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Eglise paroissiale Saint-Pierre

Dossier IA79000899 réalisé en 2000

Fiche

Genrede catholiques
VocablesSaint-Pierre
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Vitré
Cadastre : 1817 C 586

L'église a été donnée dans le dernier quart du 10e siècle à l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers.

Des travaux ont été réalisés au milieu du 18e siècle : reconstruction du choeur et d'un clocher-mur sur l'arcade faisant la séparation du choeur avec la nef et rénovation de la couverture. En 1769, l'église est dite "en bon état" ; à cette époque il n'y avait que vingt-trois communiants.

Vendue à la Révolution, elle a été adjugée le 24 février 1798 à Pierre-Philippe Frappier, père, propriétaire à Niort, qui avait acquis l'ancien presbytère en juin 1796. Par la suite elle a été démolie.

Période(s)Principale : 10e siècle , (?)
Principale : 3e quart 18e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

L'édifice matérialisé sur l'ancien plan cadastral est de plan allongé. Le choeur était à chevet plat. La toiture était vraisemblablement couverte de tuiles.

La sacristie, construite au nord, date du milieu du 18e siècle. Le choeur était pourvu d'un pavage enduit et blanchi.

Parmi le mobilier de l'église on peut noter une chaire sans abat-voix, un confessionnal, les fonts baptismaux, un tabernacle ancien, ainsi que des vases sacrés.

Plansplan allongé
État de conservationdétruit

Annexes

  • Bâtie à la limite nord du village, la plus ancienne mention de l'église Saint-Pierre date du dernier quart du Xe siècle : en 987, un certain Guido céda aux religieux de l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers l'église fondée en l'honneur de l'apôtre saint Pierre dans la villa de Vitré. A la suite de cette donation, d'autres personnes donnent ou vendent à cette abbaye des biens situés à Vitré, notamment des vignes, des prés, des terres arables.

    A la fin du XIe siècle, l'évêque de Poitiers confirma les églises données et acquises par cette abbaye, dont l'église de Vitré.

    En mai 1262, les curés de Vitré et de Saint-Martin-de-Saint-Maixent ont été choisis comme témoins d'un accord entre l'abbé de Saint-Maixent et les curés de Saint-Héray et de Souvigné et l'abbé de Saint-Séverin au sujet de l'église de Goux

    Par la suite nous n'avons trouvé aucun renseignement sur cet édifice jusqu'à la fin du XVIIe siècle. A partir de 1670, nous connaissons les noms des curés. Marin Levenier, curé à partir de 1670 est propriétaire d'une métairie.

    Un état des lieux de l'église et du presbytère en 1732 décrit le mobilier et les vêtements liturgiques en très mauvais état.

    En mai 1750, quatre entrepreneurs de Saint-Maixent sous-traitent les réparations dont ils sont adjudicataires, à Jacques Durand, un maçon de Saint-Maixent, moyennant 380 livres. Ces travaux ont certainement été exécutés car en 1769, on peut lire dans la visite épiscopale que l'église est en bon état. Cette campagne de restauration a été faite du temps du curé Michel Testas.

    A la Révolution, l'église a été vendue comme bien national et a été adjugé le 6 ventose an VI (24 février 1798) à Pierre-Philippe Frappier, père, propriétaire à Niort, pour 4.300 francs. Ce dernier avait déjà acquis le presbytère en juin 1796.

    Au début du XIXe siècle, en 1804, un Etat des églises et chapelles du diocèse indique qu'elle a été vendue et détruite, mais lors de l'établissement de l'ancien plan cadastral, l'église est encore matérialisée sur la parcelle 585 / 586 de la section C. L'édifice a disparu par la suite. La mairie-école a été bâtie en 1868, tout proche du site de l'ancienne église, sur la parcelle C 584.

  • Donation de l'église de Vitré, vers 987 :

    "Guido alodium suum quod erat in pago Metulinse, in ipsa vicaria et in villa Vitriaco, concessit monachis Sancti Cipriani, hoc est ecclesiam in honore Sancti Petri apostoli fundatam, et quicquid ad ipsam pertinebat, totum ex integro, et semet ipsum insuper.

    S. Alberici fratris sui, Widoni, Giraldi militis, Ingelbaldi clerici, Wandalberti abbatis".

  • Visite du presbytère et de l'église Saint-Pierre de Vitré, du 31 mars 1732 :

    "... et ensamble entré en icelle, il c'est trouvé les vasse, linge et ornements sy après expliqué.

    Premièrement le tabernacle estant au meillieux de l'esglize, pozé sur deux trétaux, estant tout brizé et fort uzé avecq six mauvais chandeliers de bois.

    C'est trouvé dans ledit tabernacle un petit callisse fort petit avecq sa patène, un soleil quy n'a point de pied, une petitte custode quy n'est point dorée par le dedans.

    C'est aussy trouvé quatre mauvaises chasubles fort uzées et presque hors d'estat de pouvoir servir à la rezerve de la noire quy est passablement bonne, deux mauvaises haubes fort uzées avecq deux amyts, deux cordons, trois corporaux dont il y en a un tout à fait uzé, deux mauvaises palles, neuf purificatoires fort uzés, quatre petits essuimains pour l'autel, une mauvaise bourse, deux nappes assez bonnes, celle de dessous toutte pourye, une nape de grosse estoupe pour couvrir l'autel, un mauvais missel avecq un petit pupitre de bois pour mettre le livre, un cadrans canon ? de la messe, un mauvais rituel, deux mauvaises canette d'estain et un bassin de terre, un petit benityer de fonde et une croix de fonde estant ronpue un bras avecq son baton de bois, un confessional, une chaire sans dessus, dans les font baptisimau un vaisseau de plont pour contenir les eaux et une boiste de plon pour contenir les saintes huilles, quy est tout ce quy c'est trouvé en laditte esglize".

  • Convention entre différents entrepreneurs, adjudicataires des réparations et Jacques Durand, maçon, du 1 mai 1750 :

    "Entre lesquelles parties a esté fait les conventions et marchés d'ouvrages qui suivent :

    que ledit Durand s'oblige de faire et parfaire dans trois mois ... lesquels ouvrages consistent premièrement faire la destruction du choeur, centuaire et de la table de l'autel de l'église dudit Vitré en total ; également que l'arseau et ses jambages qui portent le campagnier et sa maçonnerie convenable qui sépare la nef d'avec le choeur ; ensuitte rétablir le tout convenablement en observant les alignemens de la nef en dehors et en dedans pour tous les murs ; seront les murs dudit choeur et sentuaire montés à la hauteur de la clef de la voûte qui existe et qui sera détruite ; du costé de l'autel le mur sera en pignon convenable à l'égoust en thuilles courbe ainsy que le mur qui sera porté par ledit arsault qui fait séparation avec la nef ; au dessus du pignon qui sera posé sur l'arseau il sera placé le campagnier de façon qu'il soit en estat de supporter la cloche.

    Plus construire une sacristie de dix pieds de diamettre au carré d'un mur à l'autre et de neuf pieds de haut au plus bas, c'est à dire du costé de l'égoust ; les autres murs auront une hauteur convenable pour donner l'égoust qui tombera du costé de la hauteur des neuf pieds ; il y aura à ladite sacristie une croisée proportionnée à sa grandeur, et une porte qui communiquera au choeur ou sanctuaire au choix du sieur curé de Vitré.

    Plus faire toutes les arazures nécessaires à la nef jusque à la latte.

    Plus couvrir en entier lesdits choeur et sanctuaire ainsy que la nef.

    Plus faire la taille de l'arseau et des vitreaux convenables qui doivent estre tant au choeur, santuaire que sacristie.

    Plus défaire et ensuitte refaire le pavé du choeur et du sentuaire.

    En faisant la délivre, ledit Durand passera à la claye tout ce qui demendra d'y estre passé pour servir au mortier.

    Plus crespir et blanchir tous lesdits ouvrages tant en dehors que dedans de l'église, et les murs de la nef en dedans seulement.

    Pour tous lesdits ouvrages lesdits (Jean) Millaud (ou Millault), (Pierre) Bellat, (Antoine) Gaillard et (Etienne) Tenneguy, (entrepreneurs de bâtiments), fourniront et feront rendre sur le lieu tous les matériaux qui y conviendront ; ils demeurent aussi tenus de fournir des cintres et échafault nécessaires".

  • Visite épiscopale, 1769 :

    "La paroisse de Saint Pierre de Vitré, située à une lieue de Melle, du côté du nord, est composée de vingt trois communiants, et il y a trois cents cinquante habitants.

    L'église est en bon état ; le choeur seulement est lambricé. Elle est fournie des ornements nécessaires, il y a un calice et un soleil, un ciboire et une custode qui ne sont pas dorés dans leurs coupes.

    Plusieurs seigneurs de fief sont en contestation pour les droits honnorifiques dans l'église. M. le curé ne les rend à aucun. Les décimateurs ecclésiastiques sont M. l'abbé de S. Cyprien, M. l'abbé de Celles, le prieuré de la Carte et M. le curé.

    Il n'y a aucun revenu de fabrique.

    Le prieuré de Saint Roman de Chateauneuf, dont est pourvu M. Roy de la Galmandrie, demeurant à Vouillé, et qu'on croit à nomination de M. l'abbé de Saint-Cyprien, est fondé dans l'église paroissiale d'une messe par semaine. M. le curé ne scait ce qu'il vaut. C'est le nommé Nicolas qui est fermier de la partie qui est à Vitré ; ce qui est à Romans est affermé à d'autres particuliers.

    Le prieuré de la Carte, uni au collège de Poitiers, est affermé. Le service en est acquitté à Saint-Martin de Pamproux. M. le curé se plaint de ce que la translation n'en a pas été faitte dans son église, plustôt qu'en celle de Pamprou.

    La chappelle de la Vexière dont est pourvu M. Piet, est fondée dans l'église paroissiale d'une messe par mois ; est affermée environ 100 livres et est à la nomination de M. l'évêque.

    Il n'a été fait aucun legs à la cure.

    La cure est à la nomination de l'abbaye de Saint-Cyprien et vaut entre sept et huit cents livres.

    M. Jean-Louis Ochier est curé de ladite paroisse depuis onze ans".

  • Liste des curés connus :

    1670-1701 : Marin Levenier ou Le Vannier, curé de Vitré. Avril 1679 : ferme d'une maison et métairie lui appartenant ; visite ; "La cure vaut six cens livres, tenue par le sieur Le Vannier ..., il a un vicaire, à cause de son infirmité, qu'on appelle le sieur Richeteau" ; 5 janvier 1702, vente des meubles de feu Marin Levenier, curé de Vitré.

    23 août 1702-1731 : Prise de possession par messire André Chartier, prêtre du diocèse de Poitiers, sur la permutation faite entre lui et Pierre Jolly, prêtre de la cure et église paroissiale de Saint-Pierre de Vitré. Chartier, curé de Vitré ; prêtre, curé de St-Pierre de Vitré, y demeurant. 22 février 1731 : reconnaît avoir reçu de Françoise de Voullon, veuve de Jacques Lussaudière, des boisseaux de blé de rente annuelle due à la cure de Vitré.

    4 janvier 1732 : Prise de possession par Léonard-Benoît Petit, prêtre du diocèse de Limoges, résidant à Paris, de la cure de St-Pierre sur la présentation de l'abbé commendataire de Saint-Cyprien de Poitiers. 31 mars 1732 : Léonard-Benoist Petit, prieur-curé de la paroisse St-Pierre de Vitré, visite de l'église et du presbytère de Vitré.

    15 avril 1740-1746 : Prise de possession par Michel Testas, prêtre du diocèse de Poitiers, bachelier en théologie.

    9 avril 1758-1789 : Prise de possession par Jean-Louis Ochier, prêtre, pourvu de la cure de Vitré ci-devant possédée par Michel Testas. 8 octobre 1763 : Résignation, messire Louis Ochier, prêtre, curé de Notre-Dame d'Avon, en faveur de Jean-Louis Ochier, prêtre, curé de Vitré, son neveu. 24 février 1764 : Prise de possession de la cure d'Avon par Jean-Louis Ochier. 7 janvier 1765 : Démission de la cure d'Avon par messire (Jean) -Louis Ochier, prêtre curé de Vitré et de N-Dame d'Avon, en faveur de maître Benoist Thibault. 17 mars 1765 : Prise de possession de la chapelle de la Vexière par Jean-Louis Ochier, prêtre du diocèse de Poitiers, curé de St-Pierre de Vitré. 1769 : curé de ladite paroisse depuis onze ans. Prêtre, prieur curé de la paroisse de Vitré, 6 juin 1775 : visite d'une borderie au village de la Haute Revetison, paroisse de Celles.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives épiscopales de Poitiers. cartonnier 25, dossier 3. 1804 : état des églises et des chapelles : "Vitré... autrefois paroissialle... réunie à Beaussais. L'église est vendue et détruite... celle de Beaussais existe".

  • A.D. Deux-Sèvres. 2 E 1 Mazières-sur-Béronne. avril 1659 : procès-verbal de visite des églises de l'archiprêtré de Melle par Jean de Nogeret, curé de Mazières-sur-Béronne.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 2083/1. 1750 : travaux de Pierre Bellat, entrepreneur de bâtiments à Saint-Maixent. 1er mai 1750 : marché d'ouvrages entre Jean Millault, Pierre Bellat, Antoine Gaillard et Etienne Tenneguy entrepreneurs de bâtiments, et Jacques Durand maçon, pour les réparations de l'église. 30 juin 1750 : traité entre Jean Millaud et Antoine Gaillard, architectes, au sujet de ces réparations.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 2258. 17 mars 1765 : prise de possession de la chapelle de la Vexière en vertu de la nomination faite par dame Françoise (?) Elisabeth Gourjault, veuve de messire Jean François Chevalier, chevalier, par Jean Louis Ochier, prêtre du diocèse de Poitiers, curé de Saint-Pierre de Vitré.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 8985. 4 janvier1732 : prise de possession par messire Léonard Benoît Petit, prêtre du diocèse de Limoges, résidant à Paris, de la cure de Saint-Pierre sur la présentation de l'abbé commendataire de Saint-Cyprien de Poitiers.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 8987. 15 avril 1740 : prise de possession par messire Michel Testas, prêtre du diocèse de Poitiers, bachelier en théologie, pourvu de la cure de Saint-Pierre de Vitré en vertu de la nomination faite par l'abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Cyprien.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10195. 23 août 1702 : prise de possession par messire André Chartier, prêtre du diocèse de Poitiers, sur la permutation faite entre lui et messire Pierre Jolly prêtre de la cure et église paroissiale de Saint-Pierre de Vitré.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10297. 31 mars 1732 : procès-verbal de visite à la requête de messire Léonard Benoît Petit, prêtre prieur curé, fait par Pierre Bellion, maître charpentier, et Pierre Mounau, maître maçon. (la Renaudière : ferme dite métairie de la cure).

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10403. 9 avril 1758 : prise de possession par messire Jean Louis Ochier, prêtre pourvu de la cure de Vitré, ci-devant possédée par messire Michel Testas.

  • A.D. Deux-Sèvres. 14 F 180. 1769 : visite épiscopale de Mgr Beaupoil de Saint-Aulaire.

    p. 99
  • A.D. Deux-Sèvres. Q 74. 24 février 1798 (6 ventôse an VI) : vente de la ci-devant église de Vitré. Adjudicataire Pierre Philippe Frappier père, propriétaire demeurant à Niort, pour 4.300 francs.

Bibliographie
  • Redet, Louis. Cartulaire de l´abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers. Arch. hist. Poitou, t. 3, 1874.

    p. 13, 297-299
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Liège Aurélie - Pon Charlotte