Dossier d’œuvre architecture IA00059042 | Réalisé par ;
Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • inventaire topographique, Cognac-Nord
  • enquête thématique régionale, Patrimoine roman
Église paroissiale Saint-Georges de Cherves-Richemont
Copyright
  • (c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays Ouest-Charente - pays du Cognac - Cognac-Nord
  • Commune Cherves-Richemont
  • Lieu-dit Richemont
  • Adresse les Basses-Rues
  • Cadastre 1823 (?) B 9  ; 2011 AC 94
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    saint Georges
  • Parties constituantes non étudiées
    crypte

L´église, édifiée au 11e siècle, ne conserve plus de cette époque que la crypte.

Restaurée, selon Nanglard, en 1770, l´église s´est partiellement écroulée le 14 avril 1848. Elle est rebâtie en 1857 et 1858 selon des plans de Paul Deménieux, architecte à Cognac. Lors des travaux de restauration de 1999 a été trouvée une peinture murale gothique sur le mur sud de l´église.

L´église de Richemont est implantée sur un éperon rocheux qui domine la vallée de l´Antenne. Son chœur est installé sur la rupture de pente, la crypte rattrapant en même temps le niveau entre l´éperon et la nef. À l´est, il n´y a pas de rupture entre la crypte et l´abside superposée, et les contreforts sont continus sur toute la hauteur. Il s´agit de l´ancienne chapelle castrale du donjon de Richemont, démantelé en 1178 par les troupes de Richard Cœur de Lion. Outre les vestiges de la chapelle, il ne reste de l´ensemble castral qu´une partie de l´enceinte et des tours et les soubassements du donjon. L´église, reconstruite au 12e siècle, devient paroissiale (dans l´ancien diocèse de Saintes) et est dédiée à saint Georges.

Telle qu´elle se présente aujourd'hui, l´église Saint-Georges est en grande partie une reconstruction de style néo-roman. De l´époque romane, elle conserve la crypte, l´abside et le mur sud de la nef.

L´église romane se composait d´une nef de trois travées couvertes en plein cintre et d´un chœur constitué d´une travée droite et d´une abside semi-circulaire ; le clocher, qui était couvert d´une coupole sur pendentifs, était construit au sud de la troisième travée, avec un escalier d´accès plaqué à l´est de la deuxième travée. Après la reconstruction, l´église se compose d´une nef de deux travées, d´un transept dont la croisée se situe à la place de l´ancienne troisième travée de la nef, avec le nouveau clocher au-dessus du transept nord et une chapelle au sud à l´emplacement de l´ancien clocher, et du chœur.

La façade, construite au milieu du 19e siècle, se compose de deux niveaux séparés par une corniche à modillons et encadrés par des contreforts plats. Le portail a trois rouleaux ; les tailloirs des chapiteaux se prolongent en cordon sur le mur. Au deuxième niveau se trouvent trois arcatures encadrées de colonnettes, celle du milieu étant percée d´une fenêtre. Le pignon triangulaire est surmonté d´une croix en pierre. Selon l´abbé Michon (sa Statistique monumentale ayant été publiée avant l´effondrement de l´église), l´ancienne fenêtre centrale du second niveau portait l´inscription « RICHES MONTÉE AU CIEL PAR BONNES EVVRES 1691 LLB ».

Le clocher construit au milieu du 19e siècle se trouve sur le transept nord, alors que le clocher roman était adossé au sud de la troisième travée. Il présente un premier étage aux côtés percés d´une fenêtre ; ses angles sont renforcés de contreforts, terminés en glacis sous la corniche, d´où s´élève le second étage, ajouré d´un arc avec archivolte décorée, renfermant deux baies séparées par une colonne.

Les arcs doubleaux de la nef reposent sur des pilastres doublés, la partie intérieure portant les arcades aveugles des murs. Les deux travées sont percées d´une fenêtre au nord comme au sud.

L´accès à la crypte se faisait par deux escaliers situés à l´avant des dernières colonnes de la nef (seul l´escalier sud subsiste). Ces colonnes à chapiteaux nus portent un grand arc triomphal qui sépare la nef du chœur.

L´abside, un peu plus étroite que la nef, est éclairée par cinq fenêtres.

La crypte est une chapelle basse de plan rectangulaire (de 5,2 m de long sur 3,9 m de large et 2 m de haut, d´après George) terminée à l´est par un hémicycle percé de trois baies en plein cintre. Elle est divisée en trois vaisseaux par quatre colonnes disposées en carré et couvertes de voûtes d´arêtes en moellons. Le long des murs, les voûtes sont portées par des pilastres sauf à l´est, où ce sont des colonnes engagées, moins anciennes que le reste de la construction, comme toute la partie en hémicycle, éclairée par trois baies à l´est.

Les colonnes centrales font corps avec les bases et les corbeilles des chapiteaux de forme légèrement trapézoïdale, non avec les tailloirs. La hauteur de la corbeille des chapiteaux, sans l´astragale, varie de 31 à 34 cm. Les tailloirs ont une hauteur de 14 cm, pour une largeur et une profondeur d´environ 43 cm. Les deux corbeilles nord sont ornées de longues feuilles pointues qui tombent aux angles et se redressent au milieu de chaque face. Le tailloir nord-ouest est sculpté de palmettes, le tailloir nord-est, d´entrelacs sommaires. Les deux corbeilles sud sont ornées de palmettes aux angles et d´une feuille étroite au milieu de chaque face. Les tailloirs portent le même décor qu´au nord : palmettes à l´ouest, entrelacs à l´est. Le traitement architectural et le style de la sculpture, qui s´apparente à la crypte de Saint-Eutrope de Saintes, permettent d´attribuer la crypte à la première phase de construction de la chapelle castrale, dans le courant du 11e siècle.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
    • calcaire moellon enduit partiel
  • Toits
    tuile creuse
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvrements
    • voûte en berceau plein-cintre
    • cul-de-four
    • coupole en pendentifs
    • en brique
  • Couvertures
    • toit en pavillon
    • toit à longs pans
    • croupe
    • croupe ronde
    • pignon couvert
    • pignon découvert
  • Techniques
    • sculpture
    • vitrail
  • Représentations
    • ornement végétal, feuille
    • ornement géométrique, palmette
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Protections
    classé MH partiellement, 1907/09/21
  • Précisions sur la protection

    Crypte : classement par arrêté du 21 septembre 1907.

  • Référence MH