Dossier IA40001664 | Réalisé par
Église paroissiale Saint-Michel et cimetière
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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Geaune
  • Commune Lacajunte
  • Cadastre 2017 A 237 et 239
  • Dénominations
    église paroissiale, cimetière
  • Vocables
    Saint-Michel

L'église de Lacajunte, placée sous le vocable de Saint-Michel (mais également sous le patronage secondaire des saints Pierre et Paul) est probablement une fondation du XIIIe ou du XIVe siècle, comme l'indique son plan primitif, encore lisible dans l'édifice actuel : un vaisseau unique rectangulaire prolongé par un chœur en abside semi-circulaire de même largeur. L'intérieur dut toujours être simplement plafonné, aucune trace de voûtement n'étant décelable. La porte occidentale, percée dans le mur-pignon qui supporte le clocher, présente une mouluration à cavet et tore, avec bases à congés, qui paraît désigner une réalisation du début du XVIe siècle. La construction d'un collatéral au nord, de même longueur que la nef, pourrait être la conséquence de l'accroissement de la population qui suivit la fin de la guerre de Cent Ans. Ses grandes-arcades, toutefois, ont été refaites tardivement au XIXe siècle, à l'exception possible des bases de leurs piliers, qui semblent anciennes. Dévastée, comme la plupart des églises du Tursan, lors de la campagne militaire de Montgomery en 1569-1570 ("l'Eglise a été démolie sinon les murailles et les ornemens pillés et une cloche rompue"), l'église reçut des réparations non documentées au lendemain des guerres.

En revanche, les travaux entrepris au cours du XIXe siècle sont connus avec une relative précision grâce à la monographie paroissiale rédigée en 1887-1888 par le curé Dezest. Une ordonnance de l'évêque d’Aire Dominique Savy entraîne ainsi une première campagne de restauration en 1836 : construction d'un porche couvert, suppression d'une salle d'école occupant la travée occidentale du collatéral et agrandissement de celui-ci d'une longueur de cinq mètres, réfection du lambris de la nef et des ouvertures. Sous le curé Brethous, à l'occasion du remplacement de l'autel de la Vierge, le collatéral est plafonné a novo par le plâtrier Spazzi de Saint-Sever en 1854, et le pavé de l'église renouvelé en 1857. Le sanctuaire reçoit dans le même temps des peintures murales par le Bordelais Léonard Fortuné. La sacristie est agrandie en 1862 et une nouvelle porte communiquant avec le presbytère est construite avec les matériaux d'une baie ancienne retrouvée derrière le retable du chœur. Les murs de l'église, dont "les cailloux étaient à découvert", sont crépis extérieurement en 1867. L'année suivante, la façade nord du porche est rebâtie (arcade, pignon et niche). En 1875, sous l'abbé Dezest, une chapelle baptismale est ajoutée sur le flanc sud de la nef et un escalier établi à la tribune. Le clocher-mur, doté en 1867 "d'une belle croix en pierre et, sur les côtés, [de] deux jolis clochetons en pierre surmontés d'une boule et d'une petite croix en fer battu", doit être exhaussé de trois mètres en 1877 afin de ménager deux baies campanaires pour les nouvelles cloches fondues par le Tarbais Dencausse.

L'édifice n'a subi depuis ces travaux que des modifications mineures, notamment le remplacement ou la restauration des verrières, la réfection du carrelage du chœur et celle des plafonds lambrissés des deux vaisseaux en pin (remplaçant des plafonds de plâtre) après 1991. Les élévations extérieures, crépies en 1867, sont décapées dans les années 1980. Un parvis carrelé est aménagé sur le flanc nord de l'église vers 2015.

  • Période(s)
    • Principale : Moyen Age
    • Secondaire : 1ère moitié 16e siècle , (incertitude)
    • Secondaire : 2e quart 19e siècle
    • Secondaire : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1836, daté par source
    • 1862, daté par source
    • 1875, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Spazzi Alexandre
      Spazzi Alexandre

      Stucateur et marbrier d'origine italienne, né (Alessandro Spazzi) à San Giorgio, Pellio Superiore (province de Côme), le 3 août 1803, de Domenico (ou Carlo) Spazzi et de Maddalena Peduzzi. Installé à Saint-Sever (Landes) en 1827, épouse à Mont-de-Marsan, le 4 janvier 1835, Anne Saint-Grière (Mont-de-Marsan, 9 août 1812 - Hagetmau, 24 novembre 1880), fille du boulanger François Saint-Grière et d'Anne Cazaubon ; dont cinq enfants, parmi lesquels Charles Spazzi (1839-1917), à son tour marbrier et stucateur. Alexandre, mort à Saint-Sever le 22 juillet 1859, fut associé à son frère cadet Louis Spazzi (1809-1881) apparemment de 1835 à 1852, date à laquelle le cadet a déjà fondé son propre atelier. Sources : AC Saint-Sever (recherches et communication par l'abbé Dominique Bop).

      Un encart publicitaire paru dans le journal local en 1856, orné d'une gravure de cippe funéraire, porte le texte suivant : "Avis au public. Le sieur ALEXANDRE SPAZZI aîné, sculpteur et décorateur d'églises, a l'honneur de faire savoir au public qu'il se charge de tout ce qui a rapport à sa profession, à des prix extrêmement modérés, et bien au-dessus (sic !) de ceux payés jusqu'à présent. / Il se charge de fournir des pierres tumulaires ou tombes, soit en belle pierre du Gave ou en marbre, et d'y faire graver les inscriptions à 12 centimes 1/2 la lettre en noir, ou 15 centimes la lettre dorée. / Ses rapports journaliers et continuels avec les principaux marbriers connus, le mettent à même d'offrir tout ce qui concerne cette partie, comme tables rondes, chambranles de cheminées, consoles, dessus de commodes, etc. à des prix très-modiques. / Le sieur ALEXANDRE SPAZZI est le premier introducteur de l'art qu'il professe dans le département des Landes et les départements Pyrénéens ; il est le fondateur des premiers monuments funéraires qui ont été élevés au cimetière, et à ce titre il espère que la confiance qu'on lui a toujours accordée lui sera maintenue. / Il se charge encore de construire des voûtes en briques de champ, dans les formes et styles qu'on le désirera, et offrant toutes les garanties de la plus grande solidité. / Le sieur SPAZZI fait et reproduit en plâtre les traits des personnes décédées. Si on lui demande une tombe, la figure du défunt sera donnée gratis. / Il sculpte aussi, sur place, des statues de toute forme et de toute grandeur. / Il demeure rue du Belloc, à St-Sever (Landes)."

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      stucateur (incertitude), attribution par source
    • Auteur :
      Fortuné Léonard , dit(e) Fortuni
      Fortuné Léonard

      Louis Léonard Fortuné (dit Fortuni), peintre-décorateur né à Bordeaux le 14 février 1839, fils du boulanger Hippolyte ("Hypolite") Fortuné (Bordeaux, 1808-1863), enfant trouvé, et de Marie dite Célina Laporte (Castres-Gironde, 1815 - Bordeaux, après 1872), et frère ainé de Louis Léonard Charles Fortuné (1855-1928), également peintre-décorateur. Léonard Fortuné épousa à Gaujacq (Landes), le 8 octobre 1872, Catherine Marie Soubeste (Poyanne, 30 octobre 1850 - Lagelouse, Gaujacq, 9 août 1878), institutrice, fille d'Alexandre Soubeste, instituteur, et de Catherine Géral, dont il eut deux enfants, Blanche Olympe Fernande (1873-1873) et Auguste Maurice (1876), tous deux nés à Gaujacq [source : Geneanet]. Le peintre, résidant à Gaujacq (lieu-dit Lagelouse), actif dans la région de Lescar, dans le Vic-Bilh et le sud-est des Landes entre 1866 et 1902 au moins (dates d'activité connues), a laissé des peintures dans seize églises des actuelles Pyrénées-Atlantiques, ainsi que dans huit églises des Landes au moins : Lacajunte (1866 ?), Hauriet (1866-1867, détruit), Caupenne (1869-1870), Urgons (1873-1874), Vielle-Tursan (1874), Mant (1878), Baigts (1879) et Poudenx (1880).

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      peintre attribution par source

L'édifice, entouré par un cimetière au sud et à l'ouest, est bâti pour l'essentiel en galets de rivière (calcaire et grès) mêlés de moellons calcaire et, par endroits, de lits de briques (mur gouttereau du collatéral) ; le clocher mur est en moellon calcaire et pierre de taille ; la couverture est de tuiles creuses. L'église, à laquelle on accède par un porche barlong ouvert du côté nord par une arcade appareillée, se compose d'un vaisseau rectangulaire prolongé par une abside semi-circulaire, celle-ci empattée dans le bâtiment de l’ancien presbytère. La nef est flanquée au nord par un unique collatéral, sur lequel elle ouvre par trois grandes-arcades appareillées en plein cintre reposant sur de courts piliers carrés. La travée occidentale du collatéral, salle d'école jusqu’en 1836, était percée sur son côté ouest d'une porte aujourd'hui murée. Le vaisseau principal est accolé au sud d'une sacristie oblongue et d'une petite chapelle baptismale, bâties en galets de rivière. Le mur-pignon occidental de la nef est surmonté d'un clocher-mur à sommet triangulaire, percé (dans la surélévation de 1876) de deux baies campanaires en plein cintre (surmontant deux autres baies plus anciennes, murées). Le dallage des deux vaisseaux comporte encore une quinzaine de carreaux anciens en terre cuite, au décor "à la marguerite", sans doute remployés lors du repavement de l'église en 1857.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • calcaire pierre de taille
    • grès
  • Toits
    tuile creuse mécanique
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    2 vaisseaux
  • Couvrements
    • lambris de couvrement
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe ronde
    • toit à deux pans
  • État de conservation
    bon état
  • Techniques
    • vitrail
  • Précision représentations

    Inscription gravée sur la face occidentale du clocher-mur, sur le piédroit entre les deux baies campanaires : + / J-H-S- / QUIS UT DEUS / St MICHEL PPN.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune