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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Dossier IA40001677 réalisé en 2021

Fiche

Œuvres contenues

VocablesSaint-Jean-Baptiste
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonGeaune
AdresseCommune : Geaune
Adresse : place de l'
Église
Cadastre : 2017 AB 334

La bastide de Geaune fut fondée dans le territoire de la petite paroisse de Pantagnan par un acte de paréage signé à Saint-Sever le 17 novembre 1318 entre le roi-duc Édouard II d'Angleterre, représenté par son sénéchal, le Génois Antonio de Pessagno, et le seigneur du lieu, Pierre de Castelnau. La bastide ne semble pas avoir possédé d'église propre dans un premier temps, le culte étant célébré dans l'église Saint-Jean de Pantagnan (détruite en 1747), à trois cents mètres au nord-ouest du bourg actuel. Il faut attendre l'extrême fin du siècle (1393) pour trouver mention d'une église à l'intérieur de l'enceinte. Les travaux de construction sont attestés en 1401 (l'année où le seigneur local Raymond-Bernard III fonde un couvent d'augustins dans la ville) et le gros œuvre est terminé en 1415, à l'exception du massif occidental, dont l'achèvement en 1452 est documenté par une inscription sculptée sur un pilier du porche (toutefois, peut-être déplacée), qui fait aussi état de la construction de "la voûte". L'édifice connut encore plusieurs campagnes de travaux complémentaires dans la seconde moitié du XVe siècle, comme l'aménagement des quatre chapelles latérales ouvrant sur le transept et sur le chœur. Deux autres chapelles viennent se greffer au vaisseau à la fin du siècle. En 1483-1484, l'évêque de Bayonne Jean de Castelnau du Lau (petit-fils de Raymond Bernard III) fonde la chapelle Saint-Loup (ou de la Sainte-Trinité), ouvrage à vocation funéraire accolé à l'angle sud-ouest de la nef. Enfin, une petite construction hexagonale (peut-être une sacristie à l'origine), dont la clef de voûte est sculptée d'une "rose du Quercy", vient épauler à la même époque le flanc sud du chœur.

L'édifice, désormais achevé, ne semble pas connaître de modifications jusqu'en septembre 1569, date à laquelle les troupes protestantes de Montgomery prennent la ville de Geaune et dévastent le couvent des augustins. L'église elle-même, contrairement à d'autres édifices cultuels de la région, n'est pas détruite ni incendiée, mais subit cependant quelques déprédations, comme le découronnement de sa tour-clocher et la destruction de son mobilier. Des restaurations importantes sont certainement réalisées dans le courant du XVIIe siècle. A la Révolution, les parties hautes du clocher sont à nouveau mutilées et, surtout, la voûte en pierre du vaisseau est abattue (celles des chapelles sont en revanche respectées). Quelques réparations mineures sont effectuées après le rétablissement du culte, mais il faut attendre les années 1875-1876 pour que la voûte soit rétablie, dans le style (anachronique) "du XIIIe siècle", par l'architecte Urbain Dupouy et l'entrepreneur local Despagnet. A la même époque, le chœur, à l'origine de plain-pied avec la nef, est surélevé de près d'un mètre et un escalier ménagé pour y accéder. Des peintures ornementales viennent couvrir la totalité des murs et des voûtes de l'église (détruites en 1987-1988).

Le clocher-tour a été classé au titre des Monuments historiques par arrêté du 18 juillet 1973, les autres parties de l'église étant inscrites en totalité à la même date.

Période(s)Principale : 1er quart 15e siècle
Principale : 2e quart 15e siècle
Principale : 3e quart 15e siècle
Secondaire : 4e quart 15e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates1401, daté par source
1415, daté par travaux historiques
1452, daté par source
1483, daté par source
1875, daté par source
Auteur(s)Auteur : Dupouy Jean Urbain
Dupouy Jean Urbain (1830 - 1890)

Prénom usuel : Urbain. Né le 25 mai 1830 à Bascons (Landes), mort le 21 janvier 1890 à Mont-de-Marsan ; fils de Jean Dupouy, tailleur d'habits (1799-1857) et de Françoise Duporté. Agent-voyer de première classe, puis architecte à Mont-de-Marsan. Il épousa le 26 juin 1861 à Mont-de-Marsan Joséphine Marie Françoise Sibien (Mont-de-Marsan, 24 février 1842 - Mont-de-Marsan, 18 novembre 1896), fille de Nicolas François Louis Joseph Sibien (Paris, 1814 - Mont-de-Marsan, 1860), architecte-agent voyer en chef du département des Landes, deuxième Grand prix de Rome, et d'Agathe Françoise Egérie Calixte Dupuy (1817-1855), et nièce de Jean Antoine Jules Sibien (1822-1881), architecte départemental des Landes.

"D'après le préfet des Landes (3 septembre 1881), l'architecte diocésain Sibien avait donné pour des raisons de famille le poste d'inspecteur sans le titre à Dupouy, qui était bonapartiste et recommandé par l'évêque Delannoy. Au départ de Sibien, le préfet propose Maumen comme successeur ; l'administration centrale ayant désigné Rochet, il souhaite que Dupouy soit remplacé par Maumen. De son côté, Sourigues, député des Landes (12 septembre 1881), écrit sur Dupouy qu'il a obtenu sa place grâce à l'évêque "dont le séminaire est encore peuplé de professeurs jésuites et qui est assez puissant pour faire accorder à un protégé des faveurs et des places du gouvernement qu'il combat". L'administration (24 octobre 1881) s'oppose à la nomination de Maumen ; elle n'a pas de crédits pour le rétribuer, Dupouy l'étant par l'architecte diocésain ; de plus, il n'habite pas Aire. Maumen est finalement désigné. A son décès en 1890, Dupouy lui succède officiellement aux appointements de 500 fr." Source : Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle ; en ligne : http://elec.enc.sorbonne.fr/architectes/190?q=Dupouy [les renseignements biographiques sont erronément annexés à la notice de Jules-François Dupouy, fils d'Urbain.].


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architecte attribution par source
Auteur : Despagnet
Despagnet

Entrepreneur dans les Landes dans la seconde moitié du XIXe siècle.


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entrepreneur de maçonnerie attribution par source

L'église est construite à quelque distance à l'ouest de la place centrale de la bastide. De construction homogène, elle est bâtie en moyen appareil calcaire régulier et entièrement couverte de tuiles. Le massif occidental est constitué par un imposant clocher-tour de plan carré, doté d'épais contreforts et d'une tourelle d'escalier en vis englobée dans la maçonnerie du pilier sud-est. Un portail monumental à voussure brisée donne accès directement dans la nef. Ce vaisseau unique de quatre travées, long de 45,75 mètres et large de 10,35 mètres, raidie par des contreforts talutés, est prolongé à l'est par une travée droite de chœur (surélevée) et par une abside à cinq pans percée d'étroites baies à lancettes. Nef et abside sont couvertes de croisées d'ogives modernes (1875-1876). Sur le vaisseau se greffent, à la manière du gothique languedocien, quatre chapelles oblongues ouvrant par des arcades en tiers-point sur le transept (chapelles de saint Joseph et de saint Étienne) et sur le chœur (actuelles sacristies) ; toutes quatre ont conservé leurs croisées d'ogives d'origine. Deux autres chapelles étayent le flanc sud de l'église, l'une (chapelle Saint-Loup ou de la Trinité) de plan carré à l'extrémité sud-ouest, l'autre hexagonale contre le pan coupé sud de l'abside.

Murscalcaire moyen appareil
calcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couvrementsvoûte d'ogives
Couverturestoit à longs pans croupe polygonale
toit en pavillon
Escaliersescalier dans-oeuvre
État de conservationbon état
Techniquessculpture
peinture
vitrail
Statut de la propriétépropriété de la commune (?)
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsclassé MH partiellement, 1973/07/18
inscrit MH partiellement, 1973/07/18
Précisions sur la protection

Clocher (cad. AB 334) : classement par arrêté du 18 juillet 1973 ; église, sauf partie classée (cad. AB 334) : inscription par arrêté du 18 juillet 1973.

Annexes

  • Extraits de documents concernant l'église de Geaune (AD Landes, 2 O 805)

    1857. L'humidité a fait se détacher "l'entablement de l'église", écrasant la chaire et quelques tableaux du chemin de croix. La commune est sans ressources, car elle a dû acheter un autel neuf en 1857.

    1874. Rénovation intérieure comprenant : démolition du "placage du motif d'autel, colonnes, pilastres, corniche, frontons, etc. des pans coupés de l'abside et du chœur [...]" ; "sculpture des chapiteaux et culs-de-lampe" ; "vitraux losanges en verre blanc dépoli & montés en plomb" ; "démolition de l'ancien autel massif en moellon et briques [...]". L'achat d'un nouvel autel est ajourné.

    1879 (septembre). Achat d'un autel pour 2.100 francs.

    1881. Reconstruction des voûtes de l'église par l'architecte Dupouy et l'entrepreneur Despagnet.

    1899. Achat d'une horloge par Durand fils, horloger à Tartas.

    1938. Démolition de l'église ruinée du hameau de Bourdos, ancienne église paroissiale.

  • Inventaire des biens dépendant de la Fabrique de Geaune, 5 février 1906 (AD Landes, 70 V 133/9)

    "Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Geaune. / I. Eglise de Geaune. / II. Annexe de Bourdos.

    L'an mil neuf cent six, le cinq février à 10 heures du matin, En présence de MM. l'abbé Dubroca Eloi, curé doyen de Geaune et en l'absence de M. Dubourdieu, président de la fabrique, qui ne comparaît pas, bien qu'il ait été dûment convoqué, ainsi qu'il résulte du procès-verbal de notification annexé au présent inventaire. / Nous soussigné, Pierre Guéraçague, Receveur de l'Enregistrement à Geaune, dûment commissionné et assermenté, spécialement délégué par le Directeur des Domaines à Mont-de-Marsan, avons procédé ainsi qu'il suit, à l'inventaire descriptif et estimatif des biens de toute nature détenus par la fabrique paroissiale de Geaune.

    Chapitre I. Biens de la fabrique de Castelnau. / I. Eglise de Geaune. / Dans la sacristie à droite du maître-autel. / 1. Une armoire fermant par une porte à un battant en châtaignier, quatre compartiments - 10.. Dans cette armoire. / 2. Trois chandeliers en cuivre, 0,50 l'un - 1,50. / 3. Deux encensoirs en métal blanc - 4. / 4. Deux navettes en métal blanc - 1. / 5. Un bénitier et un goupillon, en métal blanc - 1. / 6. Quatre clochettes fêlées - 1. / 7. Deux jeux de burettes et plateaux - 2. / 8. Cinq missels hors d'usage - 2. / 9. Deux rituels hors d'usage - 1. / 10. Une autre armoire, à deux battants, bois blanc - 5. / Dans cette armoire / 11. Vingt porte-bouquets, de diverses dimensions, dépareillés et la plupart cassés - 2. / 12. Cinq robes d'enfants de chœur, comprenant, comprenant (sic) soutane et surplis, usées - 5. / 13. Deux soutanes noires d'enfant de chœur - 1. / 14. Deux sacs pour linge d'autel - 1. / 15. Une aube blanche, haut du corps noir, manches et robes brodées - 7. / 16. Un surplis, blanc ordinaire - 1,50. / 17. Une étole doublée, ornements dorés, hors d'usage - 0,50. / 18. Un lavabo en fer blanc, émaillé, réservoir et cuvette - 1. / 19. Une autre armoire à deux battants, bois blanc - 10. / Dans cette armoire / 20. Sept petits candélabres en métal, couleur dorée, ornés les uns de roses, les autres de marguerites - 7. / 21. Trois boîtes contenant du charbon pour allumer les ostensoirs (sic) - 0,50. / 22. Un devant d'autel en satin, portant des iris peints, mauve et vert. Ce devant d'autel est réclamé par M. Sorbé, à Geaune (Réclamation annexée) - 10. / 23. Un devant d'autel, fond rouge (en satin), motifs argentés, bordures en fils argentés - 5. / 24. Un devant d'autel, fond bleu, applications de papier argenté - 5. / 25. Un devant d'autel, satin bleu, franges dorées, festonné, chaque feston portant bouquets ou fleurs de lis, peints, et signé Gronne Sorbé. Réclamé par M. Sorbé (Réc. ci annexée) - 20. / 26. Dessus d'autel, satin blanc uni, frange dentelle blanche - 5. / 27. Dix-sept serviettes ( lavabos) - 2,55. / 28. Cordon blanc, évalué - 0,25. / 29. Trente-sept purificatoires blancs - 7,85. / 30. Huit corporaux blancs - 2. / 31. Huit pales - 2. / 32. Trois pavillons et une bourse - 2. / 33. Quarante-quatre manuterges - 4,40. / 34. Trente amicts - 7,50. / 35. Sept aubes ordinaires - 14. / 36. Sept surplis de prêtre et un surplis d'enfant de chœur - 3,50. / 37. Dix-neuf surplis - 9,50. / 38. Onze nappes d'autel - 11. / 39. Huit nappes de communion - 6. / 40. Trois linges pour couvrir l'autel - 0,75. / 41. Une étole ordinaire - 0,50. / 42. Deux pèlerines et deux bonnets grecs, rouges - 2. / 43. Deux couvertures d'autel, l'un (sic) bleu, l'autre saumon - 0,50. / 44. Linges accessoires divers pour reposoirs - 1,50. / 45. Deux cordons de bannières - 0,50. / 46. Un devant d'autel, fond jaune, brodé, fleurs vertes et blanches peintes, revendiquées (sic) par M. Sorbé - 5. / 47. Autre devant d'autel, brodé canevas, couleurs variées - 2. / 48. Autre devant d'autel, brodé canevas, en laine blanche, couleurs variées - 2. / 49. Autre devant d'autel, brodé canevas, frange dorée - 2. / 50. Autre devant d'autel, brodé canevas, frange dorée - 2. / 51. Six devants d'autel, en dentelle ordinaire - 3. / 52. Une bannière, satin blanc, vieille et usée, représentant le Saint-Sacrement, garnitures dorées - 5. / 53. Une bannière, même état et même composition, représentant la Vierge - 5. / 54. Une croix en cuivre, hauteur 2m10 environ - 10. / 55. Une chape blanche, une écharpe, et le pied destiné à la soutenir - 5. / 56. Un ostensoir, métal doré, portant la mention "Donné par Napoléon III à l'Eglise de Geaune 1868" - 40. / 57. Un ostensoir plus petit que le précédent, cuivre argenté - 10. / 58. Un calice et une patène argentés - 5. / 59. Un calice et une patène dorés, à la base émaux représentant des saints, croix de Malte, etc. - 20. / 60. Un ciboire, cuivre doré, émaux comme ci-dessus - 20. / 61. Un calice et patène, métal argenté - 10. / 62. Un ciboire, métal argenté, petit - 5. / 63. Un missel et un pupitre, le missel imprimé chez Mame à Tours - 3. / 64. Un missel, tranches dorées, imprimerie Mame, édition 1893, réclamé par M. Sorbé - 5. / 65. Un vespéral et un claquoir - 1. / 66. Deux vieilles portes d'armoires en noyer - 2. / 67. Deux chandeliers pour autel, deux chandeliers pour enfants de chœur - 1,50. / 68. Un tableau sans valeur artistique, représentant Notre-Dame du Scapulaire - 1. / 69. Un porte-manteau à branches, en bois, évalué - 0,25. / A ce moment les opérations d'inventaires ont été interrompus pour être reprises à deux heures de l'après-midi. P. Guéraçague. / Reprise de l'inventaire à deux heures en l'église de Geaune. / 70. Une armoire vestiaire à trois parties, surmontée d'une autre armoire en bois blanc - 20. / 71. Dans cette armoire, chasuble, étole et bourse, doublées rouge, satin, hors d'usage - 2. / 72. Un ornement de diacre et de sous-diacre, noir, applications argentées - 10. / 73. Un ornement, étole et bourse rouge - 5. / 74. Un ornement rouge, hors d'usage, étole et bourse - 3. / 75. Un ornement double, vert et violet, étole et bourse - 5. / 76. Un ornement noir en velours, étole et bourse, applications laine - 5. / 77. Un ornement violet et un noir, avec étoles et bourses, hors d'usage - 4. / 78. Deux ornements rouges, étole et bourse, applications dorées - 7. / 79. Ornement rouge foncé, étole et bourse, velours - 5. / 80. Ornement, satin blanc, applications dorées, revendiqué par M. Sorbé - 17. / 81. Ornement doré, usé - 7. / 82. Ornement vert, état de neuf, étole et bourse - 15. / 83. Un voile en drap doré - 2. / 84. Deux vieux ornements, noirs, usés, applications argentées - 6. / 85. Trois canons d'autel, encadrés, trois canons en carton - 3,50. / 86. Chape violette, applications dorées - 3. / 87. Écharpe du Saint-Sacrement, drap doré - 10. / 88. Deux chapes, doublées rouge, l'une applications dorées, l'autre applications coton - 20. / 89. Un conopée, satin, buissons d'églantier peints, revendiquée par M. Sorbé - 5. / 90. Ornement blanc, doublé rouge, applications laine rouge et or, revendiquée (sic) par les tercières (sic) de St François - 10. / 91. Un ombrellino blanc, applications laine jaune - 5. / 92. Chape noire et étole noire, état vieux - 5. / 93. Tentures noires, drap mortuaire, appartenant à la confrérie du St Sacrement et servant au catafalque - 2. / 94. Étole dorée, état de neuf - 15. / 95. Statue d'enfant Jésus, en plâtre, grandeur 0m20 environ - 1. / 96. Un vieux fauteuil usé - 1. / 97. Dans l'arrière-sacristie. Une caisse bois de pin évaluée - 1. / 98. Dans cette caisse, treize petits bouquets, papier doré et de couleur - 3,25. / 99. Dais avec pentes en drap blanc, applications dorées, accessoires de dais, usés - 15. / 100. Deux falots en mauvais état, fer blanc, peint en gris - 0,50. / Dans la sacristie, à gauche du maître-autel. / 101. Catafalque en bois, chevalets à cierges, ornements noirs - 5. / 102. Caisse en bois blanc - 0,25. / 103. Dans cette caisse, quatre candélabres, métal doré - 1,25. / 104. Deux supports de candélabres, bois peint en bleu - 1. / 105. Deux vieilles portes d'armoires - 1. / 106. Une grande armoire fermant à deux battants - 5. / 107. Dans cette armoire : douze chandeliers verre argenté, quatre porte-bouquets en porcelaine blanche - 1,70. / 108. Deux porte-bougies en fer - 0,50. / 109. Un portatif et son piédestal en bois blanc - 2. / 110. Une armoire en bois blanc - 1. / 111. Dans cette armoire : dix porte-bouquets, surmontés de bouquets en porcelaine blanche - 5. / 112. Quatre petits porte-bouquets surmontés de bouquets de roses et de marguerites - 0,40. / 113. Deux chandeliers en cuire - 1. / 114. Quatre grands candélabres, métal doré, pouvant portant (sic) douze bougies chacun - 8. / Dans le chœur. / 115. Une croix en bois appuyée à la table de communion, revendiquée de (sic) Secours Mutuels de Geaune - 2. / 116. Une stalle en chêne surmontée d'un baldaquin, trois marches, trois places mobiles - 15. / 117. Une stalle en chêne, cinq places mobiles - 10. / 118. Une s Un fauteuil, bois blanc peint faux bois - 1. / 120. Quatre escabeaux en bois - 2. / 121. Un vieux lutrin en bois, sans valeur - 1. / 122. Quatre bancs en bois sans dossier, deux mètres de long - 2. / 123. Sur l'autel, quatre chandeliers cuivre, six grands chandeliers - 14. / 124. [Sur l'autel], quatre porte-bouquets et bouquets, deux plus petits - 4,50. / 125. Une croix en métal doré dans l'intérieur du baldaquin - 3. / 126. Un prie-Dieu en bois - 1. / 127. Une croix en métal blanc - 1. / 128. Statue de St Vincent de Paul, en plâtre, mobile, colorié, appuyée à la table de communion - 5. / 129. Statue du Sacré-Cœur de Jésus en plâtre colorié mobile, appuyée à la table de communion - 5. / 130. Statue de St Jean-Baptiste placée à 4 mètres environ, au-dessus du sol, au fond du chœur, mobile coloriée, en plâtre, revendiquée par Mad. Vve Claré à Geaune - 5. / 131. Un lustre métal doré, dix branches, revendiqué par M. Sorbé - 5. / 132. Maître-autel, en maçonnerie et pierre blanche, surmonté d'un baldaquin à quatre colonnes, flanqué de deux porte-candélabres en pierre, fixé au sol - mémoire. / 133. Grille de communion en fer, longueur 5m environ, sans style ni valeur, fixé au sol - mémoire. / 134. Rampes menant à la table de communion et la prolongeant sur les côtés, en bois, scellée (sic) au sol - mémoire. / 135. Deux vitraux, représentant, l'un la prédication de St Jean-Baptiste, l'autre son martyre - mémoire. / Chapelle à gauche du maître-autel. / 136. Un autel en marbre blanc, gravures dorées, fixé au sol ; à la base, petites colonnes en marbre rouge - mémoire. / 137. Un vitrail représentant la mort de St Joseph - mémoire. / 138. Sur l'autel : six chandeliers, métal doré - 3. / 139. Deux petits chandeliers verre argenté - 0,20. / 140. Trois porte-bouquets porcelaine - 0,75. / 141. Un crucifix métal doré - 1. / 142. Au-dessus de l'autel : statue de St Joseph, en plâtre - 5. / 143. Petite statue de St Antoine, en plâtre, et tronc en bois - 2. / 144. Un confessionnal en ois blanc, peint - 3. / 145. Un tabernacle portatif, en bois, peint doré - 0,50. / 146. Un petit lustre à 6 branches, métal doré - 1. / Chapelle à droite du maître-autel. / 147. Un autel en marbre, identique à celui de gauche, sauf les petites colonnes en marbre rouge, fixé au sol - mémoire. / 148. Un vitrail représentant le martyre de St Etienne - mémoire. / 149. Sur l'autel : six chandeliers, métal doré - 3. / 150. Deux petits chandeliers verre argenté - 0,20. / 151. Trois porte-bouquets porcelaine - 0,75. / 152. Un crucifix métal doré - 1. / 153. Tableau de la Ste Face, encadré de velours rouge et lampe. Revendiqué par M. Sorbé - 3. / 154. Au-dessus de l'autel : statue de la Vierge, en plâtre, blanche - 5. / 155. Une petite lampe avec applique - 2. / 156. Un confessionnal bois blanc, peint - 3. / 157. Un petit lustre à six branches, métal doré - 1. / Dans la nef. / 158. Chemin de croix, quatorze stations, papier peint, 0m50 x 0m70 - 14. / 159. Chaire avec abat-voix, bois peint, scellée au mur - mémoire. / 160. Un crucifix en face de la chaire, plâtre ou bois, 1m20 environ, scellé au mur - mémoire. / 161. Un appareil à acétylène (6 lampes), appartenant à l'abbé Dubroca (facture présentée) scellé - mémoire. / 162. Un lustre en verroterie, 2 rangs de porte-bougies, à 10 bougies chaque rang, 2 mètres environ - 25. / 163. Un autel en bois blanc, dorures, accessoires, candélabres et Christ - 30. / 164. Statue de la Vierge en plâtre, surmontant l'autel ci-dessus décrit - 5. / 165. Un lustre en face de cet autel, métal doré - 1. / 166. Les objets décrits aux n° 163-164-165 son réclamés par M. Sorbé. / 166. Cent-dix chaises et dix bancs - 30. / 167. Deux bénitiers en pierre, faisant corps avec le mur - mémoire. / 168. Dans la tribune. / 168. Vingt-quatre caisses, de dimensions différentes, contenant des ornements en papier argenté, fleurs artificielles, tulle, petits drapeaux - 20. / 169. Un harmonium à deux soufflets, maison Alexandre et une chaise haute (revendiqué par Mad. Demosy, à Geaune) - 200. / 170. Statue de Notre Dame du Sacré-Cœur, en plâtre, détérioré - 1. / Dans le clocher. / 171. Une cloche d'environ un mètre de hauteur - 500. / 172. Une cloche d'environ soixante-dix centimètres de hauteur - 300. / 173. Une horloge, système récent - 100. / [Dans la chapelle Saint-Loup] 174. Un vieil autel en bois, sans style, quatre colonnes, flanqué de 2 anges en plâtre - 20. / 175. Sur l'autel, une statue du Christ en croix, avec à ses pieds St François d'Assise - 5. / 176. Un petite statue en bois doré, représentant deux anges, hauteur 0m30 environ - 2. / 177. Fonds (sic) baptismaux. Urne en marbre, couvercle en métal, accessoires, burettes, fixé au sol - mémoire. / 178. Un vieux tableau, 1m20 x 1m50, encadré, représentant l'Assomption, sans valeur artistique - 3. / 179. Deux petits cadres, en noir, représentant Mater Dolorosa et le baptême du Christ - 0,50. / 180. Une grille et un portail en fer, fermant cette chapelle, fixée au sol - mémoire. / Dans la sacristie, à côté de cette chapelle. / 181. Quatre bouquets fleurs de lys, quatre bouquets bleuets, six bouquets yucca - 7. / 182. Deux bouquets papier doré & argenté, quatre bouquets fleurs de lys - 4. / 183. Dans une caisse, six bouquets yucca - 1,50. / 184. Une vieille malle, appartenant au Tiers Ordre et ne contenant que des bouquets détériorés - 0,50. / 185. Eglise de Geaune et sol d'une superficie d'environ huit ares, N° 95, S[ecti]on B de la matrice cadastrale, appartenant à la Fabrique, à raison de 5000 f. l'hectare - 400. / A ce moment, quatre heures et demie de l'après-midi, les opérations de l'inventaire ont été interrompues, pour être continuées le mardi 6 février 1906, à l'annexe de Bourdos à 10 heures du matin.

    Reprise de l'inventaire, le 6 février, au quartier de Bourdos, à dix heures du matin. / 186. Dans la sacristie. Une vieille armoire, à cinq compartiments - 2. / 187. Un ornement neuf, rouge, applications dorées, bourse, étole - 15. / 188. Un ornement blanc, applications dorées, bourse, étole - 15. / 189. Un ornement violet, coton, usé, bourse, étole - 2. / 190. Un ornement blanc, application, coton jaune, usé - 2. / 191. Deux nappes de communion, usées - 0,25. / 192. Un drap mortuaire usé - 1. / 193. Deux ornements noirs, usés, de rebut - 1. / 194. Deux ornements, l'un blanc, l'autre vert - 1. / 195. Vieux restes de cierges - 0,50. / 196. Une aube blanche, un surplis, un dessus de table (état vieux) - 1,75. / 197. Un calice, récemment argenté, pied cuivré - 5. / 198. Une étole en dentelle, deux cordons blancs, linge usé - 1,25. / 199. Un corporal - 0,25. / 200. Cinq amicts, cinq purificatoires, cinq lavabos (au curé de Geaune) - 6,25. / 201. Deux vieux canons, deux vieux rituels, un missel et un pupitre, usés - 1. / 202. Burettes et plateau, une aiguière, une petite lanterne - 1. / 203. Un vieux prie-Dieu & un vieux fauteuil en bois - 1,25. / 204. Un vieux coffret, fermant à trois clés, vide - 0,50. / (Dans le chœur et dans la nef) / 205. Maître-autel en bois, tabernacle en bois, en partie pourri, scellé au mur - mémoire. / 206. Sur l'autel, quatre chandeliers en bois, deux bouquets en papier, deux chandeliers en verre - 0,50. / 207. Crucifix en bois, deux porte-bouquets en porcelaine - 0,25. / 208. Table supportant une statue de St Joseph, plâtre colorié, deux chandeliers en cuivre, deux porte-bouquets et bouquets en papier - 1. / 209. Quatre chandeliers en étain - 0,50. / 210. Table et piédestal en bois, supportant la statue de la Vierge, deux chandeliers en cuivre, deux bouquets - 1. / 211. Chemin de croix usé et décoloré - 0,50. / 212. Six bancs en bois - 0,60. / 213. Une chaire en chêne, abat-voix, scellée au mur - mémoire. / 214. Table de communion en bois, scellée - mémoire. / 215. Un confessionnal, en bois de pin - 2. / 216. Une croix métal argenté, manche ois, appuyée à la table de communion - 0,50. / 217. Deux fauteuils usés - 0,50. / 218. Une cloche, 0m40 de hauteur - 60. / 219. Eglise et sol, appartenant à la Fabrique. Contenance 1 a 10 ca. N° 868, S[ecti]on D, le sol évalué à raison de 2000 f. l'hectare environ - 20.

    Chapitre II. Biens de l'État, du Département ou de la Commune dont la fabrique n'a que la jouissance. / 1. Presbytère de Geaune, N° 105, S[ect]ion B du plan cadastral, pour une contenance de 2 a 20 ca, le sol évalué à raison de 5000 f. l'hectare - 100. / 2. Jardin à Geaune, N° 301, S[ect]ion B. Contenance 2 a 15 ca, évalué - 40. / Les biens désignés aux deux précédents articles appartiennent à la Commune de Geaune.

    Déclarations concernant l'actif et le passif. La fabrique n'a aucun actif en rentes, fondations ou immeubles. Il n'existe plus aucun passif. Les personnes qui revendiquent certains biens inventoriés sont désignées dans le corps de l'inventaire. / Une réclamation de M. Sorbé, Ferdinand, propriétaire à Geaune, est annexée au présent inventaire. Les autres réserves ont été faites par l'abbé Dubroca au nom des personnes, des sociétés ou des confréries intéressées.

    Observations d'ordre général. L'Eglise de Geaune remonte au XVe siècle. Elle appartient à l'Etat (sic) comme provenant de biens restitués en vertu du Décret du 7 thermidor an XI. Aucun titre de propriété n'a été retrouvé au cours de l'inventaire. La fabrique n'a donné communication d'aucun document susceptible de faciliter la confection de l'inventaire. L'estimation a été faite par le Receveur seul. M. l'abbé Dubroca a lu, au commencement des opérations, une protestation dans laquelle il déclare n'assister à l'inventaire que comme témoin, et qui reste ci-annexée. [...]

    En conséquence, nous avons clos le présent inventaire contenant quatre rôles, renvoi et 0 mots rayés seuls, le six février 1906 à onze heures du matin et, après lecture faite, nous l'avons signé avec les comparants. / A Geaune, le 6 février 1906. / Suivent les signatures."

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Église, presbytère, cimetière (1811-1936).

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 2 O 805
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 5 février 1906.

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 70 V 133/9
  • Procès entre le conseil de fabrique de Geaune et l'administration du petit séminaire d'Aire au sujet de la délivrance à cet établissement de l'orgue légué par Benoit Lamarque (testament du 17 juillet 1839, mort en I842), l843-I846.

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 70 V 133/4
  • Église : refonte de cloches, procès avec des entrepreneurs (1827-1832).

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 70 V 133/6
  • Dons et legs à la fabrique (1833-1892) : Pierre Barros (1833-1855), Bertrand Lartigue (1892-1898).

    Archives départementales des Landes, Mont-de-Marsan : 70 V 133/10
  • Dossier "Fermeture du clocher, grilles anti-pigeons. Réfection de la toiture chapelle sud-ouest. Réparation des baies du chœur", 2001-2002.

    Archives municipales, Geaune
  • Dossier "Travaux église. Portillon, vitraux des chapelles nord-ouest et sud", 2003.

    Archives municipales, Geaune
Bibliographie
  • LÉGÉ Joseph (abbé). Les Castelnau-Tursan. Aire-sur-Adour : L. Dehez, tomes I et II, 1887.

    Tome I, P. 35.
  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

    Tome II, p. 365, 371-372.
  • SOUSSIEUX Philippe. Dictionnaire historique des Landes. Études landaises, 2012.

    P. 322-323.
Périodiques
  • SUAU Jean-Pierre. "Église Saint-Jean-Baptiste de Geaune". Bulletin monumental. Paris : 1983, tome 141, n° 1.

    P. 71-72.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe