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Église paroissiale Saint-Pierre

Dossier IA86007819 réalisé en 2012

Bien qu'implantée sur un lieu occupé depuis l'Antiquité, l´église Saint-Pierre de Marnay, telle qu´elle nous apparaît aujourd’hui, n´est pas antérieure au 12e siècle.

Marnay (Matriniacum) apparaît dans les textes à la fin du 8e siècle. L´église est citée en 938/939, et est construite à l´emplacement d´une nécropole antique. Au 10e siècle, elle est citée parmi les possessions de l´abbaye Saint-Cyprien de Poitiers. La cure est, jusqu’à la Révolution, à la nomination du prieur de Saint-Cyprien de Château-Larcher.

L'église Saint-Pierre de Marnay, de plan allongé avec une nef de trois travées et un chœur composé d´une travée droite et d´une abside semi-circulaire, a été construite au 12e siècle et son abside a été surélevée probablement après la guerre de Cent Ans. Le clocher actuel a été construit en 1762 au-dessus de la troisième travée et les chapelles, formant plus ou moins un transept en regard de cette même travée, en 1882.

Les parties romanes (façade, murs de la nef, chevet) sont construites en pierre de taille et les ajouts postérieurs en moellons partiellement recouverts d'enduit.

La façade occidentale se compose de deux niveaux construits en pierre de taille, séparés par une corniche à modillons sculptés, et d´un pignon triangulaire en moellon enduit. Elle est encadrée de deux contreforts plats à retrait au niveau de la corniche. Un troisième contrefort plat sépare le premier niveau de la façade en deux. Le portail se trouve dans la partie nord. Il est couvert d´une voussure en arc brisé composée de deux rouleaux sans décor et d´une archivolte ornée d´un motif géométrique. Les colonnes qui l´encadraient ont disparu, il ne subsiste que les chapiteaux sculptés de motifs végétaux (tiges, feuilles).

Un modillon (tête animale, probablement un lion), a été inséré sur le contrefort nord, au niveau de la corniche. Celle-ci est constituée de neuf éléments en arc de cercle, dont huit sont sculptés de motifs végétaux et géométriques, portés par neuf modillons dont les motifs sont les suivants (de gauche à droite) : une chouette, un joueur de viole, un personnage endommagé dont on voit encore les mains disposées vers le bas, un couple enlacé, un visage glabre aux cheveux courts et bouclés, un visage aux cheveux longs, une tête d´animal mangeant une hostie marquée d´une croix, un animal (âne ?) jouant du frestel et une tête animale.

Les traces d´un violent incendie sont visibles notamment au niveau du mur nord de la deuxième travée de la nef, les parties hautes du mur et la fenêtre ont été reprises après cet incendie. Une porte de grandes dimensions, couverte en plein cintre, a été murée au sud de la deuxième travée et une autre, de dimension plus modeste, au nord de la travée droite du chœur. Les murs de la nef sont épaulés par des contreforts plats simples, à l´exception de celui qui, au sud, sépare les deuxième et troisième travées et qui est doublé.

Vocablessaint Pierre
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonRégion Poitou-Charentes - Vivonne
AdresseCommune : Marnay
Cadastre : 1824 E1 323 ; 2012 BV 227

Marnay (Matriniacum) apparaît dans les textes à la fin du 8e siècle. L´église est citée en 938/939, et est construite à l´emplacement d´une nécropole antique.

Au 10e siècle, elle est citée parmi les possessions de l´abbaye Saint-Cyprien de Poitiers. La cure est, jusqu’à la Révolution, à la nomination du prieur de Saint-Cyprien de Château-Larcher.

Telle qu´elle nous apparaît aujourd’hui, l´église n´est pas antérieure au 12e siècle.

L´abside a été surélevée probablement après la guerre de Cent Ans.

Le tabernacle situé dans le transept nord (inscrit monument historique au titre des objets mobiliers) daterait de 1629 et proviendrait de l´église des Carmes de Vivonne.

En 1762, un nouveau clocher est construit, des travaux sont réalisés sur les piliers et la charpente. Une partie du mobilier, dont le bénitier à droite dans la nef, date de cette campagne de travaux.

En 1871, à la demande du curé de la paroisse, la tourelle d´accès au clocher est construite. Les deux cloches sont refondues en 1874.

En 1882, des chapelles formant plus ou moins un transept sont adossées au nord et au sud de la troisième travée de la nef, financées par un don de la famille de Cressac. Les verrières ont été réalisées par L. Lobin, de Tours, entre 1885 et 1891.

Période(s)Principale : 12e siècle
Principale : 15e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 19e siècle
Dates1762, daté par source
1871, daté par source
1882, daté par source
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu
Personnalité : de Cressac commanditaire attribution par source

L´église Saint-Pierre de Marnay présente un plan allongé avec une nef de trois travées et un chœur composé d´une travée droite et d´une abside semi-circulaire. Des chapelles ont été adossées à la fin du 19e siècle au nord et au sud de la troisième travée.

De l´époque romane, elle conserve les éléments construits en pierre de taille (façade, murs de la nef, chevet).

La façade occidentale se compose de deux niveaux construits en pierre de taille, séparés par une corniche à modillons sculptés, et d´un pignon triangulaire en moellon enduit. Elle est encadrée de deux contreforts plats à retrait au niveau de la corniche. Un troisième contrefort plat sépare le premier niveau de la façade en deux. Le portail se trouve dans la partie nord. Il est couvert d´une voussure en arc brisé composée de deux rouleaux sans décor et d´une archivolte ornée d´un motif géométrique (ligne brisée). Les colonnes qui l´encadraient ont disparu, il ne subsiste que les chapiteaux sculptés de motifs végétaux (tiges, feuilles).

Un modillon (tête animale, probablement un lion), a été inséré sur le contrefort nord, au niveau de la corniche. Celle-ci est constituée de neuf éléments délardés, dont huit sont sculptés de motifs végétaux et géométriques (le dernier est beaucoup plus petit et non décoré, inséré entre le dernier modillon et le contrefort sud), portés par neuf modillons dont les motifs sont les suivants (de gauche à droite) : une chouette, un joueur de viole, un personnage endommagé dont on voit encore les mains disposées vers le bas, un couple enlacé, un visage glabre aux cheveux courts et bouclés, un visage (féminin ?) aux cheveux longs, une tête d´animal (porc ?) mangeant une hostie marquée d´une croix, un animal (âne ?) jouant du frestel et une tête animale. Le second niveau de la façade est percé d´une fenêtre centrale.

Des traces d´un violent incendie sont visibles notamment au niveau du mur gouttereau nord de la deuxième travée de la nef, les parties hautes du mur et la fenêtre ont été reprises après cet incendie. Une porte de grandes dimensions, couverte en plein cintre, a été murée au sud de la deuxième travée et une autre, de dimension plus modeste, au nord de la travée droite du chœur. Les murs de la nef sont épaulés par des contreforts plats simples, à l´exception de celui qui, au sud, sépare les deuxième et troisième travées et qui est doublé.

Les chapelles du 19e siècle sont construites en moellon enduit. Le clocher carré a été reconstruit au-dessus de la troisième travée. Ses murs sont essentés d´ardoise et il est couvert d´une flèche carrée.

Le chevet, légèrement plus étroit que la nef, est construit en pierre de taille et épaulé de contreforts plats pour la partie romane (jusqu’à la corniche sans modillon) et en moellons partiellement enduits pour la surélévation. Il est éclairé par une fenêtre en plein cintre au nord, au sud et à l´est. Trois jours d´éclairage sont également percés dans la surélévation.

Murscalcaire pierre de taille
essentage d'ardoise
calcaire moellon enduit partiel
Toittuile plate, ardoise
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couverturestoit à longs pans
flèche carrée
croupe ronde
Techniquessculpture
Représentationsornement figuré, homme, femme, musicien ornement animal, oiseau, lion, porc ornement végétal, feuille
Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • Casier archéologique [documents établis par le service des Monuments historiques au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur des édifices protégés ou destinés à l'être].

    3 p. : 6 fig., 1 plan Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
Bibliographie
  • Camus, Marie-Thérèse. Les oiseaux dans la sculpture du Poitou roman. Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 4e série, t. 11, 1967-1970.

    p. 10, 12, 28
  • Camus, Marie-Thérèse, Carpentier, Elizabeth, Amelot, Jean-François. Sculpture romane du Poitou. Le temps des chefs d'oeuvre. Paris : Éditions A. et J. Picard, 2009.

    p. 249, fig. 260
  • Crozet, René. Dictionnaire des églises de France. Paris : Robert Laffont, 1967, tome IIIc, Poitou-Saintonge-Angoumois.

    p. 97
  • Crozet, René. L´art roman en Poitou. Paris : Laurens, 1948.

    p. 134, 148, 164, 172, 177, 221, 233 Médiathèque, Thouars : 944.6
  • Drochon, abbé A. Bénoni. Château-Larcher et ses seigneurs. Recherches historiques. Mémoire de la société des Antiquaires de l´Ouest, 1ère s., t. 39, 1875.

    p. 518
  • Longuemar, Alphonse Le Touzé de. Les anciennes fresques des églises du Poitou. Poitiers : Oudin, 1881.

    p. 287-288
  • Roussel, Jean-Pierre. Les tabernacles classiques de la Vienne. Essai de typologie et d'iconographie. Bulletins de la société des antiquaires de l'Ouest, 4e série, tome 17, 1983-1984.

    p. 551 : ill
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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- Sarrazin Christine