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Église paroissiale Saint-Pierre

Dossier IA00049618 réalisé en 1985
Vocablessaint Pierre
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonPays Ouest-Charente - pays du Cognac - Jarnac
AdresseCommune : Mérignac
Cadastre : 1829 D3 2480, 2550 ; 2011 D 526

Mérignac était une vicairie perpétuelle dépendant du chapitre cathédral d'Angoulême.

La nef de l´église daterait du 12e siècle (probablement du 3e quart pour le décor).

Le chœur et la chapelle nord auraient été construits au 15e siècle et restaurés en 1578. Nanglard fait mention d'une restauration en 1644.

Ainsi que l'indiquent les inscriptions que portent leurs clefs (1733 deux fois, 1734 trois fois), les voûtes des trois travées de la nef et de l´ancienne travée sous clocher ont été refaites par Jacques Sendre, dit Jacques Roy, maître entrepreneur à Bassac, en 1733 et 1734. Le deuxième niveau du clocher pourrait également dater de cette campagne de travaux.

À la suite de l'effondrement du pignon est en 1879, les parties hautes de l'église sont totalement reprises entre 1887 et 1904.

Sur la tribune se trouve un orgue construit en 1923 par Charles Mutin, facteur d'orgue successeur d'Aristide Cavaillé-Coll, pour l'abbaye bénédictine de Chantelle dans l'Allier. Acheté par une association, il a été installé à Mérignac en 1980 et cédé à la commune de 2004.

Période(s)Principale : 12e siècle , (?)
Principale : 15e siècle , (?)
Principale : 4e quart 16e siècle
Principale : milieu 17e siècle
Principale : 2e quart 18e siècle
Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Dates1578, daté par source
1644, daté par source
1733, porte la date
1734, porte la date
Auteur(s)Auteur : Seudre Jacques entrepreneur

L´église Saint-Pierre, dans le bourg de Mérignac, comprend une nef de trois travées voûtées d´ogives (portant les dates de 1733 et 1734), une travée plus longue qui correspond à l´ancienne travée sous clocher plus un agrandissement, le tout couvert d´une seule voûte d´ogive, et un chœur d´une travée à chevet plat daté de 1578. Une chapelle voûtée en berceau a été adossée au sud du chœur et une autre chapelle au nord couverte d´une coupole sur pendentifs qui porte le clocher.

De l´époque romane subsistent une partie de la façade, des murs gouttereaux nord et sud, l´ancienne travée sous clocher et deux chapiteaux remployés dans l´ancienne travée sous clocher.

La façade est constituée de deux niveaux surmontés chacun d´une corniche à modillons pour partie sculptés, et d´un haut mur nu qui correspond à une surélévation de l´ensemble de la nef. Elle est encadrée par deux puissants contreforts obliques en glacis qui masquent en partie les deux arcatures aveugles de part et d´autre du portail. Suite à la chute du pignon à la fin du 19e siècle, la façade a été considérablement remaniée.

Le portail présente une voussure en plein cintre à trois rouleaux reposant sur des colonnettes dont les chapiteaux ne sont pas ornés mais dont les tailloirs (pour ceux qui ne sont pas refaits) sont décorés de dents de scie, comme les cordons qui les prolongent dans les arcatures aveugles. Les claveaux du premier rouleau (vers l´intérieur) sont ornés d´un losange encadré de triangles aussi bien sur la face que sur l´intrados. Une moulure en forme de torsade cordiforme sépare les deux premiers rouleaux. Les claveaux du second rouleau, au centre, portent sur l´intrados et la partie inférieure de la face une fleur à quatre pétales et un motif géométrique sur la partie supérieure. Le troisième rouleau ne porte pas de décor. Les arcatures aveugles sont couvertes d´un rouleau en plein cintre dont le sommet de l´arc est plus bas que celui du portail. Les claveaux de l´arcature aveugle sud (à droite) portent un décor formé de deux S allongés disposés en vis-à-vis et séparés par un décor en forme de feuille qui rappellent ceux de l´église voisine de Moulidars. L´archivolte de cette arcature est ornée d´une ligne de palmettes disposées horizontalement et surmontées de dents de scie.

De la corniche d´origine qui sépare le premier et le second niveau ne subsistent que deux éléments ornés de demi-cercles vers la droite, les autres éléments ont été refaits, comme la plupart des neuf modillons qui supportent la corniche. Seuls les modillons 1, 8 et 9 portent un décor, soit de gauche à droite : un homme barbu accroupi, une tête animale (lion ?) et probablement un âne tenant un disque (aujourd'hui cassé) dans sa gueule.

Le second niveau est formé de cinq arcatures en plein cintre, avec une fenêtre dans l´arcature centrale. Les arcatures extérieures sont pour partie masquées par les contreforts d´angle. Chaque arcature est portée par des colonnettes monolithes dont la base et le chapiteau sont en fait sculptés d´un seul tenant avec le fût. La partie formant chapiteau est ornée de bagues qui sont également réparties sur tout le fût pour les deux colonnettes les plus à droite. Les arcs reposent sur un tailloir commun à deux colonnettes, seul celui de droite porte un décor.

Le second niveau est surmonté d´une corniche ornée de billettes portée par onze modillons dont trois seulement sont d´origine et sculptés d´un motif végétal (n° 2), d´une tête humaine encadrée de deux bras avec des mains stylisées disposées vers le bas (n° 3) et d´un visage (n° 8).

Le mur nu qui surmonte le second niveau est percé de deux ouvertures légèrement décalées vers la gauche par rapport à l´axe du pignon triangulaire.

Le mur nord de la nef, construit en pierre de taille, est percé sur chacune des trois travées d´une fenêtre en plein cintre encadrée de colonnettes similaires à celles du deuxième niveau de la façade et surmontée d´une archivolte ornée de pointes de diamant sur les deuxième et troisième travées. Les contreforts plats n´ont pas été renforcés, contrairement à ceux du mur sud, mais rehaussés avec la surélévation du mur. La corniche portée par des modillons sculptés (certains nus, d´autres semblant plus anciens, mais peut-être pas antérieurs à une campagne de restauration de l´époque moderne, avec des motifs végétaux et géométriques, des têtes humaines et animales, deux tonnelets) marque l´ancien niveau du toit et se poursuit en cordon sur les contreforts.

La sacristie est adossée au mur nord de l´ancienne travée sous clocher. Cette travée a été remaniée, agrandie vers l´est au-delà du contrefort plat à gauche ; elle est seulement percée d´une meurtrière.

Sur la chapelle nord, éclairée par de grandes fenêtres de style gothique flamboyant au nord et à l´est, le clocher rectangulaire, couvert d´un toit en pavillon à faible pente, présente deux niveaux séparés par une corniche. Une autre corniche, qui forme également l´appui des fenêtres, sépare la souche et le premier niveau. Les baies gothiques du premier niveau sont murées. Au second niveau se trouvent sur chaque face trois baies accolées, la baie centrale étant plus large et plus haute que les deux autres. Les modillons de la corniche supérieure semblent modernes, avec une gargouille sur la face ouest.

Le chevet plat, percé d´une grande baie de style gothique flamboyant, est encadré de deux puissants contreforts. Une chapelle est adossée au sud du chœur.

Le mur sud de l´ancienne travée sous clocher comprend à gauche un escalier à jour aménagé à l´ouest du contrefort (son aménagement, débordant sur la troisième travée de la nef, a entraîné le déplacement vers la gauche de la colonnette droite de la fenêtre de cette travée), au centre un contrefort qui renforce l´ancien clocher disparu et vers la droite, un contrefort plat qui a été repris lors de l´agrandissement de la travée vers l´est, avec une fenêtre percée entre ce contrefort et la chapelle sud.

Sur le mur sud de la nef, construit en pierre de taille, les anciens contreforts plats ont été doublés en épaisseur et présentent un important talutage à leur sommet. Des ouvertures et des fentes de tir sont aménagées au niveau de la surélévation de la nef. Chacune des trois travées de la nef est éclairée par une fenêtre aux colonnettes similaires à celles du mur nord, avec des archivoltes ornées pour la deuxième travée d´un motif de cordelette et pour la troisième travée, de pointes de diamant. Une porte a été percée dans la troisième travée de la nef, qui a été très remaniée.

Dans la première travée de la nef, la voûte d´ogives est portée par des faisceaux de colonnes. Dans les travées suivantes, les voûtes reposent sur des colonnes engagées. L´arc doubleau séparant les deux premières travées porte une longue inscription concernant les travaux de reprise de la voûte (« LAURENTIUS TALLETHUIUS ECCLESIAE RECTOR ET RESTAURATOR 1734 / PIERRE DOIGNON PREMIER COMPAGNON TAILLEUR DE PIERRE »), chacune des quatre clefs de voûte de la nef et de l´ancienne travée sous clocher portant également une date (1733 ou 1734 suivant le cas) et un texte identifiant le sculpteur et le maître d´œuvre (pour la deuxième travée de la nef : « JEAN / ET PIERRE / GONTIER / FRABICOE /VRI 1734 »). Les fenêtres de la nef sont encadrées de fenêtres similaires à celles situées à l´extérieur, certaines ont le fût décoré de bagues.

Sur les murs nord et sud de l´ancienne travée sous clocher sont insérées des colonnettes sur encorbellement dont les culs-de-lampe à figure d´atlante datent du 14e ou du 15e siècle mais dont les chapiteaux sont romans.

Sur le chapiteau nord sont représentés deux lions affrontés dont la tête commune est placée à l'angle supérieur droit de la corbeille et crache un long feuillage. Le corps de l'un occupe une bonne partie de la grande face de la corbeille, tandis que celui de l'autre garnit la totalité de la petite face de droite ; la petite face de gauche et la partie supérieure gauche de la grande face sont tapissées de rinceaux de feuillages.

La corbeille du chapiteau sud est ornée de deux lions se suivant. Le premier, qui occupe la petite face gauche et le tiers gauche de la grande face de la corbeille se retourne, sa tête se trouvant placée à l'angle supérieur gauche de celle-ci ; le second, dont la tête se trouve à l'angle supérieur droit, porte sur le dos un animal ailé (oiseau ou dragon ?) ; la petite face droite est tapissée de rinceaux de feuillages.

Les culs-de-lampe sont ornés chacun d´un buste d´atlante à grosse tête grimaçante tenant ses deux petits bras derrière les oreilles.

Le chœur carré est voûté d´ogives et éclairé à l´est par une fenêtre à réseau flamboyant.

Murscalcaire pierre de taille
Toittuile creuse, ardoise
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couvrementsvoûte d'ogives
coupole en pendentifs
Couverturestoit en pavillon
toit à longs pans pignon découvert
Escaliersescalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour
État de conservationrestauré
Techniquessculpture
vitrail
Représentationsornement végétal ornement animal, lion, animal ornement géométrique, dent de scie, losange, triangle, billette ornement figuré, homme, tête humaine ornement en forme d'objet, tonneau
Précision représentations

Sujet : feuillages ; supports : chapiteaux du choeur et de la chapelle nord.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsinscrit MH, 1925/05/14
Précisions sur la protection

Eglise : inscription par arrêté du 14 mai 1925.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives nationales : F 19 5084, 5261.

    Archives nationales, Paris : F 19 5084, 5261
  • 1607, 8 juin. Les orgues de Mérignac sont livrés moyennant 30 livres.

    p. 129 Archives départementales de la Charente, Angoulême : G 332 (961). Registre
  • 1611, 28 janvier. Réparations à l'église de Mérignac.

    p. 454 Archives départementales de la Charente, Angoulême : G 332 (961). Registre
  • 1637, 23 janvier. Réparations à faire à l'église de Mérignac.

    p. 47 Archives départementales de la Charente, Angoulême : G 332 (968). Registre
  • 1644, 18 août. Ratification de contrat accordant une chapelle au Sr de Vilhonneur, à Mérignac.

    p. 172 Archives départementales de la Charente, Angoulême : G 337 5 (970). Registre
  • 1645, 12 février. Continuation des réparations de l'église de Mérignac avec les 200 livres versées par le Sr des Brousses.

    p. 219 Archives départementales de la Charente, Angoulême : G 337 5 (970). Registre
  • 1758. Provisions de la chapelle Sainte-Catherine de Mérignac pour P. de Lestang, et prise de possession (30 nov. - 2 déc.).

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : G 1 ter. Registre. F° 49 v°et 50 v°
  • 1783, 12 janvier. Provisions de la chapelle de Sainte-Catherine de Mérignac pour J.-B. de Meffray de Césarges, vicaire général du diocèse de Tulle.

    p. 126 Archives départementales de la Charente, Angoulême : G 15. Registre
  • 1801 : réponse du maire à la circulaire du 15 prairial an IX [4 juin 1801] concernant l'état des édifices cultuels.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : 5 V 1
  • 1813, 27 février. Arrêté du préfet de la Charente concernant la demande du sieur Jean François La Charlonnerie pour le remboursement des ornements et ustensiles du culte pour la somme de 216 F.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : O Mérignac
  • 1841, 22 juin. Mémoire des travaux et fournitures, faits par Auguste Gros. Coût : 196 F (48 journées de blanchissage de l'église : 84 F ; 8 hectolitres de chaux : 24 F ; fermeture des fonds baptismaux : 6 F ; reconstruction de la chaire : 70 F ; ferrures : 10 F).

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : O Mérignac
  • Travaux à l'église suite à l'ouragan du 20 février 1879. 1880, 7 mars. Lettre de l'architecte Renaud, précisant qu'un ouragan, le 20 février 1879, a "renversé sur la voie publique le côté sud du pignon de la façade est". Une moitié resterait debout. Projet de reconstruction de la partie écroulée sur une longueur de 4,40 mètres et une hauteur de 4,50 mètres. 1881, 20 mars. Réparations à l'église adjugées à l'entrepreneur Jean Lavallée de Genté. Devis de l'architecte Renaud. Coût : 1505, 87 F.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : O Mérignac
  • 1895, 31 mai. Mandat de 1650 F à Barboteau Hyppolyte, horloger à Bassac, pour la fourniture d'une horloge publique qui sera installée au clocher de l'église par le menuisier Lagarde de Méignac. Coût des travaux : 111 F.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : O Mérignac 1001
  • 1903, 12 mai. Adjudication des travaux de restauration et de construction d'une sacristie à l'entreprise Daza de Jarnac, architecte Louis Martin d'Angoulême. Coût : 13 000 F. 1904, 24 novembre. Procès-verbal de réception définitive des travaux signé par l'architecte L. Martin.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : O Mérignac 1001
  • Casier archéologique [documents établis par le service des Monuments historiques au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur des édifices protégés ou destinés à l'être].

    2 p., 5 fig Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
Bibliographie
  • Cadet, Alberte. Les saints patrons des églises romanes de Charente. Bulletin de la société d'études folkloriques du Centre-Ouest, t. 12, 1978.

    p. 298
  • Connoué, Charles. Les églises de Saintonge 1952-1961. T. 3, Saintes : Delavaud, 1959.

    p. 97
  • Cousin, Abbé. Histoire de Cognac, Jarnac, Segonzac et d'un grand nombre de localités entre Saintes et Châteauneuf, Archiac et Rouillac, Pons et Saint-Jean-d'Angély dans leurs rapports avec l'histoire générale de la France depuis les temps celtiques jusqu'à l'an 1882. Bordeaux : Impr. Gounouilhou, 1882.

    p. 341
  • Daras, Charles. Les façades des églises romanes ornées d'arcatures en Charente. Leur origine, leur filiation. Bulletin monumental, tome 119, 1961.

    p. 125 n. 3
  • Daras, Charles. Les remaniements de l'architecture religieuse en Angoumois au cours de la guerre de Cent Ans. Mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, 1949-1950.

    p. 11, 13, 18
  • Dubourg-Noves, Pierre. Quelques réflexions sur les églises à coupoles des diocèses d'Angoulême et de Saintes. Bulletin de la société des Antiquaires de l'Ouest, 4e série, t. 15, 1979-1980.

    p. 449-451, 474, 475
  • George, Jean. Aperçu général sur les églises de la Charente. Bulletins et mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, 8ème série, tome 22, 1932.

    p. 31
  • George, Jean. Les églises de France : Charente. Paris : Letouzé et Ané, 1933.

    p. 161-162
  • Marvaud, François. Études historiques sur la ville de Cognac et l'arrondissement. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, deuxième série, tome 2, 1856-1858.

    p. 17-18
  • Nanglard, abbé J. Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. - Imprimerie G. Chasseignac (26, rempart Desaix) ; Angoulême, 1894-1903. - 4 vol. (683 p., 588 p., 582 p., 684 p.) ; 24 cm. - Extr. de : "Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente". - Les 3 premiers tomes concernent l'ancien diocèse d'Angoulême et le 4e le diocèse actuel depuis la fin du XVIIIe siècle. Une table des paroisses dactylographiée de 17 p., faite en 1953, complète ces 4 tomes. Tome 2, 1892.

    p. 385-387
  • Nanglard, abbé J. Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. - Imprimerie G. Chasseignac (26, rempart Desaix) ; Angoulême, 1894-1903. - 4 vol. (683 p., 588 p., 582 p., 684 p.) ; 24 cm. - Extr. de : "Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente". - Les 3 premiers tomes concernent l'ancien diocèse d'Angoulême et le 4e le diocèse actuel depuis la fin du XVIIIe siècle. Une table des paroisses dactylographiée de 17 p., faite en 1953, complète ces 4 tomes. Tome 4.

    p. 458-460
  • Ternet, Sylvie. Les églises romanes d'Angoumois. Tome I. Bâtisseurs et modes de construction en Angoumois roman. Paris : Le Croît vif, 2006.

    p. 120, 142, 150

Liens web

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Riou Yves-Jean - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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