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Église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption, Sainte-Marie-de-Ré

Dossier IA00043162 réalisé en 1986

Fiche

Œuvres contenues

  • Autel, tabernacle, exposition (tabernacle à ailes, maître-autel, autel tombeau), style néo-gothique
  • Dessin : Vierge de la Morande
  • Tableau : Assomption
  • Ex-voto maquette (suspendu)
  • 4 chandeliers d'autel
  • Calice
  • 2 tableaux d'autel : Assomption, Saint Nicolas
  • Vase à fleurs
  • Meuble de sacristie
  • Croix : Christ en croix
  • Chaire à prêcher (suspendu)
  • Croix de procession
  • Cloche dite marie françoise xavière
  • Croix : Christ en croix
  • Armoire de sacristie
  • Statue (petite nature) : Vierge à l'enfant
  • Tabernacle
  • Verrière figurée : Saint Nicolas, Saint Eutrope
  • Ostensoir
  • 2 autels, 2 tabernacles, 2 retables, (autel secondaire, autel table, retable architecturé), style néo-gothique
  • Cloche disparue
  • Clôture des fonts baptismaux
  • 3 verrières figurées : Saint Joseph, Assomption, Sainte Anne
  • Cloche disparue
  • Cloche
  • 3 plats de quête
  • 4 lanternes de procession
  • Cloche dite madeleine
  • 2 confessionnaux (paire), style néo-gothique
  • Cloche disparue
  • Statue (grandeur nature) : évêque
  • Patène
  • Statue (statuette) : Pietà
  • Buste-reliquaire
  • Cloche disparue
VocablesNotre-Dame-de-l'assomption
Parties constituantes non étudiéesfossé
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonÎle de Ré - Île de Ré
AdresseCommune : Sainte-Marie-de-Ré
Lieu-dit : Adresse : place
Eudes d'Aquitaine
Cadastre : 1961 AC 405 ; 2014 AC 405

La paroisse de Sainte-Marie est mentionnée dans la seconde moitié 12e siècle dans plusieurs chartes de donation de l'abbaye des Châtelliers. Elle s'étendait sur toute la moitié orientale de l'île de Ré qui ne comptait alors que deux paroisses : Saint-Martin et Sainte-Marie. Selon la pancarte de Rochechouart (1402), la cure dépendait de l'abbaye Notre-Dame de Sablanceaux. Selon Phelippot, les habitants auraient creusé des fossés de ceinture et amélioré les fortifications autour de l’église en 1467. Pendant les troubles de 1574, les voûtes de l’église sont presque totalement détruites. En 1608, d'importants travaux sont exécutés par Jean Machot, maître-tailleur de pierre à Ars. En 1610, ces travaux sont terminés et l'église est couverte de charpente et de tuile. En 1627, l'édifice est recouvert à neuf, un pilier et deux arcades sont refaits. Vers 1630, de nouveaux fonds baptismaux sont installés. En 1671, l'évêque ordonne de rabaisser les murs du "château" qui entourent l'église afin de dégager les fenêtres et d'utiliser les pierres pour remonter les murs du cimetière. Ces travaux ne commencent qu'entre 1694 et 1697 mais une partie des pierres avaient été utilisée en 1682 pour paver la chapelle Saint-Nicolas et les allées de l'église. En 1699, la façade est reconstruite avec trois portes au lieu d'une par Pierre Tillorier, entrepreneur de travaux du roi. Il semble que la nef est alors précédée d'un vestibule et avoir trois vaisseaux éclairés de chaque côté par cinq fenêtres.

A la fin du 18e siècle, une petite sacristie conserve ses voûtes. Vers 1770, le prieur-curé Aymar fait enlever les pierres des fossés et des murs jouxtant l'église, ce qui fragilise l'édifice.

Les premiers travaux de remise en état sont réalisés entre l'An XI et 1806. Vers 1817, la charpente du clocher est refaite. A partir de 1853, différents projets de restauration, de reconstruction et d'agrandissement se succèdent mais les travaux ne commencent qu'en 1862 (exhaussement des murs latéraux, reconstruction de la façade, construction et agrandissement du chœur par les entrepreneurs Cognacq, Cailleteau et Robineau, sous le contrôle de Massiou, architecte du département. En 1872-1873, la charpente du clocher est de nouveau refaite. En 1891, la couverture est réparée, les enduits sont refaits et la maçonnerie des murs et d'un contrefort est reprise.

Entre 1935 et 1938, le clocher est restauré. En 1957, le premier contrefort sud est repris.

D'après une enquête menée en 1924 par le commandant Derancourt, il ne semble pas qu'ait pu exister une église souterraine.

L'église actuelle date en grande partie du 19e siècle ; mais une partie du mur latéral droit a été conservée, ainsi que le clocher du 15e siècle dont la voûte semble postérieure. Des traces d'une ancienne cage d'escalier sont visibles au fond à gauche du porche. Le gros-oeuvre des parties hautes et de la flèche du clocher peuvent remonter au 14e ou 15e siècle mais il semble avoir subi une réfection importante. La nef présente une grande homogénéité dans son ensemble.

Période(s)Principale : 15e siècle , (?)
Principale : 1er quart 17e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : Massiou Ernest
Massiou Ernest (1826 - 1903)

Neveu de l'architecte Antoine Brossard, lui-même architecte départemental de la Charente-Inférieure à partir de 1851, et architecte diocésain jusqu'en 1901 (source : Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle, elec.enc.sorbonne.fr ; Comité des travaux historiques et scientifiques, http://cths.fr/an/savant.php?id=125626).


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architecte communal

L'église s'élève au sud du bourg de Sainte-Marie, au centre de la place Eudes-d'Aquitaine et au nord-ouest du cimetière. L'édifice orienté, présente un plan rectangulaire, à trois vaisseaux de sept travées. La travée centrale est prolongée par un chœur polygonal entouré de deux sacristies au nord et au sud et d'un appentis à l'est. Les nefs sont couvertes d'une charpente mais la travée sous clocher est voûtée d'une croisée d'ogives à nervures moulurées retombant sur des culots ornés de personnages. Le chœur est également couvert d'une voûte d'ogives à nervures moulurées retombant sur des culots ornés d'anges musiciens, la clef de voûte est sculptée.

Le dernier étage du clocher, de plan octogonal, est éclairé par quatre fenêtres en arc brisé à remplage trilobé. Une porte en arc brisé, dans le beffroi, donne accès à une terrasse. Au-dessus s'élève la flèche à huit pans éclairés à la base par huit fenêtres trilobées.

Les vaisseaux de la nef communiquent par de grandes arcades à encadrement mouluré retombant sur de grosses piles rondes à chapiteaux nus, à l’exception des derniers à l'est qui sont ornés de feuillage.

L'élévation occidentale est un mur-pignon épaulé de chaque côté par un contrefort angulaire. La partie centrale, légèrement en saillie et épaulée par deux contreforts droits à ressaut, est couronnée par un pignon plus aigu s'élevant au-dessus des toits. Dans cette partie centrale s'ouvre une travée de trois baies comprenant un portail en arc brisé avec archivolte moulurée à retour droit, une fenêtre en arc brisé à remplage et archivolte semblable à celle du portail et un oculus à six lobes à encadrement sculpté. Les travées latérales comprennent un portail surmonté d'un oculus trilobé. Le sommet des pignons est orné d'une corniche à retour moulurée et d'une petite croix en pierre.

La travée de droite est prolongée par le clocher, en pierre de taille, soutenu par trois contreforts. Au sommet des contreforts, s'ouvre sur les quatre faces, au-dessus d'un larmier, une fenêtre ébrasée à arc trilobé, le mur est couronné par une balustrade portée par des consoles à ressauts en quart-de-rond. Au-dessus s'élève la flèche en pierre. Ses arêtes sont moulurées et ornées de crossettes ; à la base de chaque pan se trouve un gâble à crossettes. A chaque point cardinal, le gâble présente une horloge au-dessus d'une fenêtre trilobée. Au sommet de la flèche, un amortissement porte une petite croix en fer.

Les élévations latérales sont des murs gouttereaux épaulés de plusieurs contreforts angulaires et droits.

Le chevet à cinq pans est épaulé par quatre contreforts angulaires à ressaut et percé de trois fenêtres en arc brisé. En avant du chevet se trouvent les sacristies.

Murscalcaire moellon enduit
calcaire pierre de taille enduit
Toitpierre en couverture, tuile creuse
Plansplan allongé
Étages3 vaisseaux
Couvrementsvoûte d'ogives
Couverturestoit à longs pans
flèche polygonale
Escaliersescalier intérieur : escalier en vis sans jour
État de conservationbon état

Aire d'étude : Île-de-Ré

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsclassé MH, 1921/03/02

Annexes

  • L'état général de l'église est très mauvais, la toiture est en très mauvais état et la façade menace ruine. Clocher en très bon état intérieurement, escalier et beffroi très mauvais. Autel principal dédiée à la sainte Vierge de l'assomption, retable-gradin en bois peint et doré, croix d'autel en cuivre et une en bois doré, tabernacle en bon état, autel avec pierre sacrée en marbre, marche-pied en bois peint ciré, sanctuaire avec table de communion en fer battu en bronze doré. Nef : deux chapelles dédiées à la sainte Vierge et à saint Nicolas, chaire en bon état, un confessionnal, deux bénitiers. Sacristie en bon état.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives nationales, Paris : S 6759 (2) : Biens des corporations supprimées
  • Archives nationales, Paris : F3 II Charente-Inférieure 14 (1813)
  • Archives nationales, Paris : F 19 5264 (46) [1890-1891]
  • Documents sur le clocher de l'église de Sainte-Marie.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : Sainte-Mardossier
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle, L 251. 8 frimaire an II : Fonds de la période révolutionnaire, relatifs aux administrations de département, de district et de canton

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : L 251
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 2110 : Eglise
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle, 52 V 1 : cultes

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 52 V 1 : cultes
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle, 56 V 1. 1er mai 1846 : cultes.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 56 V 1 : cultes.
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle, 176 V 1 : cultes.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 176 V 1 : cultes.
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 191 V 1 : cultes.
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle, 208 V 1 : cultes.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 208 V 1 : cultes.
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : Actes Gibouleau, notaire à La Flotte, 30 avril 1608.
  • Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : Actes Girard, notaire à Sainte-Marie-sur-mer, 16 juillet et 28 septembre 1681, 10 février 1682, 6 août 1684, 26 avril et 24 mai 1699.
  • Archives départementales de la Vienne, Poitiers, Carton 27, n°1 : pancarte de Rochechouart.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : Carton 27, n°1 : pancarte de Rochechouart.
  • Archives municipales, Sainte-Marie-de-Ré : Registres paroissiaux.
  • Archives municipales, Sainte-Marie-de-Ré : Délibérations du Conseil municipal (1853-1866)
  • Archives diocésaines de La Rochelle-Saintes, La Rochelle. II D 17 Visites pastorales (ancienne cote). 1697 : Visite pastorale

    Archives diocésaines de La Rochelle-Saintes, La Rochelle : II D 17 : Visites pastorales (ancienne cote)
  • Archives diocésaines de La Rochelle-Saintes, La Rochelle : II C 14
  • Archives diocésaines de La Rochelle-Saintes, La Rochelle. II D 1. Citadelle

    Archives diocésaines de La Rochelle-Saintes, La Rochelle : II D 1
  • Documents.

    Musée Ernest Cognacq, Saint-Martin-de-Ré : Carton 10, cahiers 1, 9.
  • Documents.

    Médiathèque Michel-Crépeau, La Rochelle : Mss 760 (1640, 1651, 1653) et 774 (1650)
Bibliographie
  • KEMMERER (Eugène) Docteur, Histoire de l'île de Ré depuis les premiers temps historiques jusqu'à nos jours, La Rochelle, G. Mareschal, 1868, 2 vol. in-8°, IV-4786588 p., I pl., 1 carte

  • RABANIT (Henri), Guide de l'Ile de Ré, Nancy, Paris, Strasbourg, Impr. Berger-Levrault, 1939, In-16, 72 p., fig., 1 carte.

  • Tardy, Pierre. L'état religieux de l'île de Ré à la fin du règne de Louis XIV. In : Bulletin des Amis de l'Ile de Ré, n°25, février 1966

  • Aymard, curé-prieur de Sainte-Marie-de-Ré, était-il fondé à se prétendre, en 1772, seigneur-châtelain de Sainte-Marie et de La Flotte ? In : Bulletin des Amide Ré, n°47, février 1973, p. 51, 53, 54.

Liens web

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes de l'Île de Ré (c) Communauté de communes de l'Île de Ré - Seneclauze Claire - Renaud Geneviève - Pon Charlotte - Aoustin Agathe
Aoustin Agathe

Chargée de mission Inventaire. Communauté de communes de l'Ile de Ré (2013- 2020)


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