Dossier IA40001615 | Réalisé par
Église paroissiale Saint-Barthélemy
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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Sever
  • Commune Cauna
  • Cadastre 2016 D 232

L'ancienne église paroissiale Saint-Barthélemy était située au milieu du cimetière. Dévastée et incendiée par des troupes protestantes lors de la campagne de Montgomery en 1569, qui ne laissèrent debout que les murs, elle fut démolie en 1804 et son titre paroissial transféré en 1822 à la chapelle castrale des barons de Cauna, au centre du bourg actuel. Celle-ci, appelée Notre-Dame de Piétat, reprit alors le vocable de Saint-Barthélemy. L'historiographie locale fait remonter la chapelle au moins au XVe siècle, datation que corrobore, d'une part, un relief aux armes de la famille baronnale de Marsan-Cauna, actuellement conservé sous le porche, dont le style correspond bien à la fin de l'époque gothique ; d'autre part, le testament de Louis, seigneur de Cauna (époux d'Étiennette de Castelnau), en date du 21 mars 1460, par lequel le testateur fondait une prébende en l'honneur de la Vierge "dans la chapelle de Notre-Dame". De cet édifice ne paraît toutefois subsister, outre le relief précité, que quelques éléments de l'ancien clocher-mur et des murs du vaisseau central de l'église actuelle. Celle-ci a subi au cours des siècles de multiples reprises et adjonctions. Les collatéraux sont construits à une époque indéterminée, peut-être au XVIIe ou au XVIIIe siècle. En juin 1846, à la demande du curé Seinpée soutenu par le baron Auguste de Cauna, l'architecte Destenave de Saint-Sever présente un projet de réfection complète du sanctuaire : le chevet plat, prolongé par une sacristie rectangulaire de même largeur, est remplacé par un chœur en hémicycle flanqué symétriquement de deux sacristies carrées. Des difficultés financières repoussent la réalisation jusqu'en 1856, date à laquelle les travaux sont "promptement achevés". En parallèle, l'ameublement et le décor de l'église sont entièrement renouvelés : nouveaux autels, lambris de chœur et peintures murales par le décorateur saint-severin Raymond Peyruquéou en 1865, etc. En 1889, un clocher-tour est substitué à l'ancien clocher-mur grâce à un legs de Mme et Mlle Despillos (certainement Jeanne Soubaigné-Despillos et sa fille Jeanne Despillos). L'édifice ne subit par la suite que des réfections intérieures : pose de verrières dans les collatéraux par l'Orléanais Gouffault en 1936, 1941 et 1952 ; remaniement des fenêtres hautes de la nef afin d'y placer des verrières décoratives de la maison Mauméjean en 1952.

  • Période(s)
    • Principale : 15e siècle
    • Principale : 17e siècle , (incertitude)
    • Principale : 2e quart 19e siècle
    • Secondaire : 4e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1846, daté par source
    • 1889, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Destenave Michel
      Destenave Michel

      Michel Théagène Destenave, architecte né à Saint-Sever le 19 juin 1811 et mort à Saint-Cricq-Villeneuve le 26 septembre 1859 ; fils de Jean-Baptiste Destenave (1783-1839), d'une famille de négociants, et de Jeanne Laurence Saint-Genès (1787-1822), fille d'un marchand drapier de Saint-Sever ; marié à Larrivière-Saint-Savin, le 17 mai 1848, à Catherine Elisabeth Ducournau (1829-?), fille de Jean-Jacques Ducournau et d'Elisabeth de Borrit ; dont un fils, Georges Mathieu Destenave (1854-1928), général de brigade en 1916 (source : Geneanet). Michel Destenave, installé à Saint-Cricq-Villeneuve ("au Moulin") après son mariage, construisit la halle aux grains de Tartas dans les années 1830, un bas-côté à l'église d'Amou en 1839, un clocher à celle de Meilhan en 1846, remania l'église de Cauna en 1846 (travaux exécutés en 1856) et celle de Bahus-Juzan en 1847, reconstruisit celle de Montgaillard en 1847-1852, répara le clocher de Beylongue en 1850 et travailla à l'église de Grenade et à la cathédrale d'Aire.

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      architecte attribution par source

L'église, dirigée sud-est / nord-ouest, comprend trois vaisseaux de trois travées communiquant par des grandes arcades en plein cintre sur piliers rectangulaires. Les collatéraux sont simplement plafonnés. Le vaisseau central, couvert d'une voûte en berceau à pénétrations, est prolongé par une travée de chœur barlongue et une abside semi-circulaire en cul-de-four, que deux sacristies carrées flanquent symétriquement. Le massif antérieur est constitué d'une tour-porche ouverte d'arcades en plein cintre sur trois côtés, adossée à un mur-pignon (vestige de l'ancien clocher-mur, avec porte en plein cintre à décor en relief). Dans la troisième travée du collatéral droit, le mur gouttereau présente les traces de deux arcades murées, en plein cintre, que la tradition locale associe à la sépulture des barons de Cauna.

L'édifice est entièrement bâti en moellon calcaire mêlé de lits de brique partiellement enduits, à l'exception des baies et des chaînes d'angle du clocher, en pierre de taille. Le vaisseau central et le chevet sont couverts d'un toit à long pans prolongé par une croupe ronde, les collatéraux par des appentis, le tout en tuiles creuses mécaniques ; le clocher est couvert d'une flèche octogonale sur égout retroussé de plan carré, en ardoises.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • brique
  • Toits
    tuile creuse mécanique, ardoise
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    3 vaisseaux
  • Couvrements
    • lambris de couvrement
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe ronde
    • appentis
    • flèche polygonale
  • Techniques
    • vitrail
    • sculpture
    • sculpture
  • Représentations
    • pilastre, croix
  • Précision représentations

    La porte d'entrée sous le porche, vestige de l'ancienne église, présente un arc en plein cintre et des impostes moulurées ; l'arc est amorti d'une croix latine sur socle et, de part et d'autre, de sortes de pilastres sommés de boules.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • Registre paroissial de Cauna et de son annexe Lagastet (1882-1991), monographie paroissiale de l'abbé Gaulin.

    Archives diocésaines, Dax
  • Réponse à la circulaire de mai 1905 concernant l'église et le presbytère.

    Archives départementales des Landes : 70 V 91/3
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (12 février 1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 91/7
  • Dons et legs à la fabrique (1865-1899) : Pierre Dunoyer (1865), Jeanne Despillos (1870-1885), Jeanne Soubaigné veuve Despillos (1883-1884), Marie Justes (1892-1896), Catherine Bergalonne (1899), Catherine Lamoulère (1899), Jeanne Castets (1900), Françoise Ducamp (1904-1905).

    Archives départementales des Landes : 70 V 91/8

Bibliographie

  • TASTET-BRETHES Michèle. Chronique d'une paroisse landaise : Cauna et Lagastet au XIXe siècle. Master 2 d'histoire. Université Michel-de-Montaigne - Bordeaux III, 2010.

Documents figurés

  • Projet de réfection du sanctuaire et de construction de deux sacristies à l'église de Cauna, 20 juin 1846.

    Archives diocésaines, Dax
  • Vue intérieure de l'église de Cauna entre 1904 et 1921. Carte postale, J. Harté, éditeur.

Annexes

  • Extrait du procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire, dit verbal de Charles IX (5 octobre 1571)
  • Extraits du registre de la paroisse de Cauna (avec "Notice historique sur la paroisse de Cauna-Lagastet" par le curé Jean François Régis Gaulin), Archives diocésaines de Dax (communiqué par Michèle Tastet-Brèthes)
Date d'enquête 2017 ; Dernière mise à jour en 2017
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel