Dossier IA40001628 | Réalisé par
Église paroissiale Saint-Martin
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Tartas est
  • Commune Gouts
  • Cadastre 2017 A 7
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Saint-Martin
  • Parties constituantes non étudiées
    cimetière

Le site de Gouts, comme l'ont montré des fouilles en 1975-1977, est peuplé dès le Néolithique. La fondation de la paroisse remonte sans doute au Haut Moyen Âge si on en croit sa dédicace à saint Martin. L'église Sanctus Martinus de Goz, mentionnée à la fin du XIIe siècle dans le Liber rubeus de la cathédrale de Dax, fut donnée en 1009 à l'abbaye de Saint-Sever par le comte Bernard de Gascogne (Du Buisson, Historiae, t. 2, p. 240). L'édifice actuel a probablement été érigé au tournant des XIIe et XIIIe siècles, sur un plan roman à nef unique prolongée par un chœur en abside semi-circulaire, seul vestige encore conservé (très remanié). Le clocher-mur et le porche qui forment le massif occidental, aux murs en pierre de taille d'une épaisseur de 1,50 m, datent sans doute de la fin du Moyen Age. En revanche, le vaisseau nord, de même longueur que la nef, bâti en simple moellon et dont l'épaisseur des murs ne dépasse pas 0,50 m, ne paraît pas antérieur au XVIIe siècle et fut sans doute ajouté en raison de la reprise démographique qui suivit la fin des Guerres de Religion.

Dès la fin du XIXe siècle, l'église menace ruine et doit être interdite. En 1903, le maire Dubourg évoque la nécessité d'une "reconstruction" partielle ou totale de l'édifice. Un rapport non daté de l'architecte diocésain Henri Dépruneaux préconise une restauration a minima (exhaussement de la nef et établissement d'une voûte plate en remplacement du lambris du XVIIe siècle, reconstruction totale du bas-côté, reprise des baies et pose de verrières, etc.). L'essentiel de ce projet informel sera réalisé quelques décennies plus tard.

En 1930, quelques travaux de consolidation et de réfection de la couverture sont effectués par l'entrepreneur Auguste Bayle, de Tartas. Il faut attendre l'année 1934 pour voir entreprendre un remaniement en profondeur de l'édifice, équivalant presque à une reconstruction. Le vaisseau principal est alors exhaussé d'un niveau supplémentaire en légère retraite, percé de fenêtres en tiers-point, qui vient buter à l'ouest contre le pignon du clocher ; les murs du même vaisseau sont enrobés d'une enveloppe de béton, obturant les petites fenêtres rectangulaires du côté nord ; le petit porche à auvent de l'angle sud-ouest est supprimé et remplacé par un porche dans-œuvre à colonnes de béton. Seul le mur nord du collatéral, avec sa porte dite "dous singuinez", n'a pas subi de modifications. L'intérieur est entièrement remanié : le vaisseau principal reçoit une voûte en berceau brisé avec doubleaux sur colonnes adossées et fenêtres à pénétration, le chœur un plafond plat en plâtre. Un mur est établi entre les deux vaisseaux, transformant le collatéral en un simple corridor reliant la chapelle des fonts baptismaux à l'ouest et la sacristie à l'est. Entre les anciens piliers qui portaient les grandes arcades séparant les vaisseaux sont ménagées deux petites chapelles dédiées au Sacré-Cœur et à saint Joseph.

  • Période(s)
    • Principale : limite 12e siècle 13e siècle
    • Principale : 2e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1934, daté par source
  • Auteur(s)

L'édifice, jusqu'à son remaniement en 1934, était composé de deux courts vaisseaux d'égale longueur, séparés par des grandes arcades en plein cintre sur piliers carrés ; le vaisseau principal, au sud, prolongé par une abside en hémicycle flanquée d'une grande sacristie au nord. En 1934, un mur établi entre les piliers des deux vaisseaux transforme le collatéral nord en simple corridor ; deux chapelles oblongues (Sacré-Cœur à l'est, saint Joseph au sud) s'insèrent entre les anciens piliers. L'élévation occidentale est constituée par un clocher-mur à pignon triangulaire auquel s'adosse un porche rectangulaire, ouvert au sud par une arcade portée par deux piles de béton. Au nord-ouest du porche est adossé l'ancien presbytère de la paroisse, que prolongeait une dépendance au sud, détruite après 1991.

  • Murs
    • calcaire moyen appareil enduit
    • béton
  • Toits
    tuile creuse mécanique
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    2 vaisseaux
  • Couvrements
    • lambris de couvrement
    • voûte en berceau brisé
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe ronde
    • pignon découvert
  • Techniques
    • vitrail
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • Église, presbytère, cimetière (1816-1930).

    Archives départementales des Landes : 2 O 844
  • Inventaire des biens dépendant de la paroisse (20 février 1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 141/8
  • Dons et legs à la fabrique (1825-1878) : Marthe Laporterie veuve Gauzère (1825-1827), Jeanne Gauzère (1878).

    Archives départementales des Landes : 70 V 141/10

Bibliographie

  • Cartulaire de la cathédrale de Dax. "Liber Rubeus" (XIe-XIIe siècles). Texte édité, traduit et annoté par Georges Pon et Jean Cabanot. Dax : Comité d'études sur l'histoire et l'art de la Gascogne, 2004.

    p. 432-433
  • DU BUISSON Pierre-Daniel. Historiae monasterii S. Severi libri X Tomus primus Auctore D. Petro Daniele du Buisson (1681). Aire-sur-l'Adour : L. Dehez, 1876.

    p. 140
  • CHABAS David. Villes et villages des Landes. Capbreton : D. Chabas. Tome I, 1968 ; tome II, 1970 ; tome III, 1972 ; tome IV, 1974.

    Capbreton, 1970, t. II, p. 63

Périodiques

  • VIGNAUD Didier. "Gouts (Landes) : de l'Antiquité au Haut Moyen-Age. Données nouvelles de prospections". Archéologie des Pyrénées Occidentales et des Landes, tome 21, 2002.

    p. 97-108

Documents figurés

  • Vue d'ensemble de l'église depuis le sud-est en 1990, avant restauration.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 282
  • Vue intérieure de l'église en 1990, avant restauration.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 282

Annexes

  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique de Gouts, 20 février 1906 (AD Landes, 70 V 141/8)
  • Documents concernant la restauration de l'église de Gouts, 1903-1930 (AD Landes, 2 O 844 ; communiqué par Michelle Tastet-Brèthes)
Date d'enquête 2018 ; Dernière mise à jour en 2018
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel