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Église Notre-Dame-de-l'Assomption

Dossier IA17006250 réalisé en 2001

Fiche

VocablesNotre-Dame-de-l'Assomption
Dénominationséglise
Aire d'étude et cantonVals de Saintonge Communauté - Matha
AdresseCommune : Fontaine-Chalendray
Adresse : rue
Napoléon
Cadastre : 1987 D 169 ; 2016 D 169 ; 1835 D1 210

L'église de Fontaine-Chalendray serait l'ancienne chapelle du château, aujourd'hui détruit. L'église paroissiale primitive se situait au hameau Saint-Maixent, où d'ailleurs se trouve le cimetière de la commune. La façade occidentale, de par son architecture romane, date du 12e siècle, avec le remaniement postérieur de la partie haute, vraisemblablement au 19e siècle.

La nef et le choeur sont également du 12e siècle mais avec d'importantes reprises à plusieurs époques. On y voit de grands arcs murés qui semblent desservir des bâtiments annexes, comme peut-être, l'ancien prieuré bénédictins de Fontaine Chalendray. Au milieu de la nef se situe un bénitier daté de la fin du 17e siècle, de 1682 plus précisément.

L'une des deux cloches porte une inscription latine qui signifie : on m'a donné le nom de Marie. La deuxième date du 4e quart du 16e siècle, de 1583. Elle fut donnée à la paroisse Saint-Maixent de Fontaine Chalendray par Louis IV de Montbron, baron de Fontaine Chalendray, époux d'Helyette de Vivonne, fille du grand sénéchal de Saintonge, pour remplacer l'ancienne cloche nommée Sarrazine brisée par les bandes de La Noue Bras de fer, chef huguenot. À la Révolution, la municipalité refusa de l'envoyer à la fonte, la conservant pour sonner le tocsin et convoquer les citoyens aux assemblées primaires. Sur celle-ci se situent les inscriptions suivantes : I.H.S. MARIA ORA PRO NOBIS. L'AN MIL VC IIIIXX III (1583) HBP. Description des armoiries : écartelé au 1 et 4 fasce d'argent et d'azur de six pièces, au 2 et 3 de gueules plein. elles sont en médaillon et entourées du collier des ordres du roi. Cette deuxième cloche a été classée au titre d'objet le 22 avril 1942.

À l'intérieur, se situent des chapiteaux de colonnes sculptés et des peintures murales de différentes époques. Un décor héraldique avec écus pendant à un arbre, peut-être du Moyen-Age, serait en lien avec les seigneurs du château qui se servaient de cet édifice comme chapelle. La litre funéraire (bandeau noir avec armoiries peint à la mort d'un seigneur) daterait du 17e ou 18e siècle, cette litre se retrouve aussi à l'extérieur.

L'église, dont la façade occidentale est inscrite Monument Historique depuis 1925, a été restaurée en 2009.

Période(s)Principale : 12e siècle, 19e siècle

L'église, dédiée à Notre-Dame-de-l'Assomption, dispose d'un portail délimité par deux contreforts plats et d'un portail à trois voussures. Le première, celle à l'intérieur, est sculptée de deux rangées de feuilles séparées par un boudin. La deuxième, sculptée de quatre rangées de losanges, repose sur des colonnes à chapiteaux sculptés de feuillages (à droite) et de motifs érodés (à gauche). La troisième est sculptée de deux rangées de formes géométriques et repose sur des colonnes à chapiteaux sculptés de motifs géométriques (à droite) et d'animaux (à gauche). Les intrados sont aussi sculptés de feuillages et l'archivolte présente des pointes de diamants. Au-dessus de ce portail se situe une sorte de grande niche dans laquelle sont placés les douze apôtres, à la tête coupée. À gauche, on distingue une mandorle, une figure en forme d'amande dans laquelle s'inscrit le Christ. Sa tête cassée laisse apparaître en arrière plan une croix ornant le nimbe. De part et d'autre de l'étroite fenêtre, on trouve une partie de corps de cheval et à droite quatre personnages, peut-être les quatre évangélistes. Le clocher s’élève au-dessus de la fenêtre : il s'agit d'un mur pignon percé de deux ouvertures accueillant chacune une cloche.

La façade nord est dotée de trois contreforts, de restes de colonnes et d'une corniche soutenue par des modillons sculptés de formes géométriques. La face sud est aussi pourvue de restes d'une colonne et d'une corniche à modillons sculptés, vraisemblablement les vestiges d'une ancienne nef. Cette face est percée de fenêtres romanes en arc brisé et on y voit une porte murée aussi en arc brisé.

Le chevet plat, percé de trois fenêtres romanes, est curieusement paré de quatre colonnes à chapiteaux sculptés de feuillages, ainsi que d'une lître.

À l'intérieur, la nef se compose de trois travées séparées par des colonnes reposant sur des culots et dont les chapiteaux sont sculptés de feuillages, d'humains et d'animaux (sirènes). L'entrée du choeur est limitée par deux grosses colonnes à chapiteaux sculptés de feuillages et engagés sur des pilastres plats. Sur les murs se situent une lître et des peintures murales.

Murscalcaire pierre de taille
Toittuile creuse
Plansplan allongé
Étages1 vaisseau
Couverturestoit à longs pans
État de conservationbon état
Techniquessculpture
peinture
Représentationsornement géométrique, pointe de diamant ornement végétal, feuillage ornement animal, sirène, cheval ornement figuré, tête d'homme représentation figurative, Apôtre, Christ, Evangéliste, blason
Précision représentations

Portail de la façade ouest à voussures sculptées de motifs géométriques et à archivolte en pointes de diamants. Chapiteaux soutenant les voussures sculptés de feuillages, d'entrelacs et d'animaux. Intrados sculptés de feuillages. Au-dessus du portail, les douze apôtres à la tête coupée, une mandorle dans laquelle s'inscrit le Christ, un corps de cheval et les quatre évangélistes. Colonnes du chevet sculptées de feuillages et lître sur le chevet.

À l'intérieur, peintures murales, lître, chapiteaux des colonnes sculptés de feuillages et de sirènes. Un culot d'une colonne sculpté d'une tête d'homme.

Statut de la propriétépropriété publique
Protectionsinscrit MH, 1925/02/23

Précisions sur la protection

Façade occidentale : inscription par arrêté du 23 février 1925.

Cloche : classé au titre objet, le 22 avril 1942.

Références documentaires

Bibliographie
  • Flohic Ed. Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime : t. 1. Paris : Ed. Flohic, 2002, p. 124.

  • Texier, Jean. Inventaire archéologique de l'arrondissement de Saint-Jean d'Angély. Canton d'Aulnay, t.4. Saint-Jean d'Angély, 1968, p. 12.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Vals de Saintonge Communauté (c) Vals de Saintonge Communauté - Ivars Martine - Lhuissier Nathalie
Lhuissier Nathalie

Chargée de mission entre 2004 et 2018.


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