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Église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens

Dossier IA23001614 réalisé en 2009
VocablesSaint-Pierre-ès-Liens
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonCommunauté de communes du Pays Dunois - Dun-le-Palestel
AdresseCommune : Sagnat
Lieu-dit : Bourg
Cadastre : 1826 B 561 ; 2008 B 537

Un prieuré doté d'une église est attesté à Sagnat dès le 12e siècle, époque durant laquelle il dépendait de abbaye Saint-Martial de Limoges. L'église paroissiale a vraisemblablement été construite et entretenue sous l'égide de cette abbaye-mère au 11e ou 12e siècle. L'édifice a été surélevé et fortifié aux 14e et 15e siècles. Une maison presbytérale est mentionnée aux 17e et 18e siècles. La prévôté de La Souterraine a été supprimée en 1743, le patronage de l'église est alors revenu à l'évêque de Limoges. La découverte de sépultures autour de l'église atteste la présence du cimetière tout autour de l'église, cimetière transféré en 1927 à la périphérie du bourg de Sagnat (emplacement actuel). Une intervention sur l´édifice en 1960 a permis la consolidation des contreforts, de la façade principale et des maçonneries des voûtes. De nouveaux travaux ont été effectués en 1979 pour consolider le clocher ancien afin d´installer une nouvelle cloche. En août 1983, le clocher a été frappé par la foudre, sa couverture et sa charpente ont été gravement endommagées. Sa restauration s´est achèvée en 1985 par la pause d´un paratonnerre. L´église a fait l´objet d´une opération de restauration extérieure et d´assainissement en 2006-2007. A cette occasion, les vitraux ont été déposés et restaurés par l´atelier Art Vitrail.

Période(s)Principale : 11e siècle , (?)
Principale : 12e siècle , (?)
Secondaire : 14e siècle , daté par source
Secondaire : 15e siècle , daté par source
Secondaire : 2e moitié 20e siècle , daté par source

L'église, dédiée à Saint-Pierre-ès-Liens, se compose d'une nef de quatre travées voûtées en berceau et bordées d'étroits collatéraux, puis d'un transept et d'un choeur terminé par une abside semi-circulaire. Le transept, dont les croisillons ont été refaits à l´époque moderne, supporte à la croisée une coupole octogonale sur trompe sous le clocher. D'architecture romane rurale, elle est décorée par des modillons sculptés qui supportent la corniche. L'église porte sur sa façade des traces de la fortification qui a affecté la nef et le transept. Le clocher en charpente est couvert en bardeau de châtaignier, tandis que le reste de l'édifice est en tuile plate. Peu remaniée au cours de l'histoire, l'église a cependant connu d'importants désordres, comme en témoignent les voûtes du transept effondrées puis rebâties.

Mursgranite moellon enduit partiel
granite pierre de taille
Toittuile plate, bardeau
Plansplan en croix latine
Couvrementsvoûte en berceau
Couverturestoit à longs pans
flèche polygonale
croupe ronde
État de conservationrestauré
Techniquessculpture
Précision représentations

L'église est ornée de modillons sculptés présentant des têtes humaines et animales.

Statut de la propriétépropriété publique
Éléments remarquableschapelle
Protectionsclassé MH, 1922/08/16

Annexes

  • Supplique de Mme De JANVRIS, marquise de Saint Germain Beaupré, à l´intention de l´évêque de Limoges (1678)

    L´église de Sagnat est éloignée d´une distance très considérable du bourg de Dun, dans laquelle distance il y a une rivière sujette à quantité d´inondations à cause desquelles le passage d´icelle fort difficile et périlleux pendant l´hiver ce qui fait que le sieur curé de laditte paroisse ne peut avec toutes la facilités et commodité requises se transporter audit lieu de Dun pour les fonctions de son ministère et particulièrement pour l´administration des sacrements en cas de nécessité, dont il est arrivé quantité d´inconvénients fort dommageables à l´honneur et gloire de Dieu et au salut des âmes qui n´ont pu être secouru au grand regret des suppliants. (La localité de Dun) est très considérable premièrement à cause du nombre d´habitants pour la plupart personnes de conditions et officiers à cause de la justice de la seigneurie dudit lieu quy s´exerce en icelluy et qui est d´une très grande étendue, secondement à cause de quantité de foires et marchés ausujet desquelles les peuples y vont des lieux très éloignés.

    AD Creuse, Série H : H 689. Supplique de Mme De JANVRIS, marquise de Saint Germain Beaupré, à l´intention de l´évêque de Limoges, 1678.

  • L'église de Sagnat (2001)

    Régulièrement orientée, l´église a une longueur totale dans l´œuvre de 31,50 m ; elle se compose d´une nef bordée de collatéraux étroits, d´un transept et d´un chœur terminé par une abside semi-circulaire. Les quatre travées de la nef, de 4,20 m de largeur, sont voûtées en berceau plein cintre et les doubleaux retombent sur des pilastres dont les impostes sont ornées de deux tores superposées ou allégées par un chanfrein. La croisée des transepts est couverte d´une coupole octogonale sur trompes que portent quatre doubleaux en plein-cintre. Le mur de l´abside est creusé de sept arcatures de hauteur et de largeur différentes, ce qui est très rare et qui s´explique ici par l´ouverture des fenêtres dans deux de celles-ci. Cette abside est éclairée par deux fenêtres placées dans les grandes arcatures du fond et du milieu, du côté méridional ; elles en occupent tout l´espace et leur ébrasement vient rejoindre les colonnettes portant leur arc d´amortissement. Au nord et répondant à la fenêtre ouverte au sud, c'est-à-dire dans l´arcature centrale de ce coté, est creusé un petit placard de moins d'un mètre de hauteur, peu profond, recouvert d´un arc surbaissé, dont la clef de voûte porte, sculptée en relief, une colombe tenant une patène ou une hostie dans son bec ; c´est certainement un tabernacle où on plaçait la réserve eucharistique. La façade, consolidée par deux contreforts, construite en pierre de moyen appareil, a été exhaussé par un mur en simple maçonnerie. Elle est percée d´un portail en plein cintre à deux voussures qui portent chacune sur une colonnette dont les chapiteaux sont ornés de têtes humaines. De chaque côté de la porte et un peu au devant de l´archivolte sont creusés deux niches en plein cintre, à base ornée. Une statuette en bois représentant un moine est placée dans l´une de ces niches. Dans la première travée au nord s´ouvre une porte à linteau droit aujourd’hui murée. Dans la façade sud, à la troisième travée, se trouve une autre porte toute semblable mais plus élevée. Au nord, deux corbeaux par travées portaient une toiture en appentis qu´en avant, à deux mètres environ de distance, soutenait un mur dont on voit les fondations. La tradition veut y voir les tracés d´un cloître. Une tour carrée en pierre de moyen appareil, terminée aujourd´hui par une haute flèche en charpente, couronne la croisée du transept ; apparente de trois cotés, elle est obstruée pour le quatrième par la toiture élevée de la nef. Le clocher en charpente couvert en bardeaux, monté sur la croisée du transept, contient une belle cloche datée de 1534. Son inscription est en lettre gothique et elle porte les armoiries de la famille Foucaud.

    L´église est fortifiée. Un escalier méridional conduit aux combles surélevés de l´église. Cet espace est aménagé en vaste salle d´armes aux parois percées de régulières baies de tir et de guet. Leurs embrasures sont plus grandes au nord qu´au sud et à l'est. L´ancien pignon triangulaire de la façade ouest fut surélevé et doté d´une ouverture centrale. Cette dernière est soulignée de trous d´angle, trace de l´encastrement des madriers d´une plate-forme ou d´une logette de protection. Les baies de la paroi nord des combles ouvrait vers des bâtiments monastiques : elles ne sont donc apparues dans ce mur qu´après la disparition de ces constructions annexes, à la fin du Moyen-Age. Les autres baies défensives, plus petites et antérieures à celles du nord, sont à mettre en relation avec les conflits armées de la guerre de Cent ans.

    Extrait de : PERRON, Jérôme. L´occupation médiévale du sol du pays de Dun en Haute Marche. Mémoire de maîtrise d´histoire, Université des Lettres et des Sciences Humaines de Limoges, Centre de Recherches Historiques et Archéologiques Médiévales, 2001, p. 142-143.

Références documentaires

Bibliographie
  • PERRON, Jérôme. L´occupation médiévale du sol du pays de Dun en Haute Marche. [S.l.] : [s.n.], [2001]. Mémoire de maîtrise : Histoire : Limoges : Université des lettres et sciences humaines (Centre de recherches Historiques et Archéologiques médiévales) : 2001.

    p.142-143 Archives départementales de la Creuse, Guéret : 104 J 117
  • LACROCQ, Louis. Les églises de France : Creuse. Paris : Librairie Letouzey et Ané, 1934. 207 p. : ill. ; 28 cm.

    Centre de documentation du patrimoine, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel, Limoges : (23) 726.5 LAC
  • ARNAUD, Philippe. Mémoire en Images. Le canton de Dun-le-Palestel. Saint-Cyr-sur-Loire : Ed. Alan Sutton, 2006. 128 pages.

    p. 110 Conseil départemental de la Creuse, Guéret : non coté
Périodiques
  • CESSAC (De), J. L´église de Sagnat. Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse, 1888, t. VI (2e fascicule), p. 090-100.

    p. 90-100 Conseil départemental de la Creuse, Guéret : non coté
(c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel (c) Région Limousin, service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel ; (c) Département de la Creuse ; (c) Monuments historiques (c) Monuments historiques - Belzic Céline
Belzic Céline

Chargée de recherche, Conservation du Patrimoine, Conseil départemental de la Creuse, 2008-2010


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- Pacquot Eglantine
Pacquot Eglantine

Chargée de recherche, Conseil départemental de la Creuse, 2010


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