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Église Notre-Dame de Chenay

Dossier IA79000732 réalisé en 1995

Fiche

Notre-Dame de Chenay est un édifice qui a conservé une grande partie de son architecture romane d'origine, ainsi que son portail méridional dont le décor est remarquablement sculpté. Ces éléments lui ont valu un classement partiel MH dès 1909, puis une inscription en 1984 pour le seul portail.

Construite à la fin du 11e ou au début du 12e siècle sur un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, l'église affecte un plan grossièrement rectangulaire dont le côté sud a été pourvu de deux chapelles gothiques, dont l'une renferme le beau portail méridional. La façade occidentale, massive et étayée de deux larges contreforts d'angle, est dotée d'un portail à simple voussure surmontée d'un bandeau d'archivolte flanqué de deux autres contreforts. Au dessus prend place un clocher carré dont la partie supérieure a été refaite à la fin du 19e siècle.

L'intérieur surprend par la présence, côté ouest, d'un mur percé de trois hautes arcades séparant la travée sous clocher de la nef. Cette dernière, aujourd'hui charpentée, était autrefois voûtée d'ogives en raison des traces d'arcs formerets visibles sur les murs latéraux. Ce mur de séparation peut indiquer que la nef était peut-être tripartite à l'époque romane et que les bas-côtés étaient alors voûtés en demi-berceau, comme c'est le cas dans la travée sous clocher. Le chœur a été lui aussi quelque peu modifié dans sa partie orientale, puisque qu'un chevet plat remplace l'abside en hémicycle qui prolongeait autrefois la travée droite du chœur. Quelques chapiteaux à décor de palmettes ou ornés de motifs stylisés surmontent les colonnes de la nef.

L'église de Chenay est surtout réputée pour le portail sculpté qui s'ouvre sur son flanc sud, aujourd'hui clôt par une chapelle gothique. Ce portail est composé de trois voussures ornées de motifs géométriques ou végétaux, le tout couronné d'un bandeau d'archivolte. Les chapiteaux sont également sculptés de palmes, de rinceaux ou d'animaux affrontés. L'un d'entre eux représente un personnage semblant tenir par le cou, au moyen d'une corde, deux quadrupèdes : peut-être s'agit-il là d'une représentation de Daniel dans la fosse aux lions, scène volontiers sculptée par les artistes à l'époque romane.

VocablesNotre-Dame
Dénominationséglise
Aire d'étude et cantonPays Mellois - Lezay
AdresseCommune : Chenay
Cadastre : 1831 D3 838 ; 1974 AB 151

Église construite à la fin du 11e siècle ou au début du 12e, avec nef vraisemblablement couverte en charpente, avant-chœur voûté et abside. De cette époque peuvent dater des éléments en remploi d'un décor géométrique gravé et le portail sud (déplacé ou modifié). Les piliers portant le clocher ont été construits dans un second temps. La nef est voûtée d'ogives au 13e ou au 14e siècle et l'abside est remplacée par un chevet plat. Les chapelles Sainte-Anne et Sainte-Catherine sont bâties et l'église fortifiée au 15e siècle. Une sacristie est ajoutée en 1779 (date sur un linteau et sur une inscription peinte). En 1843, la façade ouest est reconstruite à l'identique par Antoine Bizard, architecte ; en 1866, la nef est voûtée en berceau brisé par Godineau, architecte ; en 1883, le clocher est rebâti par Pierre Briant, architecte. En très mauvais état, la voûte de la nef est démolie en 1972, puis de la sacristie lors des restaurations de 1987 à 1994.

CONCLUSIONS ARCHITECTURALES

79 CHENAY

EGLISE PAROISSIALE NOTRE-DAME

L'église Notre-Dame de Chenay est traditionnellement datée pour l'essentiel de la fin du 11e ou du début du 12e siècle et son portail méridional du 12e siècle. Mais ses caractères initiaux ont été peu à peu altérés par de multiples interventions, transformations et adjonctions successives que les textes nous suggèrent ou nous précisent dans le meilleur des cas mais que la tradition avait parfois oubliées. Les démolitions nécessaires puis les restaurations intervenues depuis 1971 ont rendu possibles par la force des choses des observations inattendues qui autorisent l'établissement d'une chronologie renouvelée.

Si les grandes phases archéologiques de l'édifice apparaissent mieux aujourd'hui, d'irritantes difficultés persistent touchant certains de ses éléments les plus précieux :

- à quoi raccrocher les éléments d'un décor géométrique gravé remployés tardivement en divers points du mur sud de la nef et du massif nord-ouest ? Celui-ci imite pauvrement des décors d'appareil réticulé, de peltes ou de marqueterie de pierre dont le Poitou offre des exemples notamment, parmi d'autres, aux façades ou clochers de Saint-Jouin-de-Marnes, de la priorale de Villesalem, et de l'ensemble des églises de Poitiers, Notre-Dame-la-Grande en tête. Quelle façade de cette petite église rurale un tel décor ornait-il ?

- le portail sud semble bien avoir été modifié (voir dossier). Mais a-t-il été déplacé de la porte occidentale vers la porte sud ? Pourquoi et à quelle époque ? A-t-il seulement été adapté in situ a l'occasion de travaux de réaménagement ? Vient-il même de l'église Notre-Dame ? En tout état de cause sa mise en place actuelle est tardive comme l'est la destruction et le remploi des éléments de décor géométrique gravé dont la plus grande partie des éléments (5 sur 7) a été repérée dans le remontage du portail. Nous avons conscience de la portée iconoclaste de telles interrogations pourtant légitimement fondées.

Des conclusions plus claires, encore que non exemptes d'obscurités, peuvent cependant être tirées. Nous exprimerons ainsi les phases chronologiques principales de l'édifice :

A- L'EGLISE ROMANE

1- L'édifice originel comporte au 12e siècle une nef, une travée d'avant-chœur et une abside. Il est en toute hypothèse ouvert par un portail occidental dont on ne peut dire si son décor correspond à l'un ou l'autre des deux portails visibles aujourd'hui. A-t-il un portail méridional ? Probablement oui si le cimetière est déjà installé à l'emplacement qu'il occupera jusqu'au 18e siècle, ce que l'on ignore.

Les vestiges de cet état sont essentiellement préservés au nord : pour partie le parement interne de la première travée de la nef, le parement interne et la base externe de la partie principale de la nef et ses deux fenêtres auxquelles s'ajoute le vestige d'une troisième, les parements intérieur et extérieur de l'avant-chœur, ses deux fenêtres et son contrefort d'angle jumelé à l'épaulement, l'ensemble des quatre colonnes jumelées, de leurs chapiteaux et des reins de la voûte de l'avant-chœur, la base complète de l'abside à l'intérieur et ses deux naissances nord et sud avec la base des deux colonnes.

Au sud sont encore observables : à l'intérieur le parement et la fenêtre murée de la première travée, deux vestiges d'ouvertures dans l'avant-chœur ; et du côté extérieur, le parement de la première travée de la nef près de l'angle sud-ouest, le contrefort d'angle jumelé à l'épaulement de l'avant-chœur, les modillons et la corniche de la toiture dans la chapelle Sainte-Catherine. La façade occidentale est reconstruite à l'identique en 1843 (1).

Le couvrement initial de la nef n'est pas connu. S'agissait-il d'une charpente comme tendrait à le suggérer l'absence de toute trace de support intérieur ou de contrefort extérieur ? On peut de plus se demander, dans l'hypothèse d'un voûtement initial, quelle aurait été la fonction des deux colonnes interrompues adossées aux piliers de la travée sous clocher.

La couverture apparaît en tuiles pour la nef et les chapelles dans tous les textes étudiés.

Mais il est fait mention en 1830 de couvertures en pierres plates qui sont de chaque côté du clocher, correspondant notamment à la partie de corniche encore en place sur ses modillons à l'angle sud ouest (2). Il pourrait s'agir de vestiges de la couverture originelle de l'église.

2- Un projet de clocher conduit à vouloir le faire supporter par un massif formé de deux puissants piliers carrés flanqués de colonnes à chapiteaux à crochets, désaxé par rapport à l'ensemble de l'édifice et probablement imprévu dans le programme primitif (3).

Peut-être n'a-t-il jamais été achevé. L'architecte Briant, dans son mémoire de 1875, signale, sans citer ses sources, la reconstruction de la façade vers la fin du l6e siècle, travaux suspendus à la base du beffroi (4). Les traces d'un clocher ancien, encore visible aujourd'hui jusqu'à hauteur de ses quatre fenêtres dans la chambre des cloches, sont-elles celles du clocher roman ?

B- L'EDIFICE GOTHIQUE

l- La nef est voûtée de deux travées d'ogives au 13e ou au 14e siècle. Le sommet des formerets en est encore conservé. La petite porte nord est percée à cette époque.

2- Les chapelles sont construites dans la première moitié du 15e siècle. Elles sont voûtées d'ogives : travée unique pour Sainte-Anne, qu'elle conserve encore en 1717 (5), et deux travées pour Sainte-Catherine (6), détruites avant 1717. Les vestiges des retombées des faisceaux d'ogives sont encore visibles. La disposition actuelle du portail méridional correspondrait à cette phase d'aménagements. La voûte de l'avant-chœur pourrait être modifiée suite à l'ouverture de l'arcade de la chapelle Sainte-Catherine.

Un ensemble de travaux vise à la fortification de l'égrise : surélévation de la nef et de l'avant-chœur, aménagement des combles, percement de l'archère canonnière (datable de la première moitié du 15e siècle), construction du massif nord-ouest fortifiant la petite porte nord et contenant l'escalier conduisant aux combles.

C- L'EDIFICE MODERNE

l- Remplacement de l'abside par un chevet plat voûté en berceau. Rien ne permet de dater cette transformation. La baie axiale à double ébrasement peut être tardive. À l'extérieur son archivolte retombant sur des culots feuillagés et à l'intérieur le lavabo orné de motifs gothiques tardifs semblent rapportés.

Réfection de la voûte de l'avant-chœur : le faîte est reconstruit sur les reins primitifs, peut-être lors de l'ouverture de l'arcade donnant sur la chapelle Sainte-Catherine.

Les textes ne sont d'aucune aide pour dater ces remaniements qui ne sont pas simultanés. Les caractères tardifs de l'archivolte et du lavabo ne permettent pas de rapprocher la construction du chevet plat de celle des chapelles. D'autre part le nombre et l'ampleur des travaux de confortation que connut l'église Notre-Dame depuis la première moitié du 18e siècle au moins ne permettent pas de se fier aux caractéristiques des contreforts pour identifier des phases de travaux. Quel crédit faut-il accorder au mémoire de l'architecte Briant qui, en 1875, fait allusion, sans citer ses sources, à d'importants travaux ayant concerné l'église Notre- Dame vers la fin du 16e siècle (7) ?

2- Construction de la sacristie en 1779.

3- Reconstruction de la façade occidentale en 1843.

4- Construction d'une voûte en berceau brisé en remplacement d'un lambris de couvrement. Il semble que la nef ait perdu ses voûtes d'ogives entre 1632 et 1717. Aucun des devis postérieurs aux travaux de 1632-33, les premiers connus explicitement, ne mentionnent la voûte de la nef. En 1717 la menace que fait peser sur l'église la ruine des chapelles ne porte que sur le mur Sud de la nef et, paradoxalement, sur la voûte du sanctuaire. En 1830 le devis concerne notamment le tillil de l'église et le plancher sur la nef et celui de 1842 le plafond en bois de l'église sans qu'apparaisse la moindre mention de voûte sur la nef. C'est entre 1863 et 1866 qu'une voûte en berceau brisé sera construite sur la nef.

On peut observer que cette dernière, seulement sous-tendue par un doubleau sur corbeaux est vraisemblablement la cause des graves problèmes de stabilité que connut l'édifice.

5- Reconstruction du clocher en 1884.

Cet édifice d'ambition modeste à l'origine, à nef probablement couverte en charpente, a donc ainsi subi à son corps défendant plusieurs tentatives visant à lui appliquer un programme de couvrement autre que celui pour lequel il avait été initialement conçu. Mais celles-ci n'ont abouti pour la plupart qu'à des difficultés techniques désastreuses ayant conduit à une restauration se rapprochant par la force des choses de la solution initiale.

NOTES

(1) A.D. Deux-Sèvres : 2 O Chenay.

(2) A.D. Deux-sèvres : 2 O Chenay.

(3) CROZET, L'art roman en Poitou, p. 158.

(4) A.D. Chenay, mémoire du 15 novembre 1875.

(5) A.D. Deux-sèvres : 24 F 35.

(6) Des sondages urgents exécutés en 1988 ont montré l'implantation des chapelles sur une partie du cimetière médiéval, avec des tombes des 13e-14e siècles. Le cimetière était encore au même emplacement jusqu'en 1781 (voir dossier ensemble cimetière).

(7) A.C. Chenay, mémoire du 15 novembre 1875.

Période(s)Principale : limite 11e siècle 12e siècle
Principale : 12e siècle
Principale : 13e siècle , (?)
Principale : 15e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Auteur(s)Auteur : Briant Pierre architecte attribution par travaux historiques
Auteur : Bizard Antoine architecte attribution par travaux historiques
Auteur : Godineau de la Bretonnerie architecte attribution par travaux historiques

Voir l'annexe Description de l'église paroissiale.

Murscalcaire pierre de taille
calcaire moellon enduit partiel
Toittuile creuse, ardoise
Couverturestoit à longs pans
flèche carrée
Techniquessculpture
Représentationsornement végétal, feuille ornement géométrique, damier, losange, entrelacs ornement figuré, personnages, ancien testament ornement animal, lion
Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsclassé MH partiellement, 1909/11/06
inscrit MH partiellement, 1984/12/21

Annexes

  • Historique de l'église paroissiale Notre-Dame

    Dépendant de l'archiprêtré d'Exoudun, la cure de Chenay était à la nomination du chapitre de Notre-Dame de Poitiers (2). Elle devint en 1850 succursale du doyenné de Chey (3).

    La première mention scripturaire de l'église paroissiale Notre-Dame est celle de la fondation de la chapelle Sainte Catherine le 24 mai 1399 par Jean Prévost et sa femme (Marguerite Marboeuf (4). La nomination ou présentation du chapelain en était réservée au chapitre de Notre-Dame la Grande de Poitiers (5) concurremment avec celui de Ménigoute (6).

    Son revenu consistait en une métairie appelée la Bergeonnerie, située au bourg (7). Au même autel sera plus tard desservie la chapelle des balsans ou de ballezan fondée à une date indéterminée, dont le titulaire est nommé par la famille fondatrice (8). Au préalable, entre 1300 et 1350, une chapelle Saint-Anne y avait déjà été fondée par Pierre Grolleau et Tiphaine Frérescher, sa femme, un ancien seigneur de Teillé, paroisse de Lezay, et décrite ultérieurement '' à l'entrée de l'église dudit Chenay à main droite. Le chapelain en était présenté par le seigneur de Teillé conjointement avec les marguilliers de Chenay, puis par ces derniers et le curé de la paroisse. Le revenu de la métairie du Teil ou de la Gramboisière était affecté à son entretien (9).

    Il faut attendre 1632 pour que l'édifice apparaisse à nouveau dans les textes. La plupart d'entre eux concerneront des travaux liés à son état de conservation alarmant qui semble avoir été une situation chronique et avérée jusqu'à une date toute récente.

    En 1632 et 1633, Louis Simonnet, maître-maçon. y effectue des travaux de réfection importants dont il est payé en 1651 par Pierre Huet, curé de Chenay. Il avait "recouvert le cloché de ladite église... recouvert ladite église tout à neuf..entretenu ladite église et cloché depuis ledit temps de couverture de sa main, ... construict le grand hôtel faict les fondz baptismaulx et bénitiier et la closture desdits fonds, pavé le coeur... griffonné et blanchy les voustes" (10) (voir annexe A).

    Le 5 avril 1717 une visite du curé de Saint Sauvant, Pierre Leclercq, chanoine régulier missionné par l'évêque de Poitiers, effectuée en compagnie de Pierre Bonnet, maître charpentier et Daniel Ferron, entrepreneur de maçonnerie, présents comme experts, constate l'état de ruine des deux chapelles. « L'un (des contreforts de la chapelle Sainte-Anne est entièrement ruiné, et l'autre entièrement endhomagé ; c'est pourquoi il convient de les rétablir pour empescher la ruine du mur de l'église sur lequel les murs de ladite chapelle sont appuyez ». Quant à la voûte de la chapelle « elle a besoin d'este griffonnée de chaud et de sable pour en empescher la ruine ». Ses « vitraux, l'un au midy et l'autre à l'occident [sont] ... sans aucunes vitres ». A côté de la chapelle Sainte Anne « il y a une autre soubs le tiltre de Sainte-Catherine, laquelle joint et est appuyée contre le mur de la mesme église et séparée par un mur de refante qui va jusques à la hauteur de l'égoust, dont les murs sont entièrement ruinez et sans aucune couverture. ..avec trois grandes ouvertures. .. sans aucune entrée ni fermeture », « ... tous les murs...et deux arbouttans ou pilliers doivent estre retablis, aussy bien que toute la charpente et couverture de ladite chapelle ; sans quoi...le mur.. . du midy de laditte église tombera infailliblement en ruine ... paraissant avoir beaucoup tiré et détaché de la vouthe du sanctuaire ». « ... autrefois... laditte chapelle estoint voûtez comme celle de Sainte-Anne l'est encore. . . Cependant... une couverture à thuile courbe suffira avec un lambris au dessous. « Dans la même chapelle... deux arcades ont ésté murées depuis la ruine lesdites chapelles pour faire une closture à l'église » (11) (voir annexe B). Il est à remarquer que le texte parle de ruine du mur de l'église et non pas de sa voûte comme l'on pourrait s'y attendre mais de celle du sanctuaire.

    Ce rapport sans ambiguïté eut pour conséquence une ordonnance de l'évêque du 14 août 1717 mettant en demeure »ceux à qui il appartiendra » de faire exécuter les travaux dans leurs chapelles et engageant le curé et les habitants à se pourvoir à cet effet devant le juge royal de Lusignan (12). Les travaux furent exécutés à une date incertaine, peut-être après le 18 février 1751, date d'un bail adjugé à Jean Roy pour des réparations à l'église (13), mais en tout état de cause avant 1760. En effet, dans une lettre à l'évêque de Poitiers envoyée le 3 décembre 1760, le curé de Notre-Dame, Jacques Papineau, décrit la chapelle Sainte-Catherine, communiquant » par deux grandes arcades de pierre »' avec l'église. Son ancienne voûte augivé... ruinée par le laps des temps'' a été remplacée par « un plat fond, le tout en bois de chêne pour arrêter toute fraîcheurs ». « Au midy sont deux vitraux...bombées... [auxquels} il ne manque pas un quarreau ». Enfin « tout autour de laditte chapelle sont des bancs en pierre de taille » (14) (voir annexe C).

    Dans le même temps des réparations y sont adjugées le 18 février 1751 à Jean Roy (15).

    En 1769 elle est dite nouvellement réparée (16), La sacristie, aujourd'hui détruite, est bâtie en 1779 comme l'atteste la date portée à la fois sur le linteau de sa porte nord, surmontée d'un coeur, d'une fleur de lys et d'un IHS, gravés sur une croix (voir liste supplémentaire), et dans le texte de l'inscription peinte à l'intérieur sur le badigeon : « AD MAIORE........DEI GLORIAM / VIRGINIS QUE MAT .... &c, SACRARIUM ISTUD / ET ARMARIOLA, H. ......INTUS TABERNACULUM / ET ALTARE CONST. .....NDA DECORANDA QUE /HOC PRAESENTI ANNO 1779, INSUPER ET PLUTEUM ..... EM QUE

    CONFESSIONALEM AINNIS SUPER JMPOSITIS &c CONFIENDOS SUMPTIBUS SUIS SPONTAINEIS CURAVIT P.C. BOUCHER HUIUS-CE ECCLESIAE PAROCHIALIS DE CHENAY PASTOR.

    En 1781 le cimetière s'étendant au sud de l'église sera abandonné (voir dossier cimetière) et le 23 messidor an 4 le terrain au nord sera vendu comme bien national (17).

    Le 2 août 1818 un « devis des réparations les plus urgentes à l'église » est établi à la demande du maire par le « maistre masson et recouvreur » Jacques Maisonnier. Il porte sur la couverture en ardoise du clocher et le redressement de sa flèche, la couverture de la nef, la réparation d'un pilier support du clocher et d'un contrefort de la chapelle qu'il faut également prolonger, la réfection des enduits extérieurs, ceux du choeur et le remplacement du vitrage de sept grandes fenêtres, pour un total de 793 francs (18). Les travaux ne seront pas exécutés puisque le 9 janvier 1830 un devis estimatif pour le même objet est rédigé par l'Inspecteur des travaux publics de l'arrondissement de Melle, Lantier de Verrières, pour un montant de travaux de 805 francs 58 atteignant 1000 francs avec les honoraires et les imprévus. Les travail seront adjugés au rabais le 14 novembre 1830 à François Fraigneau, maître-maçon demeurant au village de Brieuil, commune de Chenay, pour un montant de 804 francs, Il exécutera les travaux déjà prévus en 1818 complétés par d'autres. Notamment il surélèvera les « quatre croisées du clocher de chacune 0,50 m pour que le son de la cloche s'échappe mieux », « les deux chapelles couvertes en pierre plate qui sont de chaque côté du clocher seront repassées à neuf », « le tillil de l'église sera réparé... en même bois que celui actuel'' (i1 pourrait s'agir du plafond de chêne de la chapelle Sainte Catherine), le pavé et dallage extérieur sera partiellement remplacé (« ce pavé sera pris à Lezay aux carrières où on a pris pour le temple et l'Eglise ») et « le plancher sur la nef » sera réparé. La réception définitive des travaux est signée le 3 octobre 1832 (19). Nous relèverons les expressions « tillil de l'église » et « plancher sur la nef » et l'absence de toute référence à une voûte du vaisseau.

    Une cloche, non signée mais attribuable aux frères Peigney, avait été mise en place en 1828 (voir dossier individuel objet). On y lit une inscription (20) : + LAN 1828 IAI ETE BENIE PAR MR LOUIS ANDRE DUSOUIL CURE DE CHEY IAI EU POUR PARRAIN MR + CHARLES SILAS HASTRON ET POUR MARRAINE M SUZANNE LEONIDE LARUELLE MR SILAS DASSAS ETANT + MAIRE DE CHENAY,

    L'autre cloche actuellement dans le clocher, réalisée en 1724 par le fondeur lorrain Jean Le Brun à la commande de l'abbé Louis Frotier de la Messelière (21) (voir dossier individuel objet) était-elle absente en 1830 puisque le devis parle du son de la cloche ? L'inventaire des biens de la fabrique de 1906 la dit offerte à l'église par l'abbé Leclerc, curé de la paroisse jusqu'au 1881. Elle avait probablement été cachée pendant la Révolution.

    Dès le 12 juin 1842 un nouveau « devis estimatif des travaux à faire pour réparer et améliorer l'église » est établi par Bizard (Inspecteur des travaux de l'arrondissement ?) pour un montant de 717 francs 66. L'adjudication est faite à François Fraigneau le 7 mai 1843 pour 700 francs, Les travaux, outre l'entretien des couvertures de l'église et de l'escalier, des maçonneries, vitrerie, plafond et enduits divers, prévoient la reconstruction complète « du mur de façade du côté de l'entrée [qui] est sur le point de tomber ». Initialement prévu d'une épaisseur plus importante (0,75m) que le mur d'origine (0,61m), les matériaux complémentaires devaient provenir des carrières de MM Rousseau et Bonneau. Par soucis d'économie on le reconstruira à l'identique avec les matériaux de la démolition. Le contrefort angulaire nord-ouest est prolongé « et une partie du mur au-dessus » renforcé. Le certificat de réception des travaux est daté du 11 septembre 1343 (22) (voir annexe D).

    La reconstruction des voûtes de la nef est une nécessité pour la sécurité en 1863, L'architecte Godineau, de Châtellerault, établit un devis de 4500 francs. Une partie des travaux sont exécutés la même année par des marchés de gré à gré. En 1864 autre devis de 2273 francs est approuvé par le Préfet et en 1865 un marché de gré à gré de 1004 francs est passé avec un sieur Vivien. Les travaux seront terminés en avril 1866 (23) (voir annexe E).

    La reconstruction du clocher, ou plus exactement la reprise et l'achèvement du clocher jamais terminé, est à l'ordre du jour dès 1875. Un mémoire de l'architecte Briant, de Niort, rappelle que, reconstruit vers la fin du XVIe siècle..., ce ne fut qu'à la fin du [XVlIIe] siècle que cette construction inachevée fut coiffée d'une espèce de pyramide renflée et arrondie à sa base..presque noyé[e] dans la charpente de l'église, si bien que l'on n'entend qu'à peu de distance le son des cloches (24). En 1830 on le disait pourvu de quatre croisées.. cintrée[s] (25) . L'architecte en établit le cahier des charges et le devis pour un montant de 4273 francs, prévoyant la démolition des anciennes constructions et l'emploi des moellons de pays et la pierre de taille et d'appareil de Souché près de Niort. Il lui prévoit « la forme romane parce qu'elle est le caractère de l'édifice et qu'elle est surtout commandée par la base sur laquelle doit être assise la construction projetée ». Le Ministère des Cultes conditionne son aide financière à des modifications du projet : réduction d'un mètre de la hauteur, modification acceptée par l'architecte, et substitution à la flèche prévue d'une couverture en pavillon demande non prise en compte. Avant même le début des travaux un ouragan détruit une partie de la toiture du vieux clocher. Le président de la fabrique, chargé par le maire de la conduite de l'opération, conclut en 1882 un marché de gré à gré avec les entrepreneurs Charles Nigot, de la Roche-Enard, et Gustave Valentin, de Niort. Le procès verbal de réception définitive des travaux sera signé le 19 février 1884 (26) (voir annexe F). Une photographie de la chapelle Sainte-Anne, publiée en 1893 (27) montre que les peintures qui ont subsisté jusqu'aux restaurations récentes étaient déjà réalisées.

    Un projet de travaux est dressé par l'architecte Boutaud en 1901 pour un montant de 2996 francs. « Les fondations de l'édifice, établies sur l'argile, se sont tassées avec le temps ; des lézardes se sont produites et la solidité du monument est compromise. Le projet consiste à reprendre un des murs de côté et la partie de voûte qu´il supporte [partie de voûte près le clocher et mur de l'escaliers] ». Adjugés en 1902 à Maximin Meunier, entrepreneur à Exoudun, pour 2260 francs, les travaux s'achèvent en novembre de la même année (28).

    La mise en oeuvre de la loi de séparation a pour conséquence l'établissement d'un inventaire des biens de la fabrique le 14 février 1906, le même jour qu'au temple (29).

    La reprise de la voûte semble à nouveau nécessaire en juillet 1939 : un devis de l'Architecte ordinaire des Monuments Historiques chiffre les travaux à 24 703 francs. Ils ne seront pas exécutés et seront à nouveau estimés par l'Architecte des Bâtiments de France à 90 000 francs en 1962, sans plus d'effet (30). Le clocher subit une réfection pour un montant de 478 000f en 1958 (31). Mais l'état de la nef se dégrade rapidement. Un arrêté municipal du 20 janvier 1971 en interdit l'accès et toute utilisation cultuelle. Une demande de démolition de la voûte est accordée en 1972 et mise à exécution. Depuis, des travaux de restauration exécutés entre l 987 et 1994 (32) ont cherché à retrouver un état antérieur à 1779 ; les gouttereaux de la nef ont été abaissés au niveau de ceux de l'avant-choeur, celle-ci a reçu un couvrement en charpente, le niveau du sol de l'avant-choeur et du choeur a été abaissé, l'arcade entre la nef et la chapelle Sainte-Catherine a été rouverte, le plafond de celle- ci supprimé et l'ensemble des maçonneries extérieures et intérieures a été restauré, à l'exception de la façade nord, avec notamment suppression de l'enduit peint antérieur à 1893. La présentation adoptée révèle ainsi diverses phases antérieures de l'aménagement de l'église, Le classement du portail méridional au titre des monuments historiques intervient en date du 8 novembre 1909. La cloche de 1794 le sera comme objet mobilier le 26 février 1943 et une inscription à l'inventaire supplémentaire sera prise le 21 décembre 1984 pour le reste de l'édifice.

    NOTES

    (2) LEDAIN, Dictionnaire topographique.

    (3) BEAUCHET-FILLEAU, Pouillé, p. 48, 249 ; A.E. Poitiers, doyenné de Lezay.

    (4) DUBREUIL, Recherches historiques..., p. 22 note 1.

    (5) BEAUCHET-FIILEAU, Pouillé.

    (6) DUBREUIL, Recherches historiques..., p. 43-48.

    (7) A.D. Vienne : G 426. Les bâtiments de la ferme occupaient la parcelle AB 185 (cad. 1974).

    (8) BEAUCHET-FILLEAU, Pouillé, A.D. Deux-sèvres : 24 F 34 ; B.M. Poitiers : ms 383, p. 161- 163.

    (9) BEAUCHET-FILLEAU, H. - Pouillé ; DUBREUIL, Recherches historiques..., p. 22 note 1 ; DUBREUII, Lezay, ses seigneuries, ..., p. 185 ; A.D. Deux-sèvres : 24 F 3 l et 34, 14 F 180 ; B.M.P. : ms 383, p. 161-163.

    (10) A.D. Deux-sèvres : 24 F 35.

    (11) A.D. Deux-sèvres : 24 F 3.

    (12) ibidem.

    (13) A.D. Vienne : C 26.

    (14) A.D. Deux-sèvres : 24 F 34.

    (15) A.D. Vienne : C 26 .

    (16) A.D. Deux-sèvres : 14 F 180, p. 112.

    (17) A.D. 24 F 35.

    (18) A.D. Deux-sèvres : 24 F 35.

    (19) A.D. Deux-sèvres : 24 F 35.

    (20) BERTHELE, Enquêtes campanaires, p. 182.

    (21) BERTHELE, Enquêtes campanaires, p. 145.

    (22) A.D. Deux-sèvres : 2 O 757 Chenay.

    (23) A.D. Deux-sèvres : 2 O 757 Chenay.

    (24) A.D. Chenay, mémoire du 15 novembre 1875.

    (25) A.D. Deux-sèvres : 24 F 35.

    (26) A.D. Deux-sèvres : 2 O 757 chenal - A.C. Chenay.

    (27) in ROBUCHON, Jules.- Paysages et monuments du Poitou. Pl. p. 12 : zone latérale sud.

    (28) A.D. Deux-sèvres : 2 O 757 Chenay.

    (29) A.D. Deux-sèvres : 13 V 3.

    (30) DRAC Poitou-Charentes/ CRMH, dossier Deux-Sèvres-Notre-Dame de Chenay

    (31) A.C. Chenay.

    (32) DRAC Poitou-Charentes / CRMH, ibidem.

  • Description de l'église paroissiale Notre-Dame

    I- Situation et composition d'ensemble

    L'église de Chenay est située au centre du bourg, immédiatement en bordure ouest de la route départementale n° 950 de Poitiers à Saintes. Construite sur terrain plat légèrement dénivelé, elle est environnée au nord par un jardin, au Sud par une place plantée d'arbres, emplacement de l'ancien cimetière, tandis qu'à l'ouest est réservé un accès peu commode au portail, en avant du mur de clôture d'une propriété.

    L'édifice est orienté, avec un léger décalage au sud. Il se compose d'une nef sans bas-côtés ni transept, d'un avant-chœur d'une travée et d'un chœur à chevet plat, Diverses constructions sont venues se placer contre l'élévation sud (deux chapelles), le mur oriental du chevet (la sacristie, aujourd'hui disparue) (état 1779 dans le dossier illustrations) et l'angle nord-ouest (massif de contrefort). Un clocher surmonte à l'ouest la première travée de la nef.

    II- Les matériaux et leur mise en œuvre

    L'église est construite en pierre calcaire locale. La plupart des murs sont en pierre de taille : c'est le cas du chevet, de la façade ouest, des deux travées est de l'élévation nord et de la travée ouest de l'élévation Sud, des contreforts, corniches, chaînages d'angle, cadres de baies, dallages et escalier menant au clocher. Le reste est en moellons appareillés partiellement enduits. La couverture est en tuile creuse pour la nef, en ardoise pour le clocher.

    III- Structure, élévations intérieures et distribution

    L'édifice est pour partie voûté en berceau et pour partie couvert en charpente apparente depuis la démolition de la voûte de la nef et la restauration qui a suivi. On y pénètre à l'ouest par un emmarchement descendant de trois degrés, et de même par deux autres degrés au sud.

    Un dallage, remployant de nombreuses dalles funéraires (cf. dossier et liste supplémentaire), recouvre tous les sols intérieurs.

    1- La première travée de la nef

    La travée sous clocher, renforcée pour supporter la charge de ce dernier, prend de ce fait l'allure d'un porche. Elle est limitée à l'est par un mur épais, percé de trois arcades communiquant avec la nef : deux arcs étroits en plein cintre encadrent un troisième arc, brisé, plus large et moins haut. Les arcs retombent sur deux puissants piliers à noyau carré flanqués de colonnes, à base moulurée reposant sur un socle rectangulaire également mouluré et orné d'une griffe aux angles antérieurs. L'alignement des piliers est désaxé par rapport à l'ensemble de l'édifice.

    Exceptées celles du côté de la nef qui s'interrompent brusquement au-delà du pilier, chaque colonne possède un chapiteau (cf. dossier objet). Les colonnes ouest soutiennent une des retombées des deux arcs brisés séparant la travée sous clocher en trois vaisseaux l'autre retombée étant supportée par deux corbeaux en Saillie sur le revers de la façade.

    Contre les murs gouttereaux nord et sud, les arcs étroits en plein cintre reposent sur un cordon se poursuivant tout le long de la nef à la naissance de la voûte. La partie médiane de la travée est voûtée en plein cintre dans le sens ouest-est, les parties latérales en demi-berceau reposent, contre les murs gouttereaux sur un cordon semblable à celui de la nef, mais situé légèrement plus haut.

    Au revers de la façade occidentale s'ouvre une porte en plein cintre surmontée d'une haute fenêtre ébrasée également en plein cintre. Dans le mur sud une baie écrasée en plein cintre, avec appui à trois degrés, a été obturée. Les traces d'une litre funéraire sont réparties sur une zone courant au niveau de l'arc de la porte occidentale, se retournant sur le mur sud de la travée et limitée sur le mur nord par une petite croix de consécration peinte en rouge près de l'angle.

    Une petite banquette de pierre, à la base des murs ouest et sud, se prolonge dans la nef jusqu'au portail sud et, après une interruption, le long du mur nord.

    Dans l'angle nord-ouest une porte rectangulaire donne accès à l'escalier du clocher, vis tournant à gauche qui monte à l'intérieur d'un contrefort. Un escalier droit en pierre prend le relais et aboutit vers le sud à la chambre des cloches. Celle-ci est éclairée, au premier niveau, à l'ouest, par une étroite fenêtre ébrasée en arc brisée, et au deuxième niveau par deux fenêtres en plein cintre percées dans chaque mur. On remarque au premier niveau, sur chacune des faces sud, est et nord, une baie murée au cintre tronqué par des reprises ultérieures. Entre ces deux étages, une charpente métallique soutient deux cloches (cf. dossier).

    2- La partie principale de la nef

    Elle est couverte d'une charpente apparente depuis la démolition de la voûte en berceau brisé. Sur les gouttereaux un cordon souligne la naissance du berceau au-dessus duquel apparaît, au nord comme au sud, le sommet de deux arcs formerets brisés à moulures rondes, vestiges des deux travées d'une voûte d'ogives. De part et d'autre de l'arc triomphal des pierres bûchées appartiennent à l'arc qui complétait le système à l'est.

    L'emplacement des supports de retombée de ses nervures se lit, dans des reprises verticales de maçonnerie ou des pierres de taille bûchées en surface, aux quatre angles de la partie principale de la nef et au milieu de chacun des deux murs nord et sud. Les retombées du doubleau occidental sont situées sensiblement en avant des piliers de la première travée.

    Du côté nord la nef est percée de deux fenêtres à simple degré. Au voisinage des piliers de la première travée, on observe sur le mur nord quelques claveaux d'une baie détruite. À la base du mur la petite banquette de pierre a une hauteur visible de 8 à 13 cm. Elle est interrompue vers l'ouest par une porte en arc brisé communiquant vers l'extérieur, à droite de laquelle est adossée la base d'un fût de colonne.

    Sauf à proximité des piliers de la travée sous clocher et de la porte en arc brisé, l'ensemble des maçonneries est homogène, seulement marqué par la trace du support médian de la retombée des ogives. Le mur présente dans sa partie droite une retraite à 50 cm au-dessus de la banquette, encadrée par un chanfrein, s'amortissant à environ 0,50m au-dessous de la corniche et se prolongeant jusqu'au chœur.

    Du côté sud la nef présente deux arcades. Celle de droite, en arc segmentaire, est la baie du portail sculpté (voir plus loin et dossier) communiquant avec l'ancienne chapelle Sainte-Anne, formant une sorte de porche latéral. Une large reprise de maçonnerie marque, sur sa droite, son raccord avec la première travée. Celle de gauche, grand arc brisé aux puissantes moulures prismatiques, donne sur l'ancienne chapelle Sainte-Catherine.

    Des pierres de taille gravées d'un décor géométrique sont en remploi dans le piédroit de la baie de droite (frise de losanges) et dans l'écoinçon gauche de la grande arcade (trois lignes en croisillon).

    3- L'avant-chœur et le chœur

    La travée d'avant-chœur, plus étroite, est limitée par deux arcs doubleaux à deux rouleaux, dont l'un forme arc triomphal, portant une voûte en berceau brisé en moellons appareillés, retombant sur des colonnes jumelées engagées dans une pile rectangulaire (chapiteaux : cf. dossier objet) et reposant sur une base moulurée et un socle à arête chanfreinée. Les reins de la voûte sont appareillés en belle pierre de taille tandis que le faîte, marquant une rupture du rayon de courbure de l'arc, est constitué de pierres moins régulières et d'un module plus allongé. Le tailloir des chapiteaux. (cf. voir dossier objet) est formé par le prolongement du cordon courant le long des murs de la nef. Les bases du côté nord sont plus hautes de 25 cm environ que celles du côté sud.

    Dans le mur nord, aux maçonneries parfaitement homogènes, s'ouvrent deux fenêtres à deux degrés. À sa base se prolonge la retraite chanfreinée observée dans la nef . Le mur sud est presque entièrement ouvert par un grand arc brisé, semblable à celui de la nef) dont les écoinçons présentent la partie haute de deux fenêtres en plein cintre murées faisant face à celles du mur nord. Quelques arrachements du mur subsistent à la base des supports de colonnes jumelées. Le fond de l'arcade est muré, formant un renfoncement voûté en berceau, percé de deux portes, celle de droite obturée à l'exception de son imposte vitrée, et d'une fenêtre garnie d'un vitrail (voir liste supplémentaire).

    Le chœur est éclairé à l'est par une large baie écrasée en plein cintre et au sud par une baie moins importante du même type. Sa maçonnerie de pierre de taille est différente de celle du mur nord de la nef et de l'avant-chœur. On y trouve quelques marques de tâcherons (J et X). À gauche du mur de chevet une petite porte murée donnait accès à la sacristie aujourd'hui détruite. Au nord s'ouvre une niche et au sud un lavabo voûté d'une petite croisée d'ogives. Sa tablette est saillante et ses piédroits creusés d'un cavet se raccordent mal à l'arc segmentaire à réseau d'intrados trilobé qui le couvre. Le mur de chevet porte les restes d'un décor peint polychrome (rinceaux. guirlandes) passant sur le linteau de bois de la porte de la sacristie (voir liste supplémentaire). Une banquette de 30 cm de hauteur a arête chanfreinée, inscrite entre les trois murs du chœur, est formée par la base à retraite de l'abside semi-circulaire primitive, construite en larges dalles calcaires très Lien appareillées, qu'un sondage archéologique a révélée dans son intégralité (1).

    4- La chapelle Saint-Anne (voir dossier objet : portail)

    Voûtée en berceau elle est éclairée au sud et à l'ouest par une baie écrasée en plein cintre. Sous la fenêtre sud, une porte rectangulaire ouvre sur l'extérieur. Un portail roman manifestement déplacé et modifié communique avec la nef. Dans les angles de part et d'autre du portail subsistent les retombées sur des culots des faisceaux de nervures d'une voûte d'ogive. Le culot de gauche est orné d'une tête humaine. La jonction du mur ouest et de la nef est marquée par quelques pierres de taille. Une maçonnerie est saillante au pied de l'angle nord- est sur une hauteur de 53 cm et une longueur de 75 cm. Elle est liée au mur de la nef et présente les traces d'un chanfrein à sa partie supérieure. D'autres pierres de taille marquent la jonction des deux murs.

    Des pierres de taille portant un décor géométrique gravé sont en remploi dans l'angle nord-est (frise de losanges, croisillons) et dans les écoinçons du portail (trois lignes croisées, peltes).

    5- La chapelle Sainte-Catherine

    La chapelle Sainte-Catherine comprend deux travées ouest et est actuellement couvertes en charpente apparente. Le mur nord présente un fort décrochement en son milieu correspondant à l'épaulement de la nef sur l'avant-chœur, buté par un contrefort de faible épaisseur à talus.

    Les deux travées communiquent avec la nef par les deux arcades déjà décrites, au- dessus desquelles apparaissent les deux arcs formerets brisés d'une voûte d'ogives disparue.

    Les retombées des faisceaux de nervures restent visibles dans l'angle sud-ouest, avec un culot en écu, dans l'angle nord-ouest, avec un culot en forme de visage humain, et au nord avec un culot à la retombée du formeret et sans culot dans le contrefort entre les deux travées.

    Dans la travée ouest, entre l'arcade et le formeret, la partie supérieure d'une grande baie très écrasée a été dégagée lors des restaurations. Plus haut, une rangée de 8 modillons, dont certains sont sculptés, supportent une corniche située en contrebas du sommet du mur. Dans la travée orientale ne restent que deux modillons (voir liste supplémentaire).

    À l'est une porte rectangulaire dorme sur l'extérieur et une petite fenêtre est ouverte en partie haute du mur. Au sud au premier niveau une large porte rectangulaire est obturée et deux fenêtres ébrasées en plein cintre sont ouvertes au second niveau.

    Dans l'angle nord-ouest un massif de maçonnerie informe fait pendant à celui de la chapelle Sainte-Anne.

    IV- Élévations extérieures

    l- Façade occidentale

    Elle est formée par le mur pignon qu'épaulent quatre contreforts. Deux encadrent étroitement le portail (avec retraite, talus et larmier) s'arrêtant avant le sommet du mur. Les deux autres sont des contreforts angulaires. Celui de droite, arrêté à mi hauteur, est taluté et à larmier. Celui de gauche présente une retraite et s'élève jusqu'au sommet du mur pignon. Sa face sud-ouest est percée de deux étroites petites fenêtres rectangulaires à encadrement chanfreiné éclairant l'escalier en vis bâti dans son épaisseur.

    Au centre de la façade s'ouvre au premier niveau une porte en plein cintre à double rouleau retombant sur des tailloirs avec archivolte ornée d'un ruban plié. Son tympan est formé d'une dalle dont l'arête inférieure est en forme de tore dont on retrouve l'équivalent formant le seuil (peut-être ancienne pierre tombale). La base des piédroits possédait un chanfrein aujourd'hui recouvert par le remblai du sol.

    Un larmier, prolongement du larmier médian des contreforts, sépare le portail d'une étroite fenêtre rectangulaire chanfreinée située au second niveau. Sur la face interne des contreforts encadrant le portail on remarque deux corbeaux en saillie.

    Au-dessus du pignon s'élève le clocher de plan carré. Au-dessus d'un larmier s'ouvrent, sur chacune des quatre faces identiques, deux hautes fenêtres en plein cintre à archivolte retournée. Au sonnet du mur, une rangée de modillons soutient une corniche.

    2- Élévation sud

    L'élévation sud présente plusieurs volumes. Une première travée, à gauche, correspondant à la travée sous clocher, est couronnée par une corniche portée par des modillons supportant la saillie de rive de la toiture. Elle montre des traces de reprise de maçonnerie et celle de la baie en plein-cintre murée observée à l'intérieur. Sa base présente une retraite chanfreinée qui se retourne sous le mur ouest de la chapelle Sainte-Anne sur une longueur de 66 cm et une hauteur de 48 cm.

    En saillie vient ensuite le volume des deux chapelles. La première est ouverte d'une fenêtre en plein cintre à l'ouest, d'une autre plus grande, au sud, surmontant une porte rectangulaire à coussinets. Elle est limitée par deux contreforts angulaires talutés, celui de droite plus large que celui de gauche, Sa liaison avec le mur sud de la nef est marqué, comme l'est son angle intérieur nord-ouest, par des pierres de taille et par le retour à sa base de la retraite chanfreinée de la première travée.

    Plus à l'est le mur de la chapelle Sainte-Catherine, légèrement en avant du précédent, est percé de deux fenêtres en plein cintre et son retour, à l'est, d'une porte rectangulaire à coussinets à encadrement chanfreiné.

    Ensuite le mur du chœur est épaulé à gauche par deux contreforts, le plus petit appuyé contre l'autre. Immédiatement à leur droite s'ouvre une fenêtre en plein cintre et à l'extrémité du mur se dresse un gros contrefort angulaire. Au sommet du mur court une corniche dont seule l'extrémité gauche, légèrement plus saillante, est portée par deux modillons. À la base du mur, parmi les blocs mis en place pour fonder le chœur, apparaît, sur une longueur de 118 cm et 108 cm de haut, un vestige de l'abside primitive, éléments sur tracé courbe comprenant la base du mur, la retraite chanfreinée, deux assises et la base d'une colonne.

    3- Élévation nord

    L'élévation nord présente plusieurs travées séparées par des contreforts. De nombreuses reprises de maçonnerie en marquent le parement sur toute sa longueur.

    La première travée à gauche correspondant au chœur est limitée, à l'est, par un gros contrefort angulaire à talus et, à l'ouest, par un contrefort d'angle jumelé et taluté. On y trouve quelques marques de tâcherons (J et X). À la base de l'angle formé par le contrefort, apparaît, sur une longueur de 104 cm, un vestige de l'abside primitive, éléments sur tracé courbe comprenant la base du mur, la retraite chanfreinée, deux assises et la base d'une colonne présentant une frise de motifs en pyramide concave à rapprocher de celui des chapiteaux de la travée d'avant-chœur (cf. dossier objet).

    La suivante, travée d'avant-chœur, percée de deux hautes fenêtres en plein cintre et d'une archère-canonnière au sommet, est limitée à l'est par deux contreforts à ressaut différents l'un de l'autre. Le tiers supérieur du mur présente sur toute la longueur de la travée une retraite marquée par un talus en dalles de pierre, Le parement au-dessous du larmier est un bel appareil de pierre de taille très homogène, il est en moellons équarris au-dessus.

    Ces deux premières travées sont couronnées par une corniche, celle de la travée d'avant-chœur portée par des modillons. Un contrefort d'angle jumelé en équerre enveloppe l'épaulement de la nef percée de deux hautes fenêtres en plein cintre. Une très importante reprise de maçonnerie se lit sur toute son élévation depuis la fenêtre de gauche jusqu'à la construction suivante. Seules paraissent en place les trois assises inférieures.

    Contre l'élévation de la première travée de la nef est accolé un très large massif, légèrement taluté à sa base, sur la face nord duquel s'ouvre une porte en plein cintre donnant accès à un couloir où quatre marches descendent vers une porte en arc brisé communiquant avec la nef. À l'ouest ce massif est ouvert, et dans son épaisseur monte un escalier droit en pierre qui donnait accès aux combles de la nef avant la démolition de la voûte. À sa base, à l'est, un fragment de décor géométrique gravé est en remploi.

    4- Le chevet

    Constitué par un pignon découvert il est épaulé par deux gros contreforts angulaires. Àdroite, contre sa partie inférieure, s'appuie un mur conservé de l'ancienne sacristie avec une baie portant la date 1779, lié au mur de clôture du jardin mitoyen. Au centre s'ouvre une première baie écrasée en plein cintre, dont l'archivolte, retombant sur deux culots à motifs feuillagés, est rapportée, et en partie haute une seconde baie, plus petite et sans archivolte. Au sommet du pignon se dresse une croix de faîtage en pierre.

    V- Combles et couvertures

    1- Le clocher

    Sur le clocher s'élève une flèche octogonale à égout retroussé de plan carré, couverte d'ardoise. La charpente se compose de deux enrayures, celle du bas formée de deux extraits croisés (placés selon deux diagonales de l'octogone) réunis par quatre goussets où s'assemblent quatre foyers.

    2- La nef, l'avant-chœur et le chœur

    Ils sont couverts d'une toiture à longs pans (nord et sud) couverte de tuiles creuses et portée par des fermes de type courant.

    4- Autres toitures

    Les deux chapelles, les versants de part et d'autre du clocher et le massif nord sont couverts chacun d'un toit en appentis à tuiles creuses. Celui de la chapelle Sainte-Catherine est porté par des chevrons.

    NOTES

    (1) FOURTEAU-BARDAJI, Anne-Marie. - Poitou-charentes. Deux-sèvres. Chenay : le bourg ; FOURTEAU-BARDAJI, Anne-Marie. - Chronique des fouilles 1988. Chenay, le bourg...

  • Annexe A

    « Auiourd'huy segond aougt mil six cens cinquante un par devant nous notaires royaux a Lusignan soubsignez, Louis Simonnet, maitre masson, demeurant au village du Coudré d'Espine, parroisse de Rom, a recognu avoir esté entierement payé... de Me Pierre Huet, pretre, curé de Chenay, y demeurant ... des reparations par luy faictes dans l'eglise de Chenay et qui ensuivent : scavoir d'avoir recouvert le cloché de ladite esglise l'année mil six cens trante deux ou trois, recouvert ladite esglise tout a neuf ladite année trante trois, entretenu ladite eglise et cloché despuis ledit temps de couverture de sa main, ledit Huet ayant fourny des materiaux, avoir construict le grand hotel de ladite engise, faict les fondz baptismaulx et benistier et la closture desdits fonds, pavé le coeur de ladite eglise, griffonné et banchy les voustes, et desdictes reparations s'est contanté et en a quitté et quitte ledit Huet ...

    Faict le jours et an sudits audit Lusignan, avant midy, et a ledit Simonnet declaré ne scavoir signer la minutte ... » (A.D. Deux-Sèvres : 24 F 35).

  • Annexe B

    Visite des chapelles Sainte-Anne et Sainte-Catherine de Chenay, le 5 avril 1717.

    Ajourd'huy cinquiesme jour de mois d´avril mil sept cent dix sept, nous Pierre Leclerc, chanoine regulier, prestre prieur de Saint-sauvant, commissaire en cette partie de Monseigneur... evesque de Poitiers, nous sommes transportez au bourg de Chenay pour faire la visite de deux chapelles en l'eglise dudit Chenay, la premiers soubs le tiltre de sainte Chatherine et la seconde soubs le tiltre de sainte Anne, deservies en l'egliseenlise dudit Chenay...

    Et a l'effect de laditte visite nous avons pris pour experts les personnes de Pierre Bounet, cherpantier, et Daniel Ferron, masson entrepreneur, ....

    Premierement nous avons veu et visité une chapelle, appellée la chapelle de Sainte-Anme, sittuée a l'entrée de l'eglise dudit Chenay a main droitte ; dans laquelle estans entré nous avons trouvé un autel tout a fait desgarny et denué d´ornement a la réserve d'un grand tableau peint sur une toille fort vieux et uzé dans lequel sont representé saint Joachim, sainte Anne et la Vierge qui convient d'estre racommodé et retably.

    Plus deux fenestres ou vi traux, l'un au midy et l'autre à l'occidant ; l'un au midy de quatre ou cinq pieds de hauteur et de deux pieds et demy de large, et l'autre de trois pieds de hauteur et de deux de largeur ou environ avec des grilles de fer en croisée et sans aucunes vitres, a la reserve de quelque carreaux, dont la pluspart sont encor rompus, ainsi il convient les remette en entier. Plus a la voute et plafon de laditte chapelle, elle a besoin d'estre griffonnée de chaud et de sable pour en empescher la ruine.

    Plus au dehors de laditte chapelle, il y a deux arbouttans ou piliers en massonne et pierre de taille qui prennent depuis le bas de pavé jusques a la hauteur de la couverture, dont l'un est entierement ruiné, et l'autre entierement endhomagé ; c'est pourquoy il convient les retablir pour empescher la ruine du mur de l'eglise sur lequel les murs de laditte chapelle sont appuyez.

    à laditte chapelle de Sainte-Anne, il y a une autre soubs le tiltre de sainte- Catherine, laquelle joint et est appuyée contre le mur de la mesme eglise et separée par un mur de refante qui va jusques a la hauteur de il egoust, dont les murs sont entierement ruinez et sans aucune couverture de la longueur de vingt et quattre pieds au dedans et de deux pieds et demys d'espaisseur, avec trois grandes ouvertures de quattres pieds de large et huit pieds de hauteur sans aucune entrée ny fermeture ; ainsy nous estimons que tous les murs de laditte chapelle de Sainte- Catherine et deux arbouttans ou pilliers doivent estre retablis, aussy bien que toutte la charpante et couverture de laditte chapelle ; sans quoy il y a une preuve evidente que le mur de costé du midy de laditte eglise tombera infailliblement en ruine ; et mesme autrefois la couverture de laditte chapelle, esteint voûtez comme celle de Sainte-Anne. L'est encor ; cette preuve paroist par une arcade qui y reste encor ; cepandant nous estimons pour eviter une depance considérable, q'une cher- pante et une couverture a thuille courbe suffira avec un lambris au dessous, ; et si dans peu il n'y est pas mis remede le mesme mur de l'eglise du costé du midy menace une entiere ruine paroissant avoir beaucoup tiré et détaché de la vouthe du sanctuaire de la mesme eglise.

    Dans la mesme chapelle nous avons remarqué deux arcades qui ont esté murées dupuis la ruine desdittes chapelles et pour faire une closture à l'eglise, laquelle est diminuée du moins d'un thiers par laditte closture, en sorte que par le retablissement de cette chapelle de Sainte-Catherine et la demolition du mur soubs les deux arcades, l'eglise augmentera d'une tierce partye ; et le mur du costé du midy ou sont situées les deux chapelles cy dessus, sera en toutte sureté en y détruisant quelques lières qui s'y sont engendréz depuis qu'elles sont decouvertes et ruinées, un et en y faisant / récrepy et griffonage a chaud et sable tout le long dudit mur, et faute de ci il est presque certain que laditte eglise ne peult subsister longtemps, ce que nous dit bonnet et Ferron, cherpantier et masson...

    Et signé de moy dit Pierre Bounet, audit Chenay le jour et an que dessus declaré. Ainsi signé, Leclercq, prêtre de Saint-Sauvant et P. Bounet » (A.D. Deux-Sèvres : 24 F 35).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives nationales : F 21 1872.

    Archives nationales, Paris : F 21 1872
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 11079 ; 14 F 180 p. 112 ; 24 F 31, 32, 34, 35 ; G l 8, 46, 82 ; 2 O 755 et 757 Chenay ; 3 O 2080 ; S 97 ; 13 V 3.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 11079 ; 14 F 180 p. 112 ; 24 F 31, 32, 34, 35 ; G l 8, 46, 82 ; 2 O 755 et 757 Chenay ; 3 O 2080 ; S 97 ; 13 V 3
  • Archives départementales de la Vienne : C 26 ; 4/32/20 et 4/32/26, minutes Geoffroy, n° 1570 ; G 426.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : C 26 ; 4/32/20 et 4/32/26, minutes Geoffroy, n° 1570 ; G 426
  • Archives diocésaines, Poitiers : cartonnier 25, églises et presbytères, secours ; doyenné de Lezay, dossier Chenay.

    Archives diocésaines de la Vienne, Poitiers : cartonnier 25, églises et presbytères, secours ; doyenné de Lezay, dossier Chenay.
  • Archives de la commune de Chenay.

    Archives municipales, Chenay
  • Bibliothèque municipale de Poitiers : ms. 383 (192).

    p. 161-163 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : ms. 383 (192)
  • Conservation régionale des Monuments historiques Poitou-Charentes, dossier Notre-Dame de Chenay.

    Direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes, Conservation régionale des monuments historiques, Poitiers : Conservation régionale des Monuments historiques Poitou-Charentes, dossier Notre-Dame de Chenay.
Documents figurés
  • Le Cormenier (Deux-Sèvres). L'église, vue du chevet, prise au nord-est. Paysages et monuments du Poitou. S. d. Jules Robuchon. 169 x 226 mm. Photographie (héliogravure).

    p. 11-12, 1 fig. in texte, 1 pl Bibliothèque nationale de France, Paris : Département des Estampes. Topographie de la France, Va 79 t. I (A-N)
  • Commune de Chenay. Reconstruction d'un clocher. Plans. 15 octobre 1875. Briant, architecte, Niort, Ech. 1/100. Élévation de la façade occidentale, plan de la travée sous clocher, coupe longitudinale du clocher et de la partie ouest de l'église, 3 plans de la charpente (A.C. Chenay).

    Archives municipales, Chenay
  • Deux-sèvres. Arrondissement de Melle. Église de Chenay. [face est base clocher], sans lieu ni date. Encre, crayon (Archives de la Direction du Patrimoine, non coté).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • Deux-Sèvres. Arrondissement de Melle. Église de Chenay. Paris, octobre 1907. Devérin [A.C.M.H.]. Ech. 0,005 (p1an), 0,025 (2 coupes), 0,005 (1 coupe), 0,02 (détail). Encre, lacis, aquarelle (Archives de la Direction du Patrimoine, non coté).

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
  • Intérieur de l'église de Chenay ; porte latérale sud. Héliogravure. In : ROBUCHON, Jules, Paysages et monuments du Poitou. Paris : imprimerie typographique de la société des Imprimeries réunies (sous les auspices de la Société des Antiquaires de l'Ouest), tome IX Lezay, livraisons 227 et 228, 1893.

    p. 11-12, fig. p. 12
  • Photographie. Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort. 12Fi 104

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 12Fi 104
Bibliographie
  • Beauchet-Filleau, Henri. Pouillé du diocèse de Poitiers. Niort (22, rue des Halles) : L. Clouzot ; Poitiers (4, rue de l'Éperon) : H. Oudin, 1868.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : 254 BEA
  • Berthelé, Joseph. Enquêtes campanaires. Notes, études et documents sur les cloches et les fondeurs de cloches du 8e au 20e siècle. Montpellier : imprimerie Delord-Boehm et Martial, 1903.

    p. 145, 181, 182
  • Crozet, René. Dictionnaire des églises de France. Paris : Robert Laffont, 1967, tome IIIc, Poitou-Saintonge-Angoumois.

    p. 47
  • Crozet, René. L´art roman en Poitou. Paris : Laurens, 1948.

    p. 125, 134, 136, 152, 158, 177, 18 1, 184, 228, 23 1, 243, 272 Médiathèque, Thouars : 944.6
  • Crozet, René. Survivances antiques dans le décor roman du Poitou, de l'Angoumois et de la Saintonge. Bulletin monumental, t. 114, 1956.

    p. 16 note 4
  • Dubreuil, François. Lezay, ses seigneuries, ses seigneurs. Lezay : H. Canon, 1940.

    p. 185
  • Dubreuil, François. Lezay, recherches historiques sur le canton. Lezay : A. Chopin, 1942.

    p. 19-23 ; 43-48
  • Eygun, François. Art des pays d'Ouest. Paris : Arthaud, 1965.

    p. 112
  • Fourteau-Bardaji, Anne-Marie. Chronique des fouilles 1988. Chenal, le bourg, sauvetage urgent : site médiéval. In : Bulletin de liaison et d'information de l'Association des archéologues, Direction des antiquités en Poitou-Charentes. N° 18, 1989.

    p. 56
  • Fourteau-Bardaji, Anne-Marie. Poitou-Charentes. Deux-Sèvres. Chenay : le bourg. In : Gallia informations Préhistoire et Histoire, 1993-1 et 2.

    p. 216
  • Héliot, Pierre. Les églises abbatiales de Saint-Maixent, de Celles-sur-Belle et l'architecture poitevine. Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 4e s., t. 2, 1955.

    p. 106, note 38
  • Ledain, Bélisaire. Dictionnaire topographique du département des Deux-Sèvres, Poitiers, 1902.

    Bibliothèque Guy Pillard, musée Bernard d'Agesci, Niort : non coté
  • Richard, Jules. Lettre à M. Charles Arnaud sur l'archiprêtré d'Exoudun. Mémoires de la Société de Statistiques du Département des Deux-Sèvres, 1ère série, t.XL, 1852.

    p. 35
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Renaud Geneviève - Trézin Christian - Allard Thierry
Allard Thierry

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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