Dossier d’œuvre architecture IA33003576 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Église paroissiale Saint-Seurin
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Castelnau-de-Médoc
  • Commune Lamarque
  • Adresse place de l' Eglise
  • Cadastre 1826 A1 397  ; 2009 AC 289
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Saint-Seurin
  • Parties constituantes non étudiées
    monument aux morts, croix monumentale

Trois églises ont été bâties sur la commune de Lamarque.

La première, élevée très certainement entre les 12e et 13e siècles, était située au bord de l´estuaire. Au 17e siècle, du fait de la grande proximité avec les marais, l´archevêque de Bordeaux et le curé de Macau décident, par procès verbal en date du 5 mars 1665, la construction d´une nouvelle église dans le bourg. Après plusieurs années de tergiversations concernant le lieu exact à choisir, le père Padillon, curé de Macau, et les habitants de la paroisse émettent un avis favorable pour un site à l´ouest, formant un îlot entre deux chemins de communication. Les travaux sont achevés autour de 1674. D´après les divers documents concernant cette construction, l´église bâtie sur un plan en croix latine est d´aspect modeste et classique, le plafond est en bois, la sacristie est accolée à l´abside et le cimetière, fermé d'une grille, entoure l´ensemble. Le mobilier de l´ancienne église est transféré dans la nouvelle. L´édifice est béni le 22 août 1674 et placé sous le vocable de Saint-Barthélemy. Un procès verbal du 8 mai 1805 donne une description de l´église qui est alors composée d´une nef, de deux chapelles latérales, d´une tribune et d´une chaire en pierre. Le plan cadastral de 1826 montre que le bâtiment est précédé d´un porche.

En 1836, le mauvais état du bâtiment exige une reconstruction. Le conseil municipal aurait sollicité l´architecte Bonfin, qui serait venu en visite à Lamarque, mais le projet aurait rapidement avorté. Les plans et devis sont finalement dressés par l´architecte Bernard et approuvés par le préfet en 1837. Tandis que l’ancienne église est démolie en février de la même année, les tuiles, les moellons et les bois de charpente sont récupérés.

Le style de l’église à construire, placé sous le vocable de Saint-Seurin, fait référence à l’architecture antique : d’après le devis de 1837, la façade occidentale, de 9,10 m de hauteur sur 7,37 m de largeur, sera ornée d´un fronton triangulaire doté de colonnes doriques, d´un entablement et d´un tympan sommé d´une corniche. Des indications sont également fournies concernant les colonnes de la nef, la galerie du clocher et les dimensions du bâtiment : 36,12 m pour la façade ouest à l´extrémité sur 17,98 m de largeur intérieure, une hauteur estimée à 9,99 m du sol à la clé de voûte et le clocher mesurant 38,30m. La pierre provient de Bourg (pour les murs) et de la Roque de Thau (pour les fondations).

Les travaux débutent au printemps 1837 et sont engagés, semble t-il, légèrement à l'est de l'emplacement l'ancienne église. Quant au cimetière, il est transféré hors du bourg. Les voûtes sont élevées en 1838 par le maître-plâtrier Jean Duverger.

Faute de ressources financières, la construction du clocher est ajournée. Le projet est à nouveau évoqué en 1845 mais ce n’est qu’en 1849 qu’il se concrétise enfin. Après quelques modifications apportées par la commission des Monuments Historiques, les plans et devis dressés par l’architecte Durassié sont approuvés par le Conseil municipal : le clocher comprend un étage rectangulaire surmonté de deux niveaux octogonaux. Le procès verbal d’adjudication des travaux a lieu le 9 juin 1849. Les travaux sont suivis par Jacques Bergonnier et repris par Simon-Bernard Cayret vers 1858.

La sacristie est bâtie en 1857 par l’architecte Bordes et ornée d´antéfixes en zinc et d´imposants briquets en fonte. Les fonts baptismaux sont également installés la même année. En 1861, le conseil municipal achète la cloche qui est montée et ferrée. En 1862, l´escalier du clocher est bâti par Marius Faget. La pose des vitraux dus aux maîtres-verriers bordelais Lieuzère et fils est effectuée en 1866. Le beffroi et la sacristie sont restaurés en 1869. Six vitraux sont confectionnés en 1874 par le peintre-verrier Joseph Villiet et la coupole est restaurée la même année. En 1876 sont construits les autels latéraux, selon les souhaits de l´abbé Erasus, curé de Lamarque, et comme le confirment la date et la signature du menuisier (V. P. Cavailhés 1876). De 1880 à 1884 sont entreprises des restaurations au dôme du clocher, en mauvais état, par l´architecte Dutasta, élève de Pierre-Auguste Labbé ; la réception définitive des travaux a lieu le 20 mai 1884. En 1901, le clocher, la coupole et le dôme sont restaurés par l'architecte Labarrère.

La coupole en zinc surplombant le clocher est retirée en 1968 pour des raisons de sécurité et remplacée en avril 2005 par la nouvelle coupole en plomb.

L´église de plan allongé est précédée d´un porche au-dessus duquel s´élève le clocher. Le porche voûté d´arêtes présente à l´intérieur la date de 1838 gravée dans un cartouche. A l´intérieur, un escalier en vis permet d´accéder au clocher.

Situés au nord du porche, les fonts baptismaux fermés d´une grille sont ornés d'un décor en faux marbre, composé de colonnes en stuc à chapiteaux corinthiens sommées d´un entablement et d´une frise d´oves et de modillons.

La nef, rythmée de trois travées, est composée d´un vaisseau central avec bas-côtés et se termine par une abside en cul-de-four entourée par la sacristie. Le vaisseau central voûté en berceau plein-cintre est séparé des bas-côtés voûtés d´arêtes par quatre colonnes surmontées de chapiteaux toscans sur lesquelles sont peintes des croix de consécration. Des pilastres sont adossés aux murs latéraux. Les bas-côtés sont dotés d'autels secondaires, et au sud du monument aux morts de la guerre 1914-1918.

Deux chapelles latérales forment transept, l'une dédiée à la Vierge et l'autre à Saint-Jean-Baptiste. Voûtées en berceau transversal, elles présentent un riche décor peint et abritent un autel secondaire. Une coupole sur pendentifs, ornée d´une frise d´oves, couvre la croisée du transept. Les écoinçons sont décorés de toiles marouflées représentant les figures en buste des quatre évangélistes.

L´abside centrale, éclairée de cinq verrières, est ornée d´un décor peint d'azur parsemé d´abeilles, complétées d´une colombe. La façade occidentale encadrée de pilastres à bossage est percée de deux niches et d´une porte centrale cintrée également encadrée de jambes à bossage. Deux colonnes cannelées à chapiteaux ioniques supportent un entablement présentant l´inscription : Ste SEVERINE ORA PRO POPULO et orné sur sa face inférieure d'une colombe émergeant d'une nuée rayonnante. Un fronton triangulaire mouluré et denticulé, sommé de volutes, couronne l´ensemble. La façade, sur laquelle court une corniche à denticules, est surmontée d´un attique au-dessus duquel s´élève le clocher. Le clocher est composé d´une base carrée, de deux étages octogonaux et du dôme. Le premier niveau percé de baies cintrées présente à l´ouest une horloge mentionnant le nom de E. MONTIES. Une terrasse, soutenue par des consoles ornées de motifs floraux, coiffe l´ensemble. Les seconds et troisièmes niveaux très richement décorés sont ouverts également de baies cintrées. Au-dessus, un attique présentant des gargouilles ornées de têtes humaines est surmonté du dôme percé d’œils-de-bœuf et sommé d´une croix métallique. L´élévation sud présente un cadran solaire portant la date de 1748. De part et d´autre du cadran sont inscrites les lettres MDC et DHF. Au niveau des chapelles latérales, les élévations sud et nord présentent le même décor : une porte murée avec, de chaque côté, des pilastres supportant un entablement orné d´oves et coiffé d´un fronton triangulaire. Le chevet présente également un fronton triangulaire.

  • Murs
    • calcaire
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse, plomb en couverture
  • Plans
    plan en croix latine
  • Couvrements
    • voûte d'arêtes
    • voûte en berceau plein-cintre
    • cul-de-four
    • coupole
  • Couvertures
    • extrados de voûte
    • toit à longs pans
    • croupe
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier en vis en maçonnerie
  • Techniques
    • sculpture
    • peinture
    • décor stuqué
    • vitrail
  • Représentations
    • ove
    • pilastre
    • ordre toscan
    • ordre corinthien
    • fronton
    • raisin
    • mitre
    • palme
    • rose
    • croix
    • abeille
    • saint
    • clé
    • denticule
    • volute
    • tête d'homme
    • IHS
    • colombe du Saint-Esprit
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune