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Eglise paroissiale Saint-Symphorien

Dossier IA79004418 réalisé en 2014

Fiche

Située dans l'ancien diocèse de Saintes, à une dizaine de kilomètres au sud de Niort, la commune de Saint-Symphorien possède une église dont l'origine remonte à la fin du 10e siècle. Largement remaniée à la fin du 15e siècle, puis au 19e siècle, elle n'en conserve pas moins de nombreux éléments qui attestent de ses origines romanes. Elle a été entièrement restaurée au cours des années 2000.

La commune de Saint-Symphorien est héritière de la paroisse du même nom qui existait sous l'Ancien Régime. L'église porte le nom d'un jeune martyr bourguignon originaire d'Autun, saint Symphorien, qui a été décapité au 2e ou 3e siècle. La première mention écrite de l'église remonte aux années 980 et celle-ci dépend alors de l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers. Les textes ne renseignent pas sur son histoire ou des circonstances qui ont présidé à sa construction ou à son évolution architecturale.

L'église qui a été construite à l'époque romane possédait une nef unique dont l'extrémité orientale a été tronquée suite aux destructions de la guerre de Cent Ans. Ce n'est qu'à la fin du 15e siècle qu'elle a été dotée, au nord, d'une autre nef de même longueur. Aujourd'hui, l'église se présente sous la forme d'un espace rectangulaire divisé en deux parties égales et séparé par huit colonnes moulurées sur toute leur hauteur. Des culots sculptés et des baies en arcs brisés attestent de cette adjonction gothique sur le mur nord, tandis que le mur sud conserve des fragments de chapiteaux et des arcs en plein cintre romans. Il faut attendre la fin du 19e siècle, vers 1880, pour voir les voûtes d'arêtes refaites en briques recouvertes d'un enduit en plâtre.

Extérieurement, l'église présente peu de particularités romanes, hormis le mur sud qui est épaulé de nombreux contreforts et est surmonté de quelques modillons sculptés figurant des têtes animales. L'un de ces contreforts englobe une colonne dont le chapiteau, orné de crossettes, émerge au dessus. A l'opposé, le mur nord est lui aussi rythmé de nombreux contreforts destinés à contrebuter les poussées de la voûte. Un petit clocher carré surmontant le toit de la nef y a été intégré au 18e siècle. Quant à la façade occidentale, elle témoigne elle aussi de l'adjonction de la nef gothique puisqu'elle présente sur son flanc nord un portail en accolade à crochets et fleurons, surmonté d'un oculus. A remarquer la statue de la Vierge à l'Enfant datant du 16e siècle qui a été installée dans l'épaisseur du contrefort de l'angle nord-est de la façade. Enfin, une sacristie construite à la fin du 19e siècle est adossée contre le mur de chevet percé de deux baies en arc brisé.

VocablesSaint-Symphorien
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonFrontenay-Rohan-Rohan
AdresseCommune : Saint-Symphorien
Cadastre : 2014 AH 190
Période(s)Principale : 12e siècle
Principale : 15e siècle
Principale : 19e siècle
Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsinscrit MH, 1927/10/26
Précisions sur la protection

1927/10/26 : inscrit MH en totalité

Références documentaires

Documents d'archives
  • Casier archéologique [documents établis par le service des Monuments historiques au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur des édifices protégés ou destinés à l'être].

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
Bibliographie
  • Roy, Edmond. Catalogue du musée lapidaire. Bulletin de la société de statistique du département des Deux-Sèvres, t. 6, 1885-1887.

    p. 50
  • Connoué, Charles. Les églises de Saintonge, t. 3. Saintes : Delavaud, 1952-1961.

    p. 87
  • Crozet, René. Dictionnaire des églises de France. Paris : Robert Laffont, 1967, tome IIIc, Poitou-Saintonge-Angoumois.

    p. 194
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Allard Thierry
Allard Thierry

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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