Eglise paroissiale Notre-Dame-du-Bon-Secours et de Saint-Louis
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Conseil départemental de la Gironde

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
  • Commune Le Verdon-sur-Mer
  • Adresse cours de la République
  • Cadastre 2013 AL 156
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Notre-Dame-du-Bon-Secours, Saint-Louis
  • Parties constituantes non étudiées
    monument aux morts

Après de nombreuses démarches engagées au cours de la première moitié du 19e siècle, Le Verdon qui dépendait jusqu'alors de la paroisse de Soulac, devient paroisse à part entière en 1849 (la création de la commune du Verdon n'intervient qu'en 1875). Jugée trop exiguë, la chapelle du Verdon qui servait depuis le début du 18e siècle de lieu de culte pour Le Verdon - l'église de Soulac étant trop éloignée - ne permettait pas d'accueillir les fidèles dans de bonnes conditions. Le plan d'un nouvel édifice est donc proposé en septembre 1853.

C'est finalement en 1867 que le conseil municipal de la commune de Soulac (dont dépend alors encore Le Verdon) adopte le projet de l'église du Verdon. L'adjudication des travaux a lieu en 1869 et les travaux commencèrent au mois de mars 1871 selon les plans de l'architecte Édouard Bonnore. Elle est édifiée à l'emplacement de la chapelle du Verdon, visible sur le plan cadastral de 1833, accompagnée d'un cimetière au nord. L'église est achevée en 1872, comme l'atteste la date inscrite à plusieurs endroits dans l'église, notamment sur la clé de voûte de la première travée de la nef, associée au nom de l'architecte.

Plusieurs verrières de l'atelier Lieuzère et fils sont conservées ; d'autres ont été endommagées pendant la Seconde Guerre mondiale et restaurées ou remplacées par les ateliers G. P. Dagrant dans les années 1950.

Le financement de la nouvelle construction a donné lieu à de nombreuses dissensions entre les deux sections qui composaient alors l'unique commune de Soulac, celle de Soulac même et celle du Verdon. Après la réunion des deux communes en 1875, le paiement de l'entrepreneur Kotniski posa problème, chacune des communes se rejetant la responsabilité des travaux.

Quelques années après la construction du bâtiment, d'importants désordres de maçonnerie sont dénoncés. Dès lors, le mauvais état de l'édifice ne cessera d'être l'objet de débats et de travaux de consolidation.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1872, porte la date
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Bonnore Jean-Édouard
      Bonnore Jean-Édouard

      FERET Edouard, Statistique générale de la Gironde, Personnalités et notables girondins. De l’Antiquité à la fin du XIXe siècle, Bordeaux, 1889, p. 82 :

      "BONNORE (Jean-Edouard)

      Architecte, né à Lesparre (Gir.) le 19 octobre 1820. Élève de Jules Bouchet à Paris, sous le patronage de Visconti, archit. Fixé à Lesparre en 1852, architecte de l’arrondissement et de la ville de Lesparre, du lazaret de Trompeloup ; a été membre correspondant de la commission des monuments historiques de la Gironde. A fait édifier ou restaurer dans les arrondissements de Lesparre, de Blaye et de Libourne 24 églises dont 18 neuves ; ce sont celles de Lesparre, Carcans, Vendays, St-Vivien (les nefs, l’abside et le clocher, monument historique de 1re classe, vient d’être reconstruite, sous la direction de M. Bonnore, aux frais de l’Etat) ; Verdon, Talais, Grayan, Naujac, Ordonnac, Potensac, St-Girons, Pugnac, Saugon, Donnezac, St-Androny, St-Caprais, Néac, St-Christoly-de-Médoc (façade principale, monument historique). Nous pourrions énumérer plus de vingt mairies, écoles ou presbytères et un grand nombre de maisons bourgeoises ou châteaux parmi lesquels nous citerons : le château de Sipian, à Valeyrac (V. son dessin, tome II, p. 511) ; château du Port, à M. Eycart de Morin, à St-Vivien ; château de P. Bert, à Talais ; château Troussas, à M. Ph. Brannens, à Valeyrac. Citons encore le portail du cimetière de St-Estèphe et les plans d’un nouveau lazaret projeté à Padarnac, etc. Auteur de : Quatre vues pittoresques de la vieille église de Soulac, avec notice descriptive et hist., Bx, s. d., in-f°, 2pp. de texte et 4 lith."

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte signature
    • Auteur :
      Lieuzère et fils
      Lieuzère et fils

      Jean-Baptiste Lieuzère (1817-1889) et son fils Pierre (1844-1915). Atelier à Bordeaux, rue d'Albert en 1876 (AM Saint-Genès-de-Blaye, non coté).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      peintre-verrier signature

Le bâtiment est construit en moyen appareil de calcaire. La pierre de taille est utilisée pour le clocher-porche, la façade et les contreforts qui soutiennent les murs.

Le massif occidental est composé d'un portail en arc brisé souligné par des voussures et encadré de deux colonnettes engagées. Quatre contreforts scandent la façade. Le deuxième registre est percé de baies géminées en arc brisé surmontées d'une horloge placée dans un médaillon polylobé. Une corniche avec modillons délimite un autre registre percé d'une baie géminée surmontée d'un quadrilobe. L'ensemble est coiffé d'une flèche en pierre polygonale dotée de quatre lucarnes et percée de jours. Sa base de plan carré est cantonnée d'amortissements. Une corniche à modillons règne sur les façades latérales et le chevet. Les pignons du transept présentent un pignon découvert.

L'édifice s'organise selon un plan en croix latine avec un chevet à cinq pans. La nef unique compte 3 travées voûtées d'ogives et percées de baies en arc brisé, dotées de verrières à motifs géométriques. Le transept est également voûté d'ogives, les bras sont percés de verrières à deux lancettes surmontées de quadrilobes. Le chœur, voûté d'ogives, présente cinq pans avec un registre de baies géminées aveugles, surmontées de verrières en arc brisé. L'espace du chœur est délimité par une grille. La sacristie est accessible depuis le chœur, côté sud. Les fonts baptismaux sont aménagés dans la 1ère travée de la nef, côté nord.

Le monument aux morts de la guerre 1914-1918 se trouve dans le bras de transept sud.

  • Murs
    • calcaire petit appareil
    • pierre de taille
  • Toits
    pierre en couverture, tuile creuse
  • Plans
    plan en croix latine
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvrements
    • voûte d'ogives
  • Couvertures
    • flèche en maçonnerie toit polygonal
    • toit à longs pans croupe
    • toit à deux pans pignon découvert