoumois. Tome I. Bâtisseurs et modes de construction en Angoumois roman. Paris : Le Croît vif, 2006.

    p. 79, 120, 143, 150, 181, 192
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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