Logo ={0} - Retour à l'accueil

Église paroissiale Saint-Hilaire

Dossier IA00045782 réalisé en 1974

Fiche

Œuvres contenues

  • Statue : Vierge à l'Enfant
  • Tabernacle
  • Croix de procession 2
  • Verrières (2) de la chapelle nord
  • Ostensoir ; boîte d'ostensoir
  • Cloche 3
  • Présentation des objets mobiliers de l'église Saint-Hilaire de Nalliers
  • Plateau à burettes, burettes (2)
  • Autel latéral sud, tabernacle, statue (Vierge à l'Enfant)
  • Bénitier 1
  • Cloche 1
  • Cloche 2
  • Stalles (anciennes)
  • Bénitier 2
  • Statue : saint André Hubert Fournet
  • Calice 1
  • Croix de procession 1
  • Navette et cuiller à encens, encensoir
  • Patène 1
  • Verrière 0
  • Tableau commémoratif des morts pour la France
  • Patène 2
  • Ciboire
  • Autel latéral nord, statues (sainte Radegonde, saint Joseph et l'Enfant Jésus et saint Antoine de Padoue et Jésus)
  • Bénitier 3
  • Calice 2
  • Christ en croix
VocablesSaint-Hilaire
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonArrondissement de Montmorillon - Saint-Savin
AdresseCommune : Nalliers
Adresse : rue
de la Chapelle
Cadastre : 1826 C3 1486 ; 1955 AB 99 [idem en 2018]

L'église est citée en 1093 par Pierre II, évêque de Poitiers, parmi les biens de l'abbaye de Saint-Savin sous le vocable ecclesia Sancti Ylarii de Naler (Saint-Hillaire de Nalliers). De la première église romane (fin 11e-12e siècle), il reste peu d'éléments visibles.

Le portail de l'ancienne façade romane sépare aujourd'hui le clocher-porche de la première travée de la nef. Les modillons de la corniche du clocher sont également des remplois romans. Adossé au mur sud du clocher, un contrefort plat est encore visible dans la cour du presbytère. Il correspond à l'ancienne façade romane.

Le 4 juin 1400, Pierre Dumont est cité comme curé de Nalliers dans un acte passé avec Jean de Couhé, seigneur de la Roche-à-Guet, sous le sceau d'Angles, pour des prés sur la Gartempe.

Le clocher-porche avec sa voûte d'ogive témoigne de sa construction plus tardive, il daterait du 15e siècle. L'édifice a connu à cette époque une importante reconstruction, notamment les voûtes d'ogives de la nef et du chœur.

La chapelle seigneuriale, au nord-est, aurait été construite à la fin du 15e siècle par Florent d'Allemaigne, abbé commendataire de Saint-Savin de 1484 à 1510 et évêque de Poitiers (voir annexe n° 1). Cette famille de seigneurs, qui détient le château sur l'autre rive de la Gartempe, est donc à l'origine des travaux de l'église à cette époque, comme en témoigne les armoiries d'or à trois fasces de gueule apposées sur la plupart des arcs doubleaux et formerets de la nef et du chœur de l'église, ainsi que sur quatre clés de voûtes et certains culots de voûte de la nef et du chœur.

Une autre chapelle est adjointe à celle des Allemaigne, au nord de la seconde travée de la nef, sans doute au début du 16e siècle. Constituée de deux travées, elle aurait été édifiée par une autre famille de seigneurs : les de Lauzon d'où le changement d'armoiries dans cette partie de l'édifice (bien que les armoiries portées sur les éléments d'architecture et le vitrail, de gueules au lion d’argent, au chef d’argent, ne correspondent pas aux armoiries connues de la famille de Lauzon, D'azur à la cloche d'argent, bataillée d'or et au chef d'or chargé de 3 croisettes de gueule, ni aux armoiries de Scorions de Boismorand, D'azur à 3 gerbes d'or, propriétaires du manoir de Lauzon à partir du 17e siècle).

En 1562, l'église est ravagée par les protestants.

Les vitraux de la baie géminée à remplage gothique de la deuxième travée de la chapelle au nord de la nef datent de la deuxième moitié du 16e (après 1562) ou du 17e siècle.

Le clocher-porche, reconstruit au 17e est coiffé au 18e siècle d’un dôme d’ardoises à deux lanternons dits " à l’impériale ".

Le bénitier présentant encore un système de fermeture en métal daterait du 17e siècle.

René Couhé de Lusignan, fils de Pierre, seigneur de Touvent à Maillé, est curé de Nalliers de 1702 à 1742.

Au 18e siècle, la sacristie est probablement agrandie ; au même moment, les cloches sont déplacées de la chambre des cloches au premier étage du clocher.

Avant la Révolution, la paroisse relève de l'archiprêtré de Montmorillon.

Jusqu'en 1817, le cimetière entourait l'église, il a ensuite été déplacé.

La verrière d’axe, représentant saint Hilaire, daterait quant à lui des années 1860.

Le 16 juin 1894, le conseil de fabrique se réunit au presbytère au sujet des réparations nécessaires quant à la toiture de l'église. Elle se trouve " dans un état très mauvais ", " il fait eau de toutes les voûtes au point de les transpercer et qu'en plusieurs endroits l'eau tombe dans l'église ", le conseil demande donc une subvention à la commune, au conseil municipal puisque " les ressources de la fabrique suffisent à peine aux frais ordinaires du culte ". Le devis des réparations s'élève à " la somme de 1395 francs et 20 centimes " (Archives départementales de la Vienne, 2 O 210-5).

Le 8 juillet 1920, de nouvelles réparations sont effectuées sur l'église et le presbytère dont le devis estimatif s'élève à 5460 francs.

Lors du premier inventaire, réalisé par Bent Joergensen en 1974, la partie aujourd'hui libre de construction au nord de la première travée de la nef de l'église, était encore présente comme en témoigne les photos de l'époque. La destruction de cette partie daterait de 1992 (cadastre de 1826, bâtiment adossé C3 1487).

L'église est inscrite à l'inventaire des monuments historiques en totalité depuis le 7 juin 1993.

En 1997, lors de la restauration de l'église, la girouette représentant un coq au sommet d'une croix est ajoutée au clocher.

La porte de l'église a été refaite à neuf Porte de l’église de Nalliers refaite à neuf en mars 2011.

Un projet de restauration est prévu en 2019 par G. Quintrie Lamothe, architecte du patrimoine. Les travaux ont pour but de remédier à des problèmes d'humidité, de fissures sur les voûtes et de végétation se développant sur l'édifice. La toiture doit être également refaite.

Période(s)Principale : 12e siècle, 13e siècle , (?)
Principale : 14e siècle
Principale : 15e siècle, 2e moitié 15e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Auteur(s)Auteur : maître d'oeuvre inconnu

L’église Saint Hilaire de Nalliers a été implantée sur la rive droite de la Gartempe, à 200m de la rivière. Le presbytère y est adossé au sud et est relié à la deuxième travée de la nef et la première travée du chœur avec lesquelles il communique.

De plan allongé, l'église comporte une nef unique de deux travées et un chœur de deux travées, couverts d'un toit à long pans de tuiles plates. Des chapelles ont été construites au nord de la nef (au niveau de la deuxième travée) et du chœur ; elles sont couvertes d'un toit en appentis dans la prolongation du toit de l'édifice, avec une pente plus faible que celui-ci. Une chapelle formant un faux transept est adossée au sud de la première travée du chœur. L'entrée principale dans l'édifice se fait aujourd'hui par un clocher-porche adossé en façade.

L'ancienne façade romane se trouvait à la jonction actuelle du clocher et de la nef. Le mur oriental du clocher actuel reprend le mur ouest de l'église. Elle était construite en pierre de taille, ainsi qu'on peut le voir au sud du clocher, et contrebutée en façade par des contreforts plats dont il subsiste le contrefort sud.

Le clocher-porche est de plan carré et couvert d'un toit à l'impériale en ardoise. Le portail principal, sur le mur ouest, est en plein cintre et composé de claveaux réguliers. Une moulure en cavet, soulignée par des rainures, se déroule sur l'arc et les piédroits. La base du mur ouest, jusqu'à la hauteur du cintre, est construite en grand appareil de pierre de taille avec une partie en légère saillie sur trois assises. Les deux assises supérieures sont également en pierre de taille, de plus petit module. Le reste du mur est construit en moellons enduits avec des chaînes d'angles harpées.

Une étroite et haute fenêtre, couverte en plein cintre et à piédroits chanfreinés, surmonte le portail. Le mur sud est aveugle à ce niveau. Les étages du clocher sont desservis par un escalier semi hors-œuvre, situé au nord du clocher. La cage d'escalier est éclairée par deux jours chanfreinés. L'ancienne chambre des cloches est percée d'une fenêtre en arc segmentaire munie d'abats-son sur les faces nord, ouest et sud. Ces arcs sont composés de claveaux à l'ouest et au sud, tandis que l'arc de la fenêtre nord est monolithe.

Le toit du clocher est porté par une corniche reposant sur des modillons sculptés en remploi de l'ancienne façade romane. Ces modillons sont répartis de manière inégale : huit en façade, six au nord et sept au sud. Dix d'entre eux représentent des visages aux yeux globuleux, aux traits marqués, aux nez retroussés et aux expressions diverses (surprise, large sourire, moue). Six sont à caractère zoomorphe (ils semblent représenter des chèvres et des loups), certains sont abîmés et difficilement identifiables, d'autres ne présentent plus aucun reste de sculpture. Le toit se situe à la hauteur du faîtage de la nef et est percé d'une lucarne sur chaque face. Un clocheton composé de deux niveaux est surmonté d'une girouette en fonte de fer prenant la forme d'une croix et d'un coq qui domine le toit.

Le mur sud du clocher-porche, de la nef et du chœur est masqué par le presbytère. Depuis la cour de cette propriété, l'élévation sud du clocher est visible ainsi que le mur sud de la première travée de la nef. La partie basse du mur sud du clocher-proche n'est que partiellement recouverte d'enduit, les moellons y sont visibles. La base de cette élévation sud-est, quant à elle, composée d'un mélange de moellons et de pierre de taille. Les deux rangées de pierre de taille se développent sur la partie basse, la première présente un décor mouluré. La partie ouest du mur sud de la première travée de la nef est visible de cette même cour du presbytère. On y voit le contrefort plat correspondant à l'ancienne façade romane, le mur partiellement enduit composé de moellons et de pierre de taille par endroit ainsi que la fenêtre couverte en arc brisé qui éclaire la première travée de la nef.

Depuis le jardin du presbytère, l'extérieur de la deuxième travée de la nef, des deux travées du chœur et la face est du chevet plat sont visibles. La partie haute du mur sud de la deuxième travée de la nef est construite en moellons partiellement recouverts d'enduit et est percée d'une fenêtre couverte en arc brisé. Adossée à cette deuxième travée, une pièce dans le prolongement de la chapelle sud de la première travée du chœur, surbaissée par rapport à la chapelle est couverte d'un toit de tôle en appentis. Cette pièce est accessible à l'intérieur de l'église depuis la chapelle sud, de l'extérieur par le jardin du presbytère grâce à une porte rectangulaire et est également reliée au rez-de-chaussée du presbytère. Cette construction est percée de deux ouvertures superposées en son centre, une fenêtre rectangulaire et un jour sous le toit. Toutes ces ouvertures sont fermées par des volets en bois et entourées de claveaux réguliers. Cette pièce dépendant du presbytère est liée à l'église par son architecture mais aussi par sa fonction puisque c'est elle qui permettait aux sœurs, vivant dans le presbytère autrefois, d'accéder à leur chapelle et d'assister aux offices sans être vues des fidèles par le biais de l'ouverture percée dans le mur : l'hagioscope.

Accolés à cette construction, les murs de la chapelle de la première travée du chœur sont eux aussi construits en moellons (visibles aux endroits où l'enduit est tombé). Le mur gouttereau, au sud, est pourvu de chaînes d'angles harpées et est percé d'une fenêtre en arc brisé, entourée de claveaux réguliers. La chapelle est couverte d'un toit en tuile plate en appentis, indépendant du toit de la nef et du chœur, qui lui, est plus élevé. Le mur oriental de la chapelle est percé d'une fenêtre couverte en arc brisé à remplage gothique. Elle est murée en partie par des éléments de colonnes et de moulures en remploi. Cette fenêtre est visible de l'intérieur de la chapelle, derrière l'autel dédié à la Vierge. Le contrefort, accolé à ce même mur, est à la jonction de la première travée du chœur et de la seconde.

Le mur sud de la deuxième travée du chœur, construit en moellons, est percé d'une fenêtre couverte en arc brisé, à remplage gothique. Contrebuté par le contrefort de la chapelle sud de la première travée du chœur et de celui du chevet, il présente le vestige d'une litre funéraire, au-dessus de la baie éclairant la deuxième travée du chœur. Cette litre se situant au même niveau que celle visible sur le mur oriental du chevet, on peut émettre l'hypothèse qu'elles se rejoignaient autrefois et formaient une frise ininterrompue entre ces deux murs. Au sud, au niveau de la deuxième travée du chœur, le toit repose sur une sablière apparente.

Le chevet plat, à pignon couvert, est contrebuté par des contreforts à sommet pyramidal, qui englobent les angles du chevet jusqu'à la hauteur du sommet de la grande baie centrale couverte en arc brisé et à remplage gothique en retrait par rapport au mur. Le contrefort sud-est montre plusieurs traces de reprises, des assises plus petites au sommet qu'à la base, et une liaison plusieurs fois modifiée avec le mur du chevet. Il subsiste quelques opes ainsi qu'un bandeau enduit destiné à recevoir la litre funéraire aujourd'hui disparue. Une croix en pierre apparaît au faîtage du pignon.

Auparavant, une chapelle était adossée au nord de la deuxième travée du chœur. Son mur oriental était éclairé par une petite fenêtre rectangulaire. Il communiquait par une porte à linteau en bois avec le jardin situé à l'arrière de l'église (propriété du presbytère). La chapelle a été agrandie vers le nord par une extension dont le toit en appentis, couvert de tuiles plates récentes, s'appuie à la hauteur de l'appui de la fenêtre du mur est. L'ancienne chapelle abrite aujourd'hui la sacristie, quant au bâtiment adossé à celle-ci, qui n'a pas pu être visité, il semble être inutilisé. Un accès y était possible par une porte qui donne sur le jardin du presbytère, toujours visible actuellement.

La chapelle adossée au nord de la première travée du chœur est éclairée par une large fenêtre centrale, couverte en plein cintre. Un contrefort à ressaut s'appuie sur l'angle nord-ouest de cette chapelle. Son talutage, vers l'ouest, suggère qu'il s'appuyait contre le mur ouest de cette chapelle, repris pour la construction de la chapelle adossée à la deuxième travée de la nef.

La chapelle adossée au nord de la deuxième travée de la nef est divisée en deux travées. Un puissant contrefort supporte le poids des voûtes à la jonction des deux travées. Chaque travée est éclairée par une fenêtre à remplage gothique couverte en arc brisé. Ces fenêtres ne sont pas centrées mais décalées vers le contrefort. Sur le mur nord de cette chapelle, vers l'ouest, une porte, également couverte en arc brisé, permet l'accès à cette chapelle depuis l'extérieur.

L'angle nord-ouest de la chapelle est soutenu par un contrefort dont les talutages, vers l'est et vers le sud, interrogent sur la chronologie relative des constructions adossées à l'église. Le mur est de la chapelle est percée d'une porte à mouluration entrecroisée. Le contrefort à ressauts qui sépare la première et la deuxième travée de la nef a été englobé dans le mur oriental de la chapelle. Au sommet du contrefort, sous la toiture, un remploi d'une sculpture est visible, elle semble représenter un animal, peut-être est-ce également un remploi roman.

L'espace aujourd'hui libre de construction au nord de la première travée de la nef comprend une pierre de forme circulaire percée en son centre qui laisse supposer l'existence d'un support de croix à cet emplacement. Cet espace était auparavant occupé par un bâtiment figuré sur le plan cadastral de 1826 (parcelle C4 1487).

La première travée au nord de la nef est aveugle. Sur ce mur nord, l'emplacement de l'ancienne façade est marquée par un puissant contrefort à ressauts. Les assises de l'ancienne façade, en pierre de taille, sont visibles dans l'angle formé par ce contrefort et la cage d'escalier adossée au nord du clocher.

Une croix monumentale, édifiée sur un emmarchement, est adossée au nord de la cage d'escalier d'accès au clocher.

À l'intérieur de l'église, le porche, au sol dallé, est couvert d'une voûte d'ogive quadripartite située très haut. La fenêtre qui surmonte le portail est percée dans le formeret ouest de cette voûte ; cette fenêtre présente un large ébrasement. La clef de la voûte porte des armoiries « d’or à trois faces de gueules » (jaune rayé de rouge), que l’on retrouve 22 fois dans l’église et qui appartiennent à la famille Allemagne. Les ogives retombent sur des culots sculptés de visages dont le style rappelle ceux des modillons à l'extérieur (nez retroussés et visages marqués). La voûte est percée de trois trous permettant le passage des cordes, destinées à actionner les cloches. Deux bénitiers assez similaires, de forme conique et en pierre, encadrent le portail principal (voir le bénitier à gauche et celui à droite du portail). Un troisième bénitier, de forme rectangulaire, est situé près de la porte menant à l'escalier du clocher.

L'accès au clocher se fait par un escalier maçonné escarpé, en vis, dont la porte s'ouvre sur le mur nord du clocher. Cet escalier est éclairé par deux jours rectangulaires chanfreinés. Le piédroit droit du deuxième jour porte un graffiti avec les deux lettres majuscules : " L A ". Les murs en moellons de l'ancienne chambre des cloches comprennent plusieurs opes (trous) placés régulièrement ; ils correspondent à l'implantation de l'échafaudage ayant permis la construction du clocher. L'ébrasement des trois baies est peu marqué. Seul l'abat-son nord possède encore toutes ses lattes. Les cloches ont été déplacées de la chambre des cloches à l'espace sous charpente situé au-dessus. Une échelle permet d'accéder à cet espace qui abrite aujourd'hui deux cloches. Une troisième cloche a été déposée dans la chapelle Saint-Joseph.

Un mur sépare le porche de l'église de la nef. Il correspond à l'ancien mur occidental de l'église romane. Les vestiges de l'ancien portail roman ont été intégrés dans le réaménagement qui a suivi la construction du clocher-porche, avec un rétrécissement de la largeur du passage en arc brisé. En avant du mur du passage se trouvent de part et d'autre des colonnettes à base moulurée et à chapiteau à feuilles plates qui supportent une corniche à fin décor géométrique du côté nord. Cette corniche devait supporter l'arc du portail roman. La feuille située dans l'angle du chapiteau sud a été retaillée en forme de visage. L'enduit du mur oriental porte les traces de faux-joints peints en rouge, comme sur d'autres murs de l'édifice.

Le sol de la nef et du chœur est dallé. Le niveau du porche est surélevé par rapport à celui de la nef, le passage entre les deux se fait par trois marches (la première, plus petite et rectangulaire, les deux autres plus imposantes et de forme arrondies), elles sont encadrées de deux barrières en ferronneries, aux motifs d'une croix entourée d'arabesques, rappelant le fer forgé de la girouette.

Les deux travées de la nef sont couvertes de voûtes quadripartites. La clef de voûte de la première travée de la nef est décorée d'un blason d'or à trois faces de gueules, inséré dans un cuir entouré de motifs végétaux. Ce même blason se retrouve sur la plupart des clefs des arcs formerets des voûtes.

La première travée de la nef est aveugle sur le mur nord et éclairée au sud par une fenêtre couverte en arc brisé qui n'est pas centrée sur la travée mais décalée vers l'ouest. À l'ouest, la voûte repose sur des culots, tandis qu'à l'est, elle repose sur des colonnes semi-circulaires à hautes bases ornées de motifs géométriques (voir photographies dans la partie illustration), sans chapiteau. Les culots des angles nord-ouest et sud-ouest sont ornés de petits personnages qui semblent sortir du mur : ils sont sculptés et peints en rouge, en noir et en jaune. Leur traitement stylistique est différent des sculptures des modillons et des culots de voûte du porche.

Le tableau commémoratif des morts est accroché sur le mur ouest, sous la septième station du chemin de croix. Le chemin de croix se présente sous la forme de gravures encadrées et est présent dans l'église depuis 1863. À noter la présence de trace de peinture rouge représentant des faux-joints et des motifs végétaux au centre de certains blocs. Une niche abritant un lavabo liturgique est percée dans le mur nord.

L'arc doubleau séparant la première travée de la nef de la seconde est brisé et composé de plusieurs nervures et rouleaux. Un blason est sculpté de part et d'autre de la deuxième nervure en partant de l'ouest. On retrouve ce même blason sur la clef de voûte de la deuxième travée de la nef ainsi qu'au sommet de l'arc du mur nord conduisant à la chapelle. Le culot sud-est présente un petit personnage, rappelant ceux de la première travée de la nef. Il semble manquer une partie mais on discerne tout de même une figure à la peau rouge et aux vêtements jaunes qui se tient horizontalement ; ce petit personnage semble porter un chapeau, une coiffe ou une couronne et paraît être ailé. Son bras tendu présente une main ouverte. Le culot nord-est de cette seconde travée rappelle les trois autres culots peints représentant des petits personnages. Celui-ci, la peau et les cheveux rouge, les yeux et la bouche jaune, tient dans ses bras très stylisés le même blason que l'on retrouve à de nombreuses reprises dans l'église (d'or à trois faces de gueules).

La deuxième travée de la nef est éclairée par une fenêtre couverte en arc brisé, qui est, contrairement à celle de la première travée de la nef, centrée sur la travée. L'arc de cette fenêtre se trouve à une hauteur supérieure à celle de l'arc de la voûte, suggérant que la voûte d'origine de l'église ou son plafond se trouvait plus haut que la voûte actuelle. Le pilier sud-est de la première travée du chœur est percé d'un hagioscope. Une ouverture pratiquée dans le mur sud de la deuxième travée est fermée par une claustra, munie d'un panneau de bois ajouré, qui permettait, grâce à l'hagioscope, aux sœurs qui occupaient l'ancien presbytère d'assister aux offices. Le mur nord de la deuxième travée de la nef a été percé de deux arcs brisés permettant l'accès à la chapelle seigneuriale. L'arc nord-est, séparant la seconde travée de la nef de la deuxième travée de la chapelle nord, est lui aussi, percé d'un hagioscope qui permettait aux seigneurs d'assister depuis leur chapelle aux offices.

Le passage entre la nef et la première travée du chœur est marqué par un arc doubleau brisé avec au sommet de nouveau le même blason reposant sur des piliers. La base des piliers est ornée de motifs géométriques. Les chapiteaux sont sculptés de motifs de feuilles de vignes.

La première travée du chœur, couverte de la même façon que la nef par des voûtes d'ogives quadripartites, présente une clef de voûte semblable à celle de la première travée de la nef : le blason est inséré dans un cuir et entouré de motifs végétaux (ici aucun ne manque, il n'est pas abîmé contrairement à celui de la seconde travée du chœur et celui de la première travée de la nef). Les nervures de la voûte de la première travée du chœur reposent sur des culots alors que les nervures de la seconde travée de la nef s'appuient sur le chapiteau des piliers. Les culots sont moulurés et sculptés. Le culot sud-ouest est orné d'une feuille sculptée sur la face inférieure et porte à nouveau les armoiries de la famille des seigneurs Allemaigne.

Une large ouverture en arc brisé a été percée dans les murs nord et sud de la première même travée, permettant l'accès à deux chapelles formant un faux transept.

Un arc doubleau couvert en arc brisé et reposant sur des colonnes cannelées à base ornée de motifs géométriques, sans chapiteau, marque une séparation entre la première et la deuxième travée du chœur.

Cette deuxième travée du chœur est surélevée de deux marches. Une clôture de chœur en bois ferme l'espace du sanctuaire. Cette travée est éclairée par deux ouvertures couvertes en arc brisé. La fenêtre sud est pourvue de baies géminées. La grande baie à remplage gothique du mur oriental est fermée par une verrière représentant Hilaire, saint patron de l'église. L'autel majeur, étudié par ailleurs, avec son tabernacle en bois doré, et les statues de plâtre représentant respectivement une Vierge à l'Enfant et le Sacré-Cœur de Jésus se déploient autour de ce vitrail, contre le mur nord. Des blasons se retrouvent une fois encore sur les culots de voûte. La clef de voûte présente un blason entouré de motifs végétaux comme ceux de la première travée du chœur et de la première de la nef. Néanmoins ici, le blason présente une faces semblant représentée une moitié de fleur. Une niche abritant un lavabo liturgique est percée dans le mur sud. Des boiseries ont été installées tout autour du sanctuaire. L'emplacement réservé au prêtre se trouvait à droite du lavabo. Une porte percée dans le mur nord permet l'accès à la sacristie.

Les chapelles ont été adossées à l'église et ont entraîné le percement des anciens murs gouttereaux.

La chapelle construite au sud de la première travée du chœur et son autel sont dédiés à la Vierge. Couverte d'une voûte en berceau, elle communique avec une pièce du presbytère par une porte percée à l'extrémité sud du mur ouest. Elle est éclairée par une fenêtre couverte en plein cintre située sur le mur sud. Une niche abritant un lavabo liturgique et une statuette de la Vierge est percée dans le mur sud. Au-dessus de cette niche, une statue de Jeanne-d'Arc est fixée au mur. L'autel est placé contre le mur oriental, devant une fenêtre murée. Entre le passage vers cette chapelle et celui conduisant à la seconde travée du chœur, se trouve une statue classée MH. Une porte rectangulaire contre le mur ouest de cette chapelle, conduit à la pièce du presbytère correspondant à la claustra où les sœurs venaient assister aux offices.

Première chapelle nord, première travée. Les nervures de la voûte côté sud-ouest reposent sur un culot mouluré tandis que les nervures de la voûte côté nord retombent sur de fines colonnes

La chapelle construite au nord de la première travée du chœur et son autel sont dédiés à saint Joseph. Elle est couverte d'une voûte en berceau. Elle est éclairée par une fenêtre percée dans le mur nord. L'autel, placé contre le mur oriental est surmonté de trois statues : sainte Radegonde, saint Joseph et l'Enfant Jésus et saint Antoine de Padoue et Jésus. Une petite niche est creusée dans le mur est et sous elle, une des trois cloches de l'église (les deux autres sont dans la chambre des cloches) est posée au sol. Sous la statue de saint Antoine et Jésus, un tronc en bois est fixé dans le mur. À l'ouest de la fenêtre de la chapelle, contre le mur nord, une statue de plâtre représente sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

Jointive à la chapelle Saint-Joseph et composée de deux travées, la chapelle des seigneurs de Lauzon (voir annexe n° 2) est adossée au nord de la deuxième travée de la nef.

La première travée est éclairée par une baie géminée couverte en arc brisé percée dans le mur nord. Les nervures de la voûte côté sud-ouest reposent sur un culot mouluré tandis que les nervures de la voûte côté nord retombent sur de fines colonnes dont la base est décorée de motifs géométriques. La clef de voûte est sculptée d’armoiries différentes de celles vues jusqu'à présent, témoignant de la marque apposée par une autre famille de seigneurs qui possédait cette chapelle : les de Lauzon. Le blason possède encore des traces de peinture rouge et représente un lion tenant ce qui semble être un glaive dans sa patte droite, et surmonté de deux roses héraldiques et d'une lettre "g" minuscule. Le mur sud de cette première travée de la chapelle est percé d'une porte donnant sur la rue,couverte en arc brisé et surélevée par rapport au niveau du sol de la chapelle par une marche. Près de cette porte, un petit bénitier en pierre est fixé dans le mur. Le mur ouest présente quant à lui des traces de peintures dans sa partie basse ainsi qu'une anomalie qui correspondrait au mur gouttereau de la partie de l'édifice autrefois construite sur laquelle donne une porte rectangulaire, percée dans le même mur, dont l'accès est surélevé par deux marches.

Entre les deux ouvertures conduisant à cette chapelle et donnant sur la deuxième travée de la nef, une colonnette, au chapiteau sculpté de feuilles d'acanthe entrelacées, est adossée au mur. Une statue représentant l'éducation de la Vierge par sainte Anne est posée à son sommet.

La seconde travée de la chapelle est éclairée par une baie géminée décorée de vitraux, couverte en arc brisé, percée dans le mur nord. La clef de voûte est presque identique à celle de la première travée de la chapelle, le blason des de Lauzon y est sculpté (" de gueules au lion d’argent tenant un glaive et au chef d’argent avec trois roses "). Ici le lion est surmonté de trois fleurs et la clef ne présente plus de traces de peinture. Les armoiries du seigneur se retrouvent également dans le décor de la verrière gauche. Ces verrières sont étudiés par ailleurs. Sur le mur oriental une statue en plâtre de Notre-Dame de Lourdes, de taille imposante, est posée sur l'autel.

Le sol de la sacristie est en tomette. Elle est pourvue d'une porte partiellement vitrée donnant sur le jardin derrière l'église, dépendant du presbytère.

Les voûtes et la charpente de l'église sont visibles à l'étage du clocher-porche.

L'église était autrefois entourée d’un cimetière, devenu place publique. Quelques pierres tombales attestent toujours de sa présence. Le bourg s'est développé autour de l'église et sur la rive opposée de la Gartempe.

Toittuile plate, ardoise
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couvrementsvoûte d'ogives
voûte en berceau plein-cintre
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
toit à l'impériale
appentis
Escaliersescalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
État de conservationrestauré
Techniquessculpture
peinture
Représentationstête humaine, animal feuille d'eau, ornement géométrique armoiries, ornement végétal ornement géométrique, vigne armoiries, lion, fleur, ornement géométrique acanthe
Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH partiellement, 1993/06/07
Précisions sur la protection

Église (cad. AB 99) ; façades et toitures du presbytère attenant à cette église (cad. AB 100) : inscription par arrêté du 7 juin 1993.

Annexes

  • Extrait de Le diocèse de Poitiers à la fin du Moyen-Âge (1346-1560), par Joseph Salvini, Poitiers Presses Universitaires, 1946, p. 32

    " Le caractère individuel de toutes ces chapelles s'affirme, en règle générale, par l'apposition des armoiries sur les clés de voûte, parfois sur des chapiteaux, ou sur les culots qui portent les branches d'ogives. Souvent aussi ce caractère devait être exprimé sur des éléments fragiles aujourd'hui presque tous disparus ; des vitraux comme nous pouvons le constater à Nalliers ".

  • Documents d'archives

    16 juin 1894, lettre justifiant la demande de subvention au conseil municipal quant aux réparations de la toiture de l'église, le conseil de fabrique de l'église paroissiale de Saint-Hilaire y écrit :

    "[...] Le conseil considérant que depuis longtemps la toiture de l'église de Nalliers se trouve dans un très mauvais état auquel il est de toute nécessité de porter remède, qu'il fait eau sur toutes les voûtes au point de les transpercer et qu'en plusieurs endroits l'eau tombe dans l'église.

    Que les ressources de la fabrique suffisent à peine aux frais ordinaires du culte [...]

    La commune est obligée de suppléer à l'insuffisance des revenus de la fabrique pour les réparations urgentes, invite le conseil municipal à lui venir en aide. Qu' il est utile d'ajouter que l'église de Nalliers par la beauté de la construction de ses voûtes, mérite d'attirer l'attention du ministère des Beaux-Arts : on y pénètre par une porte romane, une fois à l'intérieur, on se trouve en présence de voûtes de la fin du XVème siècle d'un gothique qui emprunte déjà à la renaissance quelques-uns de ses détails, il y a là quatre travées d'un beau travail, d'appareils réguliers dont les nervures se rejoignent sur des clefs de voûte portant écu de gueules à trois faces d'or. En s'avançant dans l'église, on trouve à gauche une chapelle également de la fin du XVème siècle, d'un aussi beau travail."

    Archives départementales de la Vienne, 2 O 210/5.

  • Famille d'Allemagne (Nalliers)

    Extrait de H. Beauchet-Filleau, Charles de Chergé, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, éd. Paul Beauchet-Filleau, 2e édition, Poitiers : Oudin, t. 1, 1891, p. 42-45

    ALLEMAGNE (D').

    Famille d'ancienne Chevalerie qui pourrait être originaire de l'Aunis, comme paraissaient le croire D. Etiennot et D. Fonteneau, et non sans fondement, car le fief d'Allemagne y était situé relevait de Surgères. Nous la trouvons en Aunis, puis aux environs de Niort, et enfin à Nalliers, près de Saint-Savin, où était son principal établissement en Poitou. Au XIVe siècle, quelques-uns de ses membres habitèrent le Loudunais. Bien que nous ayons réuni sur cette maison un assez grand nombre de documents, nous ne pouvons établir de filiation suivie.

    Blason : d'Allemagne de Nalliers : « d'or à trois fasces de gueules ». Armes qui, d'après D. Fonteneau, étaient peintes à la voûte de l'abbaye de Saint-Savin.

    — Les d'Allemagne d'Aunis, au XIIIe siècle, avaient pour sceau un écu portant 3 lions, le 1er caché par un franc caillou chargé d'une bande. (Sceaux des Archives Nat.)

    [...]

    Allemagne (Gautier d'), valet, s[ei]g[eu]r d'Andilly-les-Marais, près la Rochelle, fit au mois de mai 1287, un traité avec les frères de l'aumônerie de Saint-Gilles de Surgères. Il était mort au mois d'avril 1294, laissant un fils, GUILLAUME, qui cède diverses rentes à cette aumônerie. (D. F.)

    [...]

    Allemagne (Guillaume) - Valet, s[ei]g[eu]r de Nalliers, achète, le vendredi après la Saint-Vincent 1388, divers objets de Guillaume de Montléon, valet. (G[énéalog]ie de Moussy)

    Allemagne (Jean d') - fut du nombre des Chevaliers français qui furent tués à la funeste bataille de Poitiers, en 1386 ; il fut inhumé aux Jacobins. (Hist. Poit. 2.)

    Allemagne (Jean d'), dominus de Marislis, fut, le 12 octobre 1362, l'un des témoins de la fondation d'une chapelle dans l'église de Montierneuf. (D. F.)

    Allemagne (Hugues d'), s[ei]g[eu]r d'Andilly, descendant sans doute de Gautier, rapporté plus haut, fit, le 20 décembre 1302, une donation à l'aumônerie de Surgères. Son fils HUGUES assiste à cet acte et y donne son consentement, (D. F.) .

    Allemaigne (Aymerieus d'), sergent royal, est l'un de ceux que Charles VII chargea de veiller à ce que l'on ne portât aucune atteinte aux privilèges de Notre-Dame-la-Grande, dans les lettres de garde gardienne qu'il accorda à ce chapitre le 13 décembre 1390. (D.F. 20.)

    Allemaigne (Jean d'), éc[uyer], rend, le 21 juillet 1404, un aveu à la châtellenie de Gençay, pour sa terre du Puy-de-la-Roche. (Livre des fiefs.)

    Allemaigne (Laurence d') est désigné comme servant en arbalétrier le 18 septembre 1410. (Bibl. Nat. Montres et Revues.)

    Allemaigne (Jeanne d') était, en 1414, veuve de Jean Mareschal, valet, s[ei]g[eu]r de la Sayette, époque à laquelle elle consent une procuration à Jean et Jeanne Mareschal, ses enfants ; elle était décédée en 1420, époque du partage de sa succession. (Gén. de la Sayette)

    Allemaigne (Pierre d'), éc[uyer], s[ei]g[eu]r des Mùys ou des Murs, paraît être décédé avant le 18 mai 1421, d'après un acte passé à cette date. Il avait reconstruit à neuf son hôtel de Nalliers, près Saint-Savin (Vienne). (D. F.)

    [...]

    Allemagne (Pierre d'), des s[ei]g[eu]rs de Nalliers, eut de N. son épouse :

    FLORENT, abbé commendataire de Saint-Savin en 1484, prévôt et chanoine de l’Église de Poitiers en 1497 ; élu évêque de Poitiers, par une grande partie du Chapitre, se qualifiait en 1507 de Electus in Episcopatu Pictavensi. Il eut pour concurrent Claude de Husson, des comtes de Tonnerre ; mais sa mort, arrivée le 17 septembre 1510, à l'âge de 61 ans, laissa son adversaire sans compétiteur. Bouchet vante sa piété. Il fut inhumé dans le cloître de son abbaye de Saint-Savin, où on lisait son épitaphe qui confirme les éloges que lui donnait J. Bouchet.

    Besly lui donne à tort le nom de Florent de Magné et ne le fait mourir qu'en 1512.

    Florent d'Allemagne fit son testament en 1502. Dom Fonteneau nous eu a conservé le texte. La même année, lui et ses frères PRUDENT, ANTOINE et JEAN, furent nommés, le 29 juin 1502, les exécuteurs testamentaires de Jean de Moussy, s[ei]g[eu]r de la Contour, et de Pernelle Ebrard, son épouse ;

    JEHAN était alors licencié en droit, prévôt de l'Église de Poitiers, prieur commendataire de Guéret en 1502. Il est nommé dans la fondation d'un anniversaire fondé par son frère Florent, le 3 juillet 1511. Le 15 juillet 1512, il recevait, en sa qualité de prévôt de l'Église de Poitiers, un aveu d'Antoine Fouchier, éc[uyer], s[ei]g[eu]r de Beauvais de la Maurinière, pour son hôtel de Beauvais, mouvant de la seigneurie de la Roche-de-Chizais, et le 27 avril 1515, il transigeait avec Julienne Eveillechien, dame de Bizay, par lequel acte il acquit droit de juridiction sur la paroisse d'Espiers et Bizay. (D. F. 2,387.) Il est encore nommé dans une transaction arbitrale entre Louis de Tonnère, évoque ou administrateur de Poitiers, et son Chapitre, en date du 10 mai 1525. Il mourut en 1529, âgé de 59 ans. Bouchet fait, son éloge dans ses épitaphes (D. F. 2) ;

    PRUDENT est dit prieur commendataire de Guéret dans le contrat de mariage d'Isabeau de Moussy et de Jean de Ia Lande, du 19 janv. 1478, dont il est l'un des signataires (G[énéalog]ie de Moussy). Il était, dès le 20 août 1497, chanoine de l'Église de Poitiers et archidiacre de Thouars, d'après un procès-verbal dressé à cette époque. (D, F. 2.). Il fut aussi un des exécuteurs testamentaires de Jehan de Moussy. Le 14 juillet1512, dans une donation faite Gamaliel de Moussy par Louis son frère, il est dit proche parent des parties (G[énéalog]ie de Moussy) ;

    ANTOINE, éc[uyer], s[ei]g[eu]r de Nalliers. C'est lui peut-être qui est dit servir en homme d'armes au lieu de son père au ban de 1467. Il fut, ainsi que ses frères susnommés, exécuteur testamentaire, en 1502, de Jehan de Moussy, et avec Jehan et Prudent il remplit les mêmes fonctions lors de l'ouverture de la succession de Florent. (D. F. 22.)

    Allemagne (Jean d'), abbé de Saint-Savin de 1443 à 1477. (Gal. Christ.)

    Allemagne (Philbert d') sert au ban de 1467, comme brigandinier du sr de la Grève.

    Allemagne (Antoine d'), habitant près Saint-Savin, sert en homme d'armes au ban de 1491.

    Allemagne (d'), s[ei]g[eu]r de Nalliers, servait en archer à ce ban de 1491 ; il lui fut enjoint d'avoir hallebarde ou vouge.

    Allemagne (Fleurent d'), religieux de Saint-Savin, était en 1499 prieur de Lussac

    Allemagne (Antoine d'), l'un de ceux qui précèdent ? eut deux filles du nom de Marie, qui épouseront, la première Gamaliel de Moussy, éc[uyer], s[ei]g[eu]r de la Contour, et la seconde, le 8 octobre 1493, Antoine de Moussy.

    Allemagne (André d') était archidiacre de Thouars, dès le 29 nov. 1521, et encore en 1540, lorsqu'il présentait requête au Parlement de Paris contre Lazare Baïf, abbé commendataire de la Grainetière, pour obtenir le paiement de son droit de visite. (D.F, 2.)

    Allemagne (N. d'), marié, avant 1500, avec une demoiselle de la maison de Montléon. (G[énéalog]ie de Moussy)

    Allemagne (Pierre d'), s[ei]g[eu]r de Nalliers, avait épousé Jehanne DE LA LANDE, fille de Guyot et de N. du Plessis, avant 1505, dont un fils, ANTOINE.

    Allemagne (François d'), s[eigneu]r des Murs, était décédé avant le 2 septembre 1505, laissant des enfants mineurs, dont était curateur Charles de la Tousche. (Réform. des forêts, 51.)

    Allemagne (François d'), éc[uyer], s[ei]g[eu]r de Nalliers, rend aveu, le 21 mai 1847, à Claude de Givry, évêque de Poitiers, baron de Chauvigny, à cause de son château de Gouzon, de son hôtel noble de la Mothe de Lautiers, d'un hébergement sis à Chauvigny ; jouxte le cimetière de Saint-Pierre d'une part, et de l'autre jouxte la Tour de Montléon, et encore des biens que Mess. N. Goupil, Chev[alier], et autres, tenaient du fief de feu Aimery d'Allemaigne, du fief de Pain-Perdu. (Arch. D.-S. E.). II reconnaît, vers la même époque, que Philippe Porcheron, s[ei]g[eu]r de la Talbatière et du moulin de la fontaine Talbat, lui a fait les foi et hommage qu'il lui devait à cause de son hôtel de l'Ëpinou. Les14 juin 1557 et 5 juin 1559, il assiste comme parent à la reddition des comptes de tutelle des enfants de feu Bertrand de Moussy et de Jacquette de Benais, faite par cette dernière. (G[énéalog]ie de Moussy). François avait servi en homme d'armes au ban de 1533 ; il mourut le 20 février 1564, et nous pensons qu'il avait épousé dame Avoye DE LA TOUSCHE, à laquelle divers particuliers rendaient, en 1565, des déclarations comme veuve d'un François d'Allemagne, à cause de sa maison des Murs. C'est peut-être encore le même que le François d'Allemagne qualifié de s[ei]g[eu]r de Nalliers, des Murs et de la Motte de Lautiers, qui est désigné dans les procès-verbaux de la réformation de la Coutume de Poitou, en 1559.

    Allemagne (André d'), s[ei]g[eu]r des Murs, rendait aveu au Roi le 19 mars 1547. (Réform. des forêts, 80.)

    Allemagne (Charles d'), éc[uyer], s[ei]g[eu]r de Nalliers, tenait du Roi, à cause de son château de Montmorillon, l'hôtel de la Cailletière, les bois Pignonneau, au village de Lautiers, au devoir d'un roussin du prix de 60 sols. (État du domaine royal en Poitou, vers 1550). C'est peut-être lui qui, marié à Gabrielle DE BEAUVAU, de la branche de la Bessière, eut : LOUIS, JACQUETTE et AVOYE, dont ladite dame était tutrice le 9 sept. 1606, faisant faire l'inventaire, à cette date, des meubles de la succession de Charles d'Allemagne, son époux (G[énéalog]ie de Moussy).

    Allemagne (Emerie) était, le 31 août 1584, femme de Pierre de la Chapellerie, lie, s[ei]g[eu]r de Reuilly. (D. F.) Elle était sa veuve le 16 fév. 1607, date d'une donation du tiers de ses meubles et de ses propres à François de Moussy, s[ei]g[eu]r de la Contour, et à François, son fils puiné. (Brugeault, notaire à Poitiers.)

    Allemagne (Florent d') était prévôt de l’Église de Poitiers. C'était, nous dit D. Fonteneau, le 3e membre de cette famille qui en moins d'un siècle était revêtu de celle dignité.

    Allemagne (Jacques d') et Françoise du Boul, possédaient, en 1619, la seigneurie de Marigny, c[ommu]ne d'Ingrande, arr[ondissemen]t de Châtellerault (Hist. de Châtellerault, 1, 413.)

    Allemagne (Louis d'), Chev[alier], s[ei]g[eu]r de Nalliers, Marigny, la Boissière, qualifié de haut et puissant s[ei]g[eu]r, et Louise DUPRÉ, son épouse, font, le 8 février 1619, certains arrangements avec Laurent Jolly, éc[uyer], s[ei]g[eu]r de Bois-Jolly. Elle était sa veuve le 4 mars 1622. (Arch. des Deux-Sèvres, E.)

    Allemagne (Jacques d'), Chev[alier], s[ei]g[eu]r de Nalliers, fut choisi par Henri Chasteigner de la Roche-Pozay, évêque de Poitiers, pour un de ses exécuteurs testamentaires, le 7 janv. 1638. (D. F. 3.) Nous pensons que c'est lui qui « fut, vers 1625, époux d'Antoinette DEBEAUVAU, fille de Louis, s[ei]g[eu]r des Aulnis, et de Charlotte de Brilhouet (La Chesn. des B.), et que c'est lui dont il est question dans le rapport au Roi de Gilbert de Groissy, intendant du Poitou, en l'année 1664. (État du Poitou.) Il n'eut de sont mariage qu'une fille, GABRIELLE-THÉRÈSE, mariée : 1° le 6 fév. 1640, à François de Lescours, baron de Savignac (Gén. de Lescours) ; 2° à Gédéon de Brettes, baron du Cros.

    Nous trouvons dans les noms féodaux la mention suivante :

    Allemaigne et aussi Allemagne. (François d'), éc[uyer], fils de Guillaume et de Catherine Soubrany,pour la terre, seigneurie et haute justice des Hams, ensemble la maison de Monclar. 1670-1686, — François d'Allemagne, éc[uyer], s[ei]g[eu]r de Chambiron, neveu de Jean d'Allemagne, éc[uyer], capitaine au régiment de la marine. 1700. Signé Monclar d'Allemagne.

  • Famille de Cognac (Nalliers)

    Extrait de Beauchet-Filleau H. ; Chergé Charles de. Dictionnaire historique, biographique et généalogique des familles de l'ancien Poitou. Poitiers : Imprimerie de A. Dupré, 1840-1854, t. II, p. 559.

    Cognac (Pierre de)

    Chev[alier], s[ei]g[eu]r de Pers, gentilhomme de la chambre du Roi, vivait en 1629. D'après un acte de 1605, il avait épousé Avoie D'ALLEMAGNE, qui, devenuéc[uyer]e veuve, se remaria à François de Salignac, éc[uyer], s[ei]g[eu]r de l'Oliverie, fille de Charles, Chev[alier], s[ei]g[eu]r de Nalliers, et de Gabrielle de Beauvau, dont : 1° RENÉ, qui suit ; 2° RENÉE, qui épousa le 25 juil. 1629 Jacques Estourneau, , s[ei]g[eu]r de la Locherie. Le 29 déc. 1632, elle partageait noblement avec son frère.

    Cognac (René de)

    éc[uyer], s[ei]g[eu]r de Pers, fait un partage noble avec sa sœur le 29 déc. 1632. Il épousa Anne DE LA PLACE, qui le rendit père de :

    1° FRANÇOIS, qui suit ;

    2° RAYMOND, capitaine de chevau-légers au régiment de Châtillon. Il fut parrain le 19 sept. 1670 de Marie Ferré, dans l'église de Payroux. (Reg.) Le 6 juin 1610, il épousa Gabrielle-Thérèse D'ALLEMAGNE, fille de Jacques, Chev[alier], s[ei]g[eu]r de Nalliers, et de Antoinette de Beauvau, qui était veuve de François de Lescours, B[ar]on de Savignac, et de Gédéon de Brettes, M[arqu]is du Cros-de-Cieux. Elle fut marraine le 13 juil. 1679, à Nalliers, de Thérèse-Sylvine de Cognac, sa nièce. Raymond fut inhumé dans le chœur de cette église le 26 déc. 1689.

    FRANÇOISE (note des Monstiers), alias ANTOINETTE (G[énéalog]ie de Mars), qui épousa (Deschamps et Mesnard, not.) le 7 janv. 1689 Louis-Armand d'Outreleau. (A. H. P. 22, 133.) Elle fut marraine de Louis-Jacques de la Châtre le 23 janv. 1726, église d'Antigny.

    ANNE, d[am]e de St-Vie, fut marraine, église d'Antigny, le 9 fév. 1727, de Pierre-Anne de la Châtre. (Reg.) Peut-être doit-on ajouter :

    JEAN, éc[uyer], s[ei]g[eu]r de Naillé ? qui le 22 juin 1693 accepta la succession de Jean de Cognac, éc[uyer], s[ei]g[eu]r de Boisbellet (8e deg., § II) ;

    JOSEPH, éc[uyer], s[ei]g[eu]r de Mashier ? décédé en 1705.

    Cognac (François de), dit le M[arqu]is de Pers

    Chev[alier], s[ei]g[eu]r de Lautiers (Vienne) et de Laprade, puis de Nalliers et de Pers après son frère Raymond, épousa à Nalliers, le 24 sept. 1676, Anne-Gabrielle DE BRETTES, fille de Gédéon, M[arqu]is de Cros-de-Cieux, et de Gabrielle-Thérèse d'Allemagne (celle-ci, alors épouse de Raymond de Cognac). Il rendait hommage au chât[eau] de Montmorillon pour sa terre de la Cailloterie (Lautiers, Vienne) le 16 fév. 1693, et servit cette même année au ban du Poitou, dans le premier escadron. Il fut parrain le 1er juin 1697 dans l'église de St-Savin. (Reg.) De son mariage il a eu :

    FRANÇOIS, Chev[alier], M[arqu]is de Pers et de Nalliers, baptisé à Nalliers, le 23 juil. 1678, capitaine de cavalerie, mort célibataire. Le 30 sept. 1712, il rendait un hommage au Roi au nom et comme curateur de Charles-René son frère, sourd-muet et interdit en raison de cette infirmité. En 1721, il était fait contre lui une information au sujet des droits qu'il s'arrogeait dans la forêt de la Mareuille, appartenant à l'évêché de Poitiers, à cause de la B[aro]nie de Chauvigny. (Arch.Vien. B. 38-39.) François eut encore procès avec le Chapitre de St-Pierre de Chauvigny au sujet de la cure de St-Pierre-des-Eglises (Vienne). Ce procès, commencé par son père en 1687, ne se termina que le 18 sept. 1730 par une transaction. (id. Chauvigny) ;

    THÉRÈSE-SYLVIE, D. de Pers, baptisée à Nalliers le 13 juil. 1679, mariée le 29 fév. 1704 à François des Monstiers, Chev[alier], s[ei]g[eu]r b[ar]on d'Auby et de la Valette, capitaine au régiment Dauphin ;

    CHARLES-RENÉ, qui suit ;

    ANTOINETTE, baptisée à ce même lieu le 20 août 1680, qui avec plusieurs membres de sa famille était en 1705 en procès avec Jean de Couhé, éc[uyer], s[ei]g[eu]r de Fayolle. Dans la même année, le 24 juil., elle fut marraine d'une cloche à Nalliers, et son père fut parrain. Elle testa le 26 mars 1734 et fut inhumée à Nalliers le 15 mars 1741.

    GUILLAUME, décédé à 1 an, le 26 janv. 1685, et inhumé dans l'église de Nalliers.

    Cognac (Charles-René de)

    M[arqu]is de Nalliers, Chev[alier], s[ei]g[eu]r de la Grange-de-Longesve, Lautiers, était sourd-muet. Il eut successivement pour curateurs François son frère précité et René de l'Age, Chev[alier], s[ei]g[eu]r de Foussac. Celui-ci traitait le 9 sept. 1730 avec Mme des Monstiers au nom de Charles-René et de ses filles, au sujet de la succession de François, leur frère et oncle, et autres ascendants. Charles-René épousa Anne-Placide BOUHIER, fille de Vincent-Barthélemy, éc[uyer], s[ei]g[eu]r des Raillères, et de Placide-Anne Bouhier. Anne-Placide Bouhier avait rendu aveu en 1693 au chât[eau] de Vouvent pour sa terre de la Grange, près de Longesve (Vendée), et elle en fit un à Montmorillon en 1717 pour celle de la Cailloterie. Charles-René eut de son mariage :

    ANNE-PLACIDE, née à Nalliers (comme ses sœurs) le 3 avril 1710. Elle fut marraine d'une cloche à Nalliers, le 31 juil. 1717, et rendit hommage au château de Vouvent pour la terre de la Grange le 26 juin 1728. Elle épousa à Nalliers, le 27 fév. 1734, Joseph-Martial de Brettes, M[arqu]is de Gros ;

    ANTOINETTE, née le 12 juil. 1711, mariée à Nalliers, le 5 fév. 1732, à Georges de Thianges ; devenue promptement veuve, elle se remaria en 1734 (les publications de mariage ayant été faites à Nalliers et à Bussière-Poitevine le 25 nov. 1734) à Jean Turpin, B[ar]on de Buxerolles, auquel elle porta la terre de Lautiers. Elle mourut en couches et fut inhumée dans le chœur de l'église de Nalliers, le 21 déc. 1775 ;

    MARIE-ANGÉLIQUE, née le 1er mars 1713, assiste au premier mariage de sa sœur Antoinette et à son inhumation en 1775.

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1750-1770. Titres de l'abbaye de Saint-Savin.

    1753-1756. Pièces concernant la pension due par les religieux à M. Dasché, abbé commendataire, interné par ordre du roi au séminaire de Bourg-Achard, en Normandie et libéré en 1756.

    1755. État des dettes de l'abbaye.

    1762. Procès-verbal de visite et estimation des ornements, livres, linges et vases sacrés à fournir aux églises dépendant de la mense abbatiale (Moulismes, Jouhet, Notre-Dame de Saint-Savin, Saint-Germain, Paizay, Mont-Saint-Savin, Nalliers, Antigny, La Bussière, Saulgé, Saint-Martial-de-Montmorillon).

    1763. Notification aux moines d'un indult permettant à M. l'abbé Dasché de conférer en commande pendant dix ans tous les bénéfices dépendant de l'abbaye.

    1764. Bail à ferme de la mense abbatiale pour 5 800 livres par an.

    1768. Relevé des actes de vente passés dans la mouvance de l'abbaye.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 H 7/7
  • 15e-18e siècles. Domaines et droits de l'abbaye de Saint-Savin à Nalliers et Paizay-le-Sec.

    1451-1565. Aveux rendus à l'abbé de Saint-Savin.

    1626. Visite des bâtiments de la seigneurie de Nalliers.

    1628. Avertissement donné devant le Parlement par Charles de Neuchèze, abbé commendataire, contre Jacques d'AIlemaigne, écuyer, seigneur de Nalliers, pour faire voir que la seigneurie de Nalliers relevait de l'abbaye de Saint-Savin.

    1716. Abandon par le curé de Nalliers du temporel de sa cure pour une portion congrue.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 H 7/24
  • 1894-1920. Église, demande de subvention pour réparations.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 O 2105
  • 1906-1913. Inventaire des biens des paroisses de Saint-Savin, Saint-Germain, Angles-sur-l’Anglin, Antigny, Béthines, La Bussière, Saint-Pierre-de-Maillé, Nalliers, Villemort, La Trimouille, Brigueil-le-Chantre, Coulonges, Haims, Journet, Liglet, Saint-Léomer, Thollet, Civray, Blanzay, Champagné-le-Sec, Champniers, Saint-Gaudent, Linazay, Lizant, Saint-Macoux, Saint-Pierre-d’Exideuil, Savigné, Voulême, Availles-Limouzine, Saint-Martin-l’Ars, Mauprévoir, Pressac.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 Q 130
  • 2011, mars : réfection de la porte de l'église.

    Archives diocésaines de la Vienne, Poitiers : P 1 Saint-Savin-sur-Gartempe C 1-2 boîte 12* Registres de catholicité, 2003-2014
  • Casier archéologique [documents établis par le service des Monuments historiques au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur des édifices protégés ou destinés à l'être].

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
Documents figurés
  • " Église et presbytère. Plan ", photographie. Non signé. 1951.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : 1996/025/0948
Bibliographie
  • Salvini, Joseph. Le diocèse de Poitiers à la fin du Moyen Âge (1346-1560). Poitiers : Les presses universitaires, 1946.

    p. 32 Région Nouvelle-Aquitaine, service de l'inventaire du patrimoine culturel, Poitiers
  • Beauchet-Filleau H. ; Chergé Charles de. Dictionnaire historique, biographique et généalogique des familles de l'ancien Poitou. Poitiers : Imprimerie de A. Dupré, 1840-1854.

    t. II, p. 654, 657
  • Ellion, Georges. Le canton de Saint-Savin, coll. Poitou, sur les traces de l’histoire locale et régionale, Saint-Julien-l’Ars, 1975.

    p. 121-130
  • Eygun, François. Art des pays d'Ouest. Paris : Arthaud, 1965.

    p. 192
  • RÉDET, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne [...], Paris : Imprimerie nationale, 1881. (Réédition Paris : J.-M. Williamson, 1989), 526 p.

    p. 289 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 914.463 RED
  • Richard, Alfred. Communication à la séance du 19 mai 1881. Bulletin de la société des Antiquaires de l'Ouest, 2e s., t. 2, 1880-1882.

    p. 262
  • Salvini, Joseph. Le diocèse de Poitiers à la fin du Moyen Âge (1346-1560). Poitiers : Les presses universitaires, 1946.

    p. 32 Région Nouvelle-Aquitaine, service de l'inventaire du patrimoine culturel, Poitiers
  • Salvini, Joseph. Vitraux peu connus du département de la Vienne. Bulletin de la société des Antiquaires de l´Ouest, 4ème s., t. 4, 1957-1958.

    p. 628-629

Liens web

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Joergensen Bent - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Gautier Alice