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  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite)
  • Commune Saint-Seurin-de-Bourg
  • Lieu-dit Petit
  • Adresse
  • Cadastre 1821 unique 396  ; 2014 A2 277

La paroisse et l'église Saint-Seurin de Arboribus en bourgeais sont attestées au début du 12e siècle dans le cartulaire de la collégiale Saint-Seurin de Bordeaux. D'après le Précis de l'histoire religieuse des anciens diocèses de Bordeaux et Bazas, cette église aurait subi un incendie au 12e siècle ; la bénédiction d'une cloche en 1584, selon le même ouvrage, semble témoigner de l'entretien de l'édifice pendant la période des guerres de Religion.

La procès-verbal de visite de l'archevêque François de Sourdis du 22 mai 1618 indique le mauvais état de l'édifice :"la voûte de l’église est toute crevassée et n’est soutenue que par quelques bois et qu’elle menace ruine." En 1702, l'église est toujours en mauvais état. L’archevêque signale que le clocher a été démoli vers 1700 et que la cloche est installée sur des piliers, rendant le lieu "indécent et empêche le service divin". Vers 1760, l'église est interdite.

Au lendemain de la Révolution, à la suite de l’établissement des communes et du nouveau découpage des circonscriptions ecclésiastiques, la paroisse, alors nommée Saint-Seurin de Touveyras, est une annexe de celle de Bayon.

Au cours de la première moitié du 19e siècle, l’ancienne église, décrite comme un édifice d’environ 8 mètres sur 4, est délabrée et menace ruine.

Après de longues démarches, l'église est érigée en succursale par décret ministériel de l’Instruction publique et des cultes du 24 mars 1855. L’arrêté sous-préfectoral du 5 juillet 1858 autorise la reconstruction de l’édifice. La nouvelle église est alors bâtie à distance de l'ancienne, à l’est du bourg, sur les plans de l'architecte J. Hosteing aîné, de Lesparre en Médoc, par l'entrepreneur Lamotte de Saint-Seurin. Les travaux, réalisés avec diligence grâce aux largesses de la propriétaire du château de Laurensanne, Hermine de Bellot, sont achevés en 1861. Une plaque commémorative en son honneur est apposée dans l'église en 1862. La même année, le terrain qui servait d'assiette à l’ancienne église et au cimetière est vendu.

La décoration et l'ameublement de l'édifice sont sans doute achevés dans la décennie : les vitraux sont notamment réalisés par le peintre-verrier bordelais Gustave-Pierre Dagrant, d'après le monogramme figurant sur le vitrail de la chapelle des fonts.

Au cours du printemps 1901, d’importantes réparations sont réalisées au clocher. L’architecte bordelais E. Hosteing en signe le devis et le cahier des charges.

  • Période(s)
    • Principale : Moyen Age , (détruit)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1861, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Hosteing Jules
      Hosteing Jules

      En activité dans la seconde moitié du 19e siècle. Père de l'architecte E. Hosteing : signe J. Hosteing et fils dans les années 1880. Indiqué au début des années 1860 comme architecte à Lesparre en Médoc, il est par la suite domicilié au 148, rue Judaïque à Bordeaux, selon les annuaires professionnels.

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      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Hosteing E.
      Hosteing E.

      Fils de l'architecte Jules Hosteing, mentionné dans les annuaires professionnels en 1900-1905, domicilié 137, rue Judaïque à Bordeaux.

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      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Dagrant ou Dagrand Gustave-Pierre
      Dagrant ou Dagrand Gustave-Pierre

      Peintre-verrier né à Bordeaux (51, chemin du Sablonnat) le 15 septembre 1839 et mort dans la même ville le 21 septembre 1915 ; fils de Jean Dagrant, plâtrier, et de Jeanne Sallette ; marié à Bordeaux, le 3 octobre 1863, à Jeanne-Eugénie Chartier, sœur de Jean-Georges Chartier, peintre-verrier. Il en eut sept enfants, dont trois peintres-verriers qui lui succédèrent, Maurice (1870-1951), Charles (1876-1938) et Victor (1879-1925), et une fille qui épousa Albert Borel, son principal collaborateur. Né Pierre-Gustave Dagrant, le verrier changea son nom en Gustave-Pierre Dagrand entre 1864 et 1889, avant de reprendre, par jugement du tribunal de première instance de Bordeaux du 19 juillet 1889, son nom d'origine avec la graphie Dagrant. D'abord actif à Bayonne (où ses parents possédaient une propriété), il y fonde un premier atelier en 1864, puis crée en 1873-1874 un second atelier à Bordeaux (7, cours Saint-Jean, actuel cours de la Marne), ville où il s'installe définitivement par la suite.

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      maître verrier signature

L’édifice de style néo-roman est bâti en pierre de taille. De plan en croix latine, il est composé d’une nef unique, d’un transept avec chapelles orientées et d’un chevet. La façade est précédée d’un clocher-porche de plan carré, voûté d’ogives. Il est encadré de contreforts et couvert d’une flèche polygonale en pierre avec des clochetons sur les angles. Le chevet est rythmé par des dosserets avec colonnes engagées à chapiteau feuillagé. Les baies sont encadrées de colonnettes. Deux cordons moulurés soulignent horizontalement l’élévation du chevet.

L'accès à la nef s'effectue par un vestibule sous tribune, avec des fonts baptismaux au nord et, au sud, l’escalier desservant la tribune par laquelle on accède au clocher. La nef, longue de trois travées, est voûtée en berceau sur doubleaux. De part et d'autre de l'entrée, dans une niche, sont fixées deux plaques en marbre : celle au sud est dédiée à la mémoire des morts de la Première Guerre mondiale ; celle au nord a été apposée en reconnaissance à mademoiselle de Bellot, pour sa contribution à la construction de l’édifice.

Le chœur, fermé par une grille, est terminé par une abside voûtée en cul-de-four.

Les clés de voûtes des bras du transept sont sculptées d'armoiries. Les chapelles sont voûtées en cul-de-four et percées d’une baie cintrée. Le transept communique avec les sacristies dont celle au nord permet d’accéder à la chaire.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse
  • Plans
    plan en croix latine
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvrements
    • voûte en berceau plein-cintre
    • cul-de-four
    • voûte d'ogives
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe ronde
    • flèche en maçonnerie flèche conique
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • armoiries
  • Précision représentations

    Clés de voûtes des bras du transept : au sud, armoiries du cardinal Donnet : d'azur à la bande d'or, adextrée d'une tour d'argent et sénestrée d'une rose au naturel, le tout surmonté d'un chapeau cardinalice avec les houppes latérales ; au nord, armoiries de la famille de Bellot : d'or à deux lions affrontés de gueules, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent.

  • Statut de la propriété
    propriété publique