Dossier IA64003067 | Réalisé par
Ehlinger Maïté
Ehlinger Maïté

Chargée d'inventaire du patrimoine bâti à la mairie de Bidart.

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Église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
  • (c) Commune de Bidart

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bidart (commune)
  • Commune Bidart
  • Adresse place Sauveur Atchoarena , rue de l' Église , avenue Atherbéa
  • Cadastre 1831 D 489  ; 2017 AP 77

La paroisse de Bidart existait dans la seconde moitié du 12e siècle. Cependant, la construction d'une église à cette époque n'est pas attestée. En effet, selon l'ouvrage Bidart Bidarte, le prêtre séculier présent à Bidart en 1573, sous le contrôle de l'évêque de Bayonne, était attaché à la chapelle Sainte-Marie, lieu de culte privé appartenant à la maison du même nom et figurée sur le plan cadastral de 1831 (Section D, parcelle 535). D’après une donation de Jean VI de Sossiondo, évêque de Bayonne, datée de 1573, il existait au début de l’Ancien régime une église qui connut plusieurs remaniements. Ce don était en faveur de l’agrandissement de l’église. L'inscription du linteau sculpté de la façade nord de l'église mentionne deux clavistes, Bertrand de Lafargue et Simon Larregui, et la date 1610. Elle pourrait correspondre à une période de reconstruction de l'église, après un 16e siècle ponctué d’invasions castillanes. Toutefois, pour l'historienne de l'art Odile Contamin, l'unité du bâti, son emplacement et ses proportions vont plutôt dans le sens d'une érection de l'église actuelle ex nihilo.

Au 18e siècle, la nef fut prolongée par un porche surmonté d’une une salle dite "capitulaire". Dès 1755, les assemblées paroissiales y étaient tenues en présence du maire-abbé et des maîtres de maisons et des jurats. Sous la Révolution, l’église fut transformée en magasin de subsistance pour l’armée. Ses objets mobiliers furent réquisitionnés afin d’être vendus ou fondus. Dans sa délibération du 10 novembre 1858 concernant la demande du préfet d'agrandir la salle de classe, le conseil municipal préféra restaurer son église en mauvais état plutôt que de donner suite à la requête préfectorale. D’après les devis conservés aux archives départementales, des travaux furent exécutés en 1859, dont la peinture de la voûte du sanctuaire et de la nef et l'installation dans le chœur d'un nouvel autel majeur de style Renaissance. L'année suivante, les tribunes de bois furent démolies puis reconstruites en remployant les matériaux, et six baies furent percées dans le sanctuaire. En 1864, le clocher et la toiture furent réparés. En 1867, les boiseries du chœur et du sanctuaire furent peintes en trompe-l’œil de faux marbre tandis que le retable était peint et doré. Au cours de l'année 1888, la grande cloche en fer fut brisée accidentellement. La commune n'arrivant pas à réunir les fonds nécessaires pour la réparer, elle sollicita en 1890 l'aide du ministère des Cultes. Lors de sa séance du 13 août 1899, le conseil municipal souligna l’urgence de réparer la toiture de l'église et demanda une aide de l'État, requête repoussée car, le 5 août 1900, le conseil municipal déplorait encore une fois l’état de dégradation de la toiture et celui des façades. En 1901, l’architecte Pierre Louis de Biarritz, auteur de plusieurs villas à Biarritz et l’hôtel Continental, répara la toiture et les façades extérieures. En 1905, conformément à la loi de séparation des Églises et de l’État, les biens de l’église de Bidart furent mis sous séquestre, l’abbé Bécas refusa de signer le procès-verbal. Les biens séquestrés de l’ancienne fabrique de l’église furent attribués au bureau de bienfaisance de la commune par le décret du 28 août 1910.

Au début du 20e siècle, l'église était entretenue par trois sœurs de la Congrégation des Servantes de Marie, détachées à Bidart. Elles vivaient dans une maison accolée au cimetière, visible sur le plan cadastral de 1831 (Section D, parcelle 485) et détruite depuis lors. Le chœur de l’église est réaménagé en 1970 sur les plans de l’architecte Claude Majourel : l’estrade est prolongée vers la nef et les deux autels placés contre le mur du chœur sont avancés devant l’estrade, au plus près de la nef et des fidèles. Ces travaux s'accompagnent d'une rénovation de ce mobilier en bois ainsi que de la dépose partielle de la clôture de chœur.

  • Période(s)
    • Principale : 16e siècle
    • Secondaire : 17e siècle
    • Principale : 18e siècle
    • Secondaire : 3e quart 19e siècle
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1573, daté par source
    • 1610, porte la date
    • 1859, daté par source
    • 1901, daté par source
    • 1970, daté par source

L'église, située sur la place du village et orientée est-ouest, présente un plan allongé à nef unique, prolongée à l’est par une abside pentagonale et précédée d’un porche à l’ouest. On remarque l’absence de transept et de chapelles latérales. L'édifice est entourée par le cimetière sur ses quatre côtés. Toutes les façades sont enduites à l’exception du mur-clocher et des dix contreforts où la pierre de taille est apparente. Le porche est largement ouvert par trois baies à arc en plein cintre retombant sur des impostes. Deux grands passages au nord et au sud ouvrent sur le cimetière tandis que la large porte à l’ouest donne sur la rue de l’église. Le sol de ce porche est constitué de dalles en majorité funéraires datant des 17e et 18e siècles, décrites dans l’ouvrage La tombe basque de Louis Collas. Une épaisse corniche sépare le rez-de-chaussée du premier étage, qui est percé d’une baie cintrée au nord et de deux baies de même forme au sud.

La façade ouest est surmontée d’un clocher-mur plus étroit que la façade, coiffé d’un pignon triangulaire au sommet, amorti d’une croix en pierre et renforcé d’une bretèche soutenue par six consoles, qui protégeait l’entrée principale de l’église avant la construction du porche ; elle comporte deux ouvertures carrées au-dessus desquelles sont percés deux triangles.

La nef est éclairée au second niveau par six baies en plein cintre et par six petites baies quadrangulaires au troisième niveau. L’abside est éclairée par six baies en plein cintre au second niveau.

La façade nord est également percée au premier niveau d’une porte ouvrant sur la nef et au second niveau d'une baie encadrée de pierre de taille dont un linteau sculpté. La façade est est également percée d'une porte rectangulaire au premier niveau. Le premier niveau de l’abside est éclairé par un petit jour en plein cintre et un second quadrangulaire.

La façade sud est percée en son centre par une porte en plein cintre surmontée d’une niche en cul de four présentant un socle en pierre qui accueillait jusqu’en 1896 une statue de saint Jean-Baptiste.

A l’intérieur, la nef est entourée sur trois côtés (nord, ouest et sud) par des tribunes de bois à trois niveaux. La nef et le chœur sont couverts d’un plafond lambrissé. Les murs du chœur sont recouverts de boiseries.

  • Murs
    • enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Plans
    plan allongé
  • Couvrements
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Protections
    inscrit MH, 2001

Documents d'archives

  • Eglise Notre-Dame-de-l'Assomption, fiche de repérage 1968, fiche de recensement, arrêté portant inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en date du 03 août 2001, 1968-2001.

    Unité départementale de l'architecture et du patrimoine, Bayonne
  • Fonds Henri Giraudel et Claude Majourel : Église Notre-Dame-de-l'Assomption. Plans de transformation du chœur, 1969-1970.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : non coté
  • Délibérations du conseil municipal, 1791-1945.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : E dépôt Bidart, 1D
    1848-1866
  • Devis et plans concernant l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, 1855-1905.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : E dépôt Bidart, 2M1
  • Loi de séparation des Églises et de l’État, 1906-1910. Procès verbaux, 1906-1910.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : E Dépôt Bidart, 1P2

Bibliographie

  • COLAS Louis. La tombe basque. Recueil d'inscriptions funéraires et domestiques du pays basque français. Biarritz : Grande imprimerie Moderne, 1923.

    p 57-58
  • PERUSQUI M. Le passé d'un village basque : Bidart. Bayonne, imprimerie des Cordeliers, 1960.

    Au XVIIIe

Documents figurés

  • Atlas cadastral napoléonien, 1831.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Pau : E dépôt Bidart, 1G1
    Section D
Date d'enquête 2018 ; Dernière mise à jour en 2019
(c) Commune de Bidart
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Ehlinger Maïté
Ehlinger Maïté

Chargée d'inventaire du patrimoine bâti à la mairie de Bidart.

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