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Église paroissiale Notre-Dame

Dossier IA00042182 réalisé en 1986

Fiche

VocablesNotre-Dame
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonPays Ouest-Charente - pays du Cognac - Segonzac
AdresseCommune : Lignières-Sonneville
Lieu-dit : Lignières
Cadastre : 1818 C 40 ; 1849 C1 334 ; 1939 C1 111 ; 2011 C 111

L´église Notre-Dame de Lignières a été construite à la fin du 12e siècle ou au début du 13e siècle. Elle a été très restaurée et en grande partie revoûtée au 15e siècle. À la même époque, une chapelle lui a été adjointe au nord. Diverses restaurations sont signalées en 1835 et 1858, puis, selon un projet de Raymond Barbaud et Bauhain, vers 1902-1905.

Période(s)Principale : 4e quart 12e siècle , (?)
Principale : 13e siècle , (?)
Principale : 15e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1835, daté par travaux historiques
1858, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Barbaud [Georges] Raymond
Barbaud [Georges] Raymond (1860 - 1927)

Architecte né à Tarascon. Travaille surtout avec Édouard Bauhain jusqu'en 1910 en Charente, à Bordeaux et dans les Deux-Sèvres.

Voir https://archiwebture.citedelarchitecture.fr/fonds/FRAPN02_BAUED


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architecte attribution par source
Auteur : Bauhain Édouard
Bauhain Édouard (22/06/1864 - 1930)

Architecte né à Bordeaux. Élève aux Beaux-Arts de Pris dans les ateliers de André et Laloux. S’installe à Paris en 1894, mais travaille surtout avec Raymond Barbaud jusqu'en 1910 en Charente, à Bordeaux et dans les Deux-Sèvres.

Voir https://archiwebture.citedelarchitecture.fr/fonds/FRAPN02_BAUED


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architecte attribution par source

L´église Notre-Dame est située dans le bourg de Lignières (aujourd'hui commune de Lignières-Sonneville) et dépendait de l´ancien diocèse de Saintes.

Elle se compose d´une nef de trois travées couvertes de croisées d´ogive, d´une travée sous clocher couverte d´une coupole sur pendentifs et d´un chœur d´une travée à chevet plat, avec une chapelle adossée au nord de ce dernier.

De l´édifice roman subsistent la travée sous clocher et sa coupole sur pendentifs, le clocher qui s´élève au-dessus et les bas-reliefs remployés dans la façade.

La façade occidentale se compose de deux niveaux séparés par un glacis taluté et surmontés par un pignon triangulaire découvert. Elle est encadrée par deux contreforts qui englobent ses angles et est partagée en trois par deux pilastres polygonaux qui montent jusqu´à la corniche qui surmonte le deuxième niveau (avec une brisure au niveau du glacis), délimitant un espace central beaucoup plus large que les parties latérales.

Au rez-de-chaussée, le portail central a une voussure en tiers-point composée de trois rouleaux moulurés de boudins et de cavets. Il est encadré de deux arcades aveugles de même profil aux voussures à deux rouleaux ornés de losanges et de palmettes. Les colonnes du portail et des arcatures sont surmontées de chapiteaux dont le décor est très érodé. Dans l´arcature sud, on reconnaît néanmoins un animal, peut-être un lion, sur le chapiteau gauche et un personnage penché en arrière sur le chapiteau droit. Les trois arcs du rez-de-chaussée sont surmontés d´une archivolte ornée de pointes de diamant.

Une corniche devait séparer les deux niveaux : elle a été bûchée et il ne subsiste que quelques modillons sans décor ou à décor très érodé.

Le deuxième niveau est en retrait par rapport au rez-de-chaussée. La partie centrale est partagée à environ un tiers de sa hauteur par une petite corniche. Au-dessus se trouve un oculus cerné de pointes de diamant et en dessous, trois reliefs en remploi, mis en place sous des arcs fortement brisés portés par des pilastres polygonaux aux arrêtes décorées d´entrelacs.

Sur le relief de gauche, un petit ange (dont le visage et la partie inférieure du corps sont brisés) guide deux personnages vers le centre de la composition. Le premier, bien plus grand que le second, avance les jambes légèrement fléchies et, comme son compagnon, les mains levées. Il est vraisemblable qu´il s´agit de deux bergers. Sur le relief du centre, la Vierge est assise de face, tenant l´Enfant assis de face sur ses genoux. Sur le relief de droite, trois personnages à chapeaux pointus s´avancent vers la gauche. Le premier semble tenir un coffret (d´or ?) devant lui ; les deux autres tiennent dans l´une de leur main un petit vase, en forme de boule (remplie d´encens et de myrrhe ?). Le dernier a un genou en terre. Tous trois sont vêtus de robes courtes et d´un manteau agrafé sur la poitrine. Il s´agit des rois mages. Bergers et mages se trouvant inscrits sous une courbe, il est probable que ces trois reliefs soient les vestiges d´un tympan plus ancien que l´actuelle façade.

De part et d´autre de cet espace central se trouvent deux arcatures aveugles dessinées par une ornée de spirales et de motifs végétaux au nord, de pointes de diamant au sud, et renfermant chacune deux petits arcs brisés sans support intermédiaire. Les clefs des petits arcs intermédiaires sont sculptées de têtes humaines. Les arcatures nord et sud retombent à gauche comme à droite sur une pierre sculptée d´un lion et de feuillages. L´archivolte nord se termine des deux côtés par une tête humaine, absente sur l´archivolte sud.

Ce deuxième niveau est surmonté d´une corniche soutenue par des modillons sculptés, deux à gauche et à droite et cinq au centre, ceux qui sont sculptés portent généralement des têtes humaines.

La nef est éclairée, au nord comme au sud, par une fenêtre sur chacune de ses trois travées. La troisième travée de la nef, du côté nord, devait être épaulée par un contrefort dont il ne reste que la trace.

De gros contreforts, retraités sur un lancier, épaulent les murs ; ils sont obliques sur les angles du chevet et de la chapelle.

Sur le mur sud de la travée sous clocher s´ouvrait une porte aujourd'hui murée. Une fenêtre en plein cintre, à archivolte ornée de pointes de diamant, encadrée de colonnettes, est percée au sud comme au nord.

Le clocher présente, au-dessus du premier étage, trois arcades aveugles sur piédroits, séparées par un bandeau du second, retraité et renforcé sur ses angles et au milieu de ses faces, par des groupes de deux colonnes ; dans les deux divisions s´ouvre une baie encadrée de colonnes, en renfermant deux petites en retrait. Il est couvert d´un toit en pavillon à faible pente porté par une corniche à gros modillons sculptés. Son escalier d´accès, hors-œuvre, est adossé au sud de la troisième travée de la nef.

La nef est éclairée par une baie en plein cintre très faiblement ébrasée du côté nord comme du côté sud dans chacune des trois travées. L´ensemble est couvert de voûtes d´ogives portées par des faisceaux de trois colonnes à chapiteaux décorés de feuilles. Les chapiteaux supportant les doubleaux sont ornés de feuillages au sud et de visages au nord.

Le chœur à chevet plat est percé à l´est d´une imposante baie brisée dans l´axe et deux fenêtres brisées sur les côtés, celle située au nord étant muré du fait de la construction de la chapelle adossée.

Les trois travées de la nef sont couvertes d´ogives retombant sur des faisceaux de trois colonnes.

La travée sous clocher, éclairée par une fenêtre au nord et une autre au sud, est couverte d´une coupole sur pendentifs dont la calotte est soulignée de dents de scie. Elle est portée par des colonnes sur dosseret aux chapiteaux chargés de crosses végétales ou de crochets sur leurs angles.

Le chœur est voûté d´ogives à multiples baguettes portées par des piliers prismatiques.

Au nord du chœur, une arcade brisée, dont la clef porte les armoiries des Poussard, seigneurs de Lignières de 1475 à 1709, conduit dans une chapelle dont les nervures de la voûte reposent sur des culots mutilés. Cette chapelle est éclairée, au nord et à l´est, par une fenêtre à meneaux et réseau flamboyant.

Sur les murs intérieurs de la travée sous clocher, du chœur et de la chapelle, subsistent les traces de litres funéraires.

Murscalcaire pierre de taille
calcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couvrementscoupole en pendentifs
voûte d'ogives
Couverturestoit en pavillon
toit à longs pans
pignon découvert
Techniquessculpture
vitrail
Représentationssujet chrétien, Vierge à l'Enfant, Adoration des Mages, Adoration des bergers ornement géométrique, pointe de diamant, losange ornement végétal, feuille ornement animal, lion
Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsclassé MH, 1973/12/20
Précisions sur la protection

Eglise Notre-Dame-de-Lignières (cad. C 111) : classement par arrêté du 20 décembre 1973.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives nationales : Q 1. 109/1, 110/1.

  • 1835, 8.IV. Devis estimatif des réparations en menuiserie à faire à l'église de Lignières, canton de Segonzac, dressé par Barraud, menuisier patenté soussigné demeurant en la ville de Châteauneuf (240, 75F). 1835, 26.IV. Adjudication des travaux à Louis Le Masson (165 F), "lequel a promis et est engagé de donner un plan de la ditte ouvrage avant que de le commencer".

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : 5 V 5
  • 1841, 1er mai. Testament du desservant André O'Reilly léguant une somme de 1 000 F pour l'acquisition d'un tableau représentant l'Assomption de la Vierge.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : O Lignières-Sonneville
  • 1844, 24 mars. Accord entre le maire et le sieur Martin pour l'achat d'une cloche pour l'église. 1846, 28 mai. M. de P. pour Martin (Auguste) fondeur à Breuvannes (Haute-Marne) pour la cloche (27, 50 kg) et ses accessoires.

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : O Lignières-Sonneville
  • 1899, 1901-1906 : travaux de Barbaud et Bauhain, architectes à Cognac ou Angoulême. 1899, 12.V. Premier devis de 8835,67 F. 1901. Devis de Barbaud et Bauhain, architectes à Cognac, pour la restauration de l'église* (3 342,09 F) et la reconstruction d'une partie du presbytère (6 025,22 F). [*pierre de taille de Saint-Même, entre autres pour doubleaux, vitraux en verre anglais à petits losanges (3 fois 0,40 x 3,50 m), carrelage, faux-joints, trottoir en grès et pierre de Châteauneuf).

    Archives départementales de la Charente, Angoulême : O Lignières-Sonneville
  • Casier archéologique [documents établis par le service des Monuments historiques au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur des édifices protégés ou destinés à l'être].

    2 p., 3 fig Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
Bibliographie
  • Liste des immeubles classés parmi les monuments historiques au cours de l'année 1973. Monuments historiques de France, 1974, 3.

    p. 103
  • Berthelé, Joseph. Enquêtes campanaires. Notes, études et documents sur les cloches et les fondeurs de cloches du 8e au 20e siècle. Montpellier : imprimerie Delord-Boehm et Martial, 1903.

    p. 116
  • Cadet, Alberte. Le culte des eaux. Mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, 1954.

    p. 129
  • Cadet, Alberte. Les saints patrons des églises romanes de Charente. Bulletin de la société d'études folkloriques du Centre-Ouest, t. 12, 1978.

    p. 291, 292
  • Chappuis, René. Utilisation du tracé ovale dans l'architecture des églises romanes. Bulletin monumental, tome 134, 1976.

    p. 35 n. 62
  • Colle, Jean-Robert. Les thèmes iconographiques dans l'art roman saintongeais. Bulletins de la société d'Études folkloriques du Centre-Ouest, tome 10, 1976.

    p. 241, 244
  • Connoué, Charles. Les églises de Saintonge 1952-1961. T. 3, Saintes : Delavaud, 1959.

    p. 90-91
  • Daras, Charles. Dictionnaire des églises de France, tome IIIc. Paris : Laffont, 1967.

    p. 86-87
  • Daras, Charles. La Vierge dans la sculpture romane en Angoumois. Mémoires de la Société archéologique et historique de Charente, 1960.

    p. 64
  • Daras, Charles. Les façades des églises romanes ornées d'arcatures en Charente. Leur origine, leur filiation. Bulletin monumental, tome 119, 1961.

    p. 130
  • George, Jean. Aperçu général sur les églises de la Charente. Bulletins et mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, 8ème série, tome 22, 1932.

    p. 28
  • George, Jean. Les églises de France : Charente. Paris : Letouzé et Ané, 1933.

    p. 142
  • Lacoste, Jacques. Lignières. Église Notre-Dame. In : Lacoste, Jacques dir. La sculpture romane en Saintonge : l'imaginaire et la foi. Sans lieu : Ch. Pirot, 1998.

    p. 214-216
  • Lièvre, Auguste. Restes du culte des divinités topiques dans la Charente. Bulletins de la société archéologique et historique de la Charente, cinquième série, tome 5, 1882.

    p. 159
  • Marvaud, François. Études historiques sur la ville de Cognac et l'arrondissement. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, deuxième série, tome 2, 1856-1858.

    p. 17-18
  • Michon, abbé Jean-Hippolyte. Statistique monumentale de la Charente / ill. Zadig Rivaud, Jules Geynet, Monsieur de Lafargue Tauzia, Paul Abadie, Éditions Fabvre. Paris ; Angoulême : Derache, libraire, rue du Bouloy, 7, 1844.

    p. 321
  • Nanglard, abbé J. Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. - Imprimerie G. Chasseignac (26, rempart Desaix) ; Angoulême, 1894-1903. - 4 vol. (683 p., 588 p., 582 p., 684 p.) ; 24 cm. - Extr. de : "Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente". - Les 3 premiers tomes concernent l'ancien diocèse d'Angoulême et le 4e le diocèse actuel depuis la fin du XVIIIe siècle. Une table des paroisses dactylographiée de 17 p., faite en 1953, complète ces 4 tomes. Tome 3.

    p. 357-358
  • Nanglard, abbé J. Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. - Imprimerie G. Chasseignac (26, rempart Desaix) ; Angoulême, 1894-1903. - 4 vol. (683 p., 588 p., 582 p., 684 p.) ; 24 cm. - Extr. de : "Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente". - Les 3 premiers tomes concernent l'ancien diocèse d'Angoulême et le 4e le diocèse actuel depuis la fin du XVIIIe siècle. Une table des paroisses dactylographiée de 17 p., faite en 1953, complète ces 4 tomes. Tome 4.

    p. 473-474
  • Sauvel, Tony. Tympans de l'Angoumois, Bulletin monumental, tome 95, 1936.

    p. 204

Liens web

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Riou Yves-Jean - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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