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Église paroissiale Saint-Martin

Dossier IA00041727 réalisé en 1982
Vocablessaint Martin
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonPays Ouest-Charente - pays du Cognac - Châteauneuf-sur-Charente
AdresseCommune : Graves-Saint-Amant
Cadastre : 1834 A 437 ; 2011 A 248
Précisionsanciennement commune de Graves; commune rattachée à

L´église paroissiale pourrait en partie dater du 11e siècle, avec des reprises au 12e et au 15e siècles.

Les peintures murales du mur nord pourraient dater du 15e ou du 16e siècle (la scène présumée de l´Annonciation porte une date commençant par MCCCC). Certains auteurs ont proposé une date un peu plus ancienne, à la fin du 14e siècle.

La peinture du mur est du chœur date du 19e siècle.

Les peintures murales du mur nord, protégées au titre des objets mobiliers dès 1911, ont été restaurées en 1977 par les ateliers Genovesio.

L'extérieur de l'édifice a été restauré à la fin du 20e siècle.

Période(s)Principale : 11e siècle
Principale : 12e siècle
Principale : 15e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

L´église paroissiale Saint-Martin est située dans le bourg de Graves (actuelle commune de Graves-Saint-Amant ; une autre église paroissiale dans le bourg de Saint-Amant) et domine la rive gauche de la Charente. Elle dépendait du diocèse de Saintes. Elle se compose d´une nef sans travée couverte d´un berceau brisé, d´une travée sous clocher et d´un chœur d´une travée à chevet plat, ces deux dernières travées étant voûtées d´ogives.

La façade occidentale se compose de deux niveaux séparés par une corniche et surmontés d´un petit pignon triangulaire. La voussure du portail se compose de trois rouleaux et d´une archivolte ornée de pointes de diamant. Entre le rouleau central et le rouleau externe se trouve un petit cordon en méplat orné de fleurs à cinq ou six pétales qui retombe, au-delà du tailloir, sur une colonnette taillée sur l´arrête du ressaut du mur, alors que les deux rouleaux retombent sur des colonnes monolithes à chapiteau orné d´un motif végétal (pour partie refait) et à base moulurée de deux petits anneaux. Les tailloirs des chapiteaux se prolongent en cordon sur le mur.

La corniche séparant le premier et le deuxième niveau porte un petit décor de triangles et ne repose pas sur des modillons. Sur le premier étage sont insérés quatre puissants corbeaux qui ont pu supporter un porche. Vers le sommet de ce haut étage, légèrement décalé vers la droite par rapport à l´axe de la façade, est inséré un bloc sculpté d´un visage barbu encadré du soleil (à gauche) et de la lune (à droite). La corniche supérieure est supportée par des modillons sculptés parmi lesquels on distingue notamment de têtes humaines et animales (dont un âne tenant un disque dans sa gueule) et un tonnelet.

Le clocher est constitué d´une base massive, d´un étage assez bas et d´un toit en pavillon à faible pente. Sur chaque face sont percées deux fenêtres encadrées de colonnettes (pour partie disparues) et dont l´archivolte, ornée de pointes de diamant, repose sur des impostes qui se poursuivent en cordon sur le mur. Le toit s´appuie sur une corniche portée par des modillons, dont certains sont sculptés. L´escalier d´accès au clocher est aménagé dans un puissant contrefort appuyé contre la partie orientale de la travée sous clocher.

À l´intérieur, la nef n´est pas séparée en travée et n´est éclairé que par une fenêtre au nord et au sud. Un large arc doubleau sépare la nef de la travée sous clocher. La fenêtre du mur est du chœur est désaxée vers la gauche.

Sur la partie droite du mur gouttereau nord de la travée sous clocher est conservée une peinture murale datée de la fin du 14e siècle. Toujours décrite comme représentant une Annonciation - ce que semble confirmer l'inscription - cette scène diverge des représentations habituelles de ce thème. À gauche, sur un fond d´arbres dessinés en ocre rouge et en ocre jaune, le personnage agenouillé est probablement le donateur. À peu près au centre de la scène, au-dessus et à droite de deux inscriptions difficilement lisibles [« (ANNONTACION ?) A NRE DAME... CY FIT F... L'AN MILCCCC... »], une femme tend la main gauche et semble tenir un livre dans la main droite. Il s´agit probablement de la Vierge. Un grand personnage lui fait face, à gauche de la scène. Il est barbu et dépourvu d'ailes, attribut habituel de l´archange Gabriel. Le petit personnage intercalé entre eux deux ne peut pas s´expliquer dans une scène d´Annonciation. En haut à droite du panneau peint, un prêtre dit la messe devant un plus petit personnage agenouillé devant lui.

Une autre peinture murale, peut-être datée du 15e siècle, se trouve sur la partie gauche du mur gouttereau nord du chœur, sous la fenêtre. Trois scènes se détachent sur un fond de fleurs stylisées par sept points. Sur chacune des scènes se distingue le Christ reconnaissable à son nimbe cruciforme. Ces scènes sont interprétées comme des scènes de la Passion du Christ, de gauche à droite, comme Jésus au jardin des oliviers, l´arrestation de Jésus et peut-être Jésus (à gauche, encadré de deux gardes) devant Caïphe (représenté assis sur son trône).

L´ébrasement de la fenêtre nord du chœur conserve deux peintures murales superposées. Sur la couche picturale supérieure, au centre, se trouve des armoiries peut-être datées du 19e siècle. En-dessous, sur un fond de décor végétal ocre rouge, se trouve en haut un personnage nimbé. En bas, un personnage très endommagé tient un livre ouvert.

Une litre funéraire qui est conservée sur l´ensemble du mur sud (nef, travée sous clocher et chœur) et sur la partie est (travée sous clocher et chœur) du mur nord. La peinture murale du mur est du chœur date du 19e siècle.

Murscalcaire
pierre de taille
Toittuile creuse
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couvrementsvoûte en berceau
voûte d'ogives
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
pignon couvert
pignon découvert
Escaliersescalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour
Techniquespeinture
sculpture
vitrail
Représentationsornement géométrique, pointe de diamant, triangle ornement figuré, tête ornement cosmique, soleil, lune ornement animal
Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsclassé MH, 1986/03/14
Précisions sur la protection

Eglise Saint-Martin (cad. A 248) : classement par arrêté du 14 mars 1986.

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1747- 1748 : Composition entre messire Philippe Augereau, curé de Graves et Jacques Brugeron, marchand, faisant pour messire Louis Brugeron, prêtre, curé de Brizamburg son fils, au sujet des réparations qui sont à faire tant au sanctuaire de l'église de Graves qu'à la maison presbytérale, au dépens dudit de Brizambourg, dernier curé de Graves.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : E 892 (liasse)
  • 1801 : réponse du maire à la circulaire du 15 prairial an IX [4 juin 1801] concernant l'état des édifices cultuels.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : 5 V 1
  • Casier archéologique [documents établis par le service des Monuments historiques au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur des édifices protégés ou destinés à l'être].

    1 p Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
Bibliographie
  • Cadet, Alberte. Les saints patrons des églises romanes de Charente. Bulletin de la société d'études folkloriques du Centre-Ouest, t. 12, 1978.

    p. 198
  • Connoué, Charles. Les églises de Saintonge 1952-1961. T. 3, Saintes : Delavaud, 1959.

    p. 81
  • Crozet, René. L'art roman en Saintonge. Paris : Picard, 1971.

    p. 57, 80, 122, 156
  • Daras, Charles. Dictionnaire des églises de France, tome IIIc. Paris : Laffont, 1967.

    p. 74
  • George, Jean. Les églises de France : Charente. Paris : Letouzé et Ané, 1933.

    p. 125
  • Martin-Civat, Pierre. Relations entre Cognac et Ebreuil-sur-Sioule aux XIe et XIIe siècles. Mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, 1950, 1949-1950.

    p. 82
  • Maufras, Maurice. Peintures murales. Bulletins et mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, 1961-1962.

    p. 144
  • Mourier, Paul. Documents sur quelques cloches de la Charente. Bulletins et mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, huitième série, tome 4, 1913.

    p. XXXVIII-XXXIX
  • Nanglard, abbé J. Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. - Imprimerie G. Chasseignac (26, rempart Desaix) ; Angoulême, 1894-1903. - 4 vol. (683 p., 588 p., 582 p., 684 p.) ; 24 cm. - Extr. de : "Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente". - Les 3 premiers tomes concernent l'ancien diocèse d'Angoulême et le 4e le diocèse actuel depuis la fin du XVIIIe siècle. Une table des paroisses dactylographiée de 17 p., faite en 1953, complète ces 4 tomes. Tome 3.

    p. 352-353
  • Nanglard, abbé J. Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. - Imprimerie G. Chasseignac (26, rempart Desaix) ; Angoulême, 1894-1903. - 4 vol. (683 p., 588 p., 582 p., 684 p.) ; 24 cm. - Extr. de : "Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente". - Les 3 premiers tomes concernent l'ancien diocèse d'Angoulême et le 4e le diocèse actuel depuis la fin du XVIIIe siècle. Une table des paroisses dactylographiée de 17 p., faite en 1953, complète ces 4 tomes. Tome 4.

    p. 444
  • Ternet, Sylvie. Les églises romanes d'Angoumois. Tome I. Bâtisseurs et modes de construction en Angoumois roman. Paris : Le Croît vif, 2006.

    p. 127

Liens web

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Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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