Dossier d’œuvre architecture IA40001655 | Réalisé par
  • inventaire topographique, patrimoine mobilier des Landes
Église paroissiale Saint-Germain-d'Auxerre
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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Geaune
  • Commune Arboucave
  • Adresse rue de l' Encierro
  • Cadastre 2017 B 149

L'histoire de l'église d'Arboucave repose sur des traditions difficilement vérifiables en l'état de la documentation conservée. Une première église portant déjà le vocable de Saint-Germain, supposément fondée au XIIIe siècle, existait autrefois au nord-est du bourg actuel, dans un lieu-dit isolé du même nom. Cette "chapelle", interdite au culte dès 1772, fut vendue entre 1809 et 1811. L'église du bourg, dont l'époque de fondation n'est pas connue, aurait, si on en croit les historiens locaux du XIXe siècle, été incendiée une première fois en 1415 lors de la campagne de reconquête française dans le Tursan (Arboucave fut l'une des quatre places reprises lors des offensives de 1404-1407). Selon une autre tradition, c'est l'église Saint-Germain qui aurait été incendiée vers 1313-1315 par Pierre de Castelnau, meurtrier du Bâtard d'Armagnac, Jean de Lescun (Soussieux, 2012, p. 37).

Il faut attendre plus d'un siècle avant que la communauté puisse procéder à la reconstruction de l'église du bourg vers 1540, avec l'aide de deux évêques successifs de Tarbes (et abbés de Divielle), les frères Antoine (1534-1539) et Louis (1539-1549) de Castelnau, membres de la principale famille feudataire du Tursan, en réparation supposée des déprédations de leur ancêtre Pierre. Il est possible que certaines portions du mur occidental de la nef, qui présentent des pierres rubéfiées, soient des vestiges de l'église incendiée en 1415. Toutefois, la porte à voussure brisée et bases prismatiques continues n'est pas incompatible avec une datation en 1540, si l'on tient compte de la pérennité des modes constructifs gothiques en milieu rural.

Trois décennies après sa reconstruction, l'église est pillée par les troupes protestantes du capitaine béarnais Abadie au cours de la campagne de 1569 puis, aussitôt après, "ruinée et démolie par des gens de la religion pretandue qu'ils n'ont seu nommer" (procès-verbal dit "de Charles IX", octobre 1571). En réalité, cette destruction ne fut probablement que partielle et l'essentiel de l'édifice actuel doit dater de la reconstruction du second quart du XVIe siècle. Les restaurations menées au cours des deux siècles suivants ne sont pas documentées. En 1885, on procède à des embellissements intérieurs (peintures murales par le décorateur bordelais Léonard Fortuné) et en 1902 à une réfection à neuf de la voûte et de la toiture (par l'entrepreneur Langlade d'Eugénie-les-Bains, sur un projet de l'architecte Abonneau). Les parties hautes de la tour-clocher sont régularisées et complétées dans la seconde moitié du XXe siècle.

Le cimetière autrefois situé contre le flanc nord de l'église a été supprimé dans la seconde moitié du XIXe siècle.

  • Période(s)
    • Principale : Moyen Age , (détruit)
    • Principale : 2e quart 16e siècle
    • Secondaire : 4e quart 19e siècle
    • Secondaire : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1540, daté par source
    • 1885, daté par source
    • 1902, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Abonneau
      Abonneau

      Abonneau, "architecte" actif dans les Landes au début du XXe siècle, documenté à Arboucave en 1902 et à Mauries en 1905-1906 (il y reconstruit l'église a novo). Le patronyme est celui d'une famille d'entrepreneurs en maçonnerie documentée dans le département de la Vienne à la même époque : Louis (1851-1907) et son fils Camille-Louis-Eugène (1879-1916). Le frère de ce dernier, Eugène Ernest Camille (1892-1984), est mort à Habas dans les Landes, mais aucun autre lien avec le département n'est documenté.

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    • Auteur :
      Langlade
      Langlade

      Entrepreneur à Eugénie-les-Bains (Landes) au début du XXe siècle, parfois associé à Lasserenne ; travaille à l'église de Pomarez en 1895-1899 (reconstruction) et à celle d'Arboucave en 1902 (restauration).

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    • Personnalité :
      Castelnau Antoine de
      Castelnau Antoine de

      Fils de Louis de Castelnau de Saint-Aulaire et de Suzanne de Gramont (sœur du cardinal Gabriel de Gramont, archevêque de Toulouse, et de Charles de Gramont, archevêque de Bordeaux), nommé évêque de Tarbes en 1534 (après son oncle Gabriel de Gramont), ambassadeur en Angleterre puis en Espagne, où il mourut en 1541. Son frère Louis lui succéda sur le siège de Tarbes et à l'abbaye de Divielle (Landes).

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    • Personnalité :
      Castelnau Louis de
      Castelnau Louis de

      Fils de Louis de Castelnau de Saint-Aulaire et de Suzanne de Gramont (sœur du cardinal Gabriel et de Charles de Gramont, archevêques de Bordeaux), nommé évêque de Tarbes en 1540 après son frère Antoine, auquel il succède également dans son abbaye de Divielle (Landes).

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    • Auteur :
      Fortuné Léonard , dit(e) Fortuni
      Fortuné Léonard

      Louis Léonard Fortuné (dit Fortuni), peintre-décorateur né à Bordeaux le 14 février 1839, fils du boulanger Hippolyte ("Hypolite") Fortuné (Bordeaux, 1808-1863), enfant trouvé, et de Marie dite Célina Laporte (Castres-Gironde, 1815 - Bordeaux, après 1872), et frère ainé de Louis Léonard Charles Fortuné (1855-1928), également peintre-décorateur. Léonard Fortuné épousa à Gaujacq (Landes), le 8 octobre 1872, Catherine Marie Soubeste (Poyanne, 30 octobre 1850 - Lagelouse, Gaujacq, 9 août 1878), institutrice, fille d'Alexandre Soubeste, instituteur, et de Catherine Géral, dont il eut deux enfants, Blanche Olympe Fernande (1873-1873) et Auguste Maurice (1876), tous deux nés à Gaujacq [source : Geneanet]. Le peintre, résidant à Gaujacq (lieu-dit Lagelouse), actif dans la région de Lescar, dans le Vic-Bilh et le sud-est des Landes entre 1866 et 1902 au moins (dates d'activité connues), a laissé des peintures dans seize églises des actuelles Pyrénées-Atlantiques, ainsi que dans huit églises des Landes au moins : Lacajunte (1866 ?), Hauriet (1866-1867, détruit), Caupenne (1869-1870), Urgons (1873-1874), Vielle-Tursan (1874), Mant (1878), Baigts (1879) et Poudenx (1880).

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      peintre, décorateur attribution par source

L'édifice se compose d'une simple salle rectangulaire s'achevant à l'est par une abside polygonale plus étroite, étayée par d'épais contreforts. Sur ce vaisseau se greffent : au nord du chœur, une sacristie oblongue ; dans l'angle sud-ouest, un clocher-tour carré demi-hors œuvre ; à l'ouest, un porche ouvert sur trois côtés par des arcades en plein cintre, originellement couvert d'une croisée d'ogives au rez-de-chaussée et surmonté de deux niveaux fortifiés. Les éléments de fortification comportent un chemin de ronde qui règne sur le pourtour du vaisseau et du clocher. A l'intérieur du porche, une porte gothique à voussure en arc brisé et piédroits à bases prismatiques continues donne accès au vaisseau. L'intérieur est couvert d'un lambris moderne en plâtre ; une galerie en bois, à garde-corps ajouré sur poteaux cylindriques, règne sur les trois côtés du vaisseau. Murs en pierre de taille (niveau supérieur de la tour-porche) et moellon calcaire. Couverture en tuiles creuses, à l'exception de la flèche hexagonale et des pyramidions du clocher, en ardoise. L'ancien presbytère est accolé au flanc sud du vaisseau ; il est couvert par le même toit à deux versants que l'église.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse, ardoise
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvrements
    • lambris de couvrement
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe polygonale
    • flèche polygonale
  • Techniques
    • vitrail
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune