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Église paroissiale Saint-Seurin

Dossier IA33006676 inclus dans Village de Saint-Seurin réalisé en 2014

Fiche

Vocablessaint-Seurin
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive gauche) - Lesparre
AdresseCommune : Saint-Seurin-de-Cadourne
Adresse : place de l'
Église
Cadastre : 1831 A2 798 ; 2014 A3 705

L'abbé Baurein signale vers 1784-1785 les deux églises Saint-Martin de Cadourne et Saint-Seurin de Cadourne. Cette dernière est l'église succursale de la première. Elle aurait été édifiée pour faciliter l'accès aux sacrements des habitants et marins fréquentant le port de Mapon. L'abbé Baurein évoque des textes du 15e siècle relatifs à une paroisse Saint-Seurin d'Enplenigi ou de Pluvigis en Médoc.

L'église est bien signalée sur la carte de Belleyme dans la 2e moitié du 18e siècle.

En 1822, le conseil municipal reconnait l’église de Saint-Seurin comme chef lieu, "étant le point central de la commune". La cloche et l'autel de l'église de Cadourne y sont alors transférés. D'après l'inventaire mené en 1974, la cloche est datée 1779 et porte les noms de Messire Henry Dolis de Saucan écuyer, seigneur de Lescalette (parrain) et Demoiselle Catherine de Paty (marraine).

Selon le plan cadastral de 1831, l’église au centre du bourg de Saint-Seurin présente un porche ou une avant-nef, un large vaisseau principal, peut-être avec bas-côtés et une abside semi-circulaire.

Des travaux de grande envergure sont réalisés dans les années 1840 pour la construction d’un clocher, l’exhaussement et l’agrandissement de l’édifice sur les plans d’Etienne Blanchet, architecte et entrepreneur. Le devis est dressé le 5 juin 1845, le cahier des charges le 18 janvier 1846. Le procès verbal d’adjudication des travaux a lieu le 15 février 1846 et celui de la réception le 26 octobre 1848.

Selon l'inventaire mené en 1974, une cloche est datée 1845, fondue par Emile Vauthier.

La pose de deux vitraux « verre blanc avec leur armature en fer », dus aux maîtres-verriers bordelais Lieuzère et fils, est effectuée en janvier 1864. La sacristie est restaurée en 1864 (pour les plafonds) et en 1900.

Le décor peint de l'abside est réalisé par le peintre bordelais A. Terral en 1912.

En 1936, le clocher en mauvais état nécessite des réparations urgentes. Les travaux de charpenterie, de menuiserie, de peinture et de maçonnerie sont confiés à l’architecte Edouard Lejoly et à l’entrepreneur Abel Lespine. Le procès verbal d’adjudication des travaux a lieu le 26 septembre 1936 et le procès verbal de réception le 8 novembre 1937.

En 1937, la toiture et la charpente de l’église sont restaurées (pose de tuiles plates) ; les travaux sont réalisés Charles Horillan.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates1845, daté par source
Auteur(s)Auteur : Blanchet Etienne architecte, entrepreneur attribution par source
Auteur : Vauthier Émile
Vauthier Émile

Fils d'Antonin Vauthier, fondeur de cloches à Saint-Émilion (Gironde), installé dans l'ancien couvent des dominicains.


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fondeur attribution par source
Auteur : Lieuzère et fils
Lieuzère et fils

Jean-Baptiste Lieuzère (1817-1889) et son fils Pierre (1844-1915).

Atelier à Bordeaux, rue d'Albert en 1876 (AM Saint-Genès-de-Blaye, non coté).


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peintre-verrier attribution par source
Auteur : Lejoly Edouard
Lejoly Edouard

Architecte à Bordeaux.


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architecte attribution par source
Auteur : Lespine Abel
Lespine Abel

Entrepreneur à Lesparre (Médoc).


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entrepreneur attribution par source
Auteur : Horillan Charles entrepreneur attribution par source
Auteur : Terral A. peintre attribution par source

L’église est localisée au centre du bourg, élevée sur une plateforme avec mur de soutènement qui rattrape la dénivellation naturelle du terrain. Orientée, elle présente un plan allongé composé d’un clocher-porche, d’une nef à trois vaisseaux formée de 3 travées, et d’une abside d’une travée avec un chœur à 5 pans, encadrée de deux appentis abritant la sacristie.

La tour de clocher de plan carré est percée d'une porte inscrite dans un arc brisé mouluré dont le fronton est orné d'un quadrilobe. Le premier niveau de la tour est encadré de contreforts ornés de gâbles et doté d'une horloge. Il est séparé du second niveau par un larmier mouluré : deux baies en plein-cintre munies d'abat-son y sont percées. Le second niveau est couronné d'un garde-corps ajouré de quadrilobes. La tour est cantonnée de pyramidions et coiffée d'une flèche polygonale en pierre ajourée. De part et d'autre, les pignons des bas-côtés en pierre de taille complètent la façade occidentale, ouverts de fenêtres cintrées surmontées d'un arc brisé avec arcade géminée aveugle. Les contreforts latéraux portent deux pots à feu en amortissement. Le chevet est aveugle, orné de contreforts et d'un bandeau mouluré à modillons.

Les élévations latérales, en moellon enduit, sont percées de fenêtres cintrées ; le mur gouttereau sud est également ouvert d'une porte en plein-cintre avec rouleaux d'archivolte à motifs de dents de loup.

A l’intérieur, la nef est composée d’un vaisseau central voûté en berceau, séparé des bas-côtés par de grandes arcades reposant sur des piliers carrés. Les murs sont peints d’un décor de faux appareillage. L’abside est ornée d’un décor peint représentant Dieu le Père assis sur une nuée, bénissant et tenant un orbe crucifère. La figure se détache sur un fond d'azur étoilé ; le registre inférieur est orné de quadrilobes avec les quatre évangélistes ; le bandeau de l'arc est orné de la colombe du Saint-Esprit et de têtes d'angelots.

Les bas-côtés nord et sud sont pourvus d’autels en marbre blanc.

Murscalcaire pierre de taille
moellon enduit
Toittuile creuse, pierre en couverture
Plansplan allongé
Étages3 vaisseaux
Couvrementsvoûte en berceau
cul-de-four
Couverturestoit à longs pans
appentis
toit polygonal
flèche polygonale
Techniquespeinture
sculpture
Représentationsglobe, colombe, Dieu le Père, Evangéliste, ange, quadrilobe, pot
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Documentation complémentaire

    AD Gironde. 2 O 3574. Église paroissiale. Transfert des objets de culte et de la cloche dans l’église de Saint-Seurin, 7 mai 1822.

    Extrait des registres des délibérations du conseil de fabrique de l'église de St Seurin, du 6 janvier 1822.

    (....) Les lois ont rendu aux fabriques tous leurs biens non aliénés, nous sommes donc possesseurs de l’église de Cadourne qui, loin d’être profitable [à la fabrique], lui est de toute inutilité. L’église de Saint Seurin ayant été reconnue chef lieu, étant le point central de la commune, c’est là seulement où se font et doivent se faire les cérémonies religieuses ; par ce motif celle de Cadourne devient totalement superflue au besoin du culte. Les besoins de la Fabrique exigeraient il est vrai impérieusement la vente de cet édifice mais tout bon chrétien doit apporter le plus grand respect aux lieux saints où reposent depuis un temps immémorial les os de ses pères. Loin de ressembler à ces vendales (sic) modernes qui se font un jeu d’anéantir tout ce que les hommes ont de plus sacré, gardons nous bien de les imiter, mais demandons seulement la suppression de tout culte dans cette église, et soyons autorisés à faire porter dans celle de Saint Seurin seule conservée tous les objets de décoration intérieure, et même la cloche, le tout étant absolument inutile à Cadourne, et très nécessaire à l’église de Saint Seurin. (…).

    AD Gironde. 2 O 3574. Église paroissiale. Projet de réparations, 11 décembre 1828.

    Délibération du conseil municipal : "Depuis plusieurs années on parlait, dans la paroisse de Saint-Seurin-de-Cadourne, de réparations à faire à notre Eglise ; mais divers motifs avaient fait ajourner et retarder ce qui chaque année devenait plus urgent. Enfin, dans la réunion d’avril dernier, le conseil de la Fabrique reconnaissant à l’unanimité la nécessité de ces réparations, prit une délibération tendant à obtenir de la commune les sommes nécessaires. Cette délibération qui nous fut expédiée par le trésorier, conformément à l’article 94 du décret de 1809 vous a, sans doute, été soumise (…).

    Cependant sur les observations de Monsieur le Maire, le conseil municipal se décodé à nommer deux commissaires et deux ouvriers experts. Plusieurs mois se sont écoulés sans qu'on procédât à l'examen de ces réparations que nous demandions (...)".

    AC Saint-Seurin-de-Cadourne. Registre de délibération 1833-1850. Eglise. Secours pour les réparations de l'église, 5 février 1843.

    (...) La Fabrique de Saint-Seurin réclame depuis longtemps une réparation urgente à l’extérieur de son église, et d’après les plans et devis qui en ont été dressés par des hommes de l’art, cette dépense se monte à une somme de quatorze mille cinq cent francs. (…). Le conseil municipal (…) a reconnu que cet ouvrage était indispensable et qu’ils étaient d’avis à la majorité de venir au secours de la dite Fabrique et de demander aussi un secours au gouvernement sur les fonds qui sont destinés à titre de subvention (…).

    AD Gironde. 2 O 3574. Église paroissiale. Devis pour l'agrandissement et la restauration de l'église, 5 juin 1845.

    Montant : 15 592,98 francs.

    AC Saint-Seurin-de-Cadourne. Registre de délibération 1833-1850. Église. Démolition et réédification de la flèche, 23 septembre 1847.

    (...) M. le maire expose que la construction du clocher a été faite contrairement aux devis et plan par suite desquels a eu lieu l’adjudication qui a cédé au projet du sieur Blanchet dit la Sagesse ; que l’ingénieur qui s’était chargé gratuitement de surveiller et d’agréer les travaux, refuse formellement d’admettre ceux relatifs à l’élévation de la flèche ; il soumet au conseil les plans généraux et les plans des détails et fait observer que par la manière dont la flèche a été construite au lieu de se rétrécir en ligne droite de la base au sommet, ainsi que cela devait avoir lieu d’après les plans et l'épure de grandeur naturelle fait par l'ingénieur lui-même, ce rétrécissement donne lieu à une courbe qui est non seulement d’un aspect désagréable à l’œil, mais bien plus encore nuit essentiellement, d’après l’avis des gens de l’art, à la solidité de cette construction.

    Le conseil (…) est d’avis que dans l’état actuel on ne saurait recevoir le travail relatif à l’élévation de la flèche et pense qu’il y a lieu de la démolir. Le conseil autorise également M. le Maire à accorder à l'entrepreneur le délai de dix mois pour opérer les travaux de démolition et de reconstruction de la flèche, néanmoins l'entrepreneur sera tenu de suspendre tout travaux de réédification du quinze novembre au premier mars, à moins que le quinze novembre M. le Maire ne jugeât le temps favorable pour continuer à bâtir et dans ce cas il autorise ce dernier à laisser procéder à l'élévation jusqu'au moment où il jugera convenable de suspendre les travaux. M. le Maire est prié de prendre toutes les précautions nécessaires pour la conservation des travaux déjà effectués (…).

    AD Gironde, 2 O 3574. Réparations au clocher, 24 mai 1936.

    Délibération évoquant le mauvais état du clocher pour cause des dernières tempêtes du mois de février dernier qui exige des travaux urgents, vu qu'il y a des pierres qui se sont détachées et qui sont tombées en dedans du clocher. Retarder les réparations urgentes qu'il y a à faire risquerait quelques graves accidents qui pourraient avoir de graves conséquences.

  • Confirmation par l'archevêque de Bordeaux d'une donation faite à l'église de Saint-Vivien par son prédécesseur

    Archives historiques du département de la Gironde, 1859, tome 1 [en ligne sur Gallica]

    Archives de l'Empire, M. 863 : Etudes diplomatiques. Original en parchemin, auquel est jointe une traduction faite et collationnée à Rochefort, en 1712.

    Amat, archevêque de Bordeaux et légat du Saint-Siège, donna, l'an 1101, à l'église de Saint-Vivien [de Saintes], les églises de Saint-Martin de Cadourne et de Saint-Seurin, qui sont dans la même paroisse, du consentement de Pierre, doyen et archidiacre de l'église de Bordeaux, et de celui de Helias... et de Arnaud Guillaume, sur le domaine desquels ces églises sont situées. Les témoins de cette donation étaient Ostencius, Raimond Carbonnel et Volfrand, chanoines de Saint-Seurin, et Mainard et Aichelm, chanoines de Saint-Vivien.

    Arnaud Geraud de Cabanac, successeur d'Amat, confirma cette donation en faisant sa croix au bas de l'acte.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre de délibération 1833-1850. Secours pour les réparations de l'église, 5 février 1843.

    Archives communales, Saint-Seurin-de-Cadourne
  • Registre de délibération 1833-1850. Démolition et réédification de la flèche (Blanchet : architecte), 23 septembre 1847.

    Archives communales, Saint-Seurin-de-Cadourne
  • Registre de délibération 1865-1878. Travaux à l'église : maçonnerie aux murs, escaliers de terrasse de la place de l'église, 14 mars 1878.

    Archives communales, Saint-Seurin-de-Cadourne
  • Registre de délibération 1878-1903. Réparations de l'église, 27 décembre 1892.

    Archives communales, Saint-Seurin-de-Cadourne
  • Demande d'établissement d'une sacristie au levant et attenant à l'église Saint-Seurin, 5 mars 1833.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3573
  • Construction d'une sacristie (Breuil, maçon), 18 mars 1833.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Réparations de l'église et au presbytère (Breuil : maçon), 12 novembre 1833.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Réparations à l'église (peintre : Gorini), 24 juillet 1835.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Réfection à la couverture de l'église (Salomon : maçon), 15 décembre 1835.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Devis estimatif des réparations et reconstructions à faire à l'église (Étienne Blanchet : entrepreneur), 5 juin 1845.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Cahier des charges de la construction du clocher, agrandissement et exhaussement de l'église, 18 janvier 1846.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Procès Verbal d'adjudication des travaux à l'église, 15 février 1846.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Procès Verbal de réception des travaux à l'église, 6 octobre 1848.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Fonte de la cloche, 25 novembre 1855.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Réparations faites au clocher et au paratonnerre de l'église (Paqué : couvreur), 19 octobre 1860.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Réparations de la toiture, 18 décembre 1859.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Fonte de la cloche (Vauthier : fondeur à Saint-Emilion), 15 novembre 1862.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Réparations à l'église (Lieuzères : marchand de verre), 26 février 1864.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Réparations à l'église (Bardon : peintre-verrier), 24 avril 1864.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Travaux à la sacristie, 13 mars 1900.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Réparations au clocher, 24 mai 1936.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Réparations du clocher, 2 août 1936.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Réparations du clocher, 25 août 1936.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Réparations à l'église, 13 juin 1937.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Réfection de la toiture et autres travaux de l'église (Charles Morillon, entrepreneur), 4 juillet 1937.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
  • Procès Verbal de réception définitive des travaux Edouard Lejoly, architecte et Abel Lespine, entrepreneur), 8 novembre 1937.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3574
Documents figurés
  • Carte du 9e quarré de la généralle de Médoc. Dessin, encre, couleur, papier, par Claude Masse (géographe), 1708 [IGN, non coté].

    IGN (Institut national de l'information géographique et forestière)
  • Carte de l’embouchure de la Garonne jusqu’au bec d’Embesse. Dessin, encre et aquarelle, par Desmarais, 1759.

    Archives nationales, Paris : F 14 10059/1/
  • Carte géométrique de la Guyenne dite Carte de Belleyme, feuille n°6, levés vers 1763-1764, éch. 1/43200 env.

Bibliographie
  • BAUREIN Abbé. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Labottière (frères), imprimeur libraires, 1784, t.1.

(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Riberolle Jennifer