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Église paroissiale Saint Rémi de Reims

Dossier IA23006013 réalisé en 2009
VocablesSaint Rémi de Reims
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes du Pays Dunois - Dun-le-Palestel
AdresseCommune : Colondannes
Lieu-dit : Bourg
Cadastre : 1846 C 275 ; 2008 AO 0038

Au début du 12e siècle, l'église de Colondannes, sous le vocable de saint Rémi, était un prieuré cure de création canoniale. Les collateurs étaient les chanoines de Bénévent-L'abbaye. Le cartulaire de Bénévent indique que, vers 1080, Guy, évêque de Limoges, a donné l'église de Colondannes au monastère de Bénévent. Vers 1112, Guy Brachet était le premier prieur connu de la paroisse. Le chevet de l'édifice serait du 12e siècle. La première travée et sa voûte seraient du 13e siècle et auraient été suivies d'une décoration picturale sur l'ensemble du chœur. Les voûtes des 2e et 3e travées, les fonts baptismaux et l'escalier à vis menant aux combles dateraient du 15e siècle. Un clocher mur était certainement placé entre le chevet et la nef et devait contenir au moins deux cloches. L'une d'elle a été prise à la paroisse pendant la Révolution en vertu de la loi de juillet 1793. La nef aurait été en partie détruite, sûrement par un incendie (des pierres brûlées ont été retrouvées dans l´angle nord-ouest de la nef ainsi que des coulures de verre) et laissée en ruine : au 14e siècle, l'église est nommée Capella de Colundanis, cette appellation de chapelle semble indiquer que la partie ouest était déjà détruite à cette époque, réduisant ainsi la surface de l'église. Au 17e siècle, la nef a été reconstruite, rattachée au chœur et couverte d'une charpente. Deux dates portées ("1648" sur les fresques du mur oriental du chevet et "1688" sur le bénitier de la nef) attestent de ces travaux importants au cours du 17e siècle. La reconstruction de la nef de l'église était terminée en 1689. Le mur oriental, qui assure la transition entre la nef et le choeur et qui marquait la clôture entre les moines et les fidèles, daterait de l'origine de l'église. L'arcade devait être fermée par une grille (mais il ne s'agissait pas d'un portail). Ainsi, le chœur a pu être fermé à une certaine époque et la nef laissée en ruine. En 1844, 32 mètres de maçonnerie ont été refaits : porte d'entrée, façade avant et façade arrière. Le 21 juillet 1868 a débuté la construction du clocher actuel. Cette construction a sûrement donné lieu à la reprise de l'oculus de la première travée du chœur. Le clocher était destiné à remplacer le clocher mur jugé peu solide, disgracieux et plutôt à l'usage d'une chapelle. Le baptême de la cloche, fondue par les BOLLEE, a eu lieu le 23 novembre 1868. Vers 1877, le dallage a été refait en pierre du pays par le sieur LORET DE LAFAT. En 1901, des réparations ont été nécessaires sur la toiture. En 1959, l'intérieur de l'église a été partiellement restauré, les autels primitifs ont été retrouvés et remontés. En 1998, la réfection de la totalité de l'enduit intérieur a permis de mettre au jour l'arc d'une ancienne porte dans le mur nord (au-dessus de la porte d'entrée actuelle) et une porte dans la façade occidentale. A l'extérieur, un auvent a été construit contre le mur du chevet.

En 2013, les peintures monumentales du choeur ont été restaurées avec le soutien de la Fondation du Patrimoine.

Période(s)Principale : 4e quart 11e siècle , daté par source
Secondaire : 12e siècle , daté par source
Secondaire : 13e siècle , daté par source
Secondaire : 15e siècle , daté par source
Secondaire : 17e siècle , daté par source
Secondaire : 19e siècle , daté par source
Secondaire : 20e siècle , daté par source
Secondaire : 1er quart 21e siècle , daté par source
Dates1345, daté par travaux historiques, porte la date, daté par source
1648, porte la date
1688, porte la date
1868, daté par source
1877, daté par source
1959, daté par source
1998, daté par source
Auteur(s)Auteur : Bollee Jean-Baptiste-Amédée fondeur attribution par source
Auteur : Bollee Georges fondeur attribution par source
Auteur : Loret De Lafat maçon attribution par source

L'église de Colondannes est constituée d'une large nef terminée par un chevet plat composé de trois travées, et d'une sacristie (côté sud). La partie est de l'église est moins large (4 m70) que la nef (7 m 25). Dans le chevet s´ouvre dans l´axe une baie en plein cintre de style limousin : son archivolte est garnie d´un boudin qui retombe sur des colonnettes de même calibre à chapiteau en pierre calcaire, sans tailloir, dont l´un représente un monstre avalant un homme. Sur la façade nord, des modillons sculptés soutiennent ce qui reste de la corniche : l´un représente une tête d´homme coiffée d´un turban et ayant de longues moustaches, analogue à l'un des modillons de l´église de Sagnat. Un autre modillon est à copeaux. Dans cette même façade s´ouvre le portail d´entrée en arc brisé de dimension modeste. La façade sud n´a conservée que la corniche. Sur les façades nord, sud et est de la partie orientale de l´église, subsistent des contreforts romans. Les pignons est et ouest, de même facture, sont surmontés d'une croix. Un auvent a été construit contre la façade est et abrite un banc en pierre, intégré dans le mur. A l'intérieur, la partie est de l'église est voûtée d´ogives. Dans la première travée, la retombée de la voûte se fait sur des culots sculptés représentant des têtes humaines du côté est (une tête masculine au sud et une tête féminine au nord) et sur des colonnettes engagées aux chapiteaux hexagonaux à crochets du côté ouest. Les nervures ont un profil torique. Un arc doubleau, retombant sur des culots sans ornement, sépare la première travée de la deuxième. Sur la première travée est monté un clocher en charpente, de plan carré. Il contient la cloche moderne fondue en 1868 par BOLLEE. Dans la deuxième travée, comme dans le chœur, la retombée de la voûte se fait sur des culots hexagonaux sans ornement. Les nervures ont un profil se terminant en bandeau. Sur le mur oriental et dans l'embrasure de la baie septentrionale du chœur, des traces d'une décoration picturale sont visibles. Sur le mur oriental, les fresques les plus récentes se situent dans la partie supérieure. Elles représentent, entourés d´angelots, Dieu le Père, le Fils avec sa croix et le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe. La date "1648" est inscrite sur la partie nord de la fresque. Dans l'ébrasement oriental de la baie septentrionale, un personnage est représenté debout, semblant bénir un autre personnage agenouillé. En pendant, dans l'ébrasement occidental, un personnage debout, auréolé, tenant probablement un livre et deux autres personnages agenouillés sont difficilement visibles. Les fresques les plus anciennes se situent dans la partie inférieure du mur oriental et représentent certainement des pèlerins. Depuis sa découverte, l'autel principal primitif a retrouvé son emplacement d'origine dans le chœur. L'accès à la sacristie se fait dans le mur sud. Un mur en pierre assure la transition entre le chœur et la nef et marque la clôture du chœur des religieux. Des encoches sont visibles et semblent indiquer que cette ouverture devait être fermée par une porte à l´époque où la nef était en ruine. Du côté ouest du mur, les deux autels primitifs ont été replacés après leur redécouverte en 1959. Derrière ce mur, se trouve la porte du clocher et du grenier. Cette organisation architecturale peut être comparée à celle de l'église de Vic près la Châtre (Indre) où l'on retrouve un mur de clôture semblable. La nef a été reconstruite en utilisant les parties anciennes laissées en ruine. Il reste quelques traces de la construction médiévale : un morceau d'arc, visible dans le mur gouttereau nord, et une porte dans la façade occidentale. La baie de la façade occidentale date également de la construction médiévale mais elle a été agrandie lors de la reconstruction de la nef. Plus large (7 m 25) que la partie est, la nef est couverte d´un lambris peint représentant la voûte céleste (étoiles blanches sur fond bleu). Au centre de la voûte est représentée une grande étoile jaune ceinte d´une moulure en bois peinte. Dans l´angle nord-ouest, au-dessus des fonts baptismaux, des traces de pierres brûlées sont encore visibles (époque de la destruction de la nef) et semblent indiquer que la nef a été détruite par un incendie. Devant le portail d'entrée de l'église, au nord-ouest, un reposoir dit pierre des morts est resté en place, sa croix a disparu. Quelques pierres tombales du cimetière primitif subsistent également devant l'église et servent de bancs. Aucune épitaphe n'est visible.

Mursgranite moellon enduit partiel
granite pierre de taille
calcaire
Toittuile plate, ardoise, ciment amiante en couverture
Plansplan allongé
Couvrementslambris de couvrement
voûte d'ogives
Couverturestoit à longs pans
flèche polygonale
Représentationscroix Dieu le Père Christ personnages chronogramme colombe du Saint-Esprit
Précision représentations

Inscription concernant la date : "1648" est portée sur les fresques du mur oriental.

Statut de la propriétépropriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Creuse. Série O : 279. Bâtiments communaux, église, presbytère. [s.d.].

    Archives départementales de la Creuse, Guéret : O 279
Bibliographie
  • LACROCQ, Louis. Églises de France, Creuse. Paris : Librairie Letouzey et Ané, 1934. 208 p.

    p. 52 Conseil départemental de la Creuse, Guéret : non coté
  • PORCHER, Jeanne. Colondannes. Un village creusois au fil du temps. Mémoire de la terre - Mémoire des hommes. Limoges : impr. GDS, 2002. 376 p.

    pp. 66-76 Conseil départemental de la Creuse, Guéret : Non coté
  • BUVAT, Pierre. Destins Dunois. Saint-Pourçain sur Sioule : Imprimerie Nouvelle, 2007. 236 p.

    p. 20 ; 28-29 Conseil départemental de la Creuse, Guéret : non coté
Périodiques
  • LACROCQ, Louis. Colondannes. Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse, t.XXII,1924. p. 503-504.

    p. 503-504 Conseil départemental de la Creuse, Guéret : non coté
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Département de la Creuse - Pacquot Eglantine
Pacquot Eglantine

Chargée de recherche, Conseil départemental de la Creuse, 2010


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- Sénéchaud Anne
Sénéchaud Anne

Chargée d'étude Atemporelle - Prestation de service 2014-2015.


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