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Église paroissiale Saint-Michel et cimetière

Dossier IA40001664 réalisé en 2020
VocablesSaint-Michel
Dénominationséglise paroissiale, cimetière
Aire d'étude et cantonGeaune
AdresseCommune : Lacajunte
Cadastre : 2017 A 237 et 239

L'église de Lacajunte, placée sous le vocable de Saint-Michel (mais également sous le patronage secondaire des saints Pierre et Paul) est probablement une fondation du XIIIe ou du XIVe siècle, comme l'indique son plan primitif, encore lisible dans l'édifice actuel : un vaisseau unique rectangulaire prolongé par un chœur en abside semi-circulaire de même largeur. L'intérieur dut toujours être simplement plafonné, aucune trace de voûtement n'étant décelable. La porte occidentale, percée dans le mur-pignon qui supporte le clocher, présente une mouluration à cavet et tore, avec bases à congés, qui paraît désigner une réalisation du début du XVIe siècle. La construction d'un collatéral au nord, de même longueur que la nef, pourrait être la conséquence de l'accroissement de la population qui suivit la fin de la guerre de Cent Ans. Ses grandes-arcades, toutefois, ont été refaites tardivement au XIXe siècle, à l'exception possible des bases de leurs piliers, qui semblent anciennes. Dévastée, comme la plupart des églises du Tursan, lors de la campagne militaire de Montgomery en 1569-1570 ("l'Eglise a été démolie sinon les murailles et les ornemens pillés et une cloche rompue"), l'église reçut des réparations non documentées au lendemain des guerres.

En revanche, les travaux entrepris au cours du XIXe siècle sont connus avec une relative précision grâce à la monographie paroissiale rédigée en 1887-1888 par le curé Dezest. Une ordonnance de l'évêque d’Aire Dominique Savy entraîne ainsi une première campagne de restauration en 1836 : construction d'un porche couvert, suppression d'une salle d'école occupant la travée occidentale du collatéral et agrandissement de celui-ci d'une longueur de cinq mètres, réfection du lambris de la nef et des ouvertures. Sous le curé Brethous, à l'occasion du remplacement de l'autel de la Vierge, le collatéral est plafonné a novo par le plâtrier Spazzi de Saint-Sever en 1854, et le pavé de l'église renouvelé en 1857. Le sanctuaire reçoit dans le même temps des peintures murales par le Bordelais Léonard Fortuné. La sacristie est agrandie en 1862 et une nouvelle porte communiquant avec le presbytère est construite avec les matériaux d'une baie ancienne retrouvée derrière le retable du chœur. Les murs de l'église, dont "les cailloux étaient à découvert", sont crépis extérieurement en 1867. L'année suivante, la façade nord du porche est rebâtie (arcade, pignon et niche). En 1875, sous l'abbé Dezest, une chapelle baptismale est ajoutée sur le flanc sud de la nef et un escalier établi à la tribune. Le clocher-mur, doté en 1867 "d'une belle croix en pierre et, sur les côtés, [de] deux jolis clochetons en pierre surmontés d'une boule et d'une petite croix en fer battu", doit être exhaussé de trois mètres en 1877 afin de ménager deux baies campanaires pour les nouvelles cloches fondues par le Tarbais Dencausse.

L'édifice n'a subi depuis ces travaux que des modifications mineures, notamment le remplacement ou la restauration des verrières, la réfection du carrelage du chœur et celle des plafonds lambrissés des deux vaisseaux en pin (remplaçant des plafonds de plâtre) après 1991. Les élévations extérieures, crépies en 1867, sont décapées dans les années 1980. Un parvis carrelé est aménagé sur le flanc nord de l'église vers 2015.

Période(s)Principale : Moyen Age
Secondaire : 1ère moitié 16e siècle , (?)
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Dates1836, daté par source
1862, daté par source
1875, daté par source
Auteur(s)Auteur : Spazzi Alexandre
Spazzi Alexandre (1803 - 1859)

Stucateur et marbrier d'origine italienne, né (Alessandro Spazzi) à San Giorgio, Pellio Superiore (province de Côme), le 3 août 1803, de Domenico (ou Carlo) Spazzi et de Maddalena Peduzzi. Installé à Saint-Sever (Landes) en 1827, épouse à Mont-de-Marsan, le 4 janvier 1835, Anne Saint-Grière (Mont-de-Marsan, 9 août 1812 - Hagetmau, 24 novembre 1880), fille du boulanger François Saint-Grière et d'Anne Cazaubon ; dont cinq enfants, parmi lesquels Charles Spazzi (1839-1917), à son tour marbrier et stucateur. Alexandre, mort à Saint-Sever le 22 juillet 1859, fut associé à son frère cadet Louis Spazzi (1809-1881) apparemment de 1835 à 1852, date à laquelle le cadet a déjà fondé son propre atelier. Sources : AC Saint-Sever (recherches et communication par l'abbé Dominique Bop).

Un encart publicitaire paru dans le journal local en 1856, orné d'une gravure de cippe funéraire, porte le texte suivant : "Avis au public. Le sieur ALEXANDRE SPAZZI aîné, sculpteur et décorateur d'églises, a l'honneur de faire savoir au public qu'il se charge de tout ce qui a rapport à sa profession, à des prix extrêmement modérés, et bien au-dessus (sic !) de ceux payés jusqu'à présent. / Il se charge de fournir des pierres tumulaires ou tombes, soit en belle pierre du Gave ou en marbre, et d'y faire graver les inscriptions à 12 centimes 1/2 la lettre en noir, ou 15 centimes la lettre dorée. / Ses rapports journaliers et continuels avec les principaux marbriers connus, le mettent à même d'offrir tout ce qui concerne cette partie, comme tables rondes, chambranles de cheminées, consoles, dessus de commodes, etc. à des prix très-modiques. / Le sieur ALEXANDRE SPAZZI est le premier introducteur de l'art qu'il professe dans le département des Landes et les départements Pyrénéens ; il est le fondateur des premiers monuments funéraires qui ont été élevés au cimetière, et à ce titre il espère que la confiance qu'on lui a toujours accordée lui sera maintenue. / Il se charge encore de construire des voûtes en briques de champ, dans les formes et styles qu'on le désirera, et offrant toutes les garanties de la plus grande solidité. / Le sieur SPAZZI fait et reproduit en plâtre les traits des personnes décédées. Si on lui demande une tombe, la figure du défunt sera donnée gratis. / Il sculpte aussi, sur place, des statues de toute forme et de toute grandeur. / Il demeure rue du Belloc, à St-Sever (Landes)."


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stucateur (?), attribution par source
Auteur : Fortuné Léonard , dit(e)
Fortuné Léonard , dit(e) (1839 - )

Louis Léonard Fortuné (dit Fortuni), peintre-décorateur né à Bordeaux le 14 février 1839, fils du boulanger Hippolyte Fortuné (1807-1863) et de Marie Célina Laporte (1815-?), frère ainé de Louis Léonard Charles Fortuné (1855-1928), également peintre-décorateur. Léonard Fortuné épousa à Gaujacq (Landes), le 8 octobre 1872, Catherine Marie Soubeste (Poyanne, 1851 - Lagelouse, Gaujacq, 9 août 1878), institutrice, dont il eut deux enfants, Blanche (1873-1873) et Auguste (1876), tous deux nés à Gaujacq [source : Geneanet]. Le peintre, actif dans la région de Lescar, dans le Vic-Bilh et le sud-est des Landes entre 1866 et 1902 au moins (dates d'activité connues), a laissé des peintures dans seize églises des actuelles Pyrénées-Atlantiques, ainsi que dans huit églises des Landes au moins : Lacajunte (1866 ?), Hauriet (1866-1867, détruit), Caupenne (1869-1870), Urgons (1873-1874), Vielle-Tursan (1874), Mant (1878), Baigts (1879) et Poudenx (1880).


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peintre attribution par source

L'édifice, entouré par un cimetière au sud et à l'ouest, est bâti pour l'essentiel en galets de rivière (calcaire et grès) mêlés de moellons calcaire et, par endroits, de lits de briques (mur gouttereau du collatéral) ; le clocher mur est en moellon calcaire et pierre de taille ; la couverture est de tuiles creuses. L'église, à laquelle on accède par un porche barlong ouvert du côté nord par une arcade appareillée, se compose d'un vaisseau rectangulaire prolongé par une abside semi-circulaire, celle-ci empattée dans le bâtiment de l’ancien presbytère. La nef est flanquée au nord par un unique collatéral, sur lequel elle ouvre par trois grandes-arcades appareillées en plein cintre reposant sur de courts piliers carrés. La travée occidentale du collatéral, salle d'école jusqu’en 1836, était percée sur son côté ouest d'une porte aujourd'hui murée. Le vaisseau principal est accolé au sud d'une sacristie oblongue et d'une petite chapelle baptismale, bâties en galets de rivière. Le mur-pignon occidental de la nef est surmonté d'un clocher-mur à sommet triangulaire, percé (dans la surélévation de 1876) de deux baies campanaires en plein cintre (surmontant deux autres baies plus anciennes, murées). Le dallage des deux vaisseaux comporte encore une quinzaine de carreaux anciens en terre cuite, au décor "à la marguerite", sans doute remployés lors du repavement de l'église en 1857.

Murscalcaire moellon
calcaire pierre de taille
grès
Toittuile creuse mécanique
Plansplan allongé
Étages2 vaisseaux
Couvrementslambris de couvrement
Couverturestoit à longs pans croupe ronde
toit à deux pans
État de conservationbon état
Techniquesvitrail
Précision représentations

Inscription gravée sur la face occidentale du clocher-mur, sur le piédroit entre les deux baies campanaires : + / J-H-S- / QUIS UT DEUS / St MICHEL PPN.

Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Extrait du "Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571", concernant l'église de Lacajunte

    "LACAJUNTE. L'Eglise parroissialle de Lacajunte est à la collation de L'Eveque D'Aire ou a cure d'ames. En est curé un chanoine de Touloze qui n'y a jamais été - mais un nommé Lafargue qui a été marié, comme son procureur prend les fruits et le service divin y est fait et les sacremens administrés par quelque vicaire tellement que l'Eglise a été démolie sinon les murailles et les ornemens pilles et une cloche rompue par ceux de la dite religion, et un calice d'argent a été pris par un nommé Jean de Pompes dit Pecorelade."

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  • Extraits de la monographie paroissiale de Lacajunte, par le curé Jean-Baptiste Dezest, 1887-1888 (AD Landes, 16 J 17)

    "22 avril 1845. Érection de l'église de Lacajunte en succursale. / Dans une ordonnance du roi Louis-Philippe, il est dit : Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit : l'église de Lacajunte est érigée en succursale. La circonscription paroissiale est le territoire de la commune. / Ordonnance épiscopale du 22 juin 1845. Par ordonnance de Mgr Lanneluc en date du 22 juin 1845, l'église de Lacajunte précédemment annexe de celle d'Arboucave, est érigée en succursale. La nouvelle succursale aura pour territoire de sa juridiction le territoire de la commune actuelle de Lacajunte. / [...] Le conseil de fabrique de l'église de Lacajunte fut installé et organisé régulièrement, en date du 1er dimanche du mois de juillet de l'an 1845. [...]

    Lacajunte possède une église à deux nefs, dans un état convenable. Le cimetière est attenant à l'église. Il doit appartenir à la fabrique. Nous n'avons pas de motif de penser qu'il en soit autrement. Jusqu’au 15 avril 1861, ce cimetière était fort restreint et bien mal tenu. Depuis 1863, année de l'arrivée du desservant actuel dans cette paroisse, il était question d'agrandir le cimetière et de le mettre dans un état plus convenable. Le conseil de fabrique et le conseil municipal se concertèrent dans ce but, et parvinrent à obtenir de M. [illisible], propriétaire voisin, une parcelle de son champ en faveur de l'agrandissement de l'ancien cimetière. Les travaux de déblais et de clôture furent entrepris immédiatement. Le prix d'achat et d'une partie des travaux ont dû être payés par le desservant. [...]

    Confréries. / Confrérie du Saint-Sacrement. La confrérie du Saint-Sacrement fut établie dans l'église paroissiale de St Michel de Lacajunte par M. l'abbé Peyré, curé d’Arboucave, avec autorisation spéciale de Mgr Jean Jacques Loison, évêque de Bayonne, en date du 18 [...] 1811. [...] / Le Scapulaire. La confrérie de N.D. du Mont Carmel a été établie dans l'église de Lacajunte, le 30 novembre 1845, par Mgr Lanneluc, sur la demande de M. l'abbé Daugreilh. / Chemin de la Croix. Le chemin de la Croix se trouvait établi depuis longtemps, disent les anciens, dans l'église paroissiale ; mais il a été érigé de nouveau dans l'église de Lacajunte, en date du 18 septembre 1849, sur le demande de M. Brethous, par autorisation de Mgr Lanneluc. / Rosaire. La confrérie du St Rosaire de St Dominique a été établie sur la demande du desservant dans l'église paroissiale de Lacajunte, le 15 septembre 1864, par autorisation de Mgr Louis Marie Olivier Epivent, évêque d'Aire. [...]

    Église de Lacajunte. Il n'est pas possible de dire jusqu'à quelle époque remonte l'antiquité de l'église de Lacajunte comme paroisse. Les pièces justificatives telles que registres ou autres actes à ce sujet nous font défaut. / Dans les plus mauvais jours de la révolution de 1793, les partisans de la Terreur s'emparèrent des croix, tableaux, ornements, des archives et autres objets de l'église de Lacajunte. Ils en firent un bûcher et firent brûler le tout devant les portes de l'église. [...] / Nous trouvons le plus ancien document sur l’antiquité de notre église dans l'histoire de notre province où il est dit que le Protestantisme a laissé à Lacajunte, comme dans tout le midi de la France, et en particulier dans plus de deux cents églises du seul diocèse d'Aire, les plus douloureuses traces de son passage. Une cloche enlevée de l'église de Lacajunte fut brisée par les ennemis de notre religion et un calice en argent fut pris par un nommé Pompes de Pécorade.

    Noms des prêtres, curés ou vicaires qui ont desservi l'église de Lacajunte. / Ladone, prêtre, 1704. [...] / Dupouy, curé, vers l’an 1790. [...] / Lalanne, prêtre assermenté, 1793. [...] / Titon Junca, prêtre, 1793. […] / M. Ducéré, curé, 1801. [...] Vers l'an 1802, M. Ducéré fut transféré à Pimbo, puis au Doyenné de Geaune. Il est mort chanoine à Aire. / Vacance. [...] Lacajunte fut desservie jusqu'à l'an 1807, chacun sa semaine, par M.M. les curés d'Arboucave et de Philondenx. [...] / Eglise de Lacajunte annexe d’Arboucave. L'an 1807 l'administration annexa l'église de Lacajunte à celle d'Arboucave. A peine l'église de Lacajunte devint-elle annexe d'Arboucave qu'elle eut la douleur de se voir sérieusement menacée de destruction par l'autorité municipale d'Arboucave. Dès l'an 1807, le conseil municipal de cette commune prit une première délibération dans ce but. L'an 1808, nouvelle délibération du conseil municipal d'Arboucave, demandant l'aliénation de l'église de Lacajunte pour en employer les fonds et produits aux réparations de l'église et du presbytère d'Arboucave. [...] / De Juncarot, curé 1809. M. Joseph Dupin de Juncarot, né à Samadet le 4 août 1762, fut nommé curé d'Arboucave en... [...] / M. Peyré, vicaire en 1810 et curé en 1811. M. Jean-Baptiste Peyré de Lalonquette envoyé vicaire en 1810, reçut en 1811 le titre de curé d'Arboucave. [...] / M. Capbern, vicaire en 1836. [...] / M. Dupouy vicaire, 1838. [...] / M. Cassaigne, vicaire en 1839. [...] / M. Dauga, curé, 1841. [...] / M. Lubel, curé en 1843. [...] / M. Daugreilh, curé, 1845. M. l'abbé Daugreilh, né à Hauriet l’an 1813, ordonné prêtre l'an 1831 (sic), fut nommé vicaire de Grenade, où il resta jusqu'à l’année 1845, époque où il fut nommé curé de Lacajunte. L'an 1847, M. Daugreilh fut transféré à la cure d'Audignon. En 1865, il fut nommé curé de Ste-Marie-de-Gosse [...] Il avait établi dans cette église de Lacajunte la confrérie du très saint sacrement, il avait érigé le chemin de la croix, il avait obtenu que le maître-autel fût privilégié. / M. l'abbé Brethous, curé en 1847. M. l'abbé Brethous Pierre, né à Vielle en 1808, ordonné prêtre en 1833, nommé vicaire à St-Pierre-du-Mont, fut nommé curé de Bats, d'Arboucave, d'Audon et puis de Lacajunte, où il arriva le 1er juillet 1847. [...] Enfin, M. Brethous fut nommé vicaire du Mas d’Aire en 1859. [...] / Il lui arrivait de revenir quelquefois à Lacajunte. Dans ses dernières années, il offrait généreusement une cloche en faveur d'une sonnerie harmonieuse telle qu'il désirait la voir établie au clocher de l'église de Lacajunte. Le desservant actuel avait fini par entrer dans ses vues. Le clocher allait voir venir une nouvelle cloche déjà fondue au nom de M. Brethous, lorsque certains habitants, des principaux, toujours ennemis du prêtre, créèrent des difficultés en faisant fermer l'ouverture du clocher où devait être suspendue la nouvelle cloche. On refusa l’objet de nos générosités par pur esprit de contradiction. [...] M. Brethous [...] est décédé dans sa maison au Mas d'Aire en 1887. / M. Cassaigne, curé, 1859. M. l'abbé Cassaigne Jean-Baptiste Firmin, né à Renung en 1823, ordonné prêtre en 1850, fut nommé [...] curé de Lacajunte en 1859 [...]. L’an 1863, il fut envoyé curé à Arthez, et en 1867 à Classun. Sous M. Cassaigne, la commune vota près de deux mille francs pour l'église. On fit plafonner la nef principale, peindre le sanctuaire, et l'autel de la Ste Vierge. [...] / M. l'abbé Dezest, curé, 10 juin 1863. M. l'abbé Dezest, né à Momuy le 18 juin 1825, ordonné prêtre en 1853, fut nommé vicaire de Grenade ; en 1857, il fut envoyé curé de Callen où il y avait à construire une église centrale. Depuis longtemps, il en était question. Enfin, toutes les difficultés furent levées. L'église centrale fut construite. [...] Le nouveau desservant prit possession de la paroisse de Lacajunte le 10 juin 1863. [...]

    Travaux de l'église de Lacajunte. / Dans les guerres de religion de 1562 à 1570, l'église de Lacajunte avait eu beaucoup à souffrir des protestants. Dans un temps plus favorable, de grands travaux furent faits pour en réparer les dégâts, et le service divin continua d'y être célébré. / Depuis le 16ème siècle jusqu'au 19ème on ne dut faire aucune réparation importante à cette église. De 1807 à 1845, temps où elle était restée annexe d'Arboucave, cette église était restée fort négligée. La décence du culte demandait de sérieuses réparations. / Par ordonnance de Mgr Savy, M. l'abbé Peyré, curé d'Arboucave, fit faire, en 1836, des réparations aux ouvertures, aux lambris de l'église. Il fit faire à neuf le maître-autel. Au fond du bas côté de l'autel de la Ste Vierge, se trouvait une chambre où l'on faisait l'école. Cette chambre avait une petite croisée, et sa porte d’entrée s'ouvrait du côté de la terrasse du presbytère. M. l'abbé Peyré fit disparaître cette chambre et l'église s’agrandit d’environ cinq mètres de long sur quatre de largeur vis-à-vis l'autel de la Ste Vierge. / M. l'abbé Brethous fit faire l'autel actuel de la Ste Vierge, sous le vocable de Notre-Dame des SS. Anges ; il fit plafonner le bas côté, le tout en 1854, par M. Spazzy, plâtrier à St-Sever. En 1857, M. Brethous fit renouveler le pavé de l'église. Pour sa part, il fit un don (?) de 140 francs dont il n'avait jamais été remboursé. Sous M. Brethous, la vieille cloche du poids de 133 kilogrammes s'était brisée. On la fit refondre à Samadet. / L'an 1862, M. l'abbé Cassaigne fit plafonner la nef principale de l'église. On dut refaire alors le mur fortement du chevet de l'église. On y trouva une grande croisée murée, derrière le tableau à fresque de St Michel. Les pierres de taille servirent à la construction d'une nouvelle porte faite à la sacristie, pour communiquer directement avec le presbytère, travail bien utile. La sacristie trop petite venait aussi d'être agrandie. [...] / Encouragé par ce qui venait d'être fait, tout le sanctuaire ayant été bien décoré par des peintures murales faites par M. Fortuné, bien connu dans le pays, le successeur de M. Cassaigne, dès son arrivée dans cette paroisse, se mit à l'œuvre pour procurer ce qui manquait. / Il s'occupa d'abord de la sacristie où la plupart des ornements étaient en lambeaux et déclarés depuis longtemps hors d'usage. Le vestiaire était fort petit. Il n'y avait pas d'armoire convenable. [...] Il fallait recourir à des souscriptions volontaires. C'est ce qu’il fit, tout le monde voulut y prendre part. Un beau vestiaire fut fait, et les ornements nécessaires furent acquis. En 1866 et 1867, on s'occupa, autant que possible, à assainir les murs de l'église fort humides. On enleva beaucoup de terres au cimetière le long des murs de l'église ; on pose des dalles tout le long du bas côté et à la façade principale du presbytère. [...] / Vers la fin du 18ème siècle, la foudre était tombée sur le clocher et avait brisé une croix de pierre qui le couronnait. Depuis lors, selon l'expression de M. le doyen de Geaune, prêtre délégué en 1836 par Mgr Savy, il n'y avait pas à l'église pour ainsi dire de clocher. En 1867, on fit faire certains travaux. On plaça au sommet une belle croix en pierre et, sur les côtés, deux jolis clochetons en pierre surmontés d'une boule et d'une petite croix en fer battu, le tout peint à l'huile. / Les murs extérieurs de l'église étaient noirs, n'ayant jamais été crépis. Les cailloux dont ils sont faits étaient à découvert. En 1867, on fit crépir, polir et blanchir ces murs. / La façade de l'église ressemblait, selon l'expression de M. le doyen, à un pigeonnier. En 1868, on fit disparaître, devant le porche, les parois ou cloisons en chaume. L'intérieur du porche fut crépi et blanchi. On dressa un arceau pour de nouvelles portes. Cet arceau fut surmonté d'un clocheton en maçonnerie où l'on ménagea une niche convenable à recevoir une statue de la Ste Vierge avec bouquets. Ce qui fut fait à la grande satisfaction de tout le monde. La boiserie placée au-dessus des portes, garnie de vitraux en couleur, une belle guirlande en peinture avec l'inscription encadrée : O Marie, notre mère, priez pour nous. Et une nouvelle inscription au-dessus des secondes portes : Domus mea, domus orationis, avec la représentation d’un bel ostensoir et autres décors en peinture, tout cela présente un aspect fort gracieux [...]. / En 1875, feu Damazon (?) Lafargue de Nougué avait laissé quatre cents francs pour une mission. Il fallait s'y préparer le mieux possible. Au fond de l'église, une simple échelle d'emprunt conduisait à la tribune. Bien sûr, en temps de mission, il y aurait eu des accidents. Il fallait un escalier. Les fonts baptismaux n'étaient pas fermés et occupaient de la place au bas de l’église. Certaines croisées avaient aussi besoin de réparations. [...] Sans retard on se mit à l’œuvre. On établit un escalier tournant vers la tribune ; on plafonna tout le tour de cet escalier et le dessous de la tribune. Pour les fonts baptismaux, on fit une jolie chambrette voûtée en dehors du corps de l'église, du côté du cimetière, au moyen d'une ouverture pratiquée dans le mur par un plâtrier de Samadet. Deux tableaux de Notre Dame de Lourdes et de St Jean-Baptiste ornent le sanctuaire et les fonts baptismaux. Les sujets à fresques furent rafraîchis ainsi que les peintures murales des deux autels. Quatre statues du Sacré-Cœur, N.D. du sacré cœur, de St Joseph, de St Louis de Gonzague, avec des inscriptions analogues, placées le plus convenablement possible ; trois vitraux à la place de trois croisées abîmées, tous ces objets donnent à l'église un aspect qui porte à la piété et au recueillement. [...] / Vers la même époque, les vases sacrés (calice, St ciboire, ostensoir) en mauvais état, furent réparés et redorés. Une partie de l'argent laissé par feu Dassazou (Damazon ?) Lafargue de Nogué servit à payer cette dépense. L'église de Lacajunte ne possédait qu'un petit calice dont le pied est en cuivre. En 1869, un calice plus convenable fut demandé pour Lacajunte à Sa Majesté l'Empereur Napoléon III. La demande fut favorablement accueillie et l'église de Lacajunte reçut un magnifique calice en vermeil estimé plus de 300 francs.

    Clocher et cloches de Lacajunte. / Le clocher de l'église de Lacajunte d’un seul mur a été exhaussé d’environ 3 mètres en 1877. On y a ménagé deux ouvertures égales de 2m de haut et 1m de large pour y suspendre deux cloches nouvelles, l’une d'un poids de 316 kilogrammes, l'autre du poids de 164 kilogrammes. Depuis longtemps, l'église de Lacajunte ne possédait qu'une cloche du poids de 133 kilogrammes, bien insuffisante pour le service paroissial. L'an 1876, la commune voulut la remplacer par un autre plus grande. Elle s'entendit avec M. Dencausse, fondeur de cloches à Tarbes. Lacajunte reçut une bonne cloche d'airain du poids de 316 kilogrammes, au prix de 4 francs le kilogramme, et un joug, système nouveau en fonte, au prix de 50 francs les 100 kilogrammes... prix total 1421 francs, somme que la commune trouva dans la caisse municipale, y compris 399 francs, prix estimé de la vieille cloche à raison de 3 francs le kilogramme. Lorsque le moment de payer la nouvelle cloche arriva, les gens de Lacajunte regrettèrent d'avoir engagé la vieille cloche. On désirait la conserver. Dans ce but, on proposa une souscription volontaire qui fut acceptée. Les principales familles se mirent en tête de cette souscription, en versant chacune la somme de 40 francs. M.M. le desservant, le Maire et l'Adjoint firent le tour de la commune et la collecte produisit la somme de 478 francs, plus qu'il n’en fallait pour retenir la vieille cloche. Tout le monde fut satisfait de cet heureux résultat. On restait maître de la vieille cloche. L'harmonie de ces deux cloches laissait beaucoup à désirer. Le desservant profita de cette circonstance pour offrir à la commune de lui abandonner une bonne partie de ses avances faites en son nom dans d'autres temps et pour des besoins urgents. [...] Il partit bientôt pour Tarbes. Il alla trouver M. Dencausse. Il lui demanda une nouvelle cloche, faite dans les meilleures conditions, pour la mettre en bonne harmonie avec celle déjà fournie à l'église de Lacajunte. Tout fut convenu au mieux, et une nouvelle cloche arriva. La première avait été bénie le 21 9bre 1876 [...] et la seconde fut bénie le 7 8bre 1877. [...]. Par cette nouvelle acquisition, l'église de Lacajunte jouit d’une bonne sonnerie. [...] La sonnerie de la vieille cloche ne se mêlait pas trop mal à la sonnerie des deux cloches neuves. Le desservant en profita pour faire de nouvelles propositions favorables à la commune, comme les registres de la fabrique le constatent. (La commune avait enfin consenti à laisser au desservant la propriété de la vieille cloche, en échange de la 2ème cloche neuve qu’il ferait venir). Les nouvelles propositions faites alors à la commune furent rejetées d'une façon peu convenable. Le desservant, peu satisfait, fit disparaître cette vieille cloche et en disposa en faveur de sa paroisse natale [Momuy] qui fut toute heureuse de ce bienfait. / La cloche principale est sous le patronage de la Ste Famille. Son nom est Marie Joseph avec l'inscription suivante : Cor Jesu Sacratissimum, miserere nobis – Cor Mariæ Immaculatum, ora pro nobis – Cor sancti Josephi, ora pro nobis. / La seconde cloche plus petite s'appelle : Marie-Jean-Baptiste-Michel (patron de la paroisse) Pierre et Paul (2ds patrons de l'église). Parrain : Jean Bte Dezert, curé de la paroisse et bienfaiteur. Marraine, Marie Hontang-Dezest (mère du parrain).

    Dimensions de l'église de Lacajunte. / L'église de Lacajunte a deux nefs, à simples plafonds, presque d'égale longueur. Longueur des portes à la balustrade : 13 mètres 50 centimètres. Largeur de la nef et du bas côté ensemble : 8 mètres 60 centimètres. Longueur depuis la balustrade jusqu'au chevet de l’église : 8 mètres. Largeur depuis la balustrade jusqu'à l'autel : 4 mètres. Longueur depuis la balustrade jusqu’à l'autel de la Ste Vierge : 3 mètres 70 centimètres. Largeur depuis la balustrade jusqu'à l'autel de la Ste Vierge : 4 mètres 60 centimètres."

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  • Extraits de documents concernant l'église de Lacajunte et son mobilier (AD Landes, 2 O 988)

    1895 : refonte d'une cloche par le fondeur Ursulin Dencausse, de Tarbes.

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  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique de Lacajunte, 24 février 1906 (AD Landes, 70 V 100/7)

    "Inventaire des biens / Dépendant de la fabrique paroissiale de l'Eglise de Lacajunte. / L'an mil neuf cent six, le vingt-deux février à 10 heures du matin. En présence de MM. Dumartin, curé de Lacajunte et Monsieur Lasmarrigues, président de la fabrique de l'Eglise de Lacajunte. / Nous soussigné, Daverat, Percepteur à Geaune, dûment commissionné et assermenté, spécialement délégué par le Directeur des Domaines à Mont-de-Marsan, avons procédé ainsi qu'il suit, à l'inventaire descriptif et estimatif des biens de toute nature détenus par la fabrique paroissiale de l'Eglise de Lacajunte. / Chapitre I. Biens de la fabrique paroissiale de l’Eglise de Lacajunte. / Dans la sacristie. / 1. Un buffet en chataigner (sic) 1 serrure avec clef, 7 tiroirs surmonté d’une armoire à 3 compartiments clefs 3 – 25. / 2. Deux petites armoires de côtés même bois 2 serrures et clefs – 5. / 3. Une petite table bois blanc, 0m60 de côté – 0,50. / 4. 2 chaises pailles, une basse et l’autre sans dossier – 0,50. / 5. Une niche en bois vide sur socle en bois – scellée au mur – 0,50. / 6. Deux porte-manteaux en bois 7 patères – 0,50. / 7. Trois mandements encadrés sans valeur - / 8. Deux images encadrées sur bois et verres – 1. / 9. Un porte-Missel – 0,50. / 10. Deux thabors en bois recouverts de papier doré – 0,50. / 11. Un prie-dieu en bois avec une porte en planche dont un cadre de 0m40 est percé de trous formant confessionnal – 1. / 12. Deux bannières avec hampe en bois, fond blanc, bordures or, 1m20 sur 1m, image de Ste Vierge – 20. / 13. Un bénitier avec goupillon argenté (vieux) portatif – 2. / 14. Cinq ornements complets (blanc, noir, or rouge, violet et or (mauvais état)) comprenant : chasuble, manipule, étole et bourse – 50. / 15. Deux chapes avec étoles, une noire et l’autre blanche – 25. / 16. Un voile de calice fond blanc – 2. / 17. Un voile de bénédiction fond blanc avec garnitures – 3. / 18. Trois bourses différentes couleurs hors d’usage – 1. / 19. Huit amicts toile fine – 2. / 20. Quatre surplis assez bons toile fine – 1. / 21. Trois surplis en coton – 0,50. / 22. Six aubes dont deux en tulle, brodées – 5. / 23. Trois cordons d'aube – 0,50. / 24. Quatre surplis pour enfants de chœur (ordinaires) – 1. / 25. Quatre costumes en étoffe rouge pour enfants de chœur – 1. / 25 bis. Dix corporaux dont 4 en mauvais état – 1. / 25 ter. Douze manuterges dont 4 en mauvais état – 1. / 26. Quinze purificatoires – 2. / 27. Deux nappes de communion en toile ordinaire – 1. / 28. Douze serviettes ordinaires – 1,50. / 29. Six nappes d'autel – 1. / 30. Quatre couvertures d'autel en toile ordinaire – 2. / 31. Un drap mortuaire – 3. / 32. Deux devants d'autel en fils d’or – 4. / 33. Deux garnitures d'autel en tulle – 2. / 34. Une draperie noire pour chevalet longueur 6m en 2 côtés – 4. / 35. Un rideau rouge pour croisée – 0,50. / 36. Une lampe globe en verre – 1. / 37. Une croix en métal hauteur 2 mètres – 3. / 38 Trois plateaux pour offrandes en fer – 0,50. / 39. Boîte aux Stes huiles – 1. / 40. Quinze cierges en cire entamés poids 2 kilog. – 1. / 41. Deux vases en poterie, coloriés avec fleurs artificielles vertes – 1. / 42. Une corbeille en poterie coloriée avec fleurs artificielles vertes – 1. / 43. Quatre vases en bois recouverts en papier doré fleurs artificielles dorées – 1. / 44. Deux grands vases en poterie avec fleurs artificielles rouges – 1. / 45. Deux petits vases id. id. – 0,50. / 46. Quatre petits vases avec fleurs blanches en papier – 0,50. / 47. Douze petits vases 0m12 de haut – 1. / 48. Douze chandeliers en métal blanc – 1. / 49. Un ostensoir en métal blanc très ordinaire – 2. / 50. Un ciboire id. id. – 0,50. / 51. Un calice avec patène id. – 2. / 52. Un (sic) custode en métal – 0,50. / 53. Un porte viatique boîte argent – 10. / Au maître-autel. / 54. Un maître-autel en bois surmonté d’une niche en bois – mémoire. / 55. Trois marches en bois scellées au sol – mémoire. / 56. Un tabernacle avec porte et serrure, l'intérieur capitonné en satin blanc – mémoire. / 57. Une couverture d'autel blanche avec côtés – 1. / 58. Une nappe d'autel blanche – 1. / 59. Une garniture d'autel papier doré – 1. / 60. Six chandeliers hauts pour l'autel – 2. / 61. Quatre vases en faïence avec fleurs artificielles – 2. / 62. Un tapis tissu rouge couvre-pied d’autel – 2. / 63. Une sonnette – 0,50. / 64. Un jeu de canons d'autel avec cadres dorés et vitrés – 3. / 65. Cinq tableaux en papier encadrés en bois dans le chœur – 1. / 66. Une lampe à pied – 1,50. / 67. Un grand tableau encadré bois 3m sur 1m50 scellé au mur – mémoire. / 67 bis. Une boiserie hauteur deux mètres autour de l’autel – mémoire. / 68. Un banc à dossier 2m50 de long scellé au mur – mémoire. / 69. Une paire de burettes en verre avec porte-burettes – 2. / 70. Un vitrail colorié représentant des fleurs – mémoire. / 71. Une stale (sic) à dossier à 3 places scellée au mur – mémoire. / 72. Un banc en bois scellé au mur – mémoire. / 73. Un prie-dieu en bois – 0,50. / 74. Trois lustres en verres (sic) – 10. / 75. Deux lustres en fer – 2. / 76. Une grille en fer hauteur 75, main courante en bois, scellée – mémoire. / 77. Une (sic) voile de communion– 1. / 78. Un missel – 1. / 79. Deux livres de chantres – 1. / Autel de la Vierge. / 80. Un autel en bois avec tabernacle et surmonté d’une statue de la Vierge en plâtre – mémoire. / 81. Une statue de St Louis de Gonzague en plâtre dans une niche faite dans le mur – mémoire. / 82. Un dessus d'autel en marbre – mémoire. / 83. Six chandeliers pour autel (grands) – 2. / 84. Quatre petits vases en faïence avec fleurs artificielles – 2. / 85. Un tabernacle en bois avec petite porte – mémoire. / 86. Une croix en bois hauteur 0m80 – 0,50. / 87. Une boule en métal bleu – 0,50. / 88. Un fauteuil en bois paille – 1. / 89. Une grille en fer hauteur suite à celle du maître-autel – mémoire. / Dans l'église. / 90. Un dais en drap d'or et franges d'or – 50. / 91. Un lustre en cristal en face le maître-autel – 20. / 92. Trois lustres en fer – 5. / 93. Quatorze tableaux de chemin de la croix en papier encadrés en bois 0m50 de côtés – 2. / 94. Une chaire en bois, escalier droit 8 marches avec abat-voix, le tout scellé au mur (un petit banc) – mémoire. / 95. Une pendule ronde suspendue au mur – 5. / 96. Un Christ en plâtre hauteur 0m75 en face la chaire à prêcher – 0,50. / 97. Une statue de la Vierge sacré cœur et deux autres statues plus petites à droite et à gauche de la 1ère sur socle scellé au mur – mémoire. / 98. Une tribune à claire-voie en bois (haut 0m80) – id. / 99. Quatre chaises fauteuils (paille) – 3. / 100. Quarante chaises en mauvais état (très ordinaires) – 6. / 101. Trente-six chaises d’autres formes que les précédentes revendiquées par divers propriétaires – mémoire. / 102. Un vitrail colorié sujet religieux – id. / 103. Une croix extrémité supérieure en fer – 6. / 104. Deux bancs à dossier – 1. / 105. Deux bancs portatifs ordinaires – 1. / Fonts baptismaux. / 106. Une porte à deux battants grillée en bois – mémoire. / 107. Une cuve en pierre scellée au sol – id. / 108. Une porte grillée en bois donnant accès au clocher – id. / 109. Un bénitier en pierre scellé au sol – id. / 110. Un confessionnal en bois 3 compartiments, ordinaire – 10. / 110 bis. Un tronc en bois suspendu au mur – 0,50. / 111. Un catafalque en bois sur trépied en bois – 2. / 112. Un pupitre de chantre – 0,50. / 113. Un livre de chant – 0,50. / 114. Un bénitier en pierre scellé au mur – mémoire. / 115. Deux cordes en chaîne pour les cloches – 1. / 116. Deux cloches en bronze hauteur 1m sans inscriptions – 200. / 117. Une niche à l’entrée de l'Eglise avec porte vitrée renfermant un groupe hauteur 0m75 – mémoire. / 118. Un encensoir en métal blanc – 5. / 119. Une navette en métal blanc – 0,50.

    Chapitre II. Biens de l'Etat, du Département ou de la commune dont la fabrique n’a que la jouissance. / 120. Sol de l'église N° 285, 3 ares 90 à raison de 2400 f. l'hectare – 93,60. / 121. Sol du presbytère N° 284, 2 ares à raison de 2400 f. l'hectare – 48. Terrains vagues, N° 46 bis, 5 ares 10 à raison de 1500 f. l'hectare – 79,50.

    Déclarations concernant l’actif et le passif. Aucun renseignement n’a pu être fourni au percepteur par le conseil de fabrique, lui permettant d’établir l'actif et le passif de la fabrique. / Il n'existe pas de coffre-fort. Aucun objet inventorié n’est susceptible de figurer sur la liste des objets d'art. / Un inventaire datant de 1873 a été présenté à l'agent chargé de l'opération ; la plupart des objets qui y sont inscrits ont déjà été remplacés par d'autres, et d'autres ont été donnés par souscriptions volontaires des paroissiens.

    Observations d’ordre général. L'estimation des objets inventoriés a été faite par le Percepteur de concert avec le président de la fabrique, le curé s’en désintéressant. / D'après les renseignements et à défaut de titres, il est probable que le sol sur lequel est construite l'Eglise appartient à la commune. / Ci-jointe annexée au présent inventaire une protestation du conseil de fabrique de l'Eglise de Lacajunte. Aucun incident ne s’est produit. [...]

    En conséquence, nous avons clos le présent inventaire contenant six rôles [0] renvoi et sept mots rayés seuls, le vingt-deux février 1906 à 1 heure du soir et, après lecture faite, nous l'avons signé seul, Monsieur le curé et Monsieur le Président de la fabrique ayant refusé de le revêtir de leur signature. / A Lacajunte, le 22 février 1906. / Signé Daverat."

    [Annexé à l’inventaire : "Protestation du conseil de fabrique de Lacajunte contre l’inventaire de son Eglise. / En assistant à l'Inventaire qui va avoir lieu, nous n'entendons n'y figurer qu'à titre de témoins, et nous faisons toutes les réserves nécessaires quant aux conséquences qu’il pourra avoir par rapport aux biens dont la gestion a été confiée au Conseil de fabrique que nous représentons [...]."]

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Monographie paroissiale de Lacajunte, par le curé Jean-Baptiste Dezest, 1887-1888.

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 16 J 17
  • Église, presbytère, cimetière (1823-1940).

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 2 O 988
  • Projet d’érection et érection de Lacajunte en succursale par ordonnance du 30 avril 1845.

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 70 V 162/2
  • Secours de l’État pour réparation de l’église (1861), refonte d’une cloche (1894-1895).

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 70 V 162/6
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique de Lacajunte, 22 février 1906.

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 70 V 162/9
Bibliographie
  • "Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571". Revue de Gascogne, 1860.

    P. 314.
  • VIDON Jean-Claude. Lacajunte. A la recherche du passé. Orthez : ICN, 2011.

    P. 95-139.
  • SOUSSIEUX Philippe. Dictionnaire historique des Landes. Études landaises, 2012.

    P. 391.

Liens web

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